Cuba : premières plongées, premiers mojitos

Premier jour à Cuba et direct premières plongées. En sortant de la chambre pour aller prendre le petit déjeuner, je découvre le centre avec un petit kiosque en face de la chambre et surtout un bras de mer. Tout un tas de choses que je n’avais pas repérées à l’arrivée. On croise quelques stagiaires au petit déjeuner, les affinités commencent à se créer. J’essaie de retenir un peu les prénoms… et comme souvent dans ces cas-là, il y a ceux que tu apprécies spontanément… et les autres.

Cuba centre UCPA

Petit briefing du séjour, la plongée commence dès 11h, je récupère direct un binôme, N2 qui veut à tout prix faire de l’autonomie. “Oui mais si on se perd, c’est pas grave, ça fait partie de l’apprentissage !”. Heu… En route pour la première plongée, juste au pied du centre. Le matos est un peu vieux mais ça va, le bateau est poussif et pue le mazout mais nous amène à destination. Saut droit et me voici immergée dans les eaux cubaines. C’est beau. Les fonds me paraissent assez proches de ceux de la Guadeloupe mais le soleil étant de la partie, ça rend de suite mieux. De jolis coraux, des poissons papillon, des demoiselles bijoux, ça virevolte en douceur. Evidemment, la go pro refuse de fonctionner, problème sur la carte micro SD. Pas de film de plongée pour Cuba. Je suis toujours un peu poissarde là-dessus… Pas grave, je savoure même si le ballet des méduses blanches sur fond bleu méritait d’être immortalisé.

Cuba, centre UCPA

Méduse

Vieille photo de 2012 ou 2013 que j’ai toujours aimé fort

Déjeuner en speed, on enchaîne. Pendant qu’on mange, je repère deux filles que j’aime bien, un couple adorable et la princesse de la veille dans ses grandes oeuvres qui impose sa cadence à son petit groupe.

UCPA - centre cuba

Cette photo a été prise plus tard mais c’est pour donner l’idée du cadre

Deuxième plongée et ça se complique. La mise à l’eau est un peu précipitée et mon binôme oublie sa ceinture de plombs, on perd donc rapidement le groupe qu’on est censés suivre de loin. La plongée est une dérivante sauf qu’on n’a rien dérivé du tout… Deux gros chapons à l’accueil de la descente, une langouste, un crabe énorme (depuis Osaka, je trouve ça flippant, les crabes), deux lions fishes, des méduses… et là, le drame survient. Mon binôme veut à tout prix faire demi-tour, j’ai pas l’impression que c’était la consigne mais j’ai pas trop écouté… Et effectivement, on ressort à bien 500 mètres du bateau… Je nous fais redescendre car c’est plus simple pour tracer mais mon binôme n’a plus d’air donc on remonte à nouveau. Heureusement, le bateau nous voit et vient nous récupérer. Moralité : il faut que je me fasse plus confiance et que je me fie moins aux autres. Retour au centre pour une petite douche et départ pour s’offrir le premier mojito du séjour dans un bar. Et le deuxième aussi, d’ailleurs. On est en bord de route avec des enfants qui jouent sur le petit pré derrière nous, notamment avec une chèvre. Sur la route, une voiture en tracte une autre avec une sorte de chambre à air, ça n’a pas l’air très efficace… En venant, on est passés par un quartier très rural, on a croisé des agneaux, des hommes à cheval qui venaient se chercher les uns, les autres. Le cheval, c’est un peu le scooter local, quoi… avec beaucoup plus de gueule.

Guajimico, Cuba

Retour au centre pour un apéro. Résolution d’être raisonnable : ahem… Mais les consos du bar ne sont pas trop chargées, la Piña Colada et le Cuba libre passent sans faire de dégâts. Je sèche cependant la soirée : en vacances, j’aime aussi dormir et rétablir la balance déficitaire de mon sommeil.

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Toujours plus loin, plus haut, plus vite

Je me définis parfois comme une chochotte, une trouillarde. Au bord du bassin de la vie, j’effleure la surface de l’eau du bout de l’orteil, hésitant à me lancer. Mais une fois au pied du mur, je pousse un cri et je saute à pieds joints. Tout ça pour dire que ce week-end, je suis partie plonger au Frioul et j’ai connu quelques premières qui me faisaient peur.

Petit point : ce week-end, c’etait plongée technique donc on est loin de la petite balade de santé. Pour vous situer un peu le truc, l’eau était à 13•. J’ai bien vu un 15• en surface un jour mais le principe de la plongée, c’est… De plonger donc. Donc me voici engoncée dans mes deux combinaisons (oui deux) et la stab XS (le gilet su’on gonfle et dégonfle pour monter ou descendre et sur lequel on équipe la bouteille) parce que y avait plus de S. Y a eu du progrès hein, au tout début, j’avais un gilet enfant… Pour ceux qui ne me connaissent pas, je fais un 95 c… Bon ok… Bon faut admettre qu’avec ma double combi, je dois redescendre à un 90 B mais quand même ! Bref, j’ai pas le choix, jouons donc avec une stab XS dans laquelle tu peux mettre peu d’air, follement pratique pour les remontées assistées. Pour ceux qui ne connaissent pas, quand tu as ton niveau 2, tu dois pouvoir remonter un plongeur qui ne va pas bien. En gros, tu l’attrapes, tu gonfles les gilets et on part (pas trop vite !) vers la surface. Avec un gilet XS, prie pour pas remonter un costaud gaillard, ça va être long sinon. Faisable mais moins facile. Mais partons sur mes expériences inédites voulez-vous.

– la bascule arrière du chalutier. Une façon courante de se mettre à l’eau est de s’asseoir sur le bord du bateau et se laisser partir en arrière. Facile d’un Zodiac. Moins d’un chalutier. C’est à dire que le premier jour, mon encadrant nous annonce : mise à l’eau par bascule arrière. Ok mais la surface de l’eau, elle est 2 mètres en dessous… Ah on le fait quand même ? Soit… Bon, lui l’a fait et est toujours en vie, rejoignons le. Hiiii, je tombe ! Merde c’est long… OH putain je suis dans l’eau, elle est froide !! Mais je suis toujours en vie et entière. Bascule à 2 m de la surface : validée.

– L’ivresse des profondeurs. En tant que niveau 2, j’ai le droit de descendre à 40m. Mon record perso était de 34. Plongée du dimanche dite « plongée de l’enfer » : un mistral avec des pointes à 100 km/h, une belle houle à notre point d’ancrage (enfin, ancrage, non, le bateau n’arrivait pas à s’amarrer donc c’est devenu « tu sautes en marche ». Une fois dans l’eau, on entame les exercices avec mon encadrante, on descend à 10 puis tête la première jusqu’à 40. On descend. On descend. À 30 mètres, on ne voit toujours pas le fond. À 38, elle me fait signe qu’elle va pas bien, je la remonte jusqu’à 20 et on repart à 40. Toujours que du bleu, toujours pas de fond. Elle m’avait expliqué qu’elle simulerait une narcose. La narcose, c’est une sorte d’ivresse des profondeurs où tu perds un peu pied avec la réalité. N’étant jamais descendu si bas, j’étais persuadée de m’en taper une. 36 m, elle commence à me faire des signes pour me dire qu’on va arrêter de descendre. 39m. 39.5 m. Je te vois venir toi, tu vas le faire la fille narcosée qui continue à descendre. 40 m, je lui tape sur l’épaule et lui fait signe de s’arrêter car on a atteint la profondeur maximale. Elle ne m’écoute pas donc je l’attrape et la remonte. Profondeur atteinte avant remontée : 41.7. Mon record et sans peur, sans narcose… Et sans voir le fond. Moi qui avait un peu peur de la profondeur, c’est passé tout seul.

– ma première autonome. Avec un niveau 2, je peux partir avec pour seule compagnie un camarade du même niveau que moi. Sans encadrants. JE FLIPPE PAS DU TOUT ! Notre directeur technique me demande si je veux la faire, je lui dis oui : faut se lancer ! Dieu merci, il me met en binôme avec une fille en qui j’ai toute confiance. Et ça s’est super bien passé, on a fait une petite balade tranquille, on a retrouvé le bateau, sereines.

– le mal de mer ne passera pas par moi. Le mal de mer est ma hantise, j’ai toujours du mer calme sur moi. Mer calme pas pris le premier jour alors qu’on se tapait des creux de 2-3 mètres. Même pas eu envie de vomir ! Par contre, petite anecdote qui ravira ceux qui ne m’aiment pas. Le dimanche, suite à la plongée des 41,7 mètres, nous ne sommes pas remontées sur le bon bateau avec mon encadrante (nous en avions 2), vu que le notre ramassait les plongeurs un peu partout. Pas grave, on rentre tous au même port. Je me deséquipe et vais m’installer tranquillement à l’avant du bateau. Je croise l’encadrant qui vomit tout le temps plié en 2 sur le rebord du bateau. Oh le pauvre ! On papote quand le capitaine nous annonce : « attention, on part, méfiez-vous des rafales ». Justement, sloush, en voilà une, je me prends de l’eau sur le visage. Hé cool, elle est chaude cette eau. Chaude ? Et là, je vous devant moi le mec qui vomit, la trajectoire du vent… OH… MON…DIEU ! Je me mets à crier sous le regard médusé des autres. J’ai du vomi qui n’est pas à moi sur le visage et je n’ai aucune de mes affaires sur ce bateau. Et oui, tout le monde était mort de rire mais une bonne âme m’a donné de sa bouteille d’eau pour me rincer. Moralité : ne jamais se mettre dans le sens du vent. JAMAIS.

– l’orientation : ah non, là, pas réussi du tout. Je me suis pas contentée de perdre le nord, j’ai carrément perdu la boussole (qui n ‘était pas à moi en plus).

Bilan : ce petit week-end technique m’a permis de repousser mes limites, je suis officiellement une bonne plongeuse puisque la présidente du club qui m’a encadrée le lundi matin m’a dit que j’avais le niveau pour passer mon niveau 3. Mais bon, j’ai pas l’expérience suffisante de mon point de vue donc non. J’ai le temps. Mais même en condition difficile, je reste calme et maîtrise ma plongée. Oui, y a pas à dire, je suis bonne.

Cet article est sponsorisé par le collectif « les fleurs sont pas chères ».

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Petit plouf en Thaïlande

Principal but de mon voyage en Thaïlande : la plongée. Je vais tenter de faire un article compréhensible pour tous mais si y a un truc pas clair, n’hésitez pas à me demander en commentaires, je me rends pas toujours compte.

Bref, la plongée. Contexte : j’ai à mon  compteur 19 plongées en mer. C’est peu, surtout pour une titulaire de niveau 2 mais depuis mes vacances dans le Var, suite à mon genou cassé, je n’avais plus plongé en mer. Mais m’étant entraînée en fosse, j’étais sereine. Relativement car le briefing juste avant la première plongée faisait un peu peur à base de “buvez 3 litres d’eau, ne touchez surtout à rien et bon, y a parfois des requins et tout, vous pouvez un peu mourir”. Bon, ok, j’exagère. Mais j’avais un peu envie de vite aller dans l’eau avant de développer une certaine psychose.

Dans ma palanquée : Anaïs (ma binôme officielle), Marine et Fabrice, deux prétendants au PADI advanced (c’est un niveau de plongée qui correspond un peu au 1 bis du CMAS, je dirais…) et Didier, notre encadrant. On se prépare pour la première plongée, j’ai pris un peu plus de plomb que conseillé car le dive master a dit “si t’as pas assez de plomb, tu restes à la surface et tu rates ta plongée”. Bon ben au cas où la raclette m’aurait fait un peu grossir cet hiver, je vais prendre 5.4kg au lieu des 4.5 préconisés.


On grimpe sur le Zodiac, un, deux, trois, plouf ! Eau à 29°, une pure jouissance. Ceci étant, heureusement qu’elle est chaude, ma combi est dix fois trop grande. Il faut savoir que quand tu n’as pas ta propre combi, les clubs te prêtent souvent des combinaisons… unisexe. Sauf que moi, je suis une femme pur sucre avec la silhouette en 8 que comme dirait l’insupportable Cristina Cordula : “ma chérie, c’est super!”. Oui sauf que les mecs n’étant pas foutus comme moi, je me retrouve avec une combi trop large à peu près partout sauf au niveau des épaules et de la poitrine. Or l’eau s’installe dans ces zones trop larges…et quand elle est à 14°, tu pleures. Bref, on descend et évidemment, au bout de 2 minutes, première constatation : je suis surlestée. Ce qui en soit peut être vu comme une bonne nouvelle, j’ai pas grossi (et j’avais encore un plomb de trop à la fin du séjour, huhu).

Descente au milieu du paradis. Fracture visuelle. Je n’avais plongé qu’en Méditerranée, je découvre les poissons tropicaux, coraux, anémones et gorgones de toute beauté. Et oui, j’ai vu des dizaines de poissons clown, les petits Nemos. Alors que je ne sais plus où regarder tellement tout est beau, je vois Didier mimer des ailes. Oui, dans l’eau, on peut pas parler (révélation!) donc on communique par signe et les ailes, là, ça veut dire…raie. Alors que je scrute le bleu, je vois quelque chose… Quelque chose d’énorme. OH PUTAIN DE MERDE ! Une raie manta flotte tranquillement vers nous. Panique dans ma tête, je sais pas quoi faire, elle me fonce dessus ! Alors évidemment, comme c’est pas trop con une raie, plutôt que de foncer sur les gens, elle vire. Assez près de nous quand même. C’est magnifique, je vois les nettoyeurs se faire un festin sur sa peau, un poisson pilote navigant entre ses deux ailes. Wa…ouh…

Bilan de l’opération : 20 bars perdus lors de cette rencontre. Pour expliquer, une bouteille est gonflée en moyenne à 200 bars, j’en consommais au début du séjour 150 par plongée de 45 mn à 1h (ça dépend de la profondeur). 20 bars, c’est donc énorme.

Sortie de l’eau, j’ai des étoiles dans les yeux, je m’extasie. Je n’avais pas mon appareil photo submersible, tant pis, je le prendrai pour la troisième plongée (pour la 2e, je veux être à l’aise avec mon lestage). Entre la deuxième et la troisième plongée, je prends donc mon appareil, j’ouvre le caisson pour le régler au mieux, je veux fermer le caisson et… crac, le mécanisme de verrou me reste entre les mains. Caisson inutilisable. Heureusement que je l’ai prêté à ma soeur pour son voyage au Mexique, il aura au moins un peu servi…

Dégoûtée, j’étais, mais un événement dramatique allait me consoler très vite de cette minuscule déconvenue…

A suivre (tadam !)

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