Cienfuegos, la seule ville coloniale française de Cuba

Le 13 mars – Dernière plongée du séjour, encore un joli moment avec des poissons perroquets et un banc de chirurgiens, encore une langouste… A la fin, je reste un peu à barboter dans l’eau, comme à mon habitude… 26°, un bonheur.

Guajimico - Cuba - Centre UCPA Pelican

Enfin un peu de temps de repos ! Après la douche, on file lézarder en bord de piscine avec ma coloc, je peux rattraper un peu mon retard sur ce journal tout en sirotant une piña colada. On file au restaurant, la majorité des grumeaux s’étant mis à part mais on ramasse la pire qu’on taquine un peu sur ce qu’elle raconte sur son baptême de plongée (“non mais c’est sympa mais je comprends pas trop l’intérêt, j’aime pas les poissons”).

Ecrire au soleil

14h30, on décolle pour Cienfuegos, très très jolie ville, la seule fondée par les Français sur l’île. On commence par le joli théâtre, un peu abîmé mais franchement adorable. Mon regard a du mal à se détacher de la scène où un groupe de danse répète son show. La porte ouverte sur l’arrière de la scène transforme chaque danseur en ombre chinoise, notamment cette femme aux formes affolantes et au profil sublime qui m’offre quelques pauses parfaites pour mes photos.

Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba

A la sortie, notre guide nous fait faire rapidement le tour de la place centrale avec de magnifiques bâtiments et un parc central garni de très nombreux sièges. Une architecture néoclassique qui me rappelle un peu certaines maisons à Rhodes mais en beaucoup plus coloré. Je commence à sillonner avec ma coloc, on cherche du café qu’on ne trouvera jamais. On retrouve une fille sympa du groupe un peu plus loin, on fait le marché, je m’achète un petit carnet cubain auquel je n’ai pas encore trouvé d’utilité (six mois plus tard, toujours pas), des maracas pour Saturnin et Pivoine… et moi, histoire de rajouter du bordel sur mon bureau. on arrive sur le front de mer et je suis légèrement déçue car dans ma tête, j’imaginais une petite plage… Pas du tout. Mais le reste de la ville me plaît, les couleurs, les cabines téléphoniques qui nous paraissent si anachroniques… La petite brise qui souffle rend la balade particulièrement agréable.

El che au dessus d'une laverie à Cienfuegos, Cuba Vieille voiture dans les rues de Cienfuegos Architecture remarquable à Cienfuegos, Cuba Une rue de Cienfuegos Une boîte postale à Cienfuegos Cabines téléphoniques à Cienfuegos Front de mer à Cienfuegos à Cuba Front de mer à Cienfuegos à Cuba Une belle façade à Cienfuegos Kiosque de la place centrale à Cienfuegos

On repart en bus et en longeant le front de mer, nous avons droit à un superbe spectacle à base de rayons de soleil filtrés par l es nuages frappant la surface de l’eau… On arrive dans un quartier assez chic avec villas privées dont pas mal proposant des chambres. On va prendre un verre dans un restaurant de style mauresque qui m’évoque beaucoup Séville… donc complètement décalé. On déguste des daïquiris sur la terrasse avec vue sur la baie. Magnifique.

Cienfuegos, vue au couchant, Cuba Un hôtel de style mauresque à Cienfuegos, Cuba Un hôtel de style mauresque à Cienfuegos, Cuba Orchestre Cubain Le quartier des villas privées à Cienfuegos Couchant sur le bord de mer à Cienfuegos

On repart pour le club français pour dîner, je m’offre un petit verre de rosé pour couper un peu du rhum, très liquoreux. En sortant, je discute avec une des compagnes de voyage qui m’avoue être assez lassée du comportement de divas de certain.e.s. Ah bah je suis pas la seule alors ! Rassurée par cet état de fait, je m’endors de bonne humeur.

Club français de Cienfuegos Club français de Cienfuegos Club français de Cienfuegos

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Où trouver l’homme ? Episode spécial : mais où se cache Nina ?

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

La semaine dernière, j’ai reçu un mail d’un fidèle lecteur sur Facebook qui me demandait quelle était la part de fiction et de réalité dans Où trouver l’homme, notamment sur le fait que dans ces articles, je ne faisais jamais le premier pas. Amusant, avant qu’on me le dise, je n’avais jamais remarqué.


Quand Nina drague dans où trouver l’homme, c’est souvent : « je me redresse, seins en avant, cheveux au vent, sourire ultrabright et j’attends qu’il me remarque ». Pas du tout femme indépendante des années 2000, tout ça. Au départ de la série, j’envisageais plus de décortiquer les lieux de drague sans qu’il ne se passe rien puis à force, je me suis dit qu’il serait sympa d’égayer un peu l’histoire en y intégrant des personnages comme Fabien, Tatiana… Histoire de rendre le tout plus réaliste, que ça fasse vraie histoire de la nana qui cherche l’Homme.  Tout en étant globalement une belle loseuse.

Mais pourquoi est-elle aussi passive ? Parce que dans ma vraie vie, je ne drague pas, en fait. Non, je séduis comme on dit et ça prend un peu plus que trois longueurs de piscine, une descente au ski ou un cycle de machine à laver. Oui, je mets plein de liens pour que les
nouveaux arrivants lisent les anciens épisodes, je suis diabolique, hin hin hin ! Ce n’est pas par timidité, je l’ai perdue en même temps que mes dents de sagesse, à peu près. En fait, c’est un faisceau de plusieurs choses.


En premier lieu, quand je suis à l’extérieur, peu importe où, je ne suis pas très attentive aux individus. D’abord par myopie, ensuite pas distraction et rêverie. Quand je prends le métro, je suis soit en train de lire, soit perdue dans mes pensées. Quand je fais des longueurs de piscine, je suis en train de réfléchir à plein de trucs…et à mater les mecs, ok, mais je n’ai aucune chance au vu de ma propre tenue et il est hors de question que je m’arrête pour draguer, je dois nager tant et si je m’arrête, je perds le rythme. Parfois, il m’arrive de repérer un beau garçon mais c’est une considération esthétique plus qu’un désir qui naît. Il est séduisant, j’enregistre mentalement son visage et ça en reste là. Mais pourquoi ? Parce que je suis une jouisseuse cérébrale.

C’est un fait, un mec qui ne me fait pas rêver sur le plan intellectuel (au sens très large du terme) ne m’intéresse pas. J’y peux rien mais j’ai besoin de sentir que le mec qui me parle est brillant, intelligent et cultivé pour avoir envie de le mettre dans mon lit et que nous ayons certaines connexions intellectuelles. Il m’est déjà arrivé de coucher,avec des mecs avec qui j’avais très peu échangés, ça a toujours été un fiasco sexuel. En général, une fois partis, j’avais plus du tout envie de les revoir. Des fois, ça le fait même avant le
premier baiser, j’ai envie de disparaître tellement je ne me sens pas à l’aise avec le monsieur. Alors avoir envie de me mettre toute nue devant lui pour qu’il remplisse mon vase de son tuyau,,non, non, sans façon.



Donc le bel inconnu ne me séduit pas par son simple physique, j’ai besoin de plus. Or que sais-je du bel inconnu en dehors de son esthétisme qui me plaît. Est-il disponible pour commencer ? Est-il même Français ? Ce n’est pas que je ne veuille pas coucher avec des étrangers mais là, mon personnage cherche une relation durable et si Bel Inconnu n’est là qu’en touriste, ça va être compromis. Même pas dit qu’on trouve une langue pour communiquer. Ce qui peut être excitant pour le coup. Oui, l’exotisme, ça agite ma jouissance intellectuelle.



Au delà de sa disponibilité et du pays dans lequel se trouve sa résidence principale, reste donc l’énorme problème de la compatibilité de personnalité. Avons-nous quelques points communs ? Des centres d’intérêt à partager ? Tout simplement quelque chose à se dire ? Parce qu’en toute honnêteté, je peux trouver un beau mec tout à coup plus du tout attirant juste parce que je n’aime pas sa personnalité. Et l’inverse est vrai, parfois. Il faut un équilibre entre les deux. Oui, je vais pas mentir en disant que le physique ne compte pas mais il n’est pas essentiel.

Alors forcément, comme je ne drague pas et que je vois rarement un mec qui me plaît de prime abord car je suis difficile (en plus) et craque souvent sur un physique particulier où on retrouve un visage mal rasé, un profil magnifique et un regard intense, il est vrai que j’en rajoute un peu. Je pars de situation que j’ai vécues, en général, comme la laverie ou le cybercafé récemment mais dans ces deux lieues, je n’ai vu personne qui me plaisait. Je dirais même : je n’ai réellement vu personne car je n’ai pas vraiment fait attention.

Maintenant, il arrive que j’utilise des éléments réels de ma vie pour les mettre dans ces histoires. L’histoire Fabien est un mix entre une histoire arrivée à une amie et une des miennes. J’ai fait un article sur la laverie car j’ai eu l’occasion d’y aller tout comme au cybercafé aux petites heures de la journée (et ce fut dur). Mais globalement, mon seul but est de raconter la quête effrénée de l’Homme par une nana qui n’a pas de chance et s’y prend de plus comme un manche en utilisant des lieux que nous connaissons tous.

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Mon mec idéal

L’autre jour, je lisais le blog de la salopette et dans un article, elle brosse le portrait de son homme idéal. Ben puisque je peux pas être originale tout le temps, j’en fais autant mais un peu à ma sauce, quand même…
 
« Cher Papa Noël,
 
Je sais que je t’écris un peu tard mais j’ai préféré attendre car je sais que tu étais pris par tous ces enfants qui voulaient leurs jouets. Ma grande générosité m’a donc conseillé d’attendre que tu sois un peu moins pris pour te faire ma demande. En plus, ça va te prendre du temps de me faire mon cadeau mais ça fait longtemps que tu ne prends plus en charge mes cadeaux donc j’abuse un peu.
 
Voilà, moi, je voudrais un homme qui serait rien qu’à moi, beau et super gentil et intelligent et tout et tout. Je te mets les références détaillées, pour pas qu’il y ait d’erreur… C’est pas que je doute de tes compétences (pas du tout même), mais vaut mieux éviter les malentendus.
 
Le physique
Bon, je ne suis pas particulièrement exigeante mais quelques détails tout de même. Pour la taille, ce serait bien qu’il fasse entre 1m70 et 1m80, à peu près. Oui parce que plus grand, c’est pas toujours très pratique. Pour un amant de passage, ça va mais pour un amoureux, c’est une vraie menace pour mes cervicales. Pour le poids, j’ai toujours rien compris au poids masculin donc je vais pas donner de fourchette. En gros, évite les trop bodybuildés, je n’aime pas ça, avec leurs énormes veines qui palpitent, beuuuuh ! Non, moi, je veux un mec normal, avec un petit ventre pour que je puisse poser ma tête dessus et m’endormir en faisant semblant de regarder son super film (tu sais à quel point ça m’arrive tout le temps). Puis de larges épaules, aussi, pour que je me sente en sécurité dans ses bras.
 
Concernant la pilosité, tu fais comme tu veux. J’aime bien quand y a un peu de poils sur le torse parce que ça fait plus viril mais si y en a pas, c’est pas grave. Si y en a plus, c’est pas grave non plus. Tu vois, je suis pas trop exigeante, quand même. Pour la couleur des cheveux, j’avoue que mon passé amoureux m’a prouvé que je préférais les bruns. Oui, je suis plus George Clooney que Brad Pitt. Donc un brun et puis s’il pouvait avoir les yeux verts… Ben, oui, tous les hommes qui ont marqué ma vie amoureuse avaient les yeux verts donc je crois que je dois continuer comme ça. Un vert foncé, de préférence… Puis tu peux lui mettre des lunettes, j’aime bien.
 
Après pour le nez, il faut qu’il soit petit et joli, ça, c’est important. Il faut qu’il soit beau de profil, que je puisse l’admirer en soupirant : « qu’il est beau de profil ! ». Ben oui mais tu comprends, quand on est allongés côte à côte, c’est son profil que je vois donc bon. Pour la bouche, pas trop charnue, s’il te plaît, et des dents nickels. Pas forcément parfaitement alignées à la Hollywood mais pas de chicots, merci. Ah et s’il pouvait avoir une barbe de trois jours en permanence, ce serait fantastique !
 
Quoi d’autres ? Ben, deux bras, deux jambes, deux pieds avec cinq orteils chacun. De grandes mains, de préférence, c’est toujours mieux. Ah par contre, fait en sorte qu’il n’ait pas le nombril qui ressorte, je n’aime pas ça. Concernant son zizi… ben écoute, ni trop petit, ni trop grand, ni trop fin, ni trop large… L’essentiel, c’est qu’il soit en parfait état de marche, j’y tiens !
 
La personnalité
Ouhlala, on n’est pas rendus, là. Alors d’abord, avant tout, il faut qu’il soit drôle. Un beau mec sinistre, moi, j’en veux pas. Mais quand je dis drôle, je parle d’humour fin, quand même, un mec qui éclate de rire parce qu’il vient de lâcher un rot, là, je te jure, je m’en passerai. Je suis bon public mais faut pas déconner. Drôle, donc, puis cultivé et surtout curieux, qu’on puisse s’échanger des connaissances en permanence. Et puis comme il est curieux, on partira en voyage tout le temps (enfin, quand on pourra) pour découvrir de nouvelles contrées. Il aime la lecture, la photo et les promenades. Il aime les chats plus que les chiens et, évidemment, il n’est pas allergique !
 
Bon, il faut qu’il soit patient et qu’il me rassure parce que j’en ai besoin et puis faut qu’il soit calme, genre quand je m’énerve, il me laisse m’énerver mais ne me réponds pas forcément pour me laisser me calmer. Il est sûr de lui mais surtout pas prétentieux. J’ai pas envie de sortir avec une encyclopédie vivante qui étale sa science en permanence et gave de savoirs à la con toute personne qui ne souffre pas de surdité. Je veux pas d’un vantard qui narre très fort ses exploits pour être sûr que la table du fond, là-bas, a bien entendu qu’il avait décroché un contrat de la mort qui tue.
 
Il faut qu’il soit romantique mais pas gnan gnan… Je veux des escapades originales et inventives : pas besoin de diamants pour me séduire, un mot doux glissé dans la poche de mon manteau, ça me suffira. Une balade dans un quartier sympa main dans la main, c’est parfait. Par contre, s’il me fait sa demande en mariage chez Bataille et Fontaine pour que toute la France soit au courant, là, ça va me désappointer.
 
Après, il doit être tolérant : je ne veux ni le modèle raciste ni le modèle homophobe, c’est pas compatible avec la Nina. Evidemment, il adorera mes amis et les siens seront géniaux. Il sera fêtard mais pas trop parce que des fois, passer une soirée à remplir ensemble un sudoku, c’est quand même génial (petit clin d’œil à qui il sait !). Ce serait bien qu’il soit cinéphile parce que, moi, je le suis pas et il pourrait m’initier. Et s’il pouvait aimer le violoncelle et avoir la même discothèque que moi, ce serait parfait.
 
Niveau passion, un artiste, ce serait sympa… De préférence, doué en dessin parce que là, je suis d’une nullité pas possible… Il dessinerait et/ou peindrait, j’écrirais. Evidemment, on sera totalement fan l’un de l’autre. Il faut qu’il ait une imagination débordante, histoire qu’on puisse avoir de supers délires. Et puis un artiste, c’est sensible… Ce serait bien qu’on se comprenne au-delà des mots. Tu vois, quand j’ai le moral à zéro sans raison particulière, il pourrait juste me prendre dans mes bras et me faire un câlinou sans me poser de questions. Mais par contre, si je veux parler, il m’écoute. Ah, et il faut qu’il me parle, aussi, qu’il me dise quand ça va pas, c’est beaucoup mieux. Je ne veux pas être sa mère de substitution (pitié, non !) mais qu’on puisse se reposer l’un sur l’autre quand ça va pas. Ce qui serait bien, c’est qu’il soit attentif à moi sans m’étouffer (promis, ce sera réciproque), qu’on garde un peu notre espace de liberté, quand même.
 
 Par contre, s’il pouvait ne pas aimer le foot… Les autres sports, je m’en fiche mais pas le foot. Après, si tu veux en faire un sportif (du dimanche ou pas), c’est comme tu veux, du moment qu’il me force pas à faire du jogging avec lui…
 
Enfin, pour rester dans le sport, côté brouette… Ben, de la tendresse, déjà, c’est ES-SEN-TIEL ! De la complicité, évidemment. Et bien, en gros, qu’on ait des brouettes sauvages parfois, plus tendres d’autrefois, qu’on partage des fantasmes ensemble mais il est pas obligé de partager TOUS mes fantasmes…
 
Accessoires
Bon, alors, niveau vêtements, j’aime bien le style « chic urbain », genre jean ou pantalon bien taillé, pas trop vieux comme coupe, et j’adooooore les cols roulés ou, mieux, les cols zippés. Classe mais pas trop et que le monsieur mette des boxers, ce serait bien. S’il pouvait éviter de porter des chaussettes de tennis aussi parce que, ça, j’aime pas trop.
 
Niveau famille… Bah, des frères ou des sœurs, je m’en fiche, ce serait bien qu’il ait des neveux ou des nièces, déjà, comme ça, il aura un instinct paternel développé… Non parce que si on se reproduit, ce serait bien que l’un des deux soit à l’aise avec les enfants et comme ce n’est pas mon cas… Ses parents seront comme lui : ni raciste ni homophobe. Pas trop vieille France non plus parce que j’ai pas envie de faire semblant de rester vierge jusqu’au mariage… Déjà que le mariage, bof…
 
Enfin, niveau compte en banque… Ben, là, j’ai pas d’exigence. Bon, s’il pouvait avoir un peu de sous pour qu’on parte en voyage, ce serait bien mais je compte pas faire femme entretenue, je veux mon métier aussi. Puis j’ai l’impression que l’argent rend radin et je veux pas d’un radin. Tu comprends, ces gens-là, à la fin, ils se douchent qu’une fois par semaine parce que l’eau et le savon, ça coûte cher…
 
Bon, voilà Père Noël. Concernant le nom et le prénom, je te laisse choisir mais si je pouvais éviter de me retrouver Mme Nina Mortecouille, j’apprécierais… Pour le métier, pareil, je te laisse choisir aussi, je m’en fiche un peu, il a suffisamment de qualités pour que je n’exige pas que monsieur soit rédacteur en chef (oui parce que du coup, il pourrait m’engager). A noter que pour l’âge, ce serait bien qu’il ait entre 23 et 30 ans et qu’il soit mature, of course.
 
Concernant la date de livraison, je te laisse le choix : la St Valentin (oui, c’est une fête commerciale de merde mais je l’ai pas eu pour Noël alors bon…) ou alors pour mon annif en avril mais c’est peut-être un peu loin… En même temps, la St Valentin, c’est trop près… Bon, on a qu’à dire pour l’équinoxe du printemps, voilà, au milieu.
 
Merci de m’exaucer Père Noël, promis, l’an prochain, je laisserai des gâteaux près de la cheminée.
 
Bisous
 
Nina 
 
PS : J’aurais bien demandé à ton pote, le petit Jésus, mais ça m’a pas porté chance la dernière fois que je lui ai demandé un truc. Il serait foutu de me le livrer en version homo. Bon, je le donnerais à Gauthier mais pfffff !
 
PPS : S’il pouvait venir habiter dans l’appart qui vient de se libérer dans mon immeuble, ce serait génial ! 
 
PPPS : Si tu en as un de bien en stock et qu’il ne ressemble pas exactement à mon portrait, je ne t’en voudrai pas ! »
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Les couples jumeaux

C’est l’été. En cette saison si particulière, les gens se promènent à moitié nus, mains dans la mains, parfois langue contre langue, ce qui peut parfois être limite gênant. Je n’ai rien contre les couples qui s’embrassent dans la rue mais quand on les sent prêts à se grimper dessus, on se sent parfois de trop.

Ayant commencé un nouveau stage assez loin de mon domicile, je passe une partie non négligeable de ma journée dans les transports en commun et c’est
assez pénible, pour tout dire. Je vous explique : quand je quitte mon domicile vers 8h45, il fait frais, je marche vite dans la rue pour me réchauffer. Arrivée au RER, je me prends 10 degrés de plus dans la figure, ce qui détruit irrémédiablement mon maquillage grâce à une suractivité soudaine de mes glandes sudoripares. Dire qu’avant de partir, j’avais appliqué méticuleusement mon déodorant et recouvert ma peau d’un peu de parfum, tant d’efforts ruinés en quelques secondes…

Devant survivre à plus d’une demi-heure de ballotage dans de vieilles rames sombres et sales, j’ai une arme absolue : mon baladeur mp3 ! J’ai bien tenté de lire mais ça me rend malade… Assise sur mon strapontin (car je dois me promener avec mon ordinateur portable, je ne veux pas rester debout, il risquerait de se prendre des coups. Et en plus, je le revendique : je suis feignante. Le métro, moi, ça m’épuise), j’observe pas toujours discrètement mes compagnons d’infortune. Les gens font la gueule, surtout les hommes d’affaire en costard cravate (vu la température, je compatis à leur malheur). Mardi, alors que mon regard éteint traînait sur la présentation du trajet que je connais par cœur, j’aperçois deux personnes assises sur les strapontins, côte à côte. Un garçon et une fille. J’ai d’abord pensé qu’ils étaient frères et sœurs : blond, plutôt minces, de taille moyenne avec les mêmes lunettes. Mais leur façon de se tenir (mains dans la main, taille contre taille, bras contre bras) m’a fait comprendre qu’il s’agissait d’un couple. Mon esprit ayant tendance à vagabonder au rythme lancinant des rails, je me mis à réfléchir sur ce couple et, de façon générale, sur les couples.

 Il existe deux dictons sur l’amour : « Qui se ressemble s’assemble » et « Les opposés s’attirent »… Comme ça, tout le monde y trouve son compte. Mais le compagnon ou la compagne que nous choisissons n’est-il pas la meilleure façon de mesurer l’amour que l’on a de soi ? Ce couple jumeau, tendrement et pudiquement enlacé dans le métro n’est-il pas d’un égocentrisme peu commun ? Je m’aime à tel point que je sors avec une personne qui me ressemble physiquement. A l’inverse, si je ne me supporte pas, vais-je choisir une moitié dissemblable de moi ? Pour répondre à cette question, je choisis un cas particulier que je connais bien : moi. Prenons le dernier gars sur qui j’ai craqué, Julien. Physiquement, nous n’avons rien à voir ! Nous aurions pu faire un couple très contrasté. Pourtant, je ne peux pas dire que je ne me supporte pas physiquement… Je ne me trouve pas parfaite (qui peut penser ça de lui, honnêtement ?), il y a des jours où j’aimerais pouvoir me mettre un sac sur la tête pour sortir mais je m’accepte quand même bien. D’ailleurs, dans mes prétendants actuels, il y en a deux qui présentent les mêmes caractéristiques physiques que moi, à peu près.

Et si c’était une question de génétique ? Une fois, Anne m’a sortie une théorie hallucinante (nous étions encore au lycée) : les garçons aux yeux clairs ne veulent pas sortir avec des filles aux yeux foncés car, en cas de reproduction, leur progéniture a de fortes chances de récupérer les yeux sombres de la demoiselle (ce qui n’est pas un défaut en soi…). Je ne pense pas que quelqu’un puisse raisonner ainsi, surtout à nos jeunes âges où certain(e)s recherchent plus des camarades de brouette que leur futur mari ou épouse. Mais si, inconsciemment, nous cherchions des partenaires capables de partager des gênes que nous ne voulons pas perdre ? Mes parents sont un cas typique de ce que j’appelle les couples jumeaux : même couleur de cheveux, même couleur de yeux, à peu près même morphologie… Résultat ? Je suis le portrait craché de mon père alors que ma sœur se rapproche plus de ma mère. Pourtant, les gens s’extasient souvent sur notre ressemblance… Vendredi, alors que ma chère sœur passait trois heures à choisir un téléphone portable (« ah non, il est moche celui-là, il me plaît pas ! »), la vendeuse, distraite, commence à me parler, pensant que j’étais ma sœur. Puis elle s’excuse et me demande si nous sommes jumelles. Il n’y a que Victoire qui trouve que nous ne nous ressemblons pas…

Partant de cette réflexion, je me suis rendue compte que j’étais sensible à certaines caractéristiques particulières chez les hommes. Par exemple, je
suis très attentive au profil d’un gars. Hier soir, alors que j’étais à une réunion média, j’observais avec attention le profil d’Enguerrand (une de mes cibles, voir la rubrique adéquate) quand il s’adressait à son voisin et m’extasiais sur son nez. J’avais vécu la même chose avec Julien 1 et 2 (une de mes anciennes cibles dont je n’ai pas parlé ici), je trouvais leur profil très attirant. A l’inverse, j’ai été déçue par le profil de Paul, mon co-stagiaire que je vais enlever de mes cibles, d’ailleurs, car il est antipathique au possible, malgré sa ressemblance avec
Jacques Villeneuve de face. Or, pour ma part, je déteste mon profil… Tout le monde vous dira que mon nez est charmant, au mieux normal, mais je ne l’aime pas, de profil, je trouve que j’ai de trop grosses narines.

Inconsciemment, cherche-t-on un partenaire qui comble nos défauts ? En gros : je n’aime pas cette partie-là de ma personne et je vais chercher un géniteur qui n’a pas ce défaut pour faire un enfant parfait. Je me souviens, quand j’étais petite, ma tante, enceinte, s’était exclamée un jour par rapport à son futur fils :
« pourvu qu’il n’est pas les oreilles de son père et le nez de sa mère ! » (je vous rassure, mon cousin est très réussi).

Ça peut paraître tordu comme théorie, à la première lecture, mais je vous rappelle, cher lecteur, que nous restons des animaux et que notre but dans
la vie c’est : manger, dormir, forniquer, se reproduire. Et se reproduire bien, faire des enfants qui seront mieux que nous. Après tout, tous les parents cherchent le meilleur pour leur enfant, on entend souvent un père ou une mère dire : « je veux qu’il ait ce que je n’ai pas eu ». Pourquoi le physique échapperait à cette logique ?

Ainsi, pour ma part, je me rends compte que le nez est un critère de séduction important pour moi. Je me fiche que l’individu soit blond ou brun (je
change tellement souvent de couleur de cheveux…), petit ou grand… Par contre, il me faut un nez splendide et de beaux yeux, aussi… Si j’accepte que ma progéniture n’hérite pas de mon merveilleux regard, il est hors de question qu’ils se retrouvent avec des yeux de bovins… Il existe déjà une Britney Spears (et même deux, je vous invite à regarder une photo de sa sœur, c’est la même), je vais pas en pondre une supplémentaire.

Si j’analyse les relations de mon entourage, je me rends compte qu’on cherche souvent chez l’autre ce que l’on n’a pas chez soi.

Maintenant, vous pouvez mesurer à quel point je m’ennuie dans les transports en commun.

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