El Nicho : cascades cubaines

Le 12 octobre – C’est la journée cascades ! Rendez-vous à 9h au bus mais ça bégaie un peu : on a changé d’heure pendant la nuit et personne ne nous a prévenus. On avait bien remarqué avec ma coloc qu’il faisait plus sombre mais on avait mis ça sur le compte de l’orage de la nuit passée et du temps maussade. Et bien non ! Du coup, ceux qui n’utilisaient plus leur téléphone comme réveil ont eu quelques soucis. Mais on arrive à décoller sans trop de retard. En route pour El Nicho !

La mangrove de Cuba

Gilet pour le bus puis on change de transport au bout d’une heure pour s’installer dans de vieux camions aménagés en… difficile de parler de bus. La balade est superbe. J’aime cette île. J’aime les paysages antillais et, pour une fois, je vois le soleil… Cuba 1, Guadeloupe 0, Martinique -1.

Camion emménagé en bus à Cuba Village cubain Paysage antillais : Cuba Village cubain

Petite halte rapide dans un village pour profiter du paysage, un petit âne portant un énorme grain de café en pierre trône sur la montagne. On repart et nous voici enfin à El Nicho. Une petite balade d’une heure, une heure trente, le long d’une cascade. Alors les cascades et moi, on n’est pas toujours amies vu que la dernière m’avait coûté le pare-soleil de mon appareil photo… sur le coup, j’avais craint que ce soit l’objectif. Là, je ne suis pas tombée, je suis fière de moi.

Cuba vieille voiture Un cheval perché sur la montagne Statue âne et grain de café

On croise des bassins à l’eau pure, des paysages sublimes. Pendant la montée, notre guide Lili nous montre plein de plantes, nous raconte leur utilité pour l’hygiène ou les petits remèdes. On croise des caroubiers, avocatiers, cafetiers et le manguier avec la petite anecdote qui va bien : “à Cuba, les femmes aiment beaucoup les compliments et on leur dit souvent qu’elles sont une mangue… parce qu’on veut les manger.” On en apprend un peu sur la vie cubaine, notamment les années 90, très pauvres, où il fallait adopter le système D pour s’en sortir. On arrive au “bassin de cristal” nommé ainsi car l’eau est transparente. C’est parti pour la baignade… Ouh, ça pique, l’eau est fraîche. Mais on s’y fait vite et la baignade est un vrai délice, ça fouette les sangs !

Végétation Cuba El Nicho Végétation Cuba El Nicho Cascades El Nicho Végétation Cuba El Nicho Cascades El Nicho Panorama du haut d'El Nicho Le bassin de cristal de El Nicho, Cuba Bassin baignade El Nicho, Cuba Bassin baignade El Nicho, Cuba Le bassin de cristal de El Nicho, Cuba

On redescend pour un déj sympa : soupe aux haricots, poulet, riz sauvage aux haricots noirs, courge (potimarron, je pense), papaye en dessert. Et en fait, la papaye, c’est pas top, ça a un goût de navet sucré. Le tout arrosé d’un jus de goyave fait maison et d’un cocktail “Naturel” que tu ne peux boire que là. Bon, , on nous dit ça à peu près à chaque fois. En résumé, c’est un cocktail entre le mojito et la piña colada. Pas ouf mais plus chargé que les cocktails de l’hôtel, quoi. On déjeune en musique avec un petit orchestre. En fait, beaucoup de jeunes font des études de musique et forment des groupes qui écument les restos et vivent du tourisme. Il faut savoir qu’ici, il y a une vraie culture de la petite pièce, le truc qu’on ne ferait jamais en France quoi… Il y a aussi un gars qui fait des caricatures. Il se met dans un coin et choisit un sujet. Et je fus l’une des heureuses élues !

Cuba, El Nicho, végétation

Le toit en bas, c’est celui du resto

Cocktail cubain et jus de goyave

Après le dej, on repart vers un autre bassin, à 200 mètres de l’entrée d’El Nicho mais là, il n’y avait personne. C’est fou comme parfois, s’éloigner de quelques mètres change tout. Première à entrer dans l’eau, dernière à en sortir. On se fait un petit cocktail dans l’eau, rhum-limonade, basique, parfait. Je barbote bien une heure mais la réverbération couplée à mon talent inné pour m’étaler la crème solaire n’importe comment, ça nous donne un dos cramé.

Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade

Retour à l’hôtel, petite sieste puis tentative de photographier le coucher de soleil. Echec, les nuages masquent la fin. Je remonte à travers les crabes qui sont de sortie. J’avais entendu parler des crabes rouges de Cuba, on en retrouve partout, jusque sur la terrasse du bungalow.

Crabe rouge de Cuba Coucher de soleil Cuba Coucher de soleil Cuba Crabe rouge de Cuba Crabe rouge de Cuba

Après le dîner, je traîne un peu au bar pour siroter une piña puis 22h30, je retourne à mon bungalow où ma coloc dort déjà. Je commence à repérer les gens que j’aime vraiment bien.

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La parenthèse enchantée

La semaine dernière, j’ai pris quelques jours de vacances dans mon sud chéri. Au programme ? Rien. Lecture, soleil et baignade. En deux jours, j’avais rechargé les batteries et mes fréquents bains de soleil m’ont permis de me faire une petite réserve. Mais surtout j’ai constaté qu’une fois de plus, en période euphorique, j’ai du courage pour des milliards de choses.


Les vacances, c’est comme descendre du train en marche pour regarder le paysage, on ne voit plus les choses de la même façon. L’an dernier, mes vacances avaient été marquées par la carotte du poste de responsable éditorial blog que je n’ai finalement jamais eu (qui n’a d’ailleurs jamais été créé, en fin de compte) ainsi que l’envie de trouver un nouvel appart. Cette année, côté ambition, on ne peut pas dire que j’ai de quoi rêver : je ne vais pas (encore) changer de boulot et je ne veux plus déménager puisque c’est déjà fait. Mais même si je me sais à un palier en ce moment (non que ça me dérange, au contraire), ça n’est pas pour autant que je ne vais faire aucun projet. Même je fourmille d’idées et de bonnes résolutions.





Mais c’est là aussi le vice des vacances. Au soleil, la vie est plus belle. Je me lève le matin à 9h30 plein de force et d’énergie, je passe la journée à me gorger de soleil et de citronnade, forcément, j’ai de l’énergie à revendre. J’ai envie de créer des blogs pour gagner quelques sous avec, j’ai envie de proposer une chronique à quelques magazines, j’ai envie de faire du sport (j’ai même l’incroyable audace d’envisager d’aller à la piscine avant le boulot), je réorganise mes comptes en banque avec l’aide EXTRÊMEMENT précieuse de Vicky (ou comment régler l’incroyable équation : j’ai 9500 euros sur des comptes épargne bloqués et un découvert de 1000 euros). Je prends tout un tas de résolutions, je pense que je peux tout à fait tenir une demi-douzaine de blogs, faire 2h de sport, travailler, manger et dormir en 24h. Si, si. D’ailleurs, à propos de dormir, va falloir arrêter les petites nuits, je suis toute chiffonnée
après alors que là, en vacances, sans cernes, je resplendis que j’en peux plus. Tout n’est question que d’organisation. Si je me lève mettons à 7h30, je peux être à la piscine que je convoite à 8h, nager une heure, me doucher, me sécher et être au boulot à 9h30. Si je travaille bien, je peux écrire un article de blog en 15 à 30 mn selon la longueur, tenir une demi douzaine de blog me prend pas plus de 3h par jour. Je peux le faire en pause ou pendant le déjeuner. Et si je me couche mettons à minuit, j’ai 4h entre mon arrivée à la maison et le coucher, c’est laaaaarge. Je peux même m’avancer pour les jours où je sors…



Tout ça, c’est bien beau mais redescendons sur terre. En 1, aucune piscine parisienne n’est ouverte de 8h à 9h. En 2, nous savons tous que le matin, je n’arrive jamais à me lever donc c’est bien joli de rêver mais soyons un peu réalistes. Et en 3, même les soirs où je ne sors pas, je dépense bêtement mon temps à jouer à yahoo ! jeux (je sais, quelle pitié), à dormir ou à glander devant la télé. Mais après 9h de taf, je pense que je l’ai bien mérité.



Enfin, c’est toujours beau de rêver. Et puis peut-être qu’en réorganisant deux ou trois petites choses, je pourrais peut-être arriver à faire quelques trucs en plus.

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