La coquette et l’intello

Depuis quelques temps, je le confesse, je délaisse toute presse féminine. Lassitude, impression d’avoir déjà tout lu, j’en parlerai une autre fois. Or un petit nouveau qui se positionne différent apparaît dans nos magasins. Vais-je craquer ? Non car en lisant ceci et ceci, j’ai compris que ce nouveau venu, Causette de son nom, n’arrivait toujours pas à dépasser le sempiternel clivage de
la presse féminine. Soit t’es coquette et conne, soit t’es intello et négligée. Raaaaah !

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Petit point de sémantique avant de poursuivre : je parlerai ici de femmes intellectuelles et non pas intelligentes. Parce qu’on peut très bien être cultivée et avoir le QI d’une huitre (ce qui n’empêche pas une bonne mémoire) et avoir une culture proche du néant et être néanmoins intelligente. Maintenant que ce point est posé, poursuivons. Donc la femme, cet être à part, est souvent présentée comme polyvalente, capable de parler au téléphone tout en gribouillant la liste des courses et surveillant la cuisson du poulet. Par exemple. Ce qui n’est pas mon cas vu que je ne fais jamais de liste de courses ni ne cuis de poulet. Par contre, j’ai toujours un franc succès quand je sors ma botte secrète : être capable de taper sur mon clavier une phrase cohérente tout en discutant avec la personne à côté donc en ne regardant ni clavier ni écran. J’ai fait ça l’autre jour à ma stagiaire qui était persuadée que je tapais n’importe quoi. Même pas, et toc. Par contre, je le fais de façon totalement inconsciente. Mais je m’égare ! Donc la femme a beau être polyvalente, il semble qu’on ne soit capable que de ne s’adresser qu’à une partie de son cerveau : soit la partie coquette, soit la partie intellectuelle. Les deux ? Et bah non !

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Vous allez me dire (à juste titre) que j’exagère, qu’il y a aussi des reportages sérieux dans Elle et Biba, par exemple. Si, c’est vrai. Des reportages souvent consacrés aux conditions de vie des femmes dans des pays où ce n’est pas la joie, j’ai même lu un article sur l’excision dans Biba et ça ne te met pas super en joie. Mais bon, il est vrai que ce genre d’articles est un peu noyé dans la masse des mascaras, rouges à lèvres, it bag et photo de mannequins à l’IMC relativement préoccupant. Et encore, les mannequins des photos sont bien plus épaisses que les mannequins des défilés. A ce sujet, je me demande bien pourquoi les créateurs ne font pas défiler directement leurs tenues sur des cintres… Passons. De l’autre côté, on nous propose donc un magazine sans mode et beauté parce que les filles en talon sont des pétasses. Ouiiiiiiiii…

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Alors il est vrai qu’en général, quand je lis un Cosmo ou assimilé, c’est pas forcément pour me cultiver mais plutôt pour me détendre et avaler plus facilement les 5 ou 6h de train qui me séparent de chez mes parents. J’ai bien tenté les mots croisés mais dans un élan de modestie, j’avais acheté un jeu niveau 1 ou 2 avec comme réponse à la définition « pour jouer », il fallait inscrire le mot « jouet ». Ceci étant, j’ai cherché quelques minutes, tellement je pensais pas que ça pouvait être aussi simpliste. Ah ben si… Au secours. Si je veux me cultiver, j’irai plus prendre un Nouvel Obs, un Courrier International ou que sais-je encore. Choisis ton camp camarade. Mais ce qui m’énerve, c’est cette perpétuelle dichotomie. Doit-on, pour être intellectuelle, se foutre de la mode, avoir du poil aux pattes et une sacrée gaine de capitons autour des cuisses ? Franchement, que cette dichotomie vienne de la part de femmes, ça me rend dingue. Parce que pardon mais quand on dit que pour avoir un esprit sain, faut un corps sain, je trouve ça on ne peut plus vrai. Et puis tiens, tirons un peu la démonstration. La mode, le maquillage, ce n’est ni plus ni moins que de la science. Pardon ? Mais oui, nous avons un corps et sur ce corps, il faut placer des oripeaux qui correspondent au mieux à sa géométrie. Par exemple sur une fille petite comme moi, faut pas trop abuser des tailles basses qui peut donner une sensation de « « petites pattes » . De la même
façon, la coiffure ou le maquillage doit épouser la forme de notre visage et respecter ses couleurs. Du fait de mes yeux bleus et de ma peau claire, je dois plutôt jouer sur les couleurs froides.
Mets-moi du rouge à lèvres rouge et tu verras à quel point ça ne me va pas du tout. Et, oui, j’aime avoir la peau douce et sentir bon, reconnaître les effluves qui me parlent et se marient bien à
la chimie de ma peau, trouver des produits qui la rendent soyeuse parce qu’une peau bien hydratée ne tire pas. Quant au régime alimentaire et au sport, là, encore, c’est une question de physique.
Si je mange mal, je digère mal et je ne suis pas bien. En tant qu’adepte de la chrononutrition (enfin, je dis ça mais je petit déjeune pas, c’est mal), je sais que le midi, j’ai intérêt à privilégier les sucres lents sinon à 17h, fringale et perte d’énergie. Or ma journée de travail dure jusqu’à 19h, je peux pas perdre 2h à ne rien foutre.  2h sur une journée qui en dure 8, c’est énorme. Et je ne te parle même pas des régimes équilibrés à base de calcul de calories… Quant au sport, il permet de se vider la tête des conneries, se purger pour booster sa créativité. Sans parler de la magie des endorphines qui me donne de l’énergie à revendre. Etant d’un naturel stressé, je peux vous garantir qu’on n’a rien trouvé de mieux que le sport pour se détendre. J’ai même une théorie qui dit que tout problème est dissolvable dans l’eau chlorée. Testé et approuvé par moi.

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Bref, je suis navrée de constater qu’en 2010, il faille encore choisir son camp. Non mais quelqu’un peut-il m’expliquer depuis quand mettre des talons empêche de se cultiver. Oui, ok, c’est moins pratique pour marcher dans les musées, par exemple, mais n’importe quelle femme habituée à ses talons de 12 pourra vous faire toute une expo sans penser à ses pieds, concentrée sur les œuvres qui sont étalées sous son nez. Et quand on fait un régime, ce n’est pas les neurones que l’on perd, ce sont les capitons. Alors amies, unissons nos forces et crions ce slogan : « Moi, je suis intello même avec mes stilettos ». Non mais…

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Faudra que je pense à acheter des stilettos pour le coup.

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Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile

J’ai honte de le dire mais assumons : Secret Story m’a révélé un truc. Non pas que les candidats ne maîtrisent pas la base du français (et qu’on ne me dise pas qu’ils sont étrangers, ils sont francophones !) mais que pour mener les hommes par le bout du nez, rien ne valait la fragilité. Mince, ça fait 15 ans que je joue sur un tout autre registre. Moi, l’empathique, la plutôt fine psychologue, je suis tombée complètement  à côté.

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Quand j’étais petite, genre en primaire, mon atout numéro 1 était mon côté garçon manqué, les garçons m’aimaient parce que j’étais comme eux (et accessible). Bon, malheureusement pour moi, le garçon dont j’étais folle amoureuse du CE1 au CM2 (j’ai gardé de lui mon attirance pour les longs cils chez les mecs mais je n’ai remarqué ça que récemment, en lisant Biba… Oui, la sous-culture me révèle beaucoup de choses) n’a jamais partagé mes sentiments. Tiens, Facebook me l’a proposé en ami l’autre jour et curieusement, il est toujours aussi craquant. Je me demande si je devrais pas l’ajouter et le draguer histoire de réaliser mon plus vieux fantasme. Même si un amour quand on a moins de 10 ans s’associe difficilement à la notion de fantasme, je savais même pas qu’il fallait mettre la langue à cet âge là alors le reste… Bref. Forte de ce succès de mon enfance, même si je me suis féminisée par la suite, j’ai donc pris pour acquis que les garçons n’aimaient pas les « pisseuses » mais les filles fortes. Alors forte, je fus.

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Donc depuis que je suis en âge d’avoir des relations amoureuses, je retiens orgueilleusement mes larmes devant les garçons parce que je suis forte. Vice majeur : de forte, je suis passée à soignante qui m’a été expliqué ainsi par Tribulanne : en gros, j’ai souvent des
crushs (j’aime bien ce mot) pour des garçons fragiles et je veux les guérir de leurs mots. Problème : dans soignante, il y a soi niante. Et surtout, à prendre la position de forte dans le couple, on peut difficilement revenir en arrière. Or la vie m’a appris que, non, j’étais pas indestructible même si j’avais envie de croire le contraire. Moi aussi, je pleure (et c’est pas une honte, faut que j’arrête avec ça, aussi), je craque, je dois même parfois prendre des cachets pour aller travailler tellement je suis au fond du trou (ce n’est plus le cas, je parle de mon ancien taf). Bon, y a aussi des fois où tout va bien, que je vais gaiement sur les chemins de la vie en chantant des airs entraînants, je ne suis pas qu’une petite chose fragile. Mais oui, j’ai parfois besoin de bras réconfortants, comme tout un chacun. Et le vice ultime de la soignante forte, testé par votre aimable blogueuse, c’est que le mec tout cassé par la vie, tu le rafistoles bien comme il
faut et qu’est-ce qu’il fait ? Il repart gaiement sur le chemin de la vie… sans toi. Mais c’est pas grave, t’es forte, tu vas encaisser, hein ?

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Alors voilà, je voyais la petite Stéphanie qui faisait sa fille fragile et qui a peur de se tromper (mais maintenant, tout le monde la déteste, je comprends rien) et je me disais que, merde, elle avait tout compris et que j’étais dans le faux. Alors attention, mon but n’est pas non plus de manipuler qui que ce soi. J’ai un peu autre chose à faire et puis c’est fatigant. Ce que je veux dire c’est que ça fait une éternité que je planque bien ma fragilité sous une épaisse couche de cynisme et d’air blasé (je n’ai pas trouvé le nom commun associé à
blaser…) et qu’en fait, j’avais tort ! Bon, ok, j’étais pas très crédible apparemment mais je le faisais quand même, quitte à ravaler mes larmes pour pas montrer que j’étais un peu sensible. Sauf que ravaler ses larmes, ça finit par faire mal à la gorge (si) et à force, ça finit par péter n’importe comment genre quand on se pète un ongle ou qu’on se coupe avec une feuille (ce qui fait très mal quand même) ou que le monsieur de free ne veut pas vous changer la box mais vous renvoyer la prise (c’était la 6e! Je suis chez neuf depuis). Mais bon, toutes ces années de conditionnement à faire ma forte tête, ça va mettre du temps à apprendre à montrer que je ne suis pas qu’une wonder woman. Je progresse mais j’ai encore du mal à accepter l’idée de regarder un film qui peut faire pleurer en présence d’une autre personne.

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Mais voilà, la vérité, c’est qu’ils semblent nous aimer fragiles, torturées et complexes. Pas chieuses mais pleureuses. Enfin pas trop non plus, faut pas abuser, être dépressive n’est pas sexy. Car la question que je me pose, c’est pourquoi ? Réponse simple : ça flatte leurs instincts protecteurs. Mais oui, bien sûr, suis-je bête. Attention cependant à ne pas dévoiler sa fragilité trop vite, certains prédateurs mal intentionnés s’en délectent.

PS : En faisant la recherche icono pour l’article, je me souviens pourquoi  j’aimais pas le côté fragile, je pleure… Parce que c’est un truc d’ado faussement torturé. Exemple :

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Et si…

Mes trente ans approchant, je vis dans un état de réflexion assez prolongé ces derniers temps. Qui suis-je ? Dans quel état j’erre ? Pour être tout à fait honnête, je suis plutôt sereine à l’approche de ce cap, plus symbolique qu’autre chose mais j’en parlerai le jour J. Il n’empêche qu’à force de réfléchir, je perçois des choses et en premier lieu celle-ci : est-ce que je réfléchirais pas un peu trop ?

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En tant que bélier, je suis censée être impulsive ce qui n’est pas faux en soi. Je suis parfois trop dans la fuite en avant, dans une recherche perpétuelle et inextinguible d’un mieux. Mais comme je suis aussi une fille très paradoxale (des fois, je me fatigue moi-même), j’hésite. D’un côté, j’ai très envie de courir et me jeter dans la piscine et de l’autre, je suis très tentée d’aller tremper quelques orteils dans l’eau pour être bien sûre qu’elle n’est pas trop froide. Parce que des fois, j’ai les chocottes. Normal mais lourd, à force.

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Parfois, j’aimerais savoir. J’aimerais avoir une zappette pour faire une petite avance rapide histoire de savoir si j’ai fait le bon choix. J’ai envie de retourner faire de la voyance au libanais alors même que ça fait 3 ans que j’y ai pas refoutu les pieds. Que je me demande si on me dira encore que j’aurai 3 enfants parce que là, à 30 ans, je suis pas enceinte et que normalement, ça ne devrait pas encore arriver de suite. Puis en plus, maintenant que j’ai du boulot (c’était ma grande angoisse de l’époque),  je me demande bien ce qui
pourrait ressortir. Mais la question est la suivante : savoir la suite, pourquoi faire ?

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Evidemment qu’on réfléchit, qu’on hésite, qu’on se dit qu’on fait peut-être une erreur, que la voie est forcément sans issue et que c’est vraiment inutile d’insister et qu’il vaut mieux prendre le boulevard, là. Si tant est qu’on identifie bien le boulevard, je suis nulle en orientation. Sauf qu’on ne sait pas. Les boulevards n’en sont parfois pas et les impasses ont parfois une issue, les happy ends ne sont pas toujours téléphonées (on n’est pas dans un film et on doit pas attendre Noël ou la St Valentin pour embrasser follement celui ou celle qui sera notre only one jusqu’à la fin des jours. Et sous la pluie le bisou sinon, ça ne marche pas) et les belles histoires sur papier peuvent aussi finir en eau de boudin. J’ai lu un truc récemment dans Biba qui dit pas que des conneries sur la sacralisation du grand amour : en gros, on nous a tellement survendu le concept qu’on est à la recherche perpétuelle de cet only one, quitte à  renoncer à des histoires car elles ne correspondent pas à un idéal. Ok, je veux bien mais si on considère que nos idéaux changent aussi avec l’âge, on a intérêt à tomber sur un only one qui s’adapte et c’est pas toujours facile. A part pour mes parents.

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Et ça marche avec tout, finalement. On veut toujours LE job, LE mec, L’appart, L’ami(e), LE ce que tu veux, on veut faire des choix pérennes, on se refuse le droit à l’erreur et on préfère dire non plutôt que de tenter… et parfois de se planter. Sauf qu’en grandissant (j’ai encore le droit de dire à 30 ans que je grandis), je prends conscience que même mes mauvais choix furent bons pour moi puisqu’ils m’apprennent des choses, me font évoluer, me permettent d’en savoir toujours plus sur moi. De grandir, en un mot. Alors finalement, peut-être que pour mes trente ans, ma première et grande décision pourrait être de ne plus me poser des questions de façon infinie et stérile. Parce qu’on en revient à cette insatisfaction dont j’ai déjà parlé alors que mine de rien, je me rends compte qu’en ce moment, ma vie est plutôt pas dégueu et que je suis conne de pas plus en profiter. Demain est un autre jour, inutile de déjà y penser, j’ai assez à faire aujourd’hui.

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Manifestement, la trentaine me rend aussi un peu chiante, veuillez m’en excuser.

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Les merveilleux ressorts de la drague féminine

Par DianeVingtenairets, vingtenairettes, Nina, collègues, lecteurs chéris mon amour
Aujourd’hui un petit article option cosmo/biba. Il se trouve que j’ai eu la récente occasion d’observer le très intéressant -voire un tantinet comique- phénomène de ce qu’on pourrait nommer la « drague féminine », et que dans un élan d’altruisme compulsif  j’ai eu envie de partager avec vous ce beau moment de démonstration plus ou moins subtile des conséquences plus ou moins subtiles elles aussi de l’action des hormones sur le corps et l’esprit féminins.

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Plantons le décor. Etant apprentie prof, quand je ne donne pas de cours j’en prends, avec plusieurs autres profs débutants, de plusieurs matières différentes. Bref, Lundi dernier je rentre donc en RER avec trois collègues, dont une de ma matière (appelons la Pamela), et deux autres (masculins, je précise) profs d’histoire géo (Brandon et Stephen). Et lors de ce long trajet j’ai pu observer non sans intérêt donc que ma collègue ne semblait pas indifférente aux charmes d’un de nos compatriotes mâles (Brandon).


ANALYSE COMPORTEMENTALE DE LA FEMELLE EN RUT

1/ Première technique: éloigner toute concurrence
Etant donné que j’étais danger potentiel en tant qu’autre femelle présente, fraichement brushée de la veille, et en plus connaissant la cible depuis un peu plus longtemps qu’elle, il a fallu m’évincer afin de retenir l’attention un maximum. Ce pourquoi Pamela a  choisi comme sujet de conversation une formation à laquelle ils ont assistés tous les trois, mais pas moi. Elle peut ainsi empêcher ma
participation à la conversation un maximum, et vous pouvez ainsi comprendre le pourquoi de cet article. N’ayant strictement rien à foutre et ne comprenant rien à ce qu’ils disaient, la politesse m’interdisant de sortir mon IPOD, il ne me restait plus comme option pour éviter l’ennui mortel que l’observation sociologique.

2/Deuxième technique: créer un lien social et relationnel avec la cible
Pour cela, plusieurs possibilités: on peut la flatter, s’affirmer passionnée par sa collection de capsules de bière ou rire un peu exagérément au moindre trait d’humour de sa part. Pamela a pour sa part opté pour la fameuse technique du « tissage du lien social par dénigrement d’un tiers ». Je m’explique. Une fois choisi le sujet de conversation qui me mit hors-jeu, elle fit alors preuve d’une déjection de fiel impressionnante à propos des autres gens présents à leur formation du matin. Il s’agit donc de se rapprocher de quelqu’un en s’alliant contre un « ennemi commun », une sorte de bouc émissaire contre lequel on n’a rien en particulier mais qui est bien utile pour se rapprocher de Brandon. Et il ne s’agit même pas de critiquer ses techniques pédagogiques, ou ses qualités humaines, nononon: elle ne s’attaquait à rien de moins que… leurs physiques. Ayant choisi pour cibles uniquement des filles (cf technique n°1), elle menait un listing de leurs défauts physiques, voyageant entre le visage ingrat de l’une et les kilos superflus de l’autre…le tout sous couvert d’une observation purement socio-pédagogique: ça doit être dur le regard des élèves sur soi quand on est moche comme ça… un vrai délice. Et ce qui lui a permis de passer à la troisième technique:

3/Troisième technique: le chleuasme
aaahhh ça, c’est une des techniques préférées des filles. Ce mot barbare et pas très beau (chleuasme) désigne une petite chose toute simple. En gros, après avoir déblatéré sur la mocheté ambiante des filles présentes à la formation ce matin là, elle opte pour un « enfin moi, je me considère pas magnifique non plus, mais bon, dans la norme quoi »…  Et qu’essaye t-elle de faire ici? La même chose que toutes celles qui disent en soupirant « j’suis trop moche », « j’suis trop grosse », « j’suis trop conne »…… c’est à dire d’essayer de faire dire à celui qui est en face de soi que « mais nonnn, t’es pas mooooche ». Le chleuasme consiste donc en un auto-dénigrement (que l’on ne pense pas pour un sou, bien sûr) pour faire dire le contraire à l’autre. Elle attendait là un « attends, t’es vachement mieux qu’elles quand même, un bijou rare des îles malouines, allons coïter dans mon appartement ».

4/quatrième technique: bien se faire voir
Juste après le dénigrement des autres puis de soi-même, Pamela eut un petit temps de pause (pas trop long, quelqu’un pourrait prendre la parole et détourner l’attention de Brandon) puis lança un très spontané « enfin, j’suis pas méchante hein… » qui personnellement m’a bien fait intérieurement glousser. On imagine le petit dialogue intérieur avec elle-même pendant cette pause « merde je viens de passer 10 min à cracher sur le physique d’autres filles je vais passer pour une méchante aigrie faut pas qu’il croit ça sinon exit le coït faut que je dise quelque chose qui fasse sympa pour le détromper vite vite vite….. » et pouf. Et pour compléter le tableau, après avoir passé 14 stations de RER (c’est long, j’vous le dis) à parler d’un truc que je ne comprenais absolument pas, elle se retourne vers moi entre la 14ème 1/2 et la 15ème et dernière station pour commencer un: « au fait, on parle de la formation qu’on a eu ce matin et…..ah tiens, on descend ici. Tu restes bien toi, hein? bon bah salut! »

Je me passerais de davantage de commentaires (pour une fois), et en guise de conclusion ne résiste pas à vous mettre un passage de Nana (experte en chef en ce qui concerne la séduction féminine dans toute sa cruauté et son ingénuité.. ) (Nana est une fille des rues, elle débute en tant qu’actrice dans un théâtre de boulevard et fait bcp d’effet aux hommes, et même  qu’un prince vient la rencontrer dans les coulisses)

« Si Son Altesse veut bien entrer… 
Un cri de femme surprise se fit entendre, et l’on vit Nana, nue jusqu’à la ceinture, qui se sauvait derrière un rideau, tandis que son habilleuse, en train de l’essuyer, demeurait avec la serviette en l’air. 
— Oh! c’est bête d’entrer comme ça! criait Nana cachée. N’entrez pas, vous voyez bien qu’on ne peut pas entrer! 
Bordenave parut mécontent de cette fuite. 
— Restez donc, ma chère, ça ne fait rien, dit-il. C’est Son Altesse. Allons, ne soyez pas enfant. 
Et, comme elle refusait de paraître, secouée encore, riant déjà pourtant, il ajouta d’une voix bourrue et paternelle: 
— Mon Dieu! ces messieurs savent bien comment une femme est faite. Ils ne vous mangeront pas. 
— Mais ce n’est pas sûr, dit finement le prince. 
Tout le monde se mit à rire, d’une façon exagérée, pour faire sa cour. Un mot exquis, tout à fait parisien, comme le remarqua Bordenave. Nana ne répondait plus, le rideau remuait, elle se décidait sans doute. Alors, le comte Muffat, le sang aux joues, examina la loge.  Ce sentiment de vertige qu’il avait éprouvé à sa première visite chez Nana, boulevard Haussmann, l’envahissait de nouveau. 
— Dépêche-toi donc ! souffla Bordenave, en passant la tête derrière le rideau.
Je vous demande pardon, messieurs, dit Nana en écartant le rideau, mais j’ai été surprise…
Tous se tournèrent. Elle ne s’était pas couverte du tout, elle venait simplement de boutonner un petit corsage de percale, qui lui cachait à demi la gorge. Lorsque ces messieurs l’avaient mise en fuite, elle se déshabillait à peine, ôtant vivement son costume de Poissarde. Par-derrière, son pantalon laissait passer encore un bout de sa chemise. Et les bras nus, les épaules nues, la pointe des seins à l’air, dans son adorable jeunesse de blonde grasse, elle tenait toujours le rideau d’une main, comme pour le tirer de nouveau, au moindre effarouchement.
— Oui, j’ai été surprise, jamais je n’oserai… balbutiait-elle, en jouant la confusion, avec des tons roses sur le cou et des sourires embarrassés.
— Allez donc, puisqu’on vous trouve très bien ! cria Bordenave.
Elle risqua encore des mines hésitantes d’ingénue, se remuant comme chatouillée, répétant :
— Son Altesse me fait trop d’honneur… Je prie Son Altesse de m’excuser, si je la reçois ainsi…
— C’est moi qui suis importun, dit le prince ; mais je n’ai pu, madame, résister au désir de vous complimenter…
Alors, tranquillement, pour aller à la toilette, elle passa en pantalon au milieu de ces messieurs, qui s’écartèrent. »
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Et toi, c’est quoi tes loisirs ?

L’autre jour, je lisais négligemment un magazine féminin (je ne sais plus lequel c’était, il me semble que c’était Glamour dans le métro mais c’est peut-être Biba dans mon lit) quand un mini paragraphe dans la rubrique travail attire mon attention : « attention à ce que vous mettez dans la rubrique loisirs ». Et là, catastrophe : tout ce que je mets n’est pas bon.

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Je vous explique un peu le concept : en gros le magazine explique qu’il ne faut pas mettre des choses trop génériques comme lecture. Ce que moi, j’ai mis parce que oui, dans mon temps libre, je lis et beaucoup et de tout. Alors je mets quoi puisque c’est une réalité ? Je remplace lecture par tricot ? Bon, je peux éventuellement détailler ce que je lis mais mon CV fait déjà deux pages (ok, une page et demi), je crois qu’on s’en fout un peu que je détaille mes loisirs. Non ?

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Je me souviens, il y a 5 ans, à l’époque où je fréquentais Arnaud (ouhlà, ça remonte à loin, hein !), on papotait CV puisqu’à l’époque, je débutais ma recherche d’emploi et il m’expliquait qu’il fallait toujours mettre un sport collectif en loisirs genre « j’ai l’esprit d’équipe ». Sauf que je ne pratique aucun sport collectif. Je peux éventuellement dire que je fais de la plongée, c’est un club, il faut savoir faire confiance aux autres et agir avec intelligence pour ne pas mettre les autres en danger…  Mais après, c’est vrai que natation ou sport en salle, ça fait un peu autiste. Sauf que je suis suffisamment sociale dans ma vie pour avoir de temps en temps besoin de me retrouver seule avec moi-même et mes muscles pour réfléchir un peu. Rêvasser beaucoup. Parce que mine de rien, l’heure de natation passe beaucoup plus vite quand je rêvasse, c’est un fait.

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C’est vrai qu’en lisant mes loisirs, ça peut donner l’impression d’une fille curieuse et touche à tout mais solitaire. La lecture et l’écriture impliquent une activité solitaire, la photographie aussi. D’ailleurs, à y repenser, la photographie, c’est un peu abusé, je n’en fais pas beaucoup. Quand je voyage, je mitraille comme une folle (limite, je suis un vrai boulet à base de : « haaaaaan, attends, je veux prendre une photo ! ») mais en dehors de ça, je n’en fais quasi pas. Des fois, je me dis que le week-end, au lieu de végéter en pyjama, je pourrais et même devrais prendre mon appareil photo et me promener dans Paris histoire de prendre des clichés mais la flemme. De toute façon, mon objectif est pourri mais promis si je gagne au loto, je m’en achète plein ! Ah, on me murmure à l’oreille que je ne joue pas au loto. Je suis maudite.

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Autre élément très risible de mes loisirs : « musique (pratique du violoncelle pendant 1 an) ». Si ça, c’est pas un foutage de gueule… Déjà, dire qu’on aime la musique, c’est un peu ne rien dire, tout le monde aime la musique. Oui, j’en écoute très souvent mais je ne suis pas pointue en la matière. Quant au violoncelle, j’en ai fait d’octobre 2003 à juin 2004… Bon, je vais le virer, faudrait pas qu’on me pose des questions dessus, ce serait gênant.


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De façon générale, on peut se demander la pertinence de cette rubrique loisirs. Est-elle lue ? Oui, on m’a déjà posé des questions dessus, elles sont un petit bonus. Je me dis qu’à priori, le mien pue la fille un peu solitaire, certes autonome mais solitaire. Mais je ne vais pas rajouter « sortie entre amis », pourquoi pas « cuitage institutionnel et langue de putage », tant qu’on y est ? Au pire, je joins une photocopie de mon agenda. Par exemple, la semaine qui vient : lundi, verre entre filles, mardi, plongée, jeudi, verre entre filles, mercredi ou vendredi verre avec un pote. Et la semaine dernière ? Mardi, plongée, mercredi, verre entre copines (mais  annulé), jeudi, dîner entre collègues et ce week-end, déménagement de Vicky (ce fut épique). Heu… Non, là, ça fait la fille trop fêtarde du coup…

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Finalement, après réflexion, je déclenche la sonnette d’alarme : la rubrique loisirs est de loin la plus casse-gueule.

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De la perpétuelle insatisfaction

Durant mon week-end à Marseille, je me suis adonnée à l’un de mes vices préférés : la lecture de magazines féminins. J’en lis certes moins depuis quelques temps (je plaide coupable, j’ai jamais racheté Grazia), sans doute par lassitude mais dans le train, c’est une tradition : je lis du féminin.



ET dans l’un d’entre eux (Biba ou Marie-Claire ?), je découvre un article sur l’insatisfaction chronique : ma vie n’est jamais assez parfaite. Oh bah tiens, ça parle de moi, pour une fois. Oui parce qu’entre les articles sur la durabilité de mon couple et l’éducation de mes enfants, j’ai parfois l’impression qu’on m’oublie un peu. Les articles pour célibataires traitent en général de la quête de l’amour. Moi, je ne quête pas et j’aimerais plus qu’on me donne des bons plans pour voyager seule et pas cher, par exemple. Enfin bref, un article qui me correspond, je plonge dans sa lecture puis je réfléchis.



Eternelle insatisfaite ? Oui. Je rêve en permanence des lendemains meilleurs. Non que mes aujourd’hui soient mauvais. Maintenant que ma mini déprime automnale est passée, je suis bien dans ma vie mais voilà, y a toujours cette envie de mieux. Et je me demande si cette envie n’est pas quelque peu surréaliste. Posons les choses : côté boulot, je ne cherche pas à bouger, je me pose quelques temps au même poste, normal, j’ai déjà pas mal bougé dans le passé et j’ai encore beaucoup à apprendre ici. Côté amour, en ce moment, pas envie, pas le temps. J’y reviendrai dans un autre article, peut-être. Là où je veux m’améliorer, c’est sur l’à côté. Parce que je ne veux pas que ma journée se résume à : « je me suis levée, je suis allée travaillée, je suis rentrée, j’ai mangé en jouant à yahoo ! jeux (foutue addiction, surtout qu’ils ont un jeu de Uno en ligne) puis je me suis couchée après la petite douche qui fait du bien et qui me fait sentir bon. » Affreusement métro-boulot-dodo, yerk ! Si on considère que je quitte le boulot entre 19h et 20h et que je me couche entre 1h et 3h, ça me fait quand même quelques heures pour faire des choses. Ecrire (et autre chose que du blog), apprendre le russe, faire du sport, apprendre des tas de choses en fait. Sauf qu’il est vrai que le soir, je rentre, je suis passablement vidée.


Et si finalement, je voulais trop ? L’autre soir, dans le métro (ou c’était un matin, je sais plus bien mais ce n’est pas très important. Quoi que je ne prends pas le métro le matin donc c’était le soir mais où allais-je alors ?), je me demandais quelle utilité j’avais d’apprendre le russe, par exemple. Professionnellement, ça ne me servira à rien (sauf si je reviens vers le journalisme mais être journaliste en Russie, c’est parfois un peu mortel) si ce n’est à me cultiver. J’ai envie d’apprendre à tricoter (plus que ce que je fais) et à coudre mais me ferai-je réellement des fringues ou même des trucs ? Non, je me connais, je m’y mettrai deux heures et après, plus du tout. Pourtant, y aurait moyen de faire des trucs sympas… Puis j’ai envie d’apprendre sérieusement à utiliser illustrator, photoshop… Toujours pas pour le boulot, aucune compétence de graphiste ne m’est demandé mais pour moi.



(c) Studio Poana

En somme, j’aimerais être moi en mieux, une fille qui ferait du sport tous les jours (bon, j’en fais, hein, mais j’ai tendance à vite sécher pour rien genre « non, là, je vais aller dormir plutôt) donc plus ferme, plus cultivée car je lirais tous les newsmag ainsi que des romans, qui parlerait un peu le russe, saurait faire des vêtements et des illus de folie sur ordinateur, tout en ayant le temps d’écrire. Bref, j’aimerais être plusieurs personnes. D’un autre côté, je me connais, j’aurai encore envie de faire d’autres trucs si tant est que je puisse faire tout ça, je voudrais me remettre au violoncelle… Eternelle insatisfaite.



Alors du coup, faut-il baisser un peu les ambitions ? Parce que bon, vouloir, c’est bien mais en plus, je ne supporte pas d’être faible, de ne pas savoir. Exemple type : je veux savoir dessiner mais genre on me donne un crayon et je vous fais un truc de folie. Finalement, je me dis que pour rendre ma vie plus belle, faudrait pas forcément que je m’améliore, juste que j’accepte mes imperfections et que je fasse les jours par plaisir et pas « pour devenir meilleure ».


Приходите завтра, я начинаю Русский




NB : La phrase précédente est du google translation donc il y a de fortes chances que ça ne veuille rien dire du tout.

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Tsunami en la demeure

Aussi incroyable que ça puisse paraître, je ne suis pas morte. Personne de mon entourage n’a passé l’arme à gauche non plus. Ma petite absence en ces lieux s’explique par une déprime passagère qui me rend à peu près aussi drôle qu’un tableau de Munch et mon week-end à Marseille pour Buzz Paradise que je vous raconterai quand j’aurai retrouvé toute
ma joie de vivre car ce week-end fut une belle réussite pour l’agence à mes yeux et je veux leur rendre hommage à juste titre. Et pour ceux qui en douteraient, non, je ne bosse pas chez eux. La preuve, je ne vis pas au Luxembourg.


Donc je disais qu’en ce moment, c’est pas la joie alors plutôt que de griller un sujet intéressant (ou non) en écrivant un article mal tourné car nous savons tous ici que mon humeur influe sur la qualité de ma plume, je pars en freestyling. Non, ici, point de chouinage à base de la vie c’est moche. De toute façon, mes soucis étant liés au boulot, je préfère ne pas raconter, de peur de trop en dire. Rien d’essentiel, je ne risque pas du tout ma place, que du chiant de toute façon. Comme a dit Anthony, le mec de ma sœur : « vous faites vraiment un métier de con… » (le vous intégrant ma sœur). Pas tout à fait faux quand on voit les drames qui sont les nôtres. Dans quelques temps, ça me fera hurler de rire à m’en taper les cuisses mais là, un peu moins. De toute façon, l’unanimité de mes relations me signale que je suis un peu trop impliquée et qu’il faudrait que je lève le pied. Moi-même, je me le dis, c’est pour dire. Même mon horoscope de Biba (je crois) a dit, je cite : « les amours ? Pas le temps, vous ne pensez qu’à votre carrière ». Pas faux mais en même temps, en ce moment, les mecs que je rencontre ont tous de sérieux problèmes avec les femmes en général. Des fois, je regrette un peu de ne pas avoir fait d’études de psychologie, je suis un tel aimant à tarés que je ferais fortune si j’avais mon cabinet. Oh, je créérais un blog psy ! Genre venez étaler vos névroses en comms, je vous analyse. J’aurais du pain sur la planche, déjà que certains ici me font halluciner par le contenu de leurs propos alors que je ne soigne personne… Mais faut dire aussi que j’ai le don de trouver mignon des mecs qui se révèlent être des connards.nPas forcément avec moi, d’ailleurs. Là, par exemple, j’ai croisé un mec en soirée au tout début de l’été, un croisement si furtif qu’il ne m’a pas vue, j’avais juste son prénom. Un jour, une amie me parle d’un blogueur dont je ne connais que le pseudo, elle me montre sa photo, j’ai un doute… On dirait le même mec. Et bien tout à l’heure, en furetant sur viadeo, j’ai eu confirmation que c’était le même mec. Ce mec qui incarne à la perfection mon style d’hommes est donc un type peu fiable. Merde. Pour la petite histoire, j’ai retrouvé ce jeune homme… dans les contacts de ma sœur.

On peut draguer sur viadeo ou c’est mal vu ?


Enfin, il faut voir le verre à moitié plein, je dois m’y forcer. Mes problèmes sont ponctuels, peu importants, rien de grave. Dans quelques temps, j’en rirai de bon cœur (sans me taper les cuisses cette fois, ça fait mal à force). Je pensais que 2009 serait un cru aussi bon que 2007, pour le moment, hors changement de poste, y a rien de vraiment particulier mais j’ai envie de lui laisser une chance de me prouver le contraire à 2009. Il reste deux mois et demi. A moi de me bouger pour faire un truc de plus de positif, un truc qui restera. Non mais c’est vrai, zut, les années impaires sont mes années, j’adore le chiffre 29 et depuis que j’ai 29 ans, il ne se passe rien de notable. Faut que j’attende la trentaine ? La trentaine, mon Dieu… D’ailleurs, ça y est, depuis presque 15 jours, j’ai 29 ans « et demi », comme quand on était petit, je dégringole vers l’autre côté. Suis-je censée commencer à réfléchir très fort à une liste de choses à faire avant 30 ans ? Non parce que j’ai pas trop d’idées, là… En même temps, en cinq mois et demi, il ne me reste pas le temps de faire beaucoup de choses, des petits trucs, plutôt. Et non, je ne sauterai ni d’un avion ni d’un pont, dussé-je avoir un élastique ou un moniteur avec un parachute dans le dos (bien que ça puisse être un volet intéressant pour où trouver l’homme mais je me pense sincèrement incapable de le faire).


De toute façon, faut que j’arrête de toujours me mettre des échéances pour tout, ça sert à rien.

Bref, voilà, je finis là cet article sans queue ni tête. Dès que ça va mieux, je vous raconte mon week-end marseillais, mon avis sur adopteunmec (ça va saigner), le fait que je suis toujours insatisfaite et j’avais vu un autre sujet pas mal dans Glamour ou Biba ou Cosmo (j’ai pas encore lu Marie-Claire) à développer. Ah et il faudra à tout prix que je vous parle d’une asso aussi !



Bon, c’est pas tout ça mais après avoir bu un mug de café, la nature se rappelle à moi.

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Hugo m’a donné la foi…

Par Diane

Parce que de temps en temps il fait bon prêcher pour sa paroisse et se rappeler ce pourquoi et ce en quoi l’on croit.
J’ai acquis avec le temps une sorte de conviction qui me fait dire que l’homme ne peut pas vivre sans une sorte de croyance, sans avoir foi en  quelque chose. Sinon c’est juste trop dur, d’avancer sans savoir ou, ni pourquoi.
Pour beaucoup, ça va être la foi en un dieu. Soit. Personnellement, Dieu, je n’y crois pas. Et la meilleure « preuve » que je puisse trouver à mon sens à la non-existence de Dieu, bah c’est tout simplement que j’aimerais mieux y croire. Le sens de la vie, la vie après la mort….dieu donne un peu trop toutes les réponses à nos angoisses les plus profondes pour être crédible, à mon sens je le répète.
Pour ceux qui ne croient pas en dieu, il reste d’autres choses en quoi croire: certains vont croire en la raison, d’autres au hasard, d’autres encore aux mathématiques, et vont chercher là dedans les explications à leurs questions existentielles. Il y a des hommes capables d’expliquer tout l’univers avec une équation. En ce qui me concerne, je suis plutot du genre rationnel, et j’ai tendance à aller chercher les réponses à mes questions dans les livres. Quand je ressens un besoin particulier, je me dirige vers ma bibliothèque ou celle des autres et va y puiser de quoi le combler, ou du moins en partie.

Parfois, il m’arrive de ne pas comprendre un comportement humain. Le mien, celui d’un autre. Alors je me penche vers ceux qui ont passé du temps et de l’encre à tenter d’expliquer ce genre de choses. Psychologie, psychanalyse, neuro-biologie (vulgarisé, hein…)…chacun y va de sa petite théorie. Et que je crois en l’une ou en l’autre ou pas, ça donne toujours des clés d’explication.

Parfois, encore, quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle, on a envie d’y échapper quelques instants, et je me dirige alors vers Sherlock holmes, Philéas Fogg, M. Jourdain,  Rodrigue….rien que le fait de tourner les pages a quelque chose de confortant, chaque froissement de page tournée nous éloignant un peu plus du lourd fardeau du temps qui brise nos épaules et nous penche vers la terre.

Et puis parfois, toujours, souvent me vient l’envie de ce sentiment très étrange -que je ne me suis jamais parvenu à expliquer mais dont j’espère ardemment qu’il ne disparaitra jamais- que je ressens parfois, au fil de mes lectures. Je lis, mes yeux parcourent les lignes, et puis tout à coup, au détour d’un vers, d’une virgule, ou même sur le suspens d’un mot, je m’arrête, sans même m’en rendre compte, et je retiens mon souffle un moment, de peur de la voir s’échapper, cette petite émotion fugitive mais d’une densité émotionnelle et esthétique extraordinaire, que faute de mieux (et qu’on me pardonne  la banalité de l’expression) j’appellerai simplement la beauté du mot. Le mot qui dans un tout autre contexte n’est rien qu’un signe, un assemblage de lettres arbitraire à qui l’on a donné un sens, mais qui à cet endroit précis du texte s’auréole d’une sorte de magie fugace qui nous maintient en l’air quelques secondes, nous fait lever les yeux du texte et suspendre notre lecture un instant, en tentant de la retenir encore un peu.

Ces petits instants là sont rares et précieux dans une oeuvre. A mon sens, on reconnait un bon écrivain à ce qu’il est capable, ne serais-ce qu’une fois, d’engendrer de tels instants. Allez, je vous en donne un des miens, ne serais-ce que pour mon plaisir égoiste de le relire. (Par une sorte de superstition je pense, je ne relis pas trop souvent mes petits moments de beautés fugaces préférés, je crois que j’ai peur que si je les lis trop souvent, ils vont s’échapper)
Dans l’acte V scène 5 de Cyrano de Bergerac, à la toute fin, Christian est mort depuis longtemps, Cyrano n’a jamais avoué son amour à Roxanne, et continue tous les samedis à aller la voir au couvent où elle s’est recluse. Ce samedi ci, Cyrano a été victime d’une attaque, il arrive au couvent blessé (sans que Roxanne ne le voit, il dissimule sa blessure), et agit comme d’habitude, tout en sachant que la mort n’est pas loin. Le soir tombe, ils sont dehors, un soir d’automne, et regardent les feuilles mortes tomber.

ROXANE
A ce moment, un peu de brise fait tomber les feuilles.

CYRANO
Les feuilles !

ROXANE, levant la tête, et regardant au loin, dans les
allées

Elles sont d’un blond vénitien.
Regardez-les tomber.

CYRANO
Comme elles tombent bien !
Dans ce trajet si court de la branche à la terre,
Comme elles savent mettre une beauté dernière,
Et malgré leur terreur de pourrir sur le sol,
Veulent que cette chute ait la grâce d’un vol !

Voilà, juste quelques vers, et peut-être qu’à vous cela ne fait strictement rien, mais à moi cela me hérisse jusque les poils du nez.

Alors voilà pourquoi, voilà pourquoi à tous ceux qui me répètent et me répèteront que la littérature, ça ne sert à rien, que ce n’est pas « utile », que ce n’est pas ça qui va relancer l’économie, qu’il faut faire S si on a des bonnes notes en maths même si on n’a absolument aucun intérêt en la matière, à tous ceux là je leur répondrais que nous n’avons pas la même notion de l’ « utilité », voilà tout. Qu’il y en a qui n’ont pas pour but absolu dans la vie de faire plein de fric.
Notre président a répondu aux plaintes des enseignants sur les réformes de l’enseignement que ces réformes allaient permettre de les payer plus. Les enseignants lui ont répondu que l’argent ne faisait pas partie de leurs revendications, et  que ce qu’ils voulaient c’était des formations solides et des professeurs compétents dans leur matière. Mais peut-il simplement saisir cela? Que le progrès puisse consister en autre chose qu’avoir un plus haut salaire?
Je n’ai pas envie que cet article dérive en pamphlet politique, déja parce que je ne m’en sens pas capable, et ensuite parce que ça m’emmerderait profondément, mais il faut avouer que il y en a un qui a particulièrement le don de m’énerver, quand il s’y met.

Donc je me permettrais juste de répondre aux propos de notre président dans un discours fait à Lyon en 2007:
« L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! »

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai pas particulièrement envie de vivre dans un monde où les professeurs de français lisent la princesse de Clèves et la guichetière Biba. Et à mon humble avis cela relève d’un esprit aussi étriqué que stupide de penser qu’il faille un bac + 5 pour apprécier un livre, un film ou un tableau. L’art et la culture, c’est pour tous, et il revient à certains de les rendre abordables à d’autres, de les rendre compréhensibles.

Et pour conclure, je ne résiste pas à vous citer quelques passages de Victor Hugo à propos de Napoléon le Petit (Napoléon III) qui pourront vous sembler un brin familiers et qui parlent d’eux mêmes.

 » Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être.  Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le
mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.  L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé. »

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Au nom de l’esthétique, interdisons le botox

De temps en temps, je me plonge dans la presse people, un peu pour mon boulot même si j’ai ordre de ne plus trop m’occuper du site people pour concentrer mes efforts sur mes deux autres site, mais aussi pour le côté gossip qu’on trouve sur certains sites. Ok,
se moquer, c’est mal, gna gna gna mais on ne va pas non plus pleurer des liftings ou liposuccions ratées non plus.

Or depuis quelques temps, nous avons de plus en plus droits à ces visages figés plastifiés effrayants : le botox a encore sévi. Quand on regarde des Nicole Kidman, des Madonna, des Rosanna Arquette, des Demi Moore, j’en passe et des meilleures, j’ai peur, franchement. C’est le bal des sorcières et pas des sorcières sexy à la Charmed, non, les vraies sorcières qui font peur. A l’arrivée, on ne sait plus si c’est la star elle même que l’on voit en photo ou sa statue de cire, c’est troublant. Et quelque part, ça me navre.


Je peux comprendre que quand on a un métier public, on est obligé de faire attention à son image. Les femmes que j’ai citées, leur visage et leurs corps sont un outil de travail qu’elles sont contraintes de plier aux canons de beauté en vigueur. La minceur et la jeunesse sont à la mode, faisons du sport voire liposuçons nous, botoxons et liftons nous. Quand nous, on fait un bilan de compétences, elles, elles passent chez leur chirurgien esthétique. On pourrait les blâmer, leur cracher à la figure que c’est leur faute si nous, pauvres anonymes, sommes obligées de rester minces quoi qu’il arrive et de s’étaler des dizaines de crèmes sur la tronche pour paraître éternellement jeunes. Perso, je fais du sport pour avoir un corps au top et je m’étale tout un tas de produits sur mon petit corps qui ne demande rien mais j’assume : c’est aussi parce que j’aime bien. Surtout parce que j’aime bien. J’ai même commencé l’antirides mais on subit les influences que l’on choisit, finalement.

Seulement, arrive un moment où la course à la beauté provoque des dégâts considérables. Je ne relancerai pas le débat sur la minceur, la minceur est un critère de beauté comme les cheveux longs : tous les hommes n’en sont pas fans, question de goût. Mais certains aiment. Par contre, ne me dites pas que ces visages plastiques et effrayants puissent réellement plaire à quelqu’un et en premier lieu aux propriétaires de ces dits visages. On se retrouve avec des stars de 40 ans qui en paraissent 20 quand elles sont botoxées et maquillées mai elles ont toute la même tronche et je ne parle même pas des implants faciaux pour avoir de bonnes joues rebondies, les injections de collagène qui les font ressembler à Daisy Duck ou autre… Du coup, on se retrouve avec une Meg Ryan qui ne ressemble plus à rien, à part à une starlette qui refuse son âge. Mais au secours quoi ! Et que dire de Madonna qui, sur certaines photos,
ressemble à une sœur cachée des frères Bogdanov… Brrrrr, ça m’en fait froid dans le dos. On gueule parce que ces femmes n’ont pas le droit à un kilo en trop. Là, on oublie la question de la morphologie, certaines femmes sont naturellement minces. Quand je vois ma collègue, Louise, qui revient de son congé maternité aussi mince qu’avant sa grossesse, c’est naturel. Cette femme est taillée pour être mince, elle ne s’est pas fait liposucée. Mais par contre, notre visage se marque au fur et à mesure du temps et ce n’est pas un drame, c’est juste la vie. Dans ma famille, on ride peu mais je sais quelles rides j’aurai parce que c’est génétique, je sais que j’en aurai sur le front et autour de la bouche en premier mais je vais pas commencer à m’injecter du poison dans la figure pour retarder l’inéluctable.  On peut retarder l’inéluctable, rendre son corps tonique et utiliser des crèmes pour garder une élasticité de la peau mais se la figer, pitié. Nous connaissons l’âge de ces femmes, qui veulent-elles tromper ?

Et quelque part, ce qui est dramatique, c’est de lire des articles comme dans Biba qui exalte ces quadragénaires et quinquagénaires qui font de la pub en nous expliquant que le jeunisme est mort. Mais c’est archi faux. Le jeunisme est plus que jamais d’actualité, au point que des femmes ne peuvent plus rire, qu’elles ont perdu tout leur charme pour se ressembler les unes les autres et sortent même avec des petits jeunes. Et on veut me faire croire qu’elles acceptent leur âge ? Heu… Comment dire ? Vous êtes sérieuse là ? Quand on voit Demi Moore avec sa fille, on a du mal à savoir qui est la mère de la fille. Elle a limite l’air plus jeune que moi avec ma mini ridule sur le front.

Ceci étant, moi, j’attends. Le botox est une technique récente, on ne connaît pas les effets à long terme. Pas sûr que dans une dizaine d’années, quand je flirterai avec la quarantaine, on se précipitera encore à se faire des piqûres pour se faire injecter un poison végétal pour avoir l’air plus jeune. Peut-être que d’ici là, on se rendra compte que pouvoir rire ou avoir des expressions faciales est finalement plus important. Ou que, comme les hommes, les femmes ridées ont un sacré potentiel de séduction.

NB : Ayant mis deux heures (pour de vrai) à mettre les deux images, je laisse tomber. Vieux pc agonisant (pas celui du virus, l’autre, 6 ans d’âge). Mais bon, des gens meurent en Palestine, bordel.

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Est-il si difficile de sex-primer ?

Dans le couple, il y a un sujet qui peut être rapidement source de tension et qu’il est difficile d’aborder : le sexe. Je ne parle pas de conversations genre « chéri, t’es tenté par ça ? » mais bien les conversations « chéri, faut qu’on rectifie le tir ! ».

Le week-end dernier, je rentrais donc sur Paris avec ma réserve de Glamour, Cosmo, Biba… quand je tombe sur un article sur la question. Ah oui, oui, c’est tout à fait ça. C’est bizarre comme le sexe reste relativement tabou, même dans un couple, à partir du moment où il touche les performances. Aujourd’hui, ou t’es un bon coup ou tu t’enterres vivant, il n’y a aucune alternative. J’ai beau répéter que le bon coup absolu n’existe pas et qu’une bonne sexualité se construit petit à petit, je suis la première à avoir un peu de mal à aborder le sujet, de peur de vexer.

Un exemple au hasard : Gabriel. Depuis le temps qu’on couche ensemble, on se connaît bien sur ce plan là mais y a un truc qui me titillait un peu et je n’osais pas trop mettre le sujet sur le tapis de peur de le blesser. L’autre jour, on discute sur MSN et là, c’est lui qui aborde le sujet et en même pas 5 minutes, le « problème » est réglé. Là, je me suis quand même sentie très conne : ça faisait quelques mois que je me demandais comment gentiment aborder la question sans pour autant le vexer et là, c’est lui qui le fait tout
seul comme un grand. Finalement, il n’y avait aucun drame dans l’affaire.

Mais il n’en reste pas moins que parler sexe avec son compagnon reste difficile, surtout quand il s’agit d’un souci. Parce que partager ses fantasmes, tout le côté positif, là, oui, c’est facile. Mais le « en fait, ce serait mieux que tu fasses ceci ou cela parce que là, ça ne me fait rien », faut arriver à le placer sans que l’autre nous fasse un complexe du « je suis un mauvais coup ». Parce que franchement, selon la façon dont c’est dit, ça peut être vexant. Si un mec me dit « non mais fais pas ça comme ça, j’aime pas », si je suis dans une période de sensibilité exacerbée, ça peut dégénérer en « je suis le pire coup du monde ». Pourtant, il y a des manières de dire les choses qui font que ça ne me choque pas. Par exemple, si je prends Laurent que j’ai revu récemment, c’est le gars qui aime demander précisément ce qu’il veut mais vu que je sais que c’est sa façon de fonctionner, je ne le prends pas pour moi. Et je me dis qu’en plus, il a raison.

Après tout, pourquoi dramatiser tout alors qu’on veut juste du mieux pour tout le monde ? Oui, pour tout le monde. Enfin, je sais pas vous mais moi, en général, j’apprécie quand on est deux à prendre notre pied. Déjà, de façon totalement égocentrique et orgueilleuse, j’aime qu’on me dise « ah, dis donc, j’avais jamais pris autant de plaisir » ou assimilé. Ouais, je sais, c’est nul mais en fait, l’idée n’est pas « ouais, je suis un bon coup, je suis trop fière de moi et je vais le raconter à tout le monde », vu que je pense que tout le monde s’en fout, mais bien que j’ai réussi à lui procurer un maximum de plaisir et on est quand même là pour ça. Du coup, à partir du moment où on dépasse le one shot, je pense qu’il est plus malin pour les deux parties impliquées de s’exprimer directement sur le sujet. Ce n’est pas que tu es un mauvais coup, sinon, je ne serais pas revenue, mais que nous n’avons pas exploité tout le potentiel érotique qui s’offre à nous.

Ouais, la prochaine fois, je vais dire ça. Après tout, le but du sexe n’est-il pas de se faire plaisir le plus possible ? Quand je dis « se », c’est
se faire plaisir à soi et à l’autre, bien sûr. Ce serait con de passer à côté d’un feu d’artifice juste parce qu’on a peur de dire que ça, ce serait mieux. Finalement, tout vient encore de cette foutue sacralisation du sexe et culte de la performance.

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