Peut-on aimer un roman dont l’héroïne est stupide ?

Non ! (générique de fin) . Ecrire un livre est un équilibre difficile à trouver, surtout si tu veux mettre un peu de suspense dans ton histoire. Par exemple, sur tout ce qui est enquête, il faut donner un minimum d’éléments pour faire progresser la narration mais garder suffisamment de mystère pour ne pas se mettre à hurler sur le héros ou l’héroïne “putain mais t’es con, c’est Michel le tueur, tout le monde le sait sauf toi !”. Et dans le roman horribilus, l’héroïne est stupide. Stupide et immature… Peut-on avoir envie de gifler un être de papier. Là, je vous garantis que oui.

Personnages en papier journal

a few cut out figures made of newspapers

Je récapépète pour ceux qui découvrent le roman horribilus sur cet article (vous pourrez remonter ensuite sur les quelques articles que j’ai pu pondre sur le sujet) : l’héroïne est raflée quand la candidate du Bloc national est élue présidente, tout ça parce qu’elle a écrit un pamphlet sur le parti… Pas par conviction politique, juste pour se venger de son ex qui est le neveu de la nouvelle présidente. Oui, notre héroïne, Mickey de son doux surnom (non mais déjà, je sais le problème : l’autrice hait son personnage, je ne vois pas d’autres explications pour lui avoir donné un sobriquet aussi nul)(non parce que parenthèse de scribouilleuse : mes héroïnes ont toujours un prénom que j’aime bien genre j’aurais une fille, je l’appellerais Ofelia ou Svea… Mais c’est pas à l’ordre du jour), Mickey, donc, est une écrivaine sur Amazon (??) et quand on la largue, elle se venge via l’autopublication. Et elle se la pète putain de grave, en fait. Genre c’est une écrivaine, quoi, elle ne parle que de ça, tout le temps, et oublie même que le monde continue de tourner autour de ça… Non parce que la meuf est tellement occupée avec son nouveau roman qu’elle n’a même pas suivi qu’il y avait une élection présidentielle. Je… Alors je peux comprendre qu’on ne se passionne pas de politique, je dis pas, mais quand même…

L'héroïne est stupide

Je m’excuse auprès d’Eve Angeli d’avoir choisi cette illustration. Mais son personnage public colle bien au personnage, en fait

Bref une fois raflée, elle se retrouve dans un camp de concentration où elle pleure tout le temps sur son pyjama troué. Oui, elle a été raflée alors qu’elle portait un pyjama Hello Kitty troué à l’entrejambe et ça la gêne. Je sais qu’en cas de traumatisme, on peut focaliser sur sur des choses sans intérêt, s’accrocher à des détails. Mais je sais pas, je vois une nana se faire abattre suite à un acte de résistance, je ne suis pas sûre que mes principaux problèmes soient un trou dans mon pyjama et de partager une chambre avec mon ex, je crois que ce serait plutôt ma propre survie. Mickey ne comprendra jamais rien durant tout le moment, focalisant sur l’accessoire, l’autrice cherchant clairement à nous semer pour pas qu’on devine la fin… Sauf que si on ne la devine pas, c’est surtout qu’elle n’a aucun sens mais j’y reviendrai.

Pyjama Hello Kitty

Ce qui m’interpelle le plus, c’est de faire de l’héroïne une idiote immature et ridicule. Je veux dire dans quelles conditions je veux bien lire une histoire avec une héroïne avec un pyjama Hello Kitty troué (élément qui revient plusieurs fois) ? Un article de blog, une histoire sur Twitter mais pas un roman en entier, non. Je peux comprendre la démarche de l’autrice qui veut un peu faire de son héroïne une anti héroïne, elle n’est pas surpuissante, elle est juste humaine… Ce que j’aime bien sur le papier, je l’ai déjà souligné pour Juliette de Silo, Rainie de Disparue… Sauf que là, c’est plus une anti héroïne, c’est une héroïne de blague : prénom et surnom ridicule, tenue ridicule aussi, QI de poulpe (la version morte du poulpe), égocentrisme… On dirait l’antagoniste d’une héroïne sympa qu’aurait imaginé une enfant de 8 ans, peut-être 10, allez. Une fois de plus, on est dans le trop forcé et finalement, à la fin, t’es un peu déçue qu’elle ne soit pas morte… Ca, ça aurait été du Plot twist. D’ailleurs, à propos de plot twist… Nous en reparlerons une prochaine fois.

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Petit dej sushis, Odaiba et grosse fatigue

02 octobre : le jour où Tokyo a commencé à nous fatiguer. Ca avait commencé plutôt tranquille, nous étions partis, vaillants, vers le marché aux poissons à Tjukiji. Sauf qu’on a décidé de faire nos malins à base de “nous, on ne prend que la Yamanote, fuck le métro !”. Parce que la Yamanote est une ligne circulaire qui permet de se déplacer facilement mais surtout, elle est comprise dans le Japan railpass donc ça évite de payer le métro.

Tokyo, vue de la ville

Nous voici donc à Shimbaji, le nez dans notre plan et un homme du coin vient spontanément nous proposer son aide. C’est assez inédit, les Tokyoïdes n’ayant pas l’air particulièrement intéressés par nous, nos interactions s’étant limités à des vendeurs ou personnels de la gare et aéroport. Et là, pour le coup, c’est soit tout noir, soit tout blanc : soit on tombe sur des personnes extrêmement sympathiques et serviables, soit sur des personnes qui font à peine l’effort de parler anglais*. Oui, la communication est assez difficile, on finit par abandonner les phrases pour jeter des mots en espérant se faire comprendre. Finalement, en France, on n’est pas si pire que ça sur l’anglais.

Tokyo, vue de la ville

Nous voici donc au marché que nous avons trouvé assez facilement grâce à une soudaine concentration de touristes occidentaux. Nous limitant à la partie très touristique du marché, ne comprenant pas trop où aller sur cet immense parking, au milieu, nous nous sommes vite arrêtés dans un restaurant de sushis. Oui, petit déj sushis, les vacances, c’est fait pour faire des expériences. Nous avons donc testé l’oursin, les crevettes et d’autres poissons crus et c’était pas mal du tout.

Sushis à Tsukiji

Le marché de poisson Tsukiji à Tokyo

Le marché de poisson Tsukiji à Tokyo

Le marché de poisson Tsukiji à Tokyo

On ne s’éternise pas sur le marché donc on a totalement loupé l’intérêt pour se rendre à Odaiba sur la baie de Tokyo… en empruntant le Yurikamome, un monorail aérien. Assez onéreux mais la balade vaut le coup. Bon par contre, je me suis plantée de station, on se retrouve à sortir au Tokyo Big Sight… qui est à peu près l’équivalent du parc des expositions de la porte de Versailles un jour où il n’y aurait pas d’expo. S’ensuit une marche chiante en bord de route où on sent bien la pollution. Heureusement, notre petite balade en monorail nous avait permis de remarquer une grande roue qui allait nous servir de guide. Victor m’a même payé un tour dans cette grande roue histoire de profiter de l’architecture fort expérimentale du coin. Et encore, on n’avait pas tout vu…

Tokyo, Odaiba, la grande roue

Tokyo, Odaiba, Tokyo Big sight

La grande roue d'Odaiba à Tokyo

Parce que Victor a des trous dans son jean. Mais genre on voit parfaitement la couleur de son boxer quand il s’asseoit… Donc opération jeans. Oui, en quatre ans, je ne l’ai vu acheter des fringues que trois fois mais là, il veut des jeans. Ca tombe bien, à côté de la grande roue, il y a un centre commercial. On commence par le showroom Toyota  et autant je ne suis pas une passionnée de bagnole, autant je l’ai trouvé vraiment sympa, surtout la voiture à hydrogène, on a testé le casque Oculus Rift qui nous a servi une pub géante pendant cinq minutes avec un mannequin crash test qui t’explique que waouh ! le freinage assisté de Toyota, c’est trop bien de l’avoir. Et comme j’ai dû enlever mes lunettes pour profiter du spectacle, j’ai pas trop vu grand chose.

La voiture hydrogène Toyota exposée au showroom de Tokyo

L'i-road Toyota exposée au showroom de Tokyo

Le scooter du futur Toyota exposée au showroom de Tokyo

Nous voici ensuite au centre commercial Venus Fort qui a comme caractéristique principale d’imiter des rues romaines. Fortement fantasmées, les rues romaines mais l’effet est marrant, j’ai l’impression de me promener dans des décors de cinéma avec son faux ciel bleu et ses murs en carton pâte. Autre curiosité du coin : le Gundam géant, la statue de la liberté et le bâtiment de Fuji TV et son look improbable. Et je vous le dis : j’ai adoré ce coin.

Oui, on est toujours à Tokyo… #tokyo #japan #newyork #statueofliberty #odaiba

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Tokyo Odaiba, building Fuji TV

Tokyo Odaiba, Venus Fort

Tokyo Odaiba, Venus Fort

Mais à propos de “copions les monuments de l’étranger”, il est temps d’aller voir la Tour Eiffel locale aka la Tour de Tokyo. Alors déjà, une anecdote : le premier jour, j’ai vu dépasser vaguement une tour des Buildings, j’ai crié à Victor “hé, c’est la tour de Tokyo !”. Quand nous avons revu cette fameuse tour du haut du Yurikamome, j’étais assez étonnée, ça ne ressemblait pas vraiment à ce que j’imaginais, déjà parce que ce n’est plus orange et blanc… Et bien en fait, je confondais la tour de Tokyo et la Tokyo Sky Tree. Donc nous marchons jusqu’à la Tokyo tower, un peu isolée quand même… et c’est une grande déception. Comme elle est étroite et engoncée entre les immeubles, on a vraiment du mal à concevoir qu’elle est plus haute que la Tour Eiffel. Bref, si vous allez à Tokyo et que vous êtes un peu justes niveau timing, ne faites pas le détour.

Tour de Tokyo

On repart pour le touristique carrefour de Shibuya assez célèbre car présent dans la plupart des films qui se passent à Tokyo. Laissez moi vous décrire le lieu : un carrefour avec des passages piétons qui vont tout droit mais aussi en biais ! Le tout entouré de hauts immeubles bardés d’écrans géants qui diffusent des pubs interminables. Ca crie, ça chante, ça clignote,la foule est immense… et ce petit coin de Shibuya illustre à lui seul ce qui fait que je ne pourrai jamais vivre à Tokyo : c’est épuisant. Il y a tant de cacophonie, d’écrans qui clignotent, la foule, la foule… Petite pépite néanmoins au carrefour, un gars nous offre un joli récital à la basse (j’adore la basse). Après un dîner fort peu mémorable (en même temps, le coin, c’est l’équivalent de Time square ou les Champs Elysées, c’est pas pour rien que Pizza Pino n’a pas son étoile Michelin…), on va se frotter à notre boss ultime de Tokyo : la gare.

Tokyo Shibuya de nuit Tokyo Shibuya de nuit Tokyo Shibuya de nuit Tokyo Shibuya de nuit

On doit partir le lendemain fin de journée pour la gare de Kasei. N’étant pas la meuf la plus sereine du monde dès qu’il est question de transports, je souhaite faire la réservation (on a le Japan Rail Pass, je vous en parlerai à l’occase) pour être peinarde sauf qu’on ne trouve que les guichets pour les trains du jour. On est perdus, fatigués,on commence à mal se parler. Ok, fin de la blague, on rentre se coucher.

 

* En fait, au fur et à mesure du voyage, on a compris que le mythe du “ils parlent tous très bien anglais” était… ben un mythe, justement. On n’est donc pas dans une logique de moindre effort mais bien sur une non maîtrise d’une langue.

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La Présidentielle, cette si vaste blague

Ou ce concours de bites, au choix. Nous sommes le 13 mars, nous avons donc notre premier tour dans un mois et 10 jours et je vous cache pas que je n’en puis plus. Je ne commenterai pas en détail parce que je risquerais d’être grossière mais il me semble qu’on oublie toujours salement quelqu’un dans la Présidentielle : le peuple.

Anticonformisme et libertés

Je me demande toujours ce qui fait qu’à un moment, on décide de se présenter à une élection pour devenir le chef de l’Etat. L’ambition, oui, certainement. L’envie de passer entre 5 minutes et des heures entières dans les médias pour diffuser sa parole. Oui sans doute aussi. Aller grappiller quelques secondes de son quart d’heure de gloire promis ou juste refaire parler de soi ? Pour certains, y a pas de doutes. Il y a les candidats attendus, les représentants des partis en France, de Poutou à Le Pen, mais on a aussi une myriades de candidats dont personne n’attend rien et on se demande ce qu’ils foutent là : les Alexandre Jardin, Sylvain Durif, Super Châtaigne,  même le mec qui a frappé Valls… Et là, ça confirme ce que je ressens depuis pas mal de temps : cette élection, c’est vraiment la foire.

La foire aux girouettes dans le crapouillot

De toute façon, ça sert à quoi, vraiment, la Présidentielle ? Y a une personne, souvent un homme blanc cis hétéro. Vous allez me dire “attends, sur les 8 candidats actuellement qualifiés (j’écris le dimanche 12 mars cet article), y a quand même 2 femmes, un quart des candidats”. Oui alors déjà, c’est quand même pas grandiose et y en a une, elle est là parce qu’elle est héritière, son double chromosome X ne rentre pas en ligne de compte. Et si je prends la liste de tous les prétendants, à savoir 72 personnes (oui, 72 !), je ne compte plus que 6 femmes soit moins de 10%. Bon, bref, on n’est pas là pour faire des stats. Donc cette personne se présente, nous raconte sa vision pour la France, fait vibrer le public en criant, en chantant la Marseillaise. Ah oui, oui, c’est beau, en un sens… Sauf que le Président, en fait, on s’en fout un peu , surtout si c’est un mec qui n’a pas une solide armée derrière lui (suivez mon regard…) car s’il n’a pas la majorité aux législatives qui suivent juste derrière, à part aller faire le VRP de luxe dans les conférences internationales et aller déguster champagne et petits fours chez les grands de ce monde… Le Président ne légifère pas.

Kate Middleton et le président chinois

Mais ils y vont tous, la fleur au fusil, rêvant sans doute de cette belle photo d’eux avec une écharpe tricolore à l’Elysée. Ils nous draguent comme le dernier des enfoirés à grands coups de promesses et de lendemains qui chantent, ils ont la solution à tous nos problèmes, forcément. Même si certains d’entre eux ont déjà été au gouvernement et n’ont pas su améliorer notre quotidien, là, promis, ils le feront. Ne cédons pas pour autant aux sirènes de l’anti système, argument labellisé le plus pourri par un jury d’expert composé de moi et de mon chat. Ils se bouffent tous le bec sur les plateaux à coups de punchlines pour se dézinguer les uns, les autres, ils t’inventent chaque jour une nouvelle promesse, un peu comme nous quand on se présentait comme délégué de la classe et qu’on essayait de vite trouver une raison pour qu’on vote pour nous (et en général, c’était genre “plus de devoirs à la maison et plus d’interros surprise”, le tout sous le regard désintéressé du prof principal qui savait pertinemment que vous pourriez promettre ce que vous voulez, rien ne changerait). Les débats des présidentielles sont des pépites pour les sociologues et historiens, on voit de suite ce qui préoccupe (ou est censé préoccuper) les Français au moment T.

Débat présidentielle : Fillon, Hamon, Macron, Mélenchon, Le Pen, Dupont-Aignan

Mais je reste à y voir une bagarre d’egos limite insultante pour nous,les citoyens. J’en ai franchement rien à foutre du nom du futur Président (je n’ose le décliner au féminin) parce que ce n’est pas ça qui m’intéresse. Je veux un projet de société fort et cohérent, je ne veux pas d’une personne. Alors, oui, hein, y a des projets, des programmes, sauf que qui vote réellement pour ça ? Combien de gens vont te dire “oui ok son projet est cool mais il n’a pas de charisme” ? Combien attendent tous les cinq ans le ou la candidat-e providentiel-le, tel le Messie qui ne vient jamais ? Combien votent pour une couleur et peu importent les affaires qui empoisonnent le candidat ? Combien votent juste parce que celui là, les sondages ont dit qu’il allait gagner alors bon…

Les sondages pour la présidentielle

J-41, courage, on est presque au bout. Parce que ce qui aurait pu être une période faste pour des débats intelligents et de réels projets pour la France se transforme comme à chaque fois en bataille d’egos. Et je vous le dis de suite : je sais d’avance que je vais très mal vivre le résultat.

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J’ai testé pour vous l’Oculus Rift… y a deux ans

 

Parce que je suis la reine pour vous raconter ma vie en direct live (tiens, j’ai pas fini le Canada, d’ailleurs. Je crois que je vais vous épargner le récit de mon week-end à Londres), je voulais vous parler d’une expérience que j’ai faite… y a deux ans : j’ai testé l’Oculus Rift. Et réalisé au passage le rêve de mon moi ado.

J'ai testé l'oculus rift

Quelque part dans le passé, j’ai 11 ou 12  ans, je me livre un samedi à mon activité préférée : végéter sur le lit parental, une télécommande à la main et je zappe. Oui, le début de mon adolescence fut assez ingrat, on va pas se mentir. Je tombe sur une émission de Canal+ qui s’appelle l’Oeil du Cyclone qui était, je cite Wikipedia, dédiée aux arts alternatifs. Ce qui explique sans doute pourquoi j’en ai un souvenir un peu étrange… Bref, un jour, un épisode est consacré à la réalité virtuelle et OH MON DIEU, je veux ces trucs là. Alors pour rappel, pour ceux qui tomberaient sur ce blog pour la première fois, je suis née en 80 donc cette émission, je l’ai matée en 1991 ou 92. Je reste bouche bée devant ces casques que tu enfiles et qui te permettent de tout faire. Bon, j’avais un peu trop laissé mon imagination gambader, je croyais que ces casques projetaient en 3D ce que tu étais en train de penser et que, donc, tu pouvais naviguer dans les décors que tu créais toi même juste par la pensée… Ce serait géant… mais très flippant.

l-oeil-du-cyclone

Donc depuis 91-92, j’attends. Je lisais avec avidité les reportages de VSD et compagnie (la référence) annonçant que notre bon vieil écran cathodique aurait disparu de nos foyers en 2000, au profil des fameux casques de réalité virtuelle. Alors oui pour les écrans cathodiques mais non pour les casques de réalité virtuelle. Alors, j’attends, j’attends puis un jour, je reçois un mail dans ma boîte pro “venez tester l’Oculus Rift à la cafète”. Et j’ai testé la montagne russe. Donc ça a donné des “aaaaaaaaaah putain” et le mec qui finit par se mettre derrière moi parce que je bouge beaucoup trop pour ma propre sécurité. Au bout de 2 mn, je suis extatique et légèrement nauséeuse, aussi. Récemment, j’ai aussi eu l’occasion de tester le Samsung VR, les mecs avaient compris que j’avais pas lancé la vidéo qu’on m’avait proposée mais un jeu au vu de mes gestes.

gear-vr

Alors est-ce que c’est à la hauteur de ce que j’attendais. Alors évidemment, j’ai compris depuis bien longtemps que le casque VR ne lit pas dans mon esprit pour projeter les images que j’imagine mais j’avoue que ça reste bluffant. T’as beau être face à de l’imagerie 3D (et on sait que j’aime pas trop ça), tu es vite immergé dans l’univers qu’on te propose, tu esquives des images en polygone qui te foncent dessus, tu n’entends plus ce qui se dit autour de toi, tu découvres un nouvel univers… Alors oui je suis enthousiaste, surtout que je peux utiliser l’Oculus Rift ou le Samsung VR avec mes lunettes mais…

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Il reste quand même un gros point négatif. Oh je ne parle pas de vos camarades qui vous font des blagounettes pendant que vous jouez parce que pour certains, j’ai envie de dire… ben choisissez mieux vos amis…

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Non, je parle de la nausée. Ben oui, ça tourne, ça vire et ton cerveau commence à perdre un peu les pédales et donc… ben tu finis par avoir la gerbe au bord des lèvres. Donc oui, la VR, c’est génial et si j’avais pas prévu de a/déménager, b/ faire des voyages, c/me racheter un pc portable à l’occase et d/aller au Japon en 2017, je me serais précipitée sur l’Oculus Rift mais pour le moment, on va attendre…

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A moins qu’en tant que super professionnelle des réseaux sociaux, Facebook m’offre un casque… Non ? Et bah tu peux attendre pour que j’utilise la réalité virtuelle sur mes pages de marque, Mark !

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Le sexe, c’était plus joyeux avant

La semaine dernière, en illustrant l’article sur le plan à 3, j’ai découvert un film étrange, le plumard en folie (entre autres, le nom varie selon les époques) dont je vous laisse découvrir la fiche sur nanardland. Si j’avoue que même pour ma rubrique sur l’art du nanard, je ne regarderai pas ce film, il m’a quand même un peu interpellée. Parce que j’ai la sensation qu’on a perdu en légèreté dans le traitement du sexe au cinéma.


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Je n’ai pas connu les années 70 et je n’ai aucun souvenir de la sexualité des années 80 parce que j’étais un peu trop petite pour concevoir le truc. Mais aujourd’hui, est-ce à cause du fameux prisme du « c’était mieux avant », je trouve qu’on a perdu le côté festif, grivois du sexe. Quand je vois les petits films grivois de ce temps où je n’étais point née où les femmes sont topless et trouvent la levrette bien sympas, qui se font tripoter avec le sourire. Ok, je schématise et je pourrais aussi souligner le côté assez machiste de tous ces films mais là n’est pas mon propos.

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Aujourd’hui, dans les films, le sexe est souvent agressif, une forme de subversivité. « Je baise et je t’emmerde, je suis une rebelle de la société ». De la même façon, la levrette grivoise d’antan est devenu signe d’un appétit sexuel certain et, pire, d’une sexualité sans sentiment parce que quand on s’aime, on baise les yeux dans les yeux. Ceci étant, un miroir subtilement placé peut permettre d’avoir les deux en même temps… Mais je m’égare (mais je vous le conseille).

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Alors pourquoi un tel changement allez-vous me demander ? Enfin, vous allez surtout me demander mon avis sur le sujet, j’ai pas fait d’étude sociologique de la question. Et ça tombe bien, j’en ai un. Que s’est-il passé entre cette époque bénie hippie où on s’enfilait sans revendiquer ou sans en rougir et aujourd’hui ? Le SIDA. Oui, le SIDA. IL y a quelques années, j’avais lu quelques articles d’un homme quadra qui racontait l’anecdote suivante :  au début des années 80, il va au resto avec des amis quand il repère une femme qui lui plaît. Ils finissent tous les deux dans les toilettes à s’envoyer en l’air. Et là, le mec précise : à l’époque, on ne parlait pas du sida, ce genre d’aventure était possible. C’est vrai qu’aujourd’hui, j’aurais pas idée de m’envoyer en l’air avec un parfait inconnu sans capote. Et j’en ai pas toujours sur moi (enfin, si, j’en ai une qui traîne au fond de mon sac mais je vais aux toilettes sans sac, en général).

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Du coup, on culpabilise tellement la pratique sexuelle (ça donne des maladies) que ça devient une conduite aussi subversive que prendre de la drogue. Ahah, je brûle la chandelle par les deux bouts, je baise ! Et même pas j’attends d’être amoureuse, même pas j’attends le troisième rendez-vous. Là, par exemple, je suis en train de mater Basic Instinct 2 (ma merdophilie explose en ce moment) et Sharon Stone est une dame trash qui explique à son psy (enfin, je crois, j’ai raté le début) qu’elle se masturbe en pensant à lui et qu’elle adorerait se faire prendre à 4 pattes, la tête dans l’oreiller, par lui. Mais pile ce que je suis en train de dire ! Et voilà héroïne malsaine = sexe déviant = levrette. Mais où a-t-on perdu notre légèreté ? Pourquoi aujourd’hui un film grivois avec des scènes à la limite de l’érotique n’est plus vraiment envisageable, que ce sont toujours des scènes soit intégrées dans un espèce de drame esthétisant soit une tentative souvent merdique de subversivité. Faut pas s’étonner que les gens fassent la gueule et se gavent de médocs, tout ce qui fait plaisir est condamné car mauvais pour la santé.

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Comme disait la blague : « Docteur ! Je ne fume pas, ne mange pas gras, je ne bois pas, ne baise pas et fais du sport, vous pensez que je vivrai
vieux ?

– Je sais pas si vous vivrez vieux mais ça va vous paraître long. »

J’ai envie de dire que le jour où on pètera un coup et qu’on se relâchera un peu, on ne s’en portera que mieux.

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Le syndrome Jonathan

Ok, je l’avoue, je suis tombée dans le piège Secret Story, je ne peux m’empêcher de regarder. J’ai beau avoir une violente envie de gifler Benjamin Castaldi dès qu’il ouvre la bouche (et c’est hélas très souvent), je ne peux pas m’en empêcher. Alors, je pourrais me cacher derrière des prétextes vaseux à base de « mais c’est sociologique ! » mais en vrai, je regarde parce que ça m’éclate, que ça a sur moi un espèce d’effet de fascination/répulsion et que j’ai même mes chouchous (Cindy et Emilie, si vous voulez savoir).


Pourtant, force est de constater que les personnes enfermées là-dedans ressemblent toutes à des gens de notre entourage, à des personnalités type. Prenons Jonathan par exemple. Pour vous expliquer un peu, Jonathan est un grand gaillard au visage simiesque (si !), au tatouage énorme sur le torse, à la pudeur inexistante (alors que c’est même pas lui qui a la plus grosse, d’après ce que l’on sait, c’est Léo, je crois, celui qui en avait une tellement énorme que même Cindy à la petite vertu était impressionnée. Ou alors, c’est Bruno ?), au regard vide. Bref, un candidat de prime abord assez bovin qui n’est pas sans nous rappeler un Félix, par exemple (loft story 2) et sans doute d’autres dont j’ai oublié l’existence. Et pourtant, le secret de Jonathan, c’est d’avoir le QI d’Einstein. J’entends des gens rire, là… Oui, Jonathan est intelligent. Ce qui ne veut pas dire qu’il a du vocabulaire, de la culture ou qu’il parle un français au moins correct. Non, je suppose que son intelligence est surtout mathématique et qu’il peut résoudre une équation du 3e degré les doigts dans le nez mais dans l’émission, ça ne se voit pas.




Le problème de Jonathan, c’est que comme il se sait très intelligent face à ses petits camarades qui ont l’air de ne pas avoir dépassé le CM2, il essaie de toujours « la leur faire à l’envers » (son expression chérie). Comme il n’est pas foutu de trouver un secret tout seul, il passe un deal avec Maija puis Sabrina (Maija trouve son secret à lui puis celui de Sabrina, récoltant les cagnottes et lui arrive après pour donner celui de Maija et devenir le roi du pétrole. Là, effectivement, on voit que les nanas sont très cons d’accepter). Il se fait prendre la main dans le sac. Et comme si ça suffit pas, quand la prod lui fait une blague énorme (laisser traîner une fausse liste de secrets prétendant que Cindy est membre de l’académie
française. Cindy qui a donc 26 ans et qui passe son temps à se montrer à poil), il tombe dans le panneau. Enfin, dernier exemple de la subtilité du monsieur : quand il est enfermé dans une pièce secrète avec Emilie (ils se font griller en 30 secondes quand celle-ci se met à crier) donc pour faire croire que, si, si, il est sorti, il enregistre un faux coup de fil pour Bruno (pour l’anniversaire de celui-ci) et dit, en gros : « Ah, ben A L’EXTERIEUR, c’est plus pareil, c’est bizarre d’être DEHORS, on se verra DEHORS, blablabla ». Grillé par ses camarades qui trouvent ça vraiment suspects. Tu m’étonnes…


Or maintenant, regardons dans notre entourage. Qui n’a pas un Jonathan dans son entourage, aka le mec qui se croit hyper intelligent, qui essaie de nous la faire « à l’envers ». Le problème de ces êtres suprêmes est qu’ils capitalisent sur la connerie de ceux en face. Par exemple, dans Secret Story, Jonathan se heurte fréquemment à Cindy qui a beau dire plein de gros mots est loin d’être conne et démêle le nœud de ficelles en trente secondes chrono. Ce qui est d’ailleurs assez jouissif car elle ne se prive pas de le tacler ensuite. Le Jonathan se la joue bon pote, confident, soutien mais il ne faut pas se leurrer, la seule chose qui l’intéresse, c’est dominer (d’où sa préférence pour les faibles caractères et les naïfs) et tirer son épingle du jeu.


Alors que faire face à un Jonathan qui a la subtilité d’un éléphant chaussé de sabots en plomb ? Finalement, ne faisons rien, laissons-le se créer ses supers plans et supers combines et observons l’air de rien. C’est tellement jouissif un être supérieurement intelligent qui ne nous la fait pas… (ni à l’endroit, ni à l’envers). La meilleure façon d’embobiner un Jonathan est justement de lui faire croire qu’il nous a emballé dans son truc. Si tu savais, mec… Parce qu’en fait, le problème principal du Jonathan est son égocentrisme. Pour manipuler les gens, il faut se la jouer discrète et ça, ça lui est juste impossible.


Faudra que je vous parle du syndrome Kevin, à l’occasion

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Liberté, je chéris ton ombre ?

Je voulais écrire cet article il y a 3 semaines, suite à une aventure qui m’est arrivée à Riches Lieux…

Et puis Marc Zuckerberg, le geek a l’origine de Facebook,  est venu en rajouter une couche. Un couche qui est tombée à point !

Vous êtes surement au courant de la dernière entourloupe de Facebook.

Mais oui la p’tite  entourloupe, foirée de chez foirée, car des esprits affutés ont déjoué la magouille…

Marco Z. avait tout bêtement changé les conditions d’utilisation… sans nous prévenir.

Paye ton contrat synallagmatique, Marco (ça c’est pour faire style j’ai fait 5 ans de Droit, ouhai, on y croit à mort)

So What ?

So Facebook a voulu nous mettre profond et l’a eu méchamment dans le cul.

(désolé d’être vulgaire mais face à cette malhonnêteté sournoise la vulgarité est une libération bienfaisante…)

Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable et mondial (avec l’autorisation d’accorder une sous-licence) d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site »

L’idée était donc simple.

Tout ce qui a été, est ou sera publié sur FaceBook est la propriété de Facebook.

De la photo de Tata Simone à mon article sur les dauphins tristes en passant par mon CV et la publication de ma version a capella de Walk of Life que je voulais soumettre à Capitol Records et… Ah zut alors j’peux plus, je ne suis plus proprio de mes créations…

Bim.

Marco a donc cru que c’était la fiesta.

Et puis 15 jours plus tard, vazy que je t’enlève le passage incriminé pour revenir à la version antérieure.
Avec un grand sourire et des explications sans queue ni tête sur son blog style :  » hu,hu,hu, en fait c’était une blagounette ».

T’es trop fun, Marco. J’te surkiffe.

Et pourquoi je vous saoule avec ce sujet ? Un sujet désormais passé…

Parce que je me dis que 999 fois sur 1000 quand j’achète un truc via internet, je ne prends pas le temps de lire les CGU en me disant que, dans nos beaux pays civilisés, les boites pensent un peu à leur avenir et n’essayent pas de nous entourlouper. Surtout que depuis qq temps en Europe les législations nationales font rentrer le principe de class action à l’américaine et que les entreprises ont interêt à se prémunir.
J’ai fait 5 ans de droit et en TD de Droit commercial, on a vu des arrêts de fou qui me font penser que les boites ont aujourdhui un bouclier juridique blindé…
Un bouclier, certes, mais pas un glaive !
Ce week end, je suis allé à Hyères les Palmiers (pffff, c’est comme si on disait Boulogne les Platanes…) et je n’ai pas lu les CGU de la SNCF auxquelles j’ai pourtant adhérées en cliquant sur le ptit carré. Si ça se trouve yavait marqué en tout petit qu’un contrôleur peut exiger d’une voyageuse un strip tease et…

Vous les lisez toujours les CGU, vous ?

Et au-delà, vous avez des réflexes de protection qd vous publiez  qq chose sur le web ?

Si on prends l’exemple des Vingtenaires, on a tous des pseudos pour cacher nos identités.
A dire le vrai, je suis sur que Nina l’a imposé plus dans une logique préventive (liberté de parole mais pas trop…) et surtout une logique sécuritaire. On ne sait jamais ; si un DRH, par essence pusillanime, passe sur ces pages, plus ou moins par hasard… Il pourrait juger déplacés les propos qui s’y tiennent (parce qu’il n’y a pas plus faux cul qu’un DRH) et estimer que cette sphère privée manifestement odieuse montre bien que la personne incriminée est aussi nulle dans le boulot… Oui, ça aime bien les raccourcis les DRH.

Au-delà de cette logique préventive, je pense à cet article publié dans le Tigre sur un certain Marc L.
Le rédacteur a réussi a retracer toute la vie de Marc avec seulement les traces qu’il a laissé sur le Web…
En fait, j’en viens même à me demander pourquoi l’Etat français veut mettre en place le fichier EDWIGE : le web est ton ami, Nicolas (oui, dans l’esprit, rien que pour moi, Nicolas sera mon ministre de l’interieur forever…)

Allez, je vous laisse sur le fameux fait d’hiver, celui qui avait été à l’origine de mon envie d’écrire une bafouille sur le sujet.
Anecdote rigolote mais, en fait, heu… pas tellement.

Il y a 3 semaine un vendredi soir, une mère de famille (marmaille hurlant en fonds sonore) m’appelle et me dit qu’elle a trouvé mon portefeuille…

Portefeuille dans lequel il n’y avait pas un seul numéro de telephone (parents, perso, portable, boulot, etc)

Pas une adresse valide vu que j’ai déménagé il y a 3 mois et que mes papiers étaient en train d’être refaits.

Mais la nana a tout bêtement tapé Lucas d’Amore sur Yahoo.

Pas Google, non non non, Yahoo.

Et elle est tombée sur mon CV que yahoo référence en première réponse, première page (38ème réponse et 4èmepage sur Google…) quand on tape mon patronyme…
Je vous laisse tirer les conclusions que vous voulez…

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Humour noir / humour jaune

Par Summer

En humour tout est question de second degré. Peut être. Je dois en être parfaitement dépourvu car j’avoue être très mauvais public. Je ne ris pas de tout, non pas qu’il est des sujets tabous mais plus que certains sujets doivent être traité avec brio pour ne pas tomber dans la mauvaise provoc digne d’un adolescent en plein rébellion. ( Et là si tu es d’accord avec moi lecteur, passe direct à la vidéo) Je ne parle même pas de troisième, voire quatrième degré parfaitement incorrect de toute manière en français.

Dernièrement je me rends compte qu’en réalité je n’ai aucun humour car je prends tout ou presque au premier degré.

Disons que je ne pense pas être plus stupide qu’un autre ( quoique ?) mais que pour ma part, une blague que l’on doit expliquer est mauvaise. De plus le fameux second degré couvre tout et n’importe quoi. Sous couvert de second degré on peut entendre les plus belles insultes, mais pourquoi s’en offenser voyons, c’est une blague ! Sous couvert de second degré , on peut vous faire passer pour un con, mais vous pouvez pas comprendre c’est du second degré.

Rien ne m’épuise plus que d’entendre, non mais faut pas te vexer c’est une blague, t’as pas d’humour ou quoi ?

Ben non, faut croire. Je ne ris pas jaune j’aime l’humoir noir. J’aime le cynisme pas le sarcasme. De toute manière les rapports de force très peu pour moi même si ça me démange de leur dire que leur carrière de comique est fortement compromise, parce que faut pas croire, je ris des fois ! la preuve :

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Où trouver l’homme ? Episode 19 : au beach volley

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

(Lecteur, je te rappelle ou je te dis des fois que tu viendrais ici pour la première fois que tout ceci n’est qu’une vaste blague, une fiction. Là, en vrai, je suis à Paris en train de cuire dans mon bureau non climatisé, non ventilé, non aéré alors tu vois, le beach volley, ça tient plus du fantasme que de la réalité).

Des fois, je me dis que la vie ne m’apprend rien, comme dirait l’autre. Jusqu’à présent, j’avais testé le sport comme plan drague avec les échecs que l’on sait et même une terrible blessure, j’avais également tenté la plage. Que des échecs retentissants. Alors quand ma copine qui m’a entraînée sur le bateau où j’ai vomi me propose un beach volley avec des mecs « trop bien gaulés, bronzés et torses nus », je ne sais pas ce qui m’a poussé à accepter. La naïveté ? Un besoin irrépressible de me rincer l’œil ? En tout cas, sur le coup j’y crois.

Analysons objectivement les données de l’équation : le soleil et moi, on n’est pas copains, c’est un fait [élément trop réel du récit]. Donc passer une heure au soleil sur le sable blanc qui réverbère bien est déjà une mauvaise idée en soi. Par ailleurs, le volley, sur terrain dur, ce n’était pas trop ma tasse de thé au lycée, j’étais, il faut bien le dire, mauvaise. Disons que pour servir, ça allait mais pour le reste, faudrait voir à pas trop m’en demander non plus. Mais dans un fol élan d’optimiste, je me dis que a) j’ai peut-être progressé depuis selon la loi de je maîtrise mieux mon corps qu’à l’époque et b) on est là pour s’amuser donc peu importe.

J’aime cette espèce de naïveté que j’ai envers la vie, des fois. Constatation première : ça me brûle un peu les pieds le sable, quand même… Bon, je me débrouille comme je peux, je rate un nombre incalculables de balles ou les renvoie n’importe comment, je me casse la figure plusieurs fois, vu l’instabilité du sol. Et puis il faut dire ce qui est, courir sur du sable, c’est juste inhumain, ça coupe les jambes, ça fait tomber. J’ai chaud, je transpire et le sable trouve super drôle de se coller à ma peau. En plus, les beaux gosses de mon équipe, au vu de mes compétences sportives, ils me sourient drôlement moins qu’au départ. Hum. J’avais oublié dans mon équation de départ l’incroyable instinct de compétition des hommes.

Devinette : qui a fait partie de l’équipe perdante ? Moi. Heureusement, après l’effort, le réconfort, on va se boire un coca à la terrasse d’un bar. Oui un coca, il ne faut pas boire de l’alcool après avoir pris le soleil, je retiens des leçons, des fois, quand même. Là, les mecs se montrent plus gentils avec moi quand même, surtout ceux de l’équipe adverse. J’essaie de montrer que je ne suis pas qu’un boulet en racontant des blagues drôles tout en faisant attention à ne pas agiter les bras dans tous les sens comme à mon habitude puisqu’un verre renversé n’arrangerait pas mon dossier. Tiens, l’humour ça semble mieux marcher que le sport, un jeune homme semble mordre à mon hameçon. Un de l’équipe adverse, bien sûr.

Après le resto (le sport, ça creuse), il me propose un petite balade au bord de la mer, lui et moi, seuls sur le sable les yeux dans l’eau… Oui, je sais, j’ai déjà fait la vanne, ça s’appelle du comique de répétition. Evidemment, je m’empresse d’accepter. Nous saluons donc les autres et partons tous deux fouler le sable rafraîchi par la nuit tombée.


A suivre !

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Etre professionnelle avec le nez qui coule

Ceci n’est pas vraiment un article parce que voilà où j’en suis : 0h22, mon cerveau a dû se liquéfier et me sort par le nez, mes sinus grincent, ma mâchoire est bloquée, mes yeux pleurent, je suis au bord du coma éthylique grâce à un grog maison hypra corsé. Hé oui, vive les allergies. Du coup, je ne suis pas en état de faire un article avec un minimum de réflexion, je vais donc faire un mini vécu prospectif. Et essayer de parler français.


Lundi matin, j’arrive au boulot, la tête qui pèse 100 tonnes. But de la journée : faire le minimum vital et tenir au moins jusqu’à 18h. 10h30, par là, téléphone qui sonne.

« Allo ?

– Heu Nina ?

– Oui ?

– Bonjour, je suis une chroniqueuse dans une émission télé quotidienne et que même mon nom, tu le connais… [bref, elle se présente mais je vais pas dire qui c’est]

– Heu… Oui ? »

C’est une blague ? Ils n’ont que ça à foutre les gens ou quoi ?

« Louise vous a prévenue ?

– Non, je ne sais donc pas du tout pourquoi vous m’appelez, hihi. »

Ouais, je me la joue tu m’impressionnes pas. Bon, en gros, elle va tenir un blog sur TMF.com et elle a besoin d’une formation. Rendez-vous est pris pour ce matin, 11h. Dans 10h30, à peu près. Et j’ai mal partout, j’ai des crises d’éternuements, je suis pas bien du tout…

Alors je me demande si éternuer sur une chroniqueuse télé, ça peut nuire à ma carrière. Bon ok, j’exagère, on a tous le droit d’être malade mais faut comprendre que ce genre de formation, ça permet de rappeler que je suis super compétente, qu’on ne me paie pas pour rien… En général, c’est toujours là que la personne que je forme me trouve très sympathique et disponible et que je marque des points. Là, je me dis que j’ai au moins une bonne raison de ne pas rester au lit demain à agoniser de mes allergies mais je sens que je vais pas être au top. Mais je vais essayer. Déjà, faut pas que j’oublie d’enlever la carte postale que m’avait envoyée Vicky d’Australie et qui trône sur mon bureau : c’est un mec à poil « great beaches, great views ». Les fesses rebondies, moi, ça m’a toujours émue. Mais ça fait pas hyper pro, quand même…

Au moins, je pourrai dire que j’ai éternué sur une « star » de la télé, c’est pas donné à tout le monde.

Bon, douche et dodo, je suis morte. Si toi aussi, tu souffres d’allergies, t’as le droit de râler en comm. C’est open aujourd’hui.

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