Le quota de sexe dans le contrat amoureux

On dirait presque un titre de maîtrise, dis donc. La semaine dernière, nous avons eu droit à une énième polémique nauséabonde sur le consentement, cette fois au sein du couple. Est-il légitime de baiser sa copine pendant qu’elle dort ? Non. Sauf cas particulier où elle vous aurait donné son consentement avant. Le corps de l’autre ne vous appartient pas. Pour appuyer le propos, plusieurs femmes racontent leur calvaire, leur “je sentais bien que quelque chose n’allait pas mais nous étions en couple, je m’en voulais de ne pas avoir envie…” Ah, parce que y a un quota de sexe en couple ?

Quota de sexe dans le couple ?

Pour ma part, mes appétits sexuels sont souvent liés à mon humeur, un peu comme tous mes appétits, d’ailleurs. Je ne pense pas être exceptionnelle là-dessus. Donc y a des fois, je suis trèèèèèèès motivée pour câliner et d’autres, je suis très motivée à enserrer mon oreiller et ma couette et sombrer jusqu’au lendemain matin où chaque minute consacrée à la paresse sera chérie. Il y a quelques années, Sophie Fontanel avait sorti un livre où elle confessait son faible appétit sexuel et expliquait qu’elle avait feint pendant des années avoir les mêmes envies que ses copines. Enfin, à peu près, je n’ai pas lu ce livre. Mais les quelques papiers que j’avais vu sur ce roman m’avaient un peu interpellée : dans cette société où la performance est survalorisée en permanence, le sexe pourrait-il échapper à cette tendance de fond ? Après tout, en tant que fille des années 80s, j’ai grandi avec Madonna dans sa période sulfureuse, les fameux films Hollywood Night, Basic Instinct ou encore le sacro saint Sex and the city. J’ai atteint ma maturité sexuelle avant la tempête de ces romans érotico-malsains à base d’hommes abusifs et de femmes qui s’excusent d’avoir agacé leur mec…

Un couple sous tension

Donc on nous martèle qu’avoir une sexualité épanouie, c’est normal. Dans l’absolu, pourquoi pas, je suis la première à clamer que chacun fait ce qu’il veut de son cul, tant que tout se passe entre adultes consentants. Cependant, admettre que ce n’est pas toujours la fête du slip me paraît aussi un préalable indispensable. En fait, il me semble que la définition même d’une sexualité épanouie, c’est vraiment vivre ses envies… et ses non envies. Existe-t-il un autre domaine où l’on encourage la consommation quasi à outrance, au-delà parfois de ses envies ? Imaginez, remplacez sexe par alcool ou fromage à raclette. Boiriez-vous ce verre ou avaleriez-vous ce fromage fondu alors que vous n’en avez pas envie ? Bah non. Même si, ok, pour l’alcool, quand vous ne buvez pas, y a toujours un ou deux relous qui vient vous tenir la jambe “mais alleeeeeeeeeez, un petit verre, rooooooh”. Bref, une sexualité épanouie me paraît être une sexualité où on ne se force pas, on fait comme et quand on en a envie.

Du fromage à raclette

Sauf que la société, elle ne nous apprend pas ça. On doit pratiquer à minima deux ou trois fois par semaine et surtout ne jamais dire non à son conjoint sous peine qu’il aille voir ailleurs. Sur ce point, je vous donne mon avis que vous n’avez pas demandé : si votre mec trouve ce prétexte moisi pour aller voir ailleurs, ce sera pas une perte de vous débarrasser de lui (vous pouvez discuter d’une liberté dans votre couple si vous voulez mais c’est pas le sujet). En fait, le souci est là : on a la pression. On doit combler les envies de notre mec quoi qu’il arrive. Le devoir conjugal, version repimpée. Parce que dans tous les témoignages que j’ai lus, il y a souvent ce chantage affectif de “mais moi, j’ai envie”, “alleeeeeeeeeez”. Et on cède parce que bon, “les hommes ont plus envie que nous”, “si tu lui dis non trop souvent, il ira voir ailleurs”, “l’appétit vient en mangeant”, etc. On nous apprend que quand on aime, on aime sans concession, sans fatigue, sans “non, pas ce soir”. On nous apprend que si on n’a pas envie, il est mieux de mentir, de prétexter avoir ses règles, mal à la tête ou je ne sais quoi plutôt que de dire non. On en fait même des blagues parce que c’est rigolo, hein, la migraine, tout ça. Parce que souvent, dire non, c’est entrer dans une négociation sans fin donc on a plus vite fait de dire oui ou de trouver une bonne raison pour couper court. On nous apprend aussi qu’un homme a toujours plus envie que la femme, ce qui est relativement faux, ce qui en plus nous rajoute une surcouche de culpabilité dès qu’on a grand appétit.

Samantha, sex and the city

Mais le sexe ne fait pas partie du contrat de base. Vous avez le droit de ne pas avoir envie. Vous avez le droit de ne pas vous forcer. Si votre moitié ne le comprend pas, posez-vous la question : est-ce que cette personne vous mérite vraiment (NON) ?

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Ce sont mes premiers émois qu’on assassine !

 

Il y a quelques temps, je crois bien que c’était en 2008, je regardais négligemment la télé quand on annonce la deuxième partie de soirée : Basic Instinct. Ouais, super ! Ce film a marqué mes premiers émois sexuels et je ne l’avais pas vu depuis 15 ans. Allez, régalons nous un petit coup, revenons à ce tendre âge où j’avais ressenti un truc bizarre dans ma culotte.

 

 Certains vont s’étonner : en 2008, j’avais 28 ans et 28-15 = 13. Oui, j’ai bien vu Basic Instinct à 13 ans, c’était en centre aéré où on nous avait appris cette année là à mettre une capote car le sida, c’est mal. C’était un peu la partie pratique puisqu’à 13-14 ans, on représentait une vraie bombe atomique hormonale. Bref, ce jour là, j’avais découvert que regarder des gens baiser même pour de faux me faisait un peu chaud dans le bas ventre et que j’avais même un truc qui palpitait un peu par là. Hou !


Donc j’étais calée devant mon écran avec une bonne tisane nuit calme (je suis tellement rock n’ roll par moments) et je regarde. Mes yeux s’écarquillent, ma bouche s’ouvre. Non, je ne suis pas excitée mais perplexe. C’est quoi cette merde ? L’intrigue tient sur une feuille de PQ, l’image n’est pas soignée. En fait, sortie de Sharon Stone qui est sublimement érotique dans ce film, il n’y a pas grand-chose à retenir. Verhoeven a pris un film de cul classique (on y retrouve des scènes de baise classique, à deux, lesbianisme, à trois) en en enlevant les passages sexuellement explicites. Même si on a droit à un plan de la chatte de Sharon Stone qui déclarera n’avoir pas été au courant de ce plan avant de le voir sur grand écran. Je veux bien la croire, n’importe quelle actrice AB vous dira que le duo mini robe moulante et absence de culotte accroît le risque de voir son intimité exhibée sur écran sans que ça soit volontaire.


Bref, y a pas grand-chose qui retienne l’attention au deuxième visionnage mis à part la musique, peut-être. Les scènes de cul paraissent soudain plus soft, pas super bien exécutées et mal filmées, pas toujours très utiles. J’ai vu également Show girl du même réalisateur, le film le plus inutile de l’histoire du cinéma américain. Je vous en ferai un article entier, tiens, c’est un délicieux nanard, ça aussi. Finalement, Verhoeven filme sans doute ses propres fantasmes mais le problème c’est qu’il ne soigne rien. Le personnage de Catherine Tramel (je ne suis pas sûre de l’orthographe) est sur le papier un défi de taille pour un réalisateur. Manipulatrice, nymphomane et psychopathe, les possibilités sont infinies mais non, on montre Sharon Stone sans culotte, on scandalise et  on ramasse la tune à la fin. Mouais…


 

 Mais ce qui m’a un peu turlupinée, c’est que ce film ne me paraît pas exceptionnellement trash, in fine. Evidemment, il est difficile de comparer le contexte de mes 13 ans où je ne connaissais à peu près rien au sexe (mais je savais comment mettre une capote) et mes 28 ans où je… enfin, j’ai plus d’expérience quoi. A l’époque, le cunni par exemple me paraissait une pratique un peu dépravée alors qu’aujourd’hui, je n’arrête pas de dire que c’est un excellent préliminaire et que faut arrêter de le zapper. Mais du coup, je me demande. Ce film reste-t-il un monument de provocation pas vraiment égalé ou a-t-on fait à ce point plus trash depuis qu’il nous paraît bien fade et que voir une chatte en gros plan ne nous fait même plus réagir ? C’est moi qui ai grandi, la société qui a changé ou les deux ? J’arrive pas à savoir.

 

 Il n’en reste pas moins que je me suis sentie volée de mon premier véritable émoi sexuel, cette sensation qui restera gravée à jamais dans ma mémoire. Tout ça pour un film tout pourri. Quelle déception.

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La révolution clitoridienne doit avoir lieu

Depuis une semaine, je me lève tôt histoire de…profiter de mon chômage. Donc l’autre matin, me voilà à chercher du boulot en matant « Les maternelles », émission qui
s’adresse aux futures et jeunes mamans et à la pauvre chômeuse que je suis. Oui, tu ne le sais pas lecteur mais j’ai décidé d’aimer les enfants depuis qu’un super voyant m’a dit :
« c’est pas la peine d’avoir peur des enfants, vous en aurez ! ». Dont acte, je regarde les Maternelles et j’ai même joué avec une petite fille qu’était même pas à moi l’autre jour
dans le train. Bon, l’ennui avec les petits, c’est qu’ils ont un langage qu’on comprend jamais mais j’ai été sympa, je l’ai laissé faire un câlin à Kenya.
 clitoris
 
Bref, dès le premier paragraphe, je pars en digression mais rappelle-toi, lecteur, je suis malade, j’ai de la fièvre, je délire. Je regardais donc cette chouette émission et, à la fin, y a des petites interventions de chroniqueurs. Arrive une nana et là, je rêve : elle parle clitoris et explique où ça se trouve. Je frotte mes yeux. Non, je ne rêve pas : une journaliste est en train d’expliquer ce qu’est le clitoris et où il se situe. Je rappelle pour le lecteur distrait que cette émission est à destination des futures ou jeunes mamans donc des femmes qui ont déjà eu des relations sexuelles. Je suis atterrée. Alors, certes, on me dira que selon les cultures, la sexualité n’est pas la même mais tout de même. Evidemment, certains me parleront d’excision, je ne nie pas l’existence de ce fléau mais je pense que la majorité de mon lectorat féminin est encore en possession de son petit bouton. Alors, moi, Nina, je vais parler clitoris !
 
Clito quoi?
La première fois que j’ai entendu ce mot, je devais avoir dix ou onze ans. C’est mon père qui m’enseigna ce mot de la façon suivante : « Quelle est
la différence entre un Lego et un clitoris 
?
Je sais pas !
Ben retourne jouer aux Legos.
Mais c’est quoi clitoris ? »
Bon, en fait, il racontait la blague à ma mère mais j’avais toujours les oreilles par là donc voilà. Bon, à ce moment-là, j’avais pas trop vu l’intérêt de la chose. Deux ans plus tard (à 13 ans), je m’en vais en centre aéré et les monos ont décidé de nous faire une super formation sur le SIDA et les capotes donc après avoir vu des documentaires sur le sujet et vu la monitrice qui enfile une capote sur un manche à balai (véridique), nous passons à la « pratique » : le visionnage de Basic Instinct. Ma mère fut très choquée quand elle sut que sa fi-fille de 13 ans avait vu un tel film. Pendant la séance, pendant les scènes torrides, je ressentis de drôles de palpitations dans ma culotte : qu’est-ce que c’est ? Comme je suis très conne, à l’époque, et que je connaissais le système du pénis qui bande (vive les centres aérés), ma première pensée est : « j’ai été un mec dans ma vie antérieure et il reste certains réflexes ». Ok, j’étais très con. Je ne sais plus comment j’ai compris que le vestige de mon pénis passé était en fait mon clitoris…
 
Bon, je me souviens pas trop de la découverte de cette petite chose clé de mon plaisir. Adolescente, mon plaisir passait surtout par l’élaboration de scénarios compliqués. Bref, là n’est pas la question. Toujours est-il que je sais où se situe mon clitoris mais ce n’est pas forcément grâce à mes partenaires. Alors, messieurs, petit cours sur le clitoris.
 
Où c’est donc?
Bon, déjà, le clitoris, faut pas confondre avec les lèvres où je ne sais quoi. Si vous aviez regardé les Maternelles, vous auriez vu le schéma mais je sais que vous n’êtes pas tous au chômage donc j’explique rapidement. Le clitoris, c’est entre les petites lèvres, sous un charmant capuchon. Si vous ne trouvez pas, ne tâtonnez pas à l’aveuglette, prétextez un cunnilingus
pour « descendre à la cave » et jeter un œil à tout ça. Le clitoris, c’est un jolie petite chose, je trouve, rose, on dirait une toute petite langue qui pointe. Quelque part, je ne sais pas pourquoi, ça me fait penser à un coquillage. Petite, je pêchais des tellines avec mes parents et on stockait les fruits de notre labeur dans un seau. A un moment, les pauvres crustacés sortaient une fine langue saumon. Et bien, quelque part, le clitoris, ça me fait penser à ça, en rose et en plus épais.
 
Le clitoris, c’est un organe de la même famille que le pénis (c’est ce qu’a dit la dame des Maternelles parce que le côté « famille » en parlant d’organe, ça me fait
bizarre…). Donc quand on est excitées, il entre aussi en érection et mine de rien, c’est très agréable que vous vous en occupiez… Je ne dis pas ça innocemment. Beaucoup d’hommes prétendent A-DO-RER le cunnilingus mais dans les faits, j’ai l’impression qu’ils nous disent plus ça pour nous attirer dans leurs filets qu’autre chose. C’est à dire soit le cunni est carrément zappé, soit il est pratiqué de façon peu appliquée, genre : « bon, je te lèche, tu me suceras après. » Alors je n’ai rien contre la fellation, bien au contraire, mais j’aime beaucoup le cunnilingus aussi… Après, je ne suis pas du genre donnant-donnant mais quand il est exécuté par un homme qui aime ça, c’est purement jouissif. Et puis une fois entrés par la grande ou la petite porte (surtout par la petite porte), ne délaissez pas notre pauvre clitoris : une stimulation à ce niveau-là en pleine pénétration (si la position le permet, of course), c’est un billet pour le septième ciel, je vous le dis.
 
Vive la masturbation
Mais revenons à nous, mesdemoiselles. Doit-on reprocher aux hommes de ne pas connaître notre clitoris ? C’est un peu facile, la masturbation n’est pas faite pour les chiens.
Et non, ce n’est pas mal, c’est même parfaitement sain et normal. D’abord, ça nous permet de mieux connaître notre corps, de savoir ce qui nous plaît ou pas. Ensuite, une petite masturbation, ça
détend ! J’aime bien m’endormir après un petit orgasme clitoridien favorisé par des scénarios érotiques (ou plutôt pornographiques) bien élaborés… La masturbation est une chose normale et si toutes les filles la pratiquaient, on ne devrait pas expliquer dans une émission à destination d’un public adulte ce qu’est un clitoris et comment l’utiliser. Alors, petit conseil du chef : si vous avez un vibromasseur style un riquiqui ladyfinger, plutôt que de l’enfourner directement sur le vagin, faites le vibrer sur le clitoris… Orgasme garanti au bout de cinq minutes grand maximum (c’est à dire quand les piles faiblissent).
 
Après tout, les hommes sont obsédés par leur pénis, pourquoi nous ne serions pas obsédées par notre clitoris (et notre vagin, aussi). Non mais mesdemoiselles, nous avons la chance de pouvoir avoir trois orgasmes différents (clitoridien, vaginal et anal, pour ceux qui suivent pas) contre deux pour ces messieurs (bon, moi, j’ai aussi l’orgasme auriculaire mais je suis particulière). Alors qui c’est le sexe faible ? Pas nous et revendiquons-le ! Oui au plaisir clitoridien ! Notre petit bouton ne sera plus ignoré.
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Les films pornos rigolos

(Comme je n’ai pas le moral, je fais un article rigolo histoire de se détendre un peu)
 
Hier soir, rencontre entre blogueuses : Nina et Banana sont dans la place ! Pour faire bonne figure, j’ai amené avec moi Gauthier, nouveau parisien. On s’installe dans un bar et on abuse de l’happy hour, nous sirotons nos verres en rigolant. Arrive un moment où nous abordons un thème hautement intellectuels : les films pornos rigolos.
Le sexe, c'est rigolo
 
Extase spatiale
Premier film porno rigolo qui m’a été donné de voir. Août 1999, on se fait une soirée entre filles chez une copine. A 2h du matin, alors que l’on zappe sur le câble, on tombe sur un film porno, un vrai de vrai, avec des gros plans sur les sexes qui s’emboîtent. Il y en a bien, une, prude au possible, qui fait la gueule mais nous, on rigole, et il y a de quoi ! Voici l’histoire : dans un vaisseau spatial en forme d’appareil génital masculin (pénis et testicules), des spationautes doivent se rendre sur la planète Vénus, peuplée d’amazones. Ouais, ces
garces ont volé le pénis de M. Sperme ! Donc pendant la phase d’atterrissage, tout le monde baise joyeusement jusqu’à ce que le capitaine arrive dans la salle de contrôle interrompe le docteur avec une femme (je n’ai pas compris qui elle était). La seule chose dont je me souviens, c’est qu’elle était asiatique et avait des boutons sur les fesses. Le capitaine d’un air renfrogné, fait : « Je ne comprends pas, personne n’est à son poste ! ».
 
Bon, le capitaine embarque le docteur sur la planète Vénus, l’asiatique en profite pour se taper un spationaute qui restait dans le vaisseau. Arrivés sur place, ils trouvent les amazones, des bombasses blondes dévêtues. La chef des amazones a une télécommande magique qui sert à tout. D’abord, elle s’en sert pour montrer une vidéo de M. Sperme qui se tape une amazone : « regardez, quand il jouit, même ses oreilles grandissent ! » Effectivement, on voit les oreilles pointues de M. Sperme qui poussent, qui poussent, qui poussent…
« Ah, rendez-nous le sexe de M. Sperme !
– Non, nous voulons le garder pour nous !
– Non, rendez-le nous !
– Puisque c’est ça, nous allons vous faire mourir de plaisir ! »
Et là, voilà notre amazone qui tape sur sa zapette et le docteur commence à se trémousser. « Ah, ah, aaaaaah !! » gémit-il. Le capitaine est horrifié et là, il sort
LA phrase culte de ce film : « Oh non, c’est horrible ! Il va tâcher son super pantalon de l’espace ! ». Ah oui, là, on sent bien la tension dramatique, tout de
même !
 
Le capitaine ne peut laisser faire ça, il enfile donc l’amazone et lui pique sa télécommande, il sauve le docteur et récupère le sexe de M. Sperme. Bon, évidemment, il y a eu une scène lesbienne entre deux amazones mais je ne me souviens plus comment elle est arrivée dans le film. Ouf ! Le docteur remet donc le sexe de M. Sperme à son propriétaire. Le capitaine, consciencieux, lui demande : « Vous pensez qu’il remarchera ? » Et là, conclusion naze au possible : « je sais pas, il baise tous les 7 ans et je ne serai plus sous contrat, de toute façon ! ».
 
Le film « the ring », version gay
C’est Gauthier qui nous l’a raconté. Deux hommes, deux copains, sont en train de regarder un film quand le téléphone sonne.
« Allo ?
– Dans sept jours, tu seras gay ! »
Le mec raccroche, affolé. Son pote lui demande ce que c’était mais il répond que c’est une erreur. Puis il va dans sa chambre et voit un cercle sur le mur. « Non, je ne suis pas gay ! »
Il retourne voir son pote, il arrive derrière lui, musique angoissante ! Tatatatan ! Il s’approche, la main tendue, les yeux exorbités, il va étrangler son ami ! Et
là… il lui passe la main dans les cheveux !
« Mais que fais-tu ?
– Heu… je sais pas…
– Mais tu es gay !
– Non, je suis pas gay ! »
Donc l’ami, sympa, se propose de tester l’hétérosexualité de son ami. Il fouille dans les cassettes et trouve un film porno hétéro. Avant, il a pris soin de dévêtir son ami, histoire de vérifier son émoi. Donc il met le film, pile sur la scène de lesbienne et l’autre, il réagit pas, tout mou de partout. Alors son ami commence à lui faire un strip tease mais un truc ridicule, style je me caresse les têtons, enfin cheap au possible. Et évidemment, notre ami « non, je ne suis pas gay » se met à bander ! Du coup, je suppose qu’ils ont profité de l’occasion pour…hum… jouer au scrabble !
 
Un autre film gay
Premier samedi du mois, minuit. Avec Guillaume, on décide de regarder le film porno de Canal +, histoire de… Pas de chance pour nous, c’est un film gay. Oui, Canal + en passe un par an, on tombe dessus ! Ceci étant, le début est assez marrant, on regarde.
« Ah, quelle semaine, John !
A qui le dis-tu, Bill !
Ça te dirait de venir dans ma maison de campagne ce week-end, John ?
Oh, bonne idée, Bill ! »
Et les voilà à la campagne, habillés en cow-boy mais des cow-boy chics avec des jeans bleu pétrole moulants, un petit foulard autour du cou… Pour accompagner le tout, il y avait une petite musique country très sympathique composée par M. Bontempi pour ses synthétiseurs. Donc John arrive chez Bill et ce dernier entreprend de lui faire visiter sa ferme, avec 2 garçons de
ferme qui traînent dans une grange. Bon, évidemment, John, c’est pas un campagnard donc il oublie sa belle botte dans une bouse. Du coup, il veut s’asseoir sur un ballot de foin pour s’essuyer mais une poule avait osé pondre là. C’est con une poule, quand ça s’y met ! Alors John, il n’est pas content, il n’arrête pas : « Merde, merde, putain ! ». Le tout avec un doublage synchronisé de façon assez expérimentale dans le style la bouche s’ouvre, la voix arrive trente secondes après. Bon, du coup, Bill ramène John pour qu’il se change et les garçons de ferme en profite pour faire des pompes l’un dans l’autre donc on coupe le film-là.
 
20 ans de plaisirs : le film anniversaire de Canal +
Je pense que c’est le summum du film porno drôle ! C’est très amusant, très bien trouvé, une réussite. Bon, je l’ai pris en cours et je l’ai quitté avant la fin mais j’ai retenu quelques scènes culte (ou cul-te, au choix).
 
L’histoire : un producteur de film cul parle de ses projets avec Katsuni et un autre gars et ils imaginent des scènes du film en question. Souvent, il s’agit de parodies de films connus donc c’est extrêmement drôle.
 
Première scène : l’amour dans le frigo. Alors cette scène est particulièrement chère à mon cœur (si j’ose dire) car elle est directement reliée à un délire que j’avais avec Gauthier durant nos premières années de fac. En effet, à l’époque, nous nous faisions de grandes déclarations du style : « hou, je te prendrai la tête dans le frigo ! ». Et bien dans ce film, il y a une scène comme ça ! En fait, le couple commence à s’amuser avec de la nourriture, la demoiselle caresse le sexe de son ami avec du miel pour la fameuse pipe au miel, ce qui m’a un peu interpellée : le miel, ça colle, bonjour l’épilation post-coïtale quand il s’agira d’enlever le miel des poils… Bref, les voilà partis pour une joyeuse levrette, la
dame la tête entre le lait et le beurre puis il finit par lui éjaculer dessus et la pauvre fille fait : « atchoum ! » Et le monsieur, tout affectueux : « Ben alors ma petite puce, on s’enrhume ?
Ben oui, faire l’amour dans le frigo, c’est sympa mais c’est froid. »
 
Mais ce n’est pas le pire ! On passe à une scène plus soft : Laurent Weil, le présentateur de l’émission cinéma de Canal se la joue inspecteur dans Basic Instinct, il interroge une superbe blonde glaciale, imperturbable. Arrive le moment clé : la blonde déplie les jambes et là, entre ses deux cuisses… un énorme pénis. Et là, Laurent Weil fait une tête terrible !
 
Il y a aussi Moustic qui passe dans ce film, il joue le rôle d’un mec qui se retrouve dans la peau d’un étalon face à une donzelle pas farouche et très souple.
 
Parfois, il y a des efforts esthétiques : à un moment, y a un monsieur qui dort à côté de sa femme et, au plafond, il voit une nymphette nue en train de se dandiner sur un lit de pétales, c’était très joli comme effet. Bon après, elle descend dans son lit, elle fait : « je suis toujours vierge.
Ne t’en fais pas, je serai très doux ! »
Et là, il a été très doux, il l’a même pas prise en levrette ! Je n’avais jamais vu de films X où y avait une scène en missionnaire ! Bref, la jeune demoiselle, elle va
vivre une initiation très poussée puisque la dame se réveille après et ils se mélangent tous joyeusement.
 
Mais la scène culte de ce film, la scène que j’ai mimé avec une rare délicatesse hier soir et qui a fait beaucoup rire Banana et Gauthier, la scène Blairwitch ! Alors on voit une fille dans le noir, éclairée par en dessous par une lampe torche. « J’ai peur, j’entends du bruit ! » et là, deux pénis arrivent de chaque côté et la voilà partie dans une double fellation effrénée. Ça donnait à peu près ça : « Hum…hum… J’ai…mmm… slurp… peur ! ». Logique, moi, quand j’ai peur, je taille des pipes, c’est très utile ! Bon, pendant qu’elle s’exécute, des mains étrangères viennent lui tripoter les seins…. « Aaaah, aaah, mmm slurp…que… mmmm… se ahah ! passe-t-il ? slurp hummm ! ». Bon ces messieurs finissent par lui éjaculer joyeusement dessus, je vous raconte pas l’effet avec l’éclairage lampe-torche… Et là, on voit la tente de l’extérieur (oui, ça se passe dans une tente)
et des voix masculines surgissent du néant : « allez, n’aies pas peur, c’était nous !
Oh, vous êtes trop con, les mecs ! »
 
Le problème des films pornos, c’est qu’il y en a un de drôle (pas toujours volontairement) pour dix de pure baise. Mais quand ils sont drôles, il valent vraiment le coup d’être vus,on peut ensuite en parler en société et mimer une double fellation de façon forcément discrète. Personnellement, je milite pour les films pornos comiques… Pour passer de folles soirées entre amis !
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Un pénis dans mon journal !

Jeudi, 12h. Je pose mes délicates fesses sur le banc de ma gare et j’entreprends de feuilleter mon « 20 minutes » tout en tirant de longues lattes sur ma clope. Je jette un regard rapide aux gros titres. C’est ma technique de lecture, en fait : un premier coup d’œil, vite fait, je note quelques sujets intéressants pour des articles pour mes webzines puis je recommence au départ pour lire sérieusement.
 
Je tourne les pages, un coup d’œil à mon horoscope (aussi vite lu, aussi vite oublié), je saute le programme télé et là, à l’avant-dernière page, que vois-je : un homme
nu ! Ce n’est pas tant l’homme nu qui me marque que son pénis, pendant négligemment entre ses jambes.
Il a oublié son slip…
Seigneur ! Mais je rêve : un pénis innocemment exposé dans mon journal, voilà qui est inédit ! Pour ceux qui auraient raté ce merveilleux cliché, je vous explique : c’est l’association AIDES (qui lutte contre le SIDA, pour ceux qui ne connaîtraient pas) qui « remercie » ceux qui se sont protégés cet été. Du coup, le monsieur a mis une capote et a le zizi tout blanc alors que le reste du corps est subliment bronzé… Je trouve cette pub géniale même si j’émets une petite objection : le monsieur, même s’il n’a pas mis de préservatif, sera blanc du pénis aussi puisqu’une fois dans son/sa partenaire de jeu, il n’est pas censé bronzer. Mais peu importe…
 
Estomaquée, je finis par monter dans mon train et je rejoins Zoé en ville pour un déjeuner entre filles, on s’installe et je lui montre l’objet du délit. Du coup, on passe la
moitié du repas avec notre « 20 minutes » ouvert à la page X, sans même s’en rendre compte, occupées à parler de nos amours. Bon, voilà comment passer pour des obsédées totalement en manque d’homme en une leçon.
 
Faut dire que c’est osé : des gens nus dans les journaux, ce n’est pas si étonnant que ça. Dans les pubs pour le savon (notamment Tahiti), on voit des femmes, tout seins
dehors, se laver avec délectation (hum !). Mais un pénis ! Ça, je vous jure que c’est de l’inédit ! Je me souviens quand Basic Instinct était sorti, en 1992, on avait accepté de ne pas le classer en « pornographique » car on ne voyait pas le sexe de Michael Douglas… Dans les films, on en voit quelques uns, de temps en temps, mais c’est rare. Alors dans la presse non spécialisée, imaginez un peu ! Bon, on notera que le pénis en question est au repos, mais il est là, quand même !
 
Ohlala !
En France, on a vraiment une drôle de relation avec le sacro saint phallus, je trouve. Dan Brown dans son best seller « Da Vinci Code » a dit un truc du style : « ça m’étonne pas que les Français aient choisi un phallus géant (la Tour Eiffel) comme symbole national ». Bon, on en voudra pas à M. Brown de ne pas savoir que notre symbole national, c’est le coq, mais bon, ça reste pareil, au fond… J’étais partie en voyage de classe en Allemagne, il y a quelques années (en 1995), j’avais emprunté un journal à ma correspondante, un espèce de Voici, je crois : jamais vu autant de pénis en quelques pages : celle de Brad Pitt (cachée en France), celle d’un inconnu qui posait à poil… Je précise que ma correspondante avait 15 ans et ce magazine n’avait rien de pornographique ni même d’érotique…
 
Mais en France, montrer un pénis, quel scandale ! D’ailleurs, quand j’ai montré la campagne à Zoé, j’ai rajouté : « demain, la campagne est annulée ! ». Triste à dire mais les Français sont puritains : 20 minutes a reçu beaucoup de lettres et de mails de personnes se plaignant de ce zizi même pas dans sa superbe. La palme du conservatisme extrémiste a quand même été atteint par le site Internet des jeunes catholiques nantais (ou quelque chose du style) qui a déclaré que 20 minutes faisait de la pornographie et que le préservatif ne protégeait en aucun cas du SIDA, de toute façon… Qu’on soit choqué par la photo d’un pénis, soit, qu’on en profite pour véhiculer de telles conneries, ça me dérange mais ceci est un autre débat.
 
Le début d’une nouvelle ère ?
Personnellement, je trouve cette campagne pas mal trouvée et j’ai bien envie de faire un article dessus pour un webzine. Bon, comme je l’ai dit plus haut, je ne crois pas que le préservatif soit lié ou non au bronzage du monsieur. Personnellement, je n’ai pas installé de lampe UV dans mon intimité donc si un monsieur entre là-dedans alors que nous sommes en train de paresser au soleil, son pénis ressortira tout blanc, avec ou sans capote. Mais j’aime bien le principe de cette photo, ça va faire couler de l’encre.
 
Ceci étant dit, AIDES est sympa de nous remercier de nous être protégés cet été, ça veut dire qu’on peut relâcher notre attention ? Je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas (pas grand monde, j’imagine), que le SIDA n’a rien à voir avec la saison, il ne sort pas aux premiers rayons de soleil et ne s’attrape pas dans le sable. N’oubliez pas le petit capuchon à la
rentrée…
 
Du coup, j’attends avec impatience la campagne d’hiver, avec une petite écharpe autour du pénis ! 
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Vie de débauche quand tu nous tiens…

Par Gauthier

Bon on ne peut pas dire que mon été soit de tout repos. Pour ceux qui ne connaissent pas encore toute ma vie par cœur je vais tenter un bref résumé de ce que c’est comme animal exactement le « Gauthier ».
Donc j’approche le quart de siècle de façon sereine, avec un lourd passif de conneries en tout genre. Je me suis barré de chez moi à 19 ans bien décidé à croquer la vie et tout ce qu’elle avait à m’offrir. Tout en poursuivant des études j’ai bossé, et tout en bossant je suis sorti plus que de raison. Arrivé à l’age (avancé !) de 24 ans, je me suis remis en question. J’avais le choix :

1/ Finir alcoolique, drogué, bac -2, trav, prostitué, anorexique, au choix ou tout en même temps.
2/ Me ressaisir et finir mes études tout en menant une vie un peu plus rangée

Le suspense est intenable, je sais… Mais je vous fais languir encore quelques mots, allez je vous le dis : j’ai choisi l’option 2.

Ceci fait, je suis retourné chez mes parents, j’ai fini mon année, j’ai obtenu mon diplôme, et je me suis mis en tête de trouver du travail tout en achevant ma formation. Sage décision n’est-ce pas ? Mais, parce qu’il y a toujours un mais, passer de quatre sorties hebdomadaire alcoolisées et tazées avec sexe à profusion, à metro-boulot-dodo, c’est pas si simple.

Au début j’ai pris sur moi, j’ai pensé que le sacrifice en valait la peine, en plus j’avais besoin de me sortir de certaines amitiés « parasites ». Une fois l’année finie et le début des vacances approchant, j’ai comblé ce que je nommais mon « retard ». J’ai tout d’abord commencé par me racheter une vie alcoolique, puis une vie sexuelle le mois suivant. Et en ce mois d’août 2005 je peux le dire : je suis à fond !

Et là c’est le drame ! Voilà que j’ai une conscience qui se met à me parler « mais voyons Gauthier comment veux-tu te remettre à travailler sérieusement en septembre ? Comment ose-tu traiter les hommes avec qui tu couche avec autant de mépris ? Comment ose-tu imaginer que tu peux dépenser autant d’argent dans les fringues, les sorties alors que tu dois déménager à la rentrée ? » .Aïe ça fait mal quand elle se réveille celle là…

Alors j’ai pris une décision (encore une !) je vais en profiter à fond jusqu’à la rentrée et après je me rachète une vie monastique. Comme ça j’aurais encore des cochonneries à vous raconter quelque temps ! ça vous plaît ?

Parlant de ça, je m’en vais vous raconter joyeusement ma dernière dépravation en date : le week-end du 15 août ! Oh douce joie que d’avoir trois jours de repos consécutifs !!!!! En fait deux et demi puisque je bossais le samedi matin, mais bon bref, c’était bon quand même ! Donc le samedi, il se passe pas grand-chose dans la journée. Le soir Nina m’honore de sa présence pour le dîner. On ne s’était pas vu depuis des lustres. Donc ça papote ça papote et ça papote, on dit du mal, du bien des gens qu’on connaît. Vers minuit, une très bonne copine à moi nous rejoint avec de l’orange. Pour fêter ça j’ouvre immédiatement une bouteille de vodka !!! oui le jus d’orange il fat le désinfecter avant de le boire, et la vodka ça désinfecte c’est tout, on est pas alcoolique pfff… Après un demi-litre de vodka à trois nous nous dirigeâmes vers une boite de nuit rempli d’hétérosexuels pour rejoindre un ami qui mixait (bon il est pas encore tout à fait DJ, il apprend et comme il a beaucoup d’amis qui le sont, ils lui prêtent de temps en temps les platines pour qu’il s’exerce devant un public). A chaque fois qu’on sort en milieu gay, les filles me disent « mais ici on peut pas draguer, c’est pas sympa tu penses jamais à nous, pauvre filles hétéro sans vie sexuelle ! », donc là je leur fait remarquer qu’elles peuvent faire leur marché. Mais même avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d’alcool, ce défi ne pouvait être relevé par un humain normalement constituer : trop de moches ! Une avalanche de thons de compèt’, une catastrophe ! Donc les filles ont fini par se poser sur une chaise en attendant la délivrance : que je les emmène dans une boîte gay (difficile de vous dire à quel point je jubilais lol). La soirée se termine softement, à 6h du mat’, je couche Nina, un peu pompette mais surtout très fatiguée, tout comme moi.

Le lendemain, Nina émerge tôt et attend sagement que je me lève, on passe l’aprèm à papoter encore et toujours, on se pose au soleil sur ma terrasse, on mange, on se repose. Vers 18h30 elle m’informe qu’elle doit rentrer chez elle. Et on s’aperçoit qu’elle porte sa robe à l’envers depuis qu’elle s’est réveillée (le décolleté dans le dos, et vous savez tous que Nina ne fait pas du 75 A ! ça aurait du nous choquer !) on ris de notre fatigue plus que visible, elle se rhabille convenablement et rentre chez elle.

Moins d’une heure après un de mes plans cul de la quinzaine précédente me contacte sur le net « salut tu veux pas que je te suce maintenant ? ça me ferais plaisir… » Poésie quand tu nous tiens… J’accepte volontiers en lui précisant que je suis une épave et que je dois sortir après. Moralité on baise comme des castors (sic Basic Instinct). Et je le mets dehors avec perte et fracas parce que je suis en retard pour sortir. Ce dimanche soir, je dois voir l’ancienne colocataire d’Océane, vous avez dû lire leurs aventures. Elles ne se parlent plus, mais j’ai gardé de bons rapports avec cette fille que j’ai longtemps considéré comme une amie proche (le temps à fait son œuvre et nous sommes beaucoup moins proche) mais bon ça me fait plaisir de passer un bon moment avec elle en évoquant le passé. Je lui précise que je suis mort de fatigue et que donc je veux ben boire un verre et me coucher vers 1/2h du mat’, pas plus. Elle me précise qu’elle aimerait bien sortir. Le combat s’engage. Je n’ai aucune volonté, je cède et de toute façon j’ai envie de sortir, puisque je me suis bourré la gueule ! nous voilà donc dans le dernier endroit branchouille hétéro avec bar à champagne, piscine intérieure, musique house pouet-pouet, et poufiasses habillées en Versace Dior, et JPG. Sur le chemin j’embarque une petit jeune à peine majeur qui me dragouille sur le net depuis quelques jours et qui avait envie de sortir pour me rencontrer. À 4h l’établissement classieux où nous nous trouvons décide de fermer ces portes, et comme à chaque fois j’échoue dans une boîte pleine de taffioles en train de boire de l’alcool que je ne paye pas. Oui parce que le petit jeune là, il m’a arrosé, mais alors à un point, j’ai arrêté de compter à 6 verres offerts, et je suis encore resté avec lui 2h après ça donc je vous laisse imaginer ! arrivé à 8h30 je me rends compte que mon envie de me coucher tôt viens de voler définitivement en éclats. Mais je reste soft, il est mignon le petit, mais j’ai déjà fait crac-crac ce soir alors je peux aller me coucher tranquillement. Mais apparemment lui non : je me suis fait violer contre un poteau par un gamin !!! Un gamin qui m’a offert à boire !!!! Mais c’est le monde à l’envers !!!!!!! comme dit plus haut : je n’ai aucune volonté. Je me fait ramener chez lui (encore un truc pas normal !) et on baise comme je peux. Parce que là je rappelle que je voulais me coucher à 1h, que déjà à 22h je m’endormais, j’ai bu un litre d’alcool à moi tout seul, il est 9h15 du matin quand nous passons au lit, et moi il faut encore que je bande ????? ça va pas non ? Ah ben merde si je bande, ça alors !!! de toute façon je suis incapable de jouir, il va se décourager et me laisser rentrer chez moi, ben on, il en voulait le petit, et j’ai joui à …. quelque chose comme 10h15 du matin. Par moments je me dis que je devrais tourner dans des pornos, je suis une bête quand même ! J’ai donc eu le droit de rejoindre Morphée à 11h, je l’ai pas quitté jusqu’à 18h.

Là dessus j’entame une nouvelle semaine de boulot chiant à ma banque, avec toujours mon épée de Damoclès (mais si le vieux qui est venu me relancer au guichet) et avec surtout une seule envie : dormir, dormir et encore dormir !

Si c’est pas du week-end de dépravé ça ? Je sais pas ce que c’est alors… Pour info le prochain s’annonce pire encore 😉

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