Game of thrones : une saga bavarde

Quand j’écris, je me pose parfois la question : est-ce que je suis pas en train de trop parler ? Est-ce que cette scène où mes personnages font la révolution en sirotant un café ou débattent des limites de leur activisme, est-ce que vraiment c’est nécessaire ? Oui, ok, c’est le coeur du sujet mais n’est-ce pas too much, là ? Ne serait-je pas victime du syndrome Game of thrones, cette saga bavarde ?

Meera, bran et Benjen Stark dans la saison 6 de Game of thrones

Alors j’ai lu toute la saga, les 5 intégrales et j’attends la 6e de pied ferme, prête à la lire en anglais. Même si ok, j’ai vu la saison 6 donc j’ai été pas mal spoilée mais j’avais déjà deviné pour les deux gros rebondissements de la saison (enfin, ceux sur Jon Snow, pas celui à King’s Landing de l’épisode 9). Mais je dois avouer que la lecture était souvent looooooooongue, presque pénible. Bon, déjà, la version française est agaçante, j’avoue, très ampoulée. Mais surtout, Game of thrones, c’est quoi ? Des gens qui boivent du vin et caressent des putes en parlant de la guerre juste là dehors, de leurs complots et de l’amour. Oui, oui, vous allez me dire que j’exagère, qu’il y a quelques scènes d’action quand même, il se passe des trucs. Oui… entre deux bavardages. Non mais la preuve : qui est le héros de la saga ? Bon ok, y en a plusieurs, je vous parle de Tyrion. Le mec, il fait quoi ? Il parle. C’est tout. Oui, des fois, il baise mais sinon, il parle. On a aussi Arya qui passe son temps à réciter une infinie liste et Daenerys qui a 35 noms qu’elle balance à chaque rencontre. Pia pia pia.

Daenerys et Tyrion, héros d'une saga bavarde

Seulement, faire parler les personnages, ça permet deux choses : balancer tranquillou mémère quelques petites idées et vues sur la société, nos petites opinions l’air de rien (surtout quand tu écris un roman qui a pour base l’activisme) mais aussi donner quelques infos supplémentaires sur ce qu’il se passe, raconter de façon plus dynamique un point de récit, une connaissance qu’un personnage apporte à un autre. Les dialogues ne sont pas nécessairement inutiles mais ils donnent parfois le sentiment de remplissage. Surtout dans Game of thrones où les mecs sont tranquilles à picoler sous une tente pendant leur armée se fait étriller trois mètres plus loin (à peu près).

Activité n°1 de Tyrion : parler en buvant du vin

Et surtout les dialogues cassent parfois le rythme, terriblement. Alors qu’on veut savoir ce qu’il va se passer, que l’action monte et va atteindre son paroxysme… retrouvons Tyrion qui parle de baiser des prostituées en buvant du vin, une scène qui ne servira à rien, jamais. Et c’est peut-être là la clé : pour jauger l’intérêt d’un dialogue, je crois qu’il faut voir si le récit pourrait progresser tout aussi bien sans lui. Est-ce que cette petite brique que tu viens de poser, elle va un jour être utile ou c’est juste parce que tu veux que ta maison soit plus colossale ?

Art work de King's Landing par Charles Lee

Alors vous allez me demander pourquoi je continue à lire si je trouve ça chiant ? Parce que Georges R.R. Martin a été scénariste par le passé et ça se sent dans la construction de son récit et nous entraîne dans une relation quasi perverse : je te donne ce que tu veux, je te le reprends, je te donne, je te reprends… Mais en semant suffisamment d’éléments intéressants pour que tu aies envie d’aller plus loin. On pourrait presque comparer ça à un soap opera où tu as un cliffhanger à chaque fin d’épisode et tu es obligé de revenir le lendemain pour connaître la suite. Si je compare à la saga de l’Epée de Vérité, par exemple, la fin est la fin, on a une histoire majeure par roman et assez peu de “revenez pour la suite, c’est pas fini” (sauf entre le 4 et le 5, pour le coup). G.R.R Martin, c’est le mec qui t’assomme pendant les ¾ du roman pour réveiller ton intérêt à la fin et tu ne veux plus qu’une chose… Lire la suite. En anglais parce que la traduction française arrivera trop tard. Enfin, si l’intégrale 6 vient un jour…

Georges R. R. Martin et la sortie du prochain Game of thrones

Oui bah quitte à être à la bourre, autant en faire un meme

Mais j’en ai pas fini avec Game Of thrones car je trouve cette oeuvre extrêmement intéressante à étudier en tant que “écrivaine”. Même si ma saga à moi en est toujours à la page 2.

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Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Dans la vie, j’ai trois passions  : lire, écrire et boire du café. Bon et puis voyager, dormir, rire, câliner… Mais restons sur les trois premières citées. En me baladant dans les rayonnages étroits d’une librairie, j’aperçois un livre qui m’interpelle : Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand … Un livre publié par une vraie maison d’édition après avoir cartonné en auto édition. Quelle belle histoire, voyons ça de plus près.

Couverture du livre "les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand

L’histoire : après avoir perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, Diane se laisse sombrer, s’occupant à peine de sa librairie “les gens heureux lisent et boivent du café”. Un soir de spleen total, elle trouve une vieille Guinness dans le frigo qui appartenait à son mari, elle la boit et décide de partir vivre en Irlande. A côté de chez elle, un bel homme qu’elle déteste d’emblée, il le lui rend bien mais le chien du monsieur l’aime bien elle et crée un rapprochement et…

setter irlandais race de chien

Heu stop. STOP ! Pardon ? Un livre qui parle de lire et de boire du café ne parle ni de livre ni de boire du café, en fait ? C’est juste une comédie romantique lue et relue 50 fois de type “au début, ils se détestent, à la fin, ils s’aiment ?” avec des rebondissements aléatoires et une psychologie des personnages totalement foirée (en deux pages, vous passez vraiment de “ah, je le déteste le voisin” à “oh bé il me propose de partir en week-end avec lui, j’accepte !”) ? Le livre me tient deux jours (les vacances permettent de lire vite) et je le range au fond de ma valise, me sentant trahie.

Village de pêcheurs en Irlande

J’aimais cette histoire de petite écrivaine caféinomane et bibliophage qui écrivait son petit roman, un roman forcément intelligent parce qu’il y a une librairie dedans et je me retrouve avec une resucée de “Mange,prie, aime”, sans la nourriture et la prière, à peu près. Et pourtant, j’aime l’Irlande, ce qui aurait pu me rendre indulgente avec le roman mais j’avoue, les bluettes, je déteste ça surtout quand on passe aussi brutalement de la haine réciproque à une tendresse voire un amour qui sort de nulle part. L’héroïne est censée être dévastée mais je ne ressens rien pour elle, en fait, aucune empathie. Elle est juste chiante comme la plupart des héroïnes de ce type de roman et je parle pas de son nouveau prince. Et évidemment, le traditionnel coup de théâtre qui remet tout en question, le gros drama où tout aurait pu être réglé en 5 mn si les gens s’étaient parlés un minimum mais non, personne ne fait jamais ça dans ce genre d’histoire et tu as envie de tous les frapper.

Lady Gaga prestation live Monster Tour

Alors vous allez me dire que je suis dure avec ce livre et c’est sans doute vrai mais je me suis sentie trahie et arnaquée. Parce que le (super) titre du livre, c’est juste le nom de la librairie où Diane ne va in fine jamais, JAMAIS. C’est un peu comme le roman de Gilles Legardinier lu y a quelques années que ma mère m’avait acheté car elle avait trouvé la trombine du chat de la couv trop mignonne…

Couverture du livre demin j'arrête de Gilles Legardinier

Et ouais j’avoue mais ce chat n’égalera jamais mon nouveau crush félin absolu : Rosie, le chat husky (je l’ai même mise en fond d’écran de mon pc du bureau à la place de Batman qui faisait un thumb up mais je vous jure que la tête de ce chat me rend heureuse instantanément)

Rosie, le chat qui se prend pour un husky

Mais le roman était nul, tu sais dès le départ comment ça va se finir… Enfin non parce que j’ai cru qu’il allait se passer un truc mais non… J’aime pas les bluettes romantiques, sorry.

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Avec qui tu manges le midi ?

L’autre jour, j’ai assisté à une scène mignonne à mon bureau. A ma droite, Camille, stagiaire marketing. Dans l’open space qui passe à côté de nous : Eve-Marie, stagiaire commerciale. Bon, le fait qu’elles soient stagiaires importe peu. Elles étaient dans la boîte avant moi. Eve-Marie passe derrière nous (oui, je suis en open space et les gens se déplacent en permanence derrière moi. Autant te dire que la vidéo de fessée NSFW que j’ai vue passer sur Facebook ce matin, je la regarderai à la maison) et Camille l’interpelle « hé, tu manges quand ? ». Et là, drame « Heu mais heu… je mange avec les autres ». Ma pauvre Camille…

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Il faut savoir que mon nouvel environnement de travail est essentiellement féminin. Pour résumer : à la rédac, on compte en tout et pour tout deux hommes (dont un gay), au marketing (mon service), on est quasi à égalité, côté commercial, y a une majorité de femmes et côté dév… oui bon à part quelques graphistes progestéronnées, là, par contre, c’est très mâle. Mais à l’arrivée, on a quand même une bonne dominante féminine, même la DG et la PDG sont des femmes. Et forcément qui dit femmes dit histoires d’alliances, de clans… Et le déjeuner est un enjeu clé : dis-moi avec qui tu déjeunes, je te dirai qui tu es. Moi, c’est très simple, je ne déjeune avec personne. Sauf Vicky évidemment (notre niveau de fusion devient dramatique… pour les autres, j’entends) mais elle ne bosse pas avec nous. Mais pour les stagiaires, c’est un enjeu. Tu passes dans les populaires ou les ignorés en un rien de temps. Pour reprendre mon cas, y a des gens qui m’ignorent encore (des filles, essentiellement) quand on se croise aux toilettes. Non mais tu peux pas me faire croire que tu ne me vois pas dans un espace de quelques mètres carrés avec un gros miroir au bout ! Le mieux étant l’ascenseur, y a quand même une fille qui a réussi à ne pas m’adresser la parole pendant qu’on attendait l’ascenseur puis quand on est montées dedans, sachant que nos ascenseurs sont pour 4 personnes « un de plus t’es mort ». On a des ascenseurs particuliers, ils font peur et même que des fois, ils tombent. On m’a toujours dit « ne prends jamais l’ascenseur sans ton téléphone ». Ah. En fait, ils me font penser à un jeu vidéo que j’avais quand j’étais jeune où il fallait résoudre des énigmes pour ouvrir de nouveaux endroits et y avait un ascenseur tout pourri qui faisait plein de bruit. Ben voilà. Si quelqu’un a le nom de ce jeu vidéo avant que je devienne dingue de le chercher…

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Donc revenons-en au déjeuner parce que depuis que je suis ici, je me rends compte que c’est un moment particulier. Un moment où je n’existe pas. En fait, j’ai été traumatisée le premier jour : j’ai mangé toute seule. Dans toutes les boîtes où je suis allée (et ça commence à cumuler), on me proposait toujours de déjeuner le premier jour mais là, rien… Okayyyy… A l’arrivée, en quasi deux mois, j’ai déjeuné en tout et pour tout 3 fois avec des collègues (dont une fois avec la DG et le stagiaire ultra beau gosse, ce qui a fait de moi quelqu’un d’important pendant une demi-minute quand j’ai donné son prénom à la collectivité. D’ailleurs, je me rends compte que je l’ai oublié, son prénom. Mais il a 20 ans alors bon…). J’ai surmonté le traumatisme depuis et j’aime observer le bal des déjeuners. Il faut savoir qu’ici, comme dans beaucoup de boîte, il y a des clans. Dans mon ancienne boîte, c’était un peu patronnat contre prolétariat avec des sous branches (en gros la sous branche performance et la sous-branche social-media). Ici, c’est mouvant, ce sont de toutes petites cellules. Alors forcément, faut se placer. Pas de chance, en marketing, les gens aiment bien manger devant leur écran donc il faudrait, si je veux faire partie d’une équipe déjeuner, que je côtoie d’autres services. Sauf que je m’en fous un peu : j’ai suffisamment d’anciens collègues à fréquenter sans en rajouter de nouveaux (collègues tout court pas nouveaux anciens collègues, je compte pas encore changer de boîte). Mais il faut toujours avoir des gens dans ses petits papiers, ça sert quand tu as une demande spécifique à faire. Heureusement pour moi, je bois du café. Trop d’ailleurs.

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Mais la sociabilisation au boulot est un vrai enjeu. Après avoir fait un peu mon autiste pendant quelques semaines (résidus de traumatisme de mon taf passé, j’en reparlerai), je commence à me lier et à parler aux gens à la machine à café ou même au lavabo des toilettes. J’aime beaucoup parler d’une opération en cours avec la fameuse Eve-Marie tandis qu’on se lave collégialement les mains. En plus, là, le café est devenu gratuit, ça en fait un sujet de conversation avec tous ces gens que je n’ai pas toujours identifiés. Ma sociabilisation passera donc par l’hypertension, ok. Non mais faut vraiment que je me calme sur le café, je dors super mal en ce moment, je ne peux y voir qu’une relation de cause à effets (2 à 3 expressos par jour, c’est trop non ?). Mais bon, le déjeuner, c’est touchy. En plus, quand on me propose, j’ai pas toujours envie d’aller me gaver à la brasserie où le repas est bien plus cher que mes tickets restos et repas lourd le midi = inactivité partielle l’après-midi. C’est pas que je veux pas travailler mais ça bloque un peu, il semble que l’énergie que déploie mon corps à digérer est directement pris dans la partie « concentration ». Et contrairement à chez Pubilon, y a pas trop de jap dans le coin (c’est un peu plus léger).

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Du coup, Camille a mangé avec la rédac mode, je pense que c’était un meilleur choix pour la coolitude mais moins pour le côté pro. Choisis ton camp camarade !

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Cake, macarons, pain perdu et produits de beauté

Dans la série « en ce moment, j’aime ma vie », laissez moi vous raconter ma soirée de vendredi. De toute façon, vous n’avez pas le choix alors faites vous un petit thé,
un petit café, une petite clope et c’est parti ! Vendredi soir, c’est parti pour une soirée fille chez Vicky, avec Summer et votre animatrice de communauté préférée (putain, qu’est-ce que j’adore l’intitulé de mon taf), moi.


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Ingrédients pour une soirée réussie :
3 filles

De la nourriture : un cake olive-jambon made in Vicky super bon, de la salade, des macarons Ladurée (forcément bons), du pain perdu fait par mes petites mimines (donc très
bon, aussi. Oui, je cuisine, ça peut arriver).

De la boisson : vodka rouge, red bull, manzana, thé

Des produits de beauté : du vernis, des masques pour la figure, une couleur pour cheveux.

Des trucs pour rigoler : des cartes à jouer et des cartes divinatoires, des DVD de Sex and the city et autres trucs girlies.

Nous avions rendez-vous à 20h30 chez Vicky. 20h30 pile pile, je frappe chez la demoiselle et la réveille, gloups ! On range un peu puis voilà Summer, la soirée peut débuter.

Vicky prépare le cake tandis que je tire les cartes à Summer puis c’est au tour de notre hôtesse de connaître son avenir (supposé) puis après, on se fait une partie de poker. Sans mise aucune,
c’est juste pour rigoler. On boit de la vodka rouge redbull, les filles sont vite pompettes mais pas moi. Bon, ok, aucun mérite, c’est pas parce que je tiens bien l’alcool, c’est juste que je bois carrément lentement. On mange en refaisant le monde, petit shot de Manzana puis à 23h, vient l’heure fatidique du colorage de cheveux de Nina. J’avais acheté tout ce qu’il fallait au shoppi à midi, je me préparais donc à avoir une nouvelle couleur de cheveux, ce qui n’est pas précisément une expérience inédite pour moi. Je me mouille les cheveux, Summer me les peigne avec soin ensuite et Vicky m’étale le produit. Toi aussi, vis ma vie de Barbie. Côté positif, j’ai eu plein de compliments sur mes cheveux. En toute immodestie, j’ai de très beaux cheveux. Côté négatif, le « si c’est raté, tu m’en voudras pas » de Vicky. Dit une fois, ça va, mais plusieurs, j’ai peur. A genoux devant elle, je me laisse faire. On laisse poser en mangeant un macaron puis je vais me rincer. Verdict : c’est pas du tout ce que je voulais comme couleur mais finalement, c’est pas si mal.

 

Retour au salon et c’est l’heure du pain perdu. Pendant que Vicky s’épile, Summer fait de la vaisselle et moi, je prépare le dessert. Après s’être régalées de ce succulent dessert
(vous noterez que l’idée directrice de cet article, c’est ma modestie naturelle), on s’amuse à se tirer les cartes en se faisant les jeux débiles de la colo genre j’ai annoncé à Summer que Kinder voulait sortir avec elle. Oui, oui, dans le sens lui rouler une pelle devant le collège. Après, on s’amuse à un jeu où on a 4 mecs représentés par des rois et il faut poser des questions pour savoir lequel est le plus ceci, lequel nous fera cela. Donc, moi, j’aurai des enfants avec un mec mais l’homme de ma vie, c’est un autre. Ca va être drôle tiens. On fait pareil avec les filles, Vicky est donc la plus gentille et la moins gentille avec moi, et moi pareil avec elle. On s’éclate !

 

Mais c’est the beauty time ! Etape un : se laver la figure avec la lingette purifiante de Neutrogena. Puis on passe au peel off de Garnier (je crois, je suis plus sûre,
Summer confirmera ou infirmera). Puis on se fait un masque donc nous avons une Vicky bleue et une Summer et une Nina vertes. Enfin, cherry on the sunday (oui, je prends en compte les remarques faites dans les comm), on se vernit les pieds devant Sex and the city, saison 1. Même moi qui ne me vernis jamais. A 5h, on finit par aller au lit, on papote encore un peu et extinction des feux.
C’est sûr, c’est utile, il fait déjà jour.

 

Bilan personnel : j’ai a-do-ré. Cette soirée m’a filé du baume au cœur. C’est super agréable de se chouchouter entre filles, de se filer des conseils de maquillage et de
beauté, de s’échanger les produits, de tester… Futile ? Mais c’est précisément le but ! Et d’ailleurs, je trouve ça plus agréable de faire nos futiles en groupe qu’en privé. Là, se
chouchouter devient un partage et l’occasion de se marrer, de se photographier les pieds et les tronches masquées. Bref, quand je vis tout ça, je me dis que ma vie est bien en ce moment et j’ai pas besoin de plus. Merci ma girlie team !

 

Enfin, petit jeu dont vous aurez la réponse demain : de quelle couleur sont les cheveux de Nina ? A gagner : rien, j’avoue. Les deux demoiselles présentes à la soirée, ma mère et ma sœur (des fois qu’elles passeraient par là) n’ont pas le droit de jouer ! Bon, ok, la réponse est donnée ailleurs mais c’est pas grave!

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Rien n’’est pire que l’’attente

Cette semaine, j’ai eu deux entretiens pour la même boîte. Je vous raconte. Lundi, je me lève, je fais mon pipi, je m’habille, j’ouvre les volets en évitant de trébucher sur Kenya qui me tourne autour en miaulant pour que je lui file des croquettes. Oui, il faut savoir que mon chat est une bête curieuse, manifestement anorexique qui aime réclamer des croquettes alors que sa gamelle est pleine. Mais si vous lui en mettez quelques unes de plus, elle en mangera trois et se cassera, toute contente. Mais là n’est pas le sujet.

Bon, je fais mon café, tout ça, puis je vais sur l’ordi faire le tour de mes boîtes mails. Sur ma boîte « pro » (celle avec laquelle j’envoie mes CV), j’ai un mail d’un monsieur, Jean-Louis Dupré, qui m’informe que mon CV que je lui ai envoyé la veille l’intéresse et que ce serait bien qu’on se voit le lendemain ou le surlendemain. Vu que ça presse, j’appelle directement, deux fois, mais je n’arrive pas à l’avoir donc je finis par lui répondre par mail. Rendez-vous mercredi 16h. Mercredi, 15h30, je prends mon train qui n’est ni retardé ni annulé (thanks God !), j’arrive à la station de métro voisine de l’entreprise, je pars évidemment du mauvais côté. Il pleut, il vente, c’était bien la peine que je me fasse belle, tiens. Je finis par retrouver la bonne rue, on m’indique le bureau de M. Dupré. Je sonne et une dame me reçoit, je lui indique que je souhaite voir M. Dupré et elle me répond : « oui, c’est moi ». Heu ? Je commence à réfléchir : Jean-Louis, c’est pas féminin comme nom, où ai-je fait une gaffe ? Ah, elle m’explique qu’elle participe au processus de recrutement, me voici rassurée. Elle me demande de patienter dans un fauteuil, j’en profite pour rincer mes lunettes car j’y vois un peu comme à travers un aquarium. Arrive l’entretien, on discute une bonne heure avec Jean-Louis et la demoiselle que nous appellerons Servane. On parle de mon parcours, du poste, de l’entreprise, des blogs. Je me sens un peu en état de grâce, tout se déroule à la perfection, selon moi. A la fin de l’entretien, M. Dupré m’explique que sur la quarantaine de CV consultés (ceux reçus après n’ont pas été ouverts), seuls 7 candidats ont été retenus et les deux meilleurs repasseront en entretien vendredi, avec le DRH, cette fois. Je repars, quasi persuadée d’être rappelée pour l’épreuve ultime. Et j’avais raison.

Vendredi matin (enfin, 11h45, presque le midi), me voici de retour, en jupe et talons. J’arrive à l’étage où travaille M. Dupré, je le croise raccompagnant une petite jeune fille à la porte. Je suppose (à juste titre) que c’est l’autre candidate. Ok, ça se jouera entre filles. J’avoue que cette information n’a pas la moindre importance. Me voici donc dans le bureau du DRH, un homme hautement sympathique, l’entretien se passe bien aussi. Mais j’entends deux fois le même son de cloche : l’autre candidate et moi avons un profil très similaire et ça va être dur de choisir. M. Dupré m’informe qu’il m’appellera entre 14 et 15h pour me tenir au courant. Je rentre chez moi et m’achète des fraises. Comme ce sont les premières de l’année, ça me permettra de faire un vœu. On sait jamais…

14h, le téléphone sonne : « SFR bonjour ! ». Putaiiiiiiiiiiiiiiiin ! Tu me fais chier madame SFR. 15h. C’est bon, j’ai pas le job. 16h. J’appelle mon portable, il marche, je réactualise 356 fois ma boîte mail, j’appelle ma maman pour lui refiler mon stress. 17h, tant pis j’appelle, j’arrive pas à joindre M. Dupré. Toujours pas de mail. C’est mauvais signe mais d’un autre côté, nous ne sommes plus que deux, il paraît logique d’appeler les deux personnes l’une à la suite de l’autre. Bon, j’ai essayé de faire la sieste, j’y suis pas arrivée, je n’arrive pas à écrire quoi que ce soit, je tourne, je vire, Kenya sent mon stress et est complètement insupportable (non mais en fait, elle est chiante en ce moment, j’ai l’impression de vivre dans un flipper géant où elle serait la balle). J’essaie de me « connecter » aux gens de l’entreprise, essayer de sentir le vent tourner, dans le bon sens ou pas. Oui, je sais, c’est très con ça et ça marche pas mais on trompe son attente comme on peut. Bon, en désespoir de cause, je pose mon fessier sur mon canapé et je tricote devant la télé : c’est bientôt Amour, gloire et beauté, ça vide la tête, ça.

18h, ma chère sonnerie SFR raisonne, je me jette sur le téléphone. Je reconnais le numéro, je respire et je décroche. « Oui, j’ai hélas une mauvaise nouvelle ». Bon, M. Dupré m’explique qu’en gros, il n’a strictement rien à redire sur ma candidature, aucun conseil à me donner puisque tout était parfait. Il m’a juste dit de rester comme je suis et qu’il ne se faisait aucun souci pour moi.

Bon, sur le coup, j’ai été extrêmement déçue car le job me plaisait vraiment. J’ai appelé ma mère, ma sœur, mon père m’a mailé, tout le monde était déçu mais tout le monde m’a tenu le même discours : oui, c’est décevant, mais regarde où tu en es. Bon, sur le coup, ça m’a un peu fait comme si j’étais en train de me noyer et que c’est Hobby qui me sauve plutôt que JD car il était plus proche de moi d’un demi-mètre (c’était la séquence Alerte à Malibu du jour, sponsorisé par Poitrine Hann, le shampoing spécial poils de torse, conseillé par Mitch Buchannon). Mais il faut surtout pas lâcher, surtout pas. Je suis dans une bonne dynamique, les entretiens intéressants se succèdent, j’approche du but, je le sais, je le sens. Donc vendredi, je me suis autorisée une soirée tricotage-glandage-fraise et chocolat. Mais ce week-end, j’ai aiguisé mes armes car aujourd’hui, je lance ma nouvelle campagne d’envoi de CV. Plutôt que de ruminer un échec (bien que M. Dupré ait insisté sur le fait que ça n’en était pas un puisqu’ils ont vraiment eu énormément de mal à choisir), je dois en tirer l’énergie nécessaire pour aller plus en avant. C’est comme un 100 mètres : là, j’ai fini seconde. En travaillant, la prochaine fois, je serai première.

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Et si je faisais quelque chose de ma vie

Jeudi, 3h ou 4h du matin, je sais plus. Allongée à côté de Jean (mon amant dont j’ai pas encore parlé, cherchez pas l’article qui lui correspond, il viendra), nous discutons de nos vies respectives, j’essaie tant bien que mal (et plutôt mal, j’ai eu l’impression) de lui remonter le moral. A un moment, il me demande si je vais bien et je lui réponds :
« Ben oui, j’ai pas de raison de déprimer.
Je pourrais t’en trouver plein.
Non, ça ira. »
Je m’accroche à la certitude que tout va bien mais je suis autant à l’abri de la déprime que d’une tempête sur un radeau (j’espère que vous avez compris cette phrase obscure).
 
Techniquement, ma vie est au point mort : pas de raison d’être heureuse ni malheureuse. Rien ne vient illuminer ma journée à tel point que j’ai la banane pendant une semaine. Rien ne vient ternir mon humeur égale. De toute façon, au point où j’en suis, seul un décès m’affecterait profondément et j’espère très fort que ça n’arrivera pas. Même ma lose actuelle ne nuit que modérément à mon moral. Cependant, il est temps de réagir et de trouver des raisons de me réjouir.
 
Trouvons du travail !
En ce moment, je m’emmerde donc je lis. Saine activité. Donc après avoir dévoré Harry Potter, j’ai entamé et terminé le drôlissime « Blog de Max », l’histoire d’un mec qui raconte son boulot et son talent certain à brasser de l’air. A peine terminé, je me jette sur « Le diable s’habille en Prada », actuellement en cours de lecture et férocement hilarant. Dans le premier comme dans le second, les auteurs croquent avec cynisme et méchanceté subtile leur environnement de travail… Et curieusement, moi, ça me donne envie de bosser.
 
Objectivement, j’en ai marre de rien faire chez moi et je préfère que l’argent qui tombe sur mon compte soit versé par Cosmo que par ASSEDIC. Juste une question de fierté, j’ai pas envie d’être un poids pour la société (ni pour mes parents qui paient des impôts dont une partie-infime- revient à leur fi-fille). Et puis j’ai une vie passionnante en ce moment : lever 14 heures, un petit tour dans une pièce intime de ma maison, allumage de l’ordi et de la télé et ABRUTISSAGE. J’écris pour mon blog, je visite et commente ceux des autres. Parfois, je me dis que ce serait bien que je mange donc je le fais. D’autre fois, je me dis que ce serait bien d’arrêter de manger si je veux un jour pouvoir à nouveau quitter mon canapé. Bref, je ne fais pas grand-chose de constructif si ce n’est bosser sur ce blog pour votre plus grand bonheur.
 
Ceci étant, je viens d’intégrer, grâce au blog, justement, la rédaction de ce site, mes premiers articles bientôt. Hé oui, j’ai reçu ce mail, un jour : « votre blog est sympa, je dirige un site pour les demoiselles de 15 à 30 ans, ça vous intéresse une collaboration ? » Un peu, mon neveu ! Certes, c’est du bénévolat mais ça rajoute une corde à mon arc : du journalisme féminin, j’ai jamais fait. Ceci étant, j’aimerais aussi bosser dans un journal qui rémunère, ce serait bien. Ne serait-ce que pour me lever à 7h30, prendre les transports en commun tous les jours et rentabiliser ma carte orange (sur laquelle j’ai enfin mis une photo), faire semblant de bosser toute la journée en écrivant mon blog, en lisant ceux des autres, en buvant du café en faisant la revue des derniers ragots de la boîte. Bosser, quoi…Et puis gagner des sous pour me payer plein de choses (des fringues, un abonnement en salle de sport, les SIMS2…)
 
Tombons amoureuse !
Non, en fait, ça, j’en ai pas envie. Mais trouver une nouvelle cible à séduire, ça me plairait bien.
 
Actuellement, ma vie amou…heu…senti…heu… sexuelle est plutôt sympathique, j’ai rencontré en octobre deux garçons que j’apprécie énormément, Guillaume et Jean, donc. Ce sont un peu plus que de simples plans brouette puisqu’on passe autant (voire plus, beaucoup plus) de temps à discuter qu’à brouetter. Je qualifierais plus facilement ses relations « d’amitié ambiguë », surtout avec Guillaume, et  j’avoue que ça me plaît bien, ça m’apporte beaucoup sur le plan humain. Vais-je tomber amoureuse ? Ce n’est pas à l’ordre du jour, ni pour eux, ni pour moi, de toute façon.
 
Le truc, c’est que ça fait longtemps que je n’ai pas eu à séduire. Depuis Arnaud, mes relations « sentimentales » se limitent à deux anciens plans cul en manque et deux lecteurs de mon blog, charmés par ma personnalité et mon style unique (et certainement ainsi par ma folle modestie). Tous les deux m’ayant charmée pour différentes raisons… je vous laisse deviner la suite. C’est très flatteur pour mon ego mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. « M’attaquer » à des hommes déjà pris dans mes filets, c’est un peu facile. Bon, rien ne me garantissait ce succès, surtout avec Jean mais tout de même.
 
Repérer un homme, essayer de le séduire (et me manger un râteau), voilà qui m’occuperait… Et ça ferait des articles marrants pour toi, lecteur. Mais où rencontrer cette perle rare ? Dans le meilleur endroit pour draguer : au boulot. Je dois donc en trouver un.
 
Faisons du sport !
Bon, je fais du gras, là, ça va pas. Mais je ne fais rien de mes journées à part regarder la télé, papoter sur MSN et me dire que la journée passe vite et que j’ai rien foutu. Donc résolution à mon retour sur Paris : se lever plus tôt et ne plus allumer Internet avant au moins 17h, pareil pour la télé. Ca ira de suite mieux et ça m’encouragera à sortir. Sauf que la meilleure façon de faire du sport est encore d’aller en salle donc de payer un abonnement donc d’avoir des sous donc d’avoir du boulot.
 
Donc, à partir de maintenant, ma priorité, c’est de trouver du boulot puisque manifestement, c’est ce qui fera changer ma vie et me fera passer de l’état de larve dans lequel je suis actuellement à celui de merveilleux papillon épanoui et irrésistible. Je vous tiens au courant de l’évolution de la situation.
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