Apprendre, c’est tellement cool !

Mon cher moi d’avant

Tu dois te demander pourquoi j’écris alors que j’ai même pas fini mes articles sur le Canada, que j’ai même pas encore lancé officiellement ma série sur les plans cul et que l’actualité est tellement brûlante que j’aurais dû écrire 38 articles dessus ? Alors de 1, je manque de temps (et ça me frustre) et de 2, tu sais rien de la vie, viens pas me donner de leçon. D’ailleurs, c’est aujourd’hui en tant que version de toi pleine de sagesse que je viens te parler de la magie de l’étude et du savoir. Et ne lève pas les yeux au ciel, je te vois! *

etudier

Tu es une chanceuse : ta mémoire d’éléphant et on esprit logique te permettent de récolter de bonnes notes sans bosser. Les devoirs ? On fera ça en 2/2 avant le cours parce que le soir, y a Beverly Hills et Melrose Place, c’est bien plus cool que des exos de maths ou revoir sa leçon d’allemand… Ouais, sans doute mais… Tu es en train de passer à côté du truc le plus cool du monde : apprendre.

apprendre

Je n’ai jamais trop aimé la contrainte. Faire mes devoirs me plongeait dans un ennui abyssal, je ne lisais que peu les livres qu’on nous demandait de lire en français (alors qu’évidemment, 20 ans plus tard, je lis du Stendhal en me disant qu’à 16 ans, j’étais vraiment une dinde) et puis après 8h de cours, mon cerveau criait grâce. Alors sur ce point, je vais avoir du mal à contre-argumenter : récemment, j’ai suivi une formation excel -et je me suis éclatée- mais au bout de 7h de cours, j’étais totalement épuisée. Ce qui donne un bon indice de mon implication intellectuelle dans le travail, tiens… Bref, je m’égare mais apprendre, c’est ultra cool.

math-lego-01

Tu en as déjà un peu l’intuition. Dès qu’un sujet te plaît, tu es capable de lire tout ce qui te tombe sous la main sur le sujet. Genre le théâtre romantique où tu as lu les plus connus au lieu de te contenter de Lorenzaccio que ta prof de français avait choisi, tu avais lu pas mal de profils aussi et de livres qui t’avaient permis de pas mal maîtriser le sujet. Sujet qui tomba d’ailleurs au bac… Mais pour les sections ES et S car les L, nous, nous avions droit à une dissert sur Malraux. Tiens, faudra que je re teste Malraux à l’occase, peut-être que ça passera mieux, qui sait ? Bref, quand un sujet te plaît, tu ne comptes plus les heures passées dessus à te documenter, à écrire. Mais pour le reste….

e crire

Et c’est un tort. Reprenons l’allemand parce que figure-toi que tu vas développer un traumatisme par rapport à ça. Oui un traumatisme, je pèse mes mots. Au bac, ta note relativement basse (11, ce qui me paraît pas mal pour une langue que je n’ai au final jamais comprise et surtout pas maîtrisée) te convaincra de ne plus jamais y toucher. A la fac, ce sera anglais, anglais, anglais… Enfin, QCM en première année, questions sur texte et version avec dictionnaire autorisée en deuxième année puis plus rien. C’est quelque part un peu étonnant que j’ai réussi à garder un certain niveau en anglais juste en lisant quelques livres d’histoire (l’avantage de choisir des sujets de maîtrise sur des pays anglophones) et en matant distraitement des films et séries en VO, sans faire l’effort de comprendre ce qu’il se dit. Ceci étant, sans vouloir me défendre, j’aurais aussi parfois de sous-titres sur des séries/films français car dès que ça n’articule pas, je ne comprends plus rien du tout. Bref allemand remisé au placard et inconscient qui vient me titiller régulièrement avec ce cauchemar “tu passes le bac allemand et tu as tout oublié”.

Portrait of a young German football / soccer fan, with the German Flag on his face.

Portrait of a young German football / soccer fan, with the German Flag on his face.

Et puis en 2015, une pote, Zénobie, te parle d’un site pour réviser son anglais : Duolingo. Tu te lances d’abord sur l’anglais et l’espagnol (langue que tu n’as jamais apprise à part trois mots enseignés par un papa catalan français mais bilingue, pour le coup) puis voilà l’allemand qui apparaît. Alors tu te lances et tu te rends compte qu’en fait, l’allemand est une langue géniale car on dit TOUTES les lettres. Une fois que t’as compris que “ch” s’écrit “sch” et que tu reconnais les sons avec ou sans umlaut, cette langue est facile : il y a des règles, il suffit de les connaître pour les suivre. Excitée, tu te lanceras par la suite à la découverte du russe et du suédois (sur la version anglaise du site, noeud au cerveau)… mais on va en rester au suédois pour l’instant.

apprendre_suedois

Apprendre est si excitant. Ca ouvre tellement de possibilités. Il n’est pas dit qu’apprendre le suédois me fera partir vivre en Suède ou que ça m’ouvrira un poste quelconque mais c’est juste un savoir, une ouverture sur une culture. Et je parle des langues mais en ce moment, je me prends de réelle passion pour les statistiques et ce que ça peut ouvrir comme perspective. En ligne de mire : l’économétrie. Je coche les MOOCs qui me tentent, j’essaie de voir comment devenir cette économètre en me demandant comment j’ai pas compris plus tôt que j’étais faite pour ça. Déjà, dès que je peux jouer un peu avec les datas au boulot, je suis ravie, j’essaie de croiser les données dans tous les sens pour en tirer une histoire valable. Je sais maintenant comment trier intelligemment mes données grâce à des formules excel apprises à ma formation et la gestion de tableaux croisés dynamiques. Prochaine étape : maîtriser R, le logiciel de statistiques.

RStudio1

Alors tu vois, mon moi d’avant, tu chies un peu dans la colle. Ta paresse n’a jamais été un réel handicap mais quand j’y repense, notamment à cette mémoire incroyable, en bossant un minimum, ta moyenne de langue aurait dû être 14-15 facile au lieu du paresseux 11… Ce qui n’aurait peut-être pas changé grand chose à part un élément : cette mythologie que tu t’es construite en te disant que tu n’étais pas douée pour les langues. Si, tu l’es… c’est juste que le poil dans la main que tu as longtemps eu t’as empêché de le remarquer. Et je peux te le dire : à 36 ans (enfin quasi), je m’éclate enfin à apprendre l’espagnol, l’allemand et le suédois. Jag är Nina et… oh ben faut un début à tout !

* Je vire complètement schizo

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le complexe de la nullité

On m’a toujours appris à être une bonne élève. Mes parents, bien qu’assez cools en soit, me répétaient qu’il était important d’avoir des bonnes notes, d’avoir une mention au bac… J’avoue que 8 ans après la fin de mes études (et bim !), ça me fait un peu sourire. Non parce que mon bac, mes 2 bac+4 et mon bac+5, ils me servent à rien. Même pas à décorer mes toilettes vu que mes deux derniers diplômes, je les ai jamais récupérés… Du coup, bonne élève oblige, j’ai développé une sorte de complexe de la nullité. Ou comment je n’ose pas me lancer dans certaines aventures de peur d’être nulle. Quoi que je fasse.

peur-echec

A présent que j’ai terminé mes études, l’apprentissage se fait par plaisir. Les activités ne sont pas anodines : la plongée, domaine où je m’en sors bien car j’ai toujours été aquatique et la chorale puisqu’on m’a toujours dit que je chantais bien. Mais y a d’autres activités qui pourraient me tenter mais où je n’ose me lancer. Outre le manque de temps car j’ai un travail qui me prend toute la journée, j’ai peur d’être nulle. Irrémédiablement nulle. C’est une possibilité, ne nous mentons pas. Oui, on peut bosser dur, il y a des domaines dans lesquels on ne sera jamais doués, c’est comme ça. Par exemple, j’ai des doutes sur mes capacités à faire un jour un dessin correct pour cause de mauvaise intelligence spatiale sans parler de mes mains fébriles.

gribouillis

Gribouillis by (c)moi

Mais… mais peut-être qu’en fait, je pourrais être douée, une fois passée l’étape de la prise de conscience et le lâcher prise. Non parce que c’est toujours ça le problème : on veut tellement bien faire qu’on s’applique trop à recopier, répéter ce que l’on voit ou entend et on ne se lâche pas. Les élèves appliqués sont rarement les meilleurs, admettons le. La question est ainsi la suivante : doit-on se lancer dans une activité dans laquelle on se sait quelques compétences ou se jeter là où on se sait nul et avoir, peut-être, une bonne surprise (tout en gardant en tête que rien n’est garanti). J’ai eu quelques jolies surprises sur mes compétences, des talents que je ne me savais pas forcément. Par exemple les langues. Je me suis toujours pensée un peu nulle (aujourd’hui encore…). Or je peux soutenir une conversation en anglais et en italien sans soucis. Bon, faudrait que je travaille ça un peu plus mais c’est super encourageant. De la même, pendant des années et des années, je me suis crue pas sportive pour un sou et pas douée dans le domaine. Aujourd’hui, je fais 5 à 7h de sport par semaine et je suis une bonne nageuse (enfin, tout dans les jambes, rien dans les bras, je nage plus vite le crawl sans eux, c’est un peu problématique).

ameliorer-sa-technique-crawl

En fait, ce complexe de la nullité n’est-il pas qu’un prétexte pour ne pas se mettre en danger ? Enfin, relativement, personne n’est mort d’avoir loupé un dessin…Se confronter à sa nullité, réelle ou supposée, c’est possiblement se rendre que… ben oui, on est vraiment pas bon. Et personne n’a envie de s’en rendre compte. Pourtant, il n’y a rien de grave. Je suis vraiment nulle en dessin ? Je comptais pas en faire mon métier. Je n’arriverai jamais à danser correctement malgré mon hyperlaxie ? Même remarque que précédemment et je ne suis pas allée en boîte depuis… septembre 2011. Parfois, c’est un peu frustrant car on aimerait s’en sortir, faire de beaux dessins ou des tableaux à offrir ou je ne sais quoi mais ça n’a rien de grave. Il faut savoir surmonter sa peur de la nullité pour se rendre compte de l’étendue de ses compétences. Même si savoir bien nager, coudre, jongler… ne me servira pas à priori, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise. Je vous raconterai un jour l’histoire de mon ancien collègue magicien ou comment une marotte peut t’ouvrir de belles portes.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tout ça ne nous dit pas quand…

On veut se marier, c’est une bien belle intention mais voilà, il faut choisir une date. Comme Météo France ne nous donne pas la couleur du ciel un ou deux ans à l’avance, va falloir miser sur la chance et un choix judicieux de date. Parce que mariage pluvieux, mariage heureux… Mon cul ouais ! Quand t’as de la boue jusqu’aux genoux et que ta robe blanche est désormais un massacre, c’est pas un dicton à la con qui va te consoler.

Pour limiter les risques, la plupart des couples ont la bonne idée de choisir juillet et août comme ça, le soleil est là. Bonne idée sur le papier mais :
– la plupart des gens prenant leurs congés en juillet et août et ça ne leur fera pas forcément plaisir de passer deux ou trois jours de moins à la Grande Motte pour venir assister à la célébration de votre bonheur.
– en été, il fait chaud, oui, mais par le jeu joyeux de l’évaporation, des nuages et du cycle de la nature, en été, il peut pleuvoir. Fort. Très fort. Avec orage et tout. Moi, j’aime bien les orages dans l’absolu mais je suis pas sûre que ce soit le cas de tous les invités. Spécifiquement celles en petites robes bretelles minuscules qui se les gèle méchamment.
– à propos de chaleur, en juillet/août, ça peut être torride… Un peu trop. Les invités, desséchés au bout de tout le cérémonial risquent de se jeter sur le vin d’honneur. Or selon la formule mathématique des soirées d’été, chaleur+alcool = ivresse. Or l’alcool ne rend pas toujours fin et spirituel… Bien au contraire.
– tout le monde de mariant en juillet/août, ça peut être vite la galère pour trouver une salle. Sans parler du fait que vos invités peuvent aussi être conviés à une autre noce. Oui, ça m’est arrivé…

Je suis plus favorable à un mariage de printemps ou d’automne. Surtout si on reprend mes délires de mariage en forêt : au printemps, on est en pleine renaissance de la vie et en automne, la nature s’embrase… Est-ce que c’est pas un peu magnifique ? Alors disons on pourrait sélectionner avril, mai, juin et septembre. On est large.

Sauf que nous revoilà avec les histoires de congés. Avril, mai, c’est Pâques, l’ascension, les 1 et 8 mai… D’un côté, ça fait un week-end de trois ou quatre jours, donc bien pratique pour faire la fête mais on n’est à jamais à l’abri de boudeurs qui auraient préféré partir en week-end à l’étranger ou Dieu seul sait où…

Oui sauf qu’à vouloir arranger tout le monde, on ne s’en sort plus. Parce que tu comprends, les ponts, les rtt, le bac ou le brevet, la rentrée des classes… Oui ben pardon mais moi, je me marie et ça n’arrive qu’une fois dans la vie (normalement). Alors pardon mais ton week-end à Amsterdam, Zagreb ou St Petersbourg, il attendra. Parce que le musée de l’Ermitage, tu peux le visiter tous les jours alors qu’assister à la célébration de mon bonheur matrimonial, non, c’est qu’une fois dans la vie (toujours normalement).

Alors juin ou septembre ? Juin, les jours sont plus longs, c’est juste avant l’été, le beau temps revient… Quoi que les dernières années nous ont démontré que le beau temps préférait poser ses valises en septembre puis les gens sont encore bronzés donc plus beaux et ravis de ce petit week-end au goût de vacances. Ouais, septembre, c’est cool. Au pire, les gens prendront leurs bottes en caoutchouc. C’est cool un mariage en bottes en caoutchouc !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Bac+8 ? Oh on va te payer au smic

J’ai une copine qui a fait de looooongues études pour devenir docteur es histoire. On appelle ça communément une thèse. Mais ce n’est pas tout, elle est également normalienne et agrégée. En somme une fille qui entre dans la vie professionnelle avec une grosse valise Vuitton. Du moins le croit-on.

Valise-Vuitton-Pegase.JPG

Après avoir passé 2 ans à New-York pour sa thèse, il est temps de rentrer en France pour devenir professeur. Dans mon monde parfait, l’agrégation me paraissait être un sacré ticket pour enseigner à la fac mais en fait non, ça te garantit normalement de ne pas enseigner au collège. Donc notre amie thésarde regarde son affectation et après avoir hérité d’un lycée dans une ville réputée difficile, elle hérite finalement d’un poste moisi à mi-temps ou un truc du genre (je ne suis pas très au fait, je ne suis pas dans l’enseignement). Salaire mensuel ? 1100 €.

porte_monnaie.jpg

Je précise que la scène se passe en région parisienne, le pays où les studios se louent 600 à 700 €. Donc si on enlève le loyer, l’électricité et la bouffe plus un quelconque moyen de communication, la demoiselle devrait finir le mois avec à peu près – 300 € sur le compte. J’exagère ? Pas si sûr ! Oh, je sais, des gens au smic, au vrai, y en a plein alors je vais pas la jouer misérabiliste pour la petite prof de lycée. Certes. Sauf que là n’était pas tant mon propos.

la-prof-du-bahut.jpg

Je l’ai déjà dit plusieurs fois, en France, on a un vrai problème avec nos études. J’avais un jour lu un article passionnant expliquant qu’il y a 50 ans, la différence se faisait au brevet des collèges, y a 30 ans au bac (avant 68, seuls 20% des candidats avaient leur bac), aujourd’hui, c’est à bac+2. Ben oui, vu qu’on doit atteindre 80% des candidats ayant leur bac, c’est du bradé. Surtout qu’il faut s’aligner sur les moyennes nationales. Quand Lucie bossait dans les Antilles, elle avait eu des copies catastrophiques, elle les avait notées à leur juste valeur. Non, ça n’allait pas, les notes étaient trop basses. Du coup, les notes ont été relevées et des candidats qui ne méritaient sans doute pas leur bac l’ont finalement eu. Pour ce que ça sert le bac, de toute façon… Je me souviens il y a 12 ans (pan! dans ma gueule au passage), quand je passais le bac, mes parents m’avaient bien saoulée sur l’importance d’une mention. Ben là, avec le recul, ça me donne envie de m’en taper les cuisses de rire. Ma mention au bac, elle m’a servi à demi crâner en 1ère année de fac et sur mon CV pendant quelques années. Depuis, ma « formation » débute direct à la maîtrise d’histoire, j’ai plus la place de détailler ce qu’il s’est passé avant. Je digresse, pardon.

etudiante.jpg

Mais la réalité  est bien triste. Un bac+8, c’est quand même pas à la portée de tous et selon les disciplines, avec un tel niveau, tu te fais un joli petit salaire. Mérité, hein, tant d’abnégation, de volontarisme, ça doit se payer, c’est normal. Sauf qu’en France, je l’ai déjà dit mais j’adore me répéter, les filières littéraires, on s’en tamponne franchement le cocotier, surtout l’histoire géo, on sait bien que ça sert à rien. Je suis sans doute partiale dans cette histoire mais ça me fout vraiment en colère. A quoi ça sert de faire de longues (et brillantes) études si c’est pour se retrouver avec un salaire aussi bas ? La prime au mérite, ça ne vous dit rien ? Oui, c’est vrai, c’est son premier poste de titulaire alors on peut comprendre que le salaire ne soit pas à hauteur de 3000 € mais il ne me semble pas que médecins ou pharmaciens ou chercheurs en science débutent au smic.

94547-enseignement-superieur-enseign.jpg

Et quelque part, ça m’écoeure, j’ai la sensation d’un « tout ça pour ça ». On sait que certaines voies sont bouchées et que les choisir est synonyme de parcours du combattant.Quand, après mon bac avec mention, j’ai choisi la voie Histoire au lieu de tenter Science Po ou même droit, mes parents étaient un peu sceptiques. A tort ou à raison, mes fréquentations science-politologues m’ont un peu prouvé que Science Po (du moins Toulouse, je ne sais pas les autres), ça ne sert pas à grand chose avant le niveau master, ce n’est qu’une bonne
prépa pour les concours : tu apprends un peu de tout sans te spécialiser sur rien. Bien sûr, ça m’aurait plu vu que je suis une vraie pique-assiette de la connaissance et que j’ai toujours envie d’apprendre de nouveaux trucs. Mais bon, c’est un peu pareil, quelle que soit la filière choisie, sans master, tu peux pas faire grand chose à part passer des concours. Mais normalement, les longues études marchent par écrémage, un peu l’inverse du Cid « Nous partêmes 5000 mais par de vils partiels, nous nous vîmes 30 en arrivant en master » (ça ne rime pas mais oh, je suis pas dramaturge en alexandrin, moi, j’ai pas fait les études pour). Faire donc une thèse, quelle que soit la matière, ce n’est pas donné à tout le monde, faut être bosseur et super opiniâtre. Parfois, j’aime imaginer qu’un jour, je ferai une thèse parce que j’ai adoré faire de la recherche mais avant la retraite, reprendre des études, ça me paraît un peu mal barré. C’est con, j’ai 150 000 idées de sujets de mémoire. OU alors j’apprends à ne dormir que 3h par nuit sans être fatiguée et je demande à quelqu’un de me mettre un verrou parental sur yahoo! jeux. Bref donc une thésarde agrégée, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval et je ne trouve pas ça normal de se retrouver dans une telle situation après de telles études, surtout dans la fonction
publique. 

fonctionnaire-belge.jpg

Parce qu’à l’arrivée, on se demande bien à quoi ça sert d’être un « cerveau » (le guillemet, c’est pour l’expression comme dans « fuite des cerveaux », je ne remets pas du tout en cause les capacités intellectuelles de ma copine). On n’arrête pas de pleurer sur la fameuse fuite des cerveaux, justement, mais on ne fait rien pour les retenir. Surtout les littéraires… Non parce que c’est quoi la morale de cette histoire ? Que t’aies un CAPES passé avec une licence (ce qui n’est plus possible aujourd’hui mais ça l’était jusqu’à peu) ou une agrégation avec une thèse, c’est la totale égalité des chances, prie pour que le hasard soit clément avec toi ? Mais merde, l’égalité des chances, c’est pas à ce niveau qu’elle intervient, bande de buses. Limite, ça donne l’impression d’une course de F1 où ma pote conduit une McLaren et qu’en face, y a des Lotus, tu fais ta course, tu surclasses la concurrence masi pas de bol, à la fin, y a un tirage au sort et c’est ce seul résultat qui compte. Alors, c’est quoi le message ? Ca ne sert à rien de faire des études ? Remarque c’est pas faux, vu comme l’intelligence et la culture me paraissent être limite une offense aujourd’hui, un défaut… Mais le souci, c’est que moins on fait d’études, plus vite on grossit les chiffres du chômage, c’est pas très bon non plus, ça.

chomage2.jpg

Bref, tout ça pour dire que je suis écoeurée, que ça m’énerve profondément et comme j’ai un peu arrêté de fumer, je suis un peu très tranchée surla question. Mais merde, dans une prochaine vie, je me contenterai d’un BEP. Je gagnerai pas plus mais je le gagnerai plus jeune.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Bienvenue en Chômagie

(je débute une série sur le chômage, c’est-à-dire que je recycle de vieux articles écrits pour un autre blog aujourd’hui mort et je complète la série. Mais rassurez
vous, j’ai pas été virée !)

C’est l’histoire d’une fille, moi, qui avait tout prévu dans la vie : elle aurait de bonnes notes, étudierait à la fac, décrocherait des diplômes et aurait un emploi. Tout se déroulait comme prévu jusqu’à la partie emploi. Cette histoire est la mienne mais elle n’a rien d’extraordinaire, elle est même d’une banalité affligeante pour pas mal d’entre nous. Petits, on nous disait « travaille bien à l’école, c’est important », c’est fait. « Passe ton bac et décroche une mention, c’est important », c’est fait. « Les diplômes, c’est essentiel dans la vie ». J’ai deux maîtrises et un master professionnel. « Pars à Paris, c’est là-bas que ça se passe ! », c’est fait. Et pourtant, malgré mes diplômes (avec mention, je croyais que ça avait une importance, avant), mon déménagement, mes stages, mon pres book… La terrible vérité fond sur moi : me voici au chômage. Citoyenne de la chômagie, le pays où personne ne veut aller alors que nous sommes à peu près 2 millions à y résider (juste à l’échelle française), selon les chiffres officiels. Enfin, on dit pas chômeur, on dit chercheur d’emploi, c’est plus encourageant, moins dégradant.
 

On apprend toujours du regard des autres. Quand vous êtes étudiants (en bac++ sinon, ça ne marche pas), on vous regarde avec une certaine admiration. Quand vous dites que vous êtes chômeur, on vous regarde avec un regard soit compatissant, soit méprisant, voire les deux. Oui, ce n’est pas glamour, je sais, mais je fais ce que je peux pour m’en sortir, quoi qu’on en dise. Dans l’esprit collectif, on a vite fait d’associer chômeur (aka celui qui fout rien) et parasite. Je pense que ces gens là n’ont jamais vécu au RMI. Car qui veut vivre avec moins de 500 euros par mois ? Ca ne s’appelle pas vivre mais survivre, surtout dans la capitale. D’ailleurs, ça ne paie même pas mon loyer. Souvent, le chômeur est vite coupable : s’il ne travaille pas, c’est qu’il ne cherche pas. Il est bien connu que l’envoi d’une demi douzaine de CV engendre automatiquement un emploi, c’est Harry Potter à l’ANPE. Si je me penche sur mon cas personnel, l’équation
est la suivante : plusieurs centaines de CV envoyés (candidatures spontanées et réponses aux annonces) = une demi-douzaine d’entretiens = in fine un emploi. Oui car pour moi, l’histoire finit bien, je ne dirais pas par chance car ce n’est que l’aboutissement de ma recherche. Ceci étant, il ne faut pas nier non plus qu’il existe une part de chance parce que quand une centaine de candidats envoient un CV pour un même poste, il faut pas se leurrer, les 100 CV ne seront pas consultés, les premiers arrivés seront les premiers servis.

Etre au chômage est un emploi à plein temps car il y a beaucoup de choses à faire. Et c’est souvent dur de sentir la suspicion de ceux qui ne savent pas, qui n’ont jamais vécu en Chômagie : « tu envoies des CV ? ». Non, j’attends que l’employeur vienne sonner à ma porte, j’ai écrit en gros dessus « jeune femme au chômage cherche emploi ». Les « tu as envoyé un CV là ? », aussi, qui partent d’une bonne intention mais qui, au final, sont agaçants. Je passe mes journées à envoyer des CV là, puis là et là aussi, même là où les chances d’être prises sont infimes, voire inexistantes. Parce que « on ne sait jamais ». Etre au chômage, ce n’est pas juste passer ses journées à dormir et à faire du sudoku. Il y a beaucoup de choses à faire et j’en parlerai dans les prochains articles. Curieusement, j’ai parfois l’impression que le chômage est un tabou qu’on évoque peu en dehors des chiffres, telle une maladie. On dit « mon fils est au chômage » limite comme on dirait qu’il a le sida. Pourtant, 2 millions de chômeurs, ce n’est pas rien, qu’en est-il de leur vie quotidienne ? Sans
tomber dans le misérabilisme ou la complainte, en parler ne fera de mal à personne.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Sexualité et fertilité en milieu urbain (ou ailleurs)

J’aime faire des titres genre thèse de science naturelle ou de sociologie d’après guerre. Ce mois-ci, j’ai fait mon presque traditionnel « mes règles sont en retard, meeeeeeeeerde ! ». Oui pas de règles pendant 40 jours, c’est pas que c’est la première fois que ça m’arrive mais ayant eu du sexe le mois dernier… Bon, bref, quand j’ai eu mes règles, c’est limite si j’ai pas chanté (mais j’étais au boulot donc non !).

 

Vicky a suivi mon délire durant les 12 jours de retard. Genre « je suis allée lire les symptômes sur un site Internet, j’ai un peu la gerbe et j’ai les gencives qui saignent. Bordeeeeeeeel ! ». Bon, la gerbe est vite partie et les gencives, c’est à cause de ma brosse à dent électrique un peu trop agressive. Mais cette situation m’interroge. Avec la miss, cette peur de la grossesse non désirée est réelle car on est jamais à l’abri d’un accident. Parfois les accidents n’en sont même pas. J’ai lu y a quelques années dans mon magazine féminin
préféré (Perso, the best forever. Oui, je sais, je passe trop de temps avec des ados) que pas mal de filles oubliaient la pilule
pour tomber enceinte et se rassurer sur leur fertilité, inconsciemment bien sûr. Je me suis jamais posé la question de ma fertilité, je n’ai jamais envisagé d’avoir des soucis à ce niveau là. Bon, j’ai un cycle souvent long (la preuve encore ce mois-ci) donc ça fait des ovulations en moins mais bon…

A la base, si on part du principe que les hommes sont des animaux et que les animaux ne coïtent que pour procréer, je me demande si, inconsciemment, on n’a pas encore certains relents de ça. Genre quand on brouette, n’a-t-on pas insconsciemment (oui, je sais, j’arrête pas d’utiliser ce mot) un désir de procréation ? Le déni de grossesse ne vient-il pas de là, justement ? Une nana veut un enfant. Consciemment, elle sait que ce n’est pas le moment mais son inconscient le désire donc son corps ne va pas l’alerter de cette grossesse.

De la même façon, de baliser sur une éventuelle grossesse, n’est-ce pas quelque part un relent de culpabilité d’avoir une sexualité épanouie dans un but non procréatif ? Honnêtement, je n’ai pas envie d’avoir un bébé maintenant, surtout un quart de Russe avec un père totalement hors de ma compréhension (bon, ok, je ne fais pas forcément l’effort de le comprendre non plus, j’avoue). A-t-on à ce point intégré les discours moralisateurs que le corps, pour rigoler, nous fait des blagounettes genre « hé t’es enceinte ! Mais non allez, je te rends tes règles ». Connard, va. En plus, c’est un cercle méga vicieux. Parce que plus on stresse à ce sujet, moins les règles se pointent. Oui, pour les mecs, j’explique : les règles, c’est un très bon indicateur de si tout va bien ou si tout va mal. En gros, résumons mon mois dernier : taf, donc, des nuits de 5h environ, un peu de stress (ok, au boulot, tout le monde est méga cool mais quand même), un rythme et une hygiène de vie qui change, j’ai repris le tabac (mal), je suis toujours en vadrouille… Ben, forcément, mon corps, il suit pas tout. De toute façon, les règles c’est aussi psychologique. Genre quand je prenais pas la pilule, je les avais toujours pour les exams (brevet et bac au moins).

Evidemment, c’est une peur toute féminine. Les mecs me diront « oui mais nous, on a peur que la nana tombe enceinte aussi, qu’est-ce que tu crois ? » Certes mais on tire pas la sonnette d’alarme de suite, messieurs ! « Chéri, j’ai deux heures de retard, va acheter un test ! ». Non. On intériorise ça, on essaie de se rassurer, de se concentrer sur son corps. Par exemple, moi, je le sentais au plus profond de moi que je ne pouvais pas être enceinte parce que mon corps, je le sentais pas différent. Et que j’ai bien étudié les symptômes et que j’en avais aucun. Du coup, le jour où je voudrais être enceinte, je me les déclencherai tous de façon psychologique (à moins que je tombe enceinte de suite). Quelle femme n’a pas eu une fois des doutes, essayant de se rassurer du mieux qu’elle pouvait ? Sérieusement ?

Bref, même si on en parle pas, la femme sexuelle a aussi un rapport avec sa fertilité. Ce n’est pas un sujet d’angoisse permanent (du moins pour moi) mais au moindre retard, on y pense. Hé oui, pas facile d’assumer toute sa féminité. On a beau prendre toutes les précautions qu’on peut, aucun moyen de contraception n’est sûr à 100%. Mais, Dieu merci, je n’ai pas eu la malchance de me trouver dans le 0.1% qu’a pas eu de chance.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un jour, j’’irai au mariage de Gauthier

Ouvrons un journal. En ce moment, au choix : le bac (sujets de philo, nombres de candidats, le plus jeune, le plus vieux…), la coupe du Monde ou le programme du PS pour 2007. Parmi les propositions, la question du mariage homosexuel et de l’homoparentalité. Il était temps que la France se penche enfin sur ce sujet de société.

 

Comme tu le sais, lecteur, j’ai pas mal d’homos dans mon entourage, surtout des hommes. Forcément, ça a tendance à me rendre favorable à ses propositions mais ce n’est pas juste un élan de sympathie pour une communauté mais quelque chose de plus raisonné. Parlons d’abord du mariage. En France, nous avons droit à un mariage homosexuel à la mairie de Bègles, orchestré par M. Noël Mamère. Ce mariage m’a un peu énervée car ce n’était que deux gars en mal de popularité prêts à tout pour truster les premières pages des journaux face à un politicard assez démago, faut dire ce qui est. Je ne crois pas que ce précédent ait vraiment servi la cause même s’il a eu le mérite de susciter le débat. A l’époque, quand on m’a demandé mon avis, j’ai haussé les épaules : pourquoi le mariage ne serait contracté qu’entre un homme et une femme ? On peut se marier à tout âge, quel que soit nos origines ou notre niveau social mais il faut qu’il y ait un membre de chaque sexe, sinon, ça marche pas. Déjà, à l’époque, le PACS avait fait grincer des dents mais pourquoi un couple ne serait forcément qu’hétérosexuel ? L’amour entre deux personnes d’un même sexe et leur désir d’engagement n’a-t-il pas droit d’exister aux yeux de la loi ? Personnellement, je ne suis pas très mariage mais ce n’est pas une raison. Quand j’entends Ségolène Royal déclarer il y a quelques années : « moi, je suis contre le mariage homo parce que je suis contre le mariage tout court », je soupire très bruyamment. Ce n’est pas parce que tu as décidé de ne pas passer devant le Maire que tout le monde va en faire autant, cocotte. C’est vraiment noyer le poisson, ça. Que les instances religieuses tiquent à célébrer de telles unions, à la limite, je peux le concevoir mais au niveau de la mairie… Le mariage n’est-il pas qu’un contrat, finalement ? Pourquoi devrait-on intégrer les données sexuelles à tout ça ? L’amour est le même qu’on soit homo ou hétéro. Un dernier sondage a révélé que 51 à 54% des Français y étaient favorables (les chiffres variant selon les médias). Ce qui n’a pas empêché l’Express de titrer : « Les Français contre le mariage homo » avant de débuter l’article par « Selon un sondage, 51% des Français y sont favorables, blablabla. » Je ne suis pas mathématicienne mais la majorité absolue étant de 50%+ 1, 51%, on est encore un peu au-dessus. Les voies du journalisme sont vraiment impénétrables, parfois…

Alors, évidemment, ce n’est pas tant le mariage qui bloque que l’adoption. Beaucoup arguent qu’autoriser le mariage homo, c’est faire un premier pas vers l’homoparentalité. Déjà, je pense très sincèrement qu’entre la légalisation du mariage entre deux personnes de même sexe et la légalisation de l’adoption par un tel couple, on va avoir droit à quelques années de débats, ça va traîner, c’est sûr. Mais pourquoi deux personnes de même sexe ne pourraient pas faire de bons parents ? Alors, oui évidemment, un enfant a besoin d’un papa et d’une maman pour s’épanouir. Dans ces conditions, on devrait retirer les enfants de tous les parents célibataires, alors ! Prenons un exemple : le fils d’Océane. Ce gamin sera-t-il déséquilibré parce qu’il n’a pas eu de papa ? Rien ne permet de l’affirmer, ce serait même très grave de le faire. Quand je vois certains enfants élevés par un seul parent ou quand je vois des enfants issus d’un couple traditionnel mais totalement barré, je me dis que le duo papa/maman n’est absolument pas synonyme d’équilibre, loin de là. J’ai des tas d’exemples que je n’étalerai pas ici mais quand je vois certaines personnes de mon entourage, je me dis qu’ils auraient été peut-être plus heureux avec deux papas ou deux mamans.

Pourtant, l’idée va mettre du temps à être acceptée, si tant elle qu’elle le soit un jour. Il y a quelques années, j’avais fait une émission de radio sur le sujet avec mes camarades, nous avions fait venir deux membres de l’association Jules et Julie. Quand on a évoqué la question de l’adoption par un couple homosexuel, l’intervenant masculin, lui-même gay, s’était déclaré contre cette idée, expliquant qu’une famille, c’était un papa et une maman. Je ne critique pas les opinions du jeune homme, je montre juste que la bataille est loin d’être gagnée. Dans la même émission, j’avais fait une revue de presse sur le sujet. Oui, la revue de presse, c’est mon truc, c’est mon vice. Bref, il y avait l’histoire de deux couples, deux gays et deux lesbiennes, qui avaient fait un bébé par insémination artisanale. Le bébé est né et il a donc quatre parents sauf que si l’un des couples se sépare, celui qui n’a pas donné son sperme et celle qui n’a pas porté le bébé n’ont techniquement aucun droit sur cet enfant qui est le leur d’un point de vue affectif mais c’est tout. Déjà, le côté insémination maison, c’est glauque. Aujourd’hui, quand on voit dans quelle société de confort on vit, penser qu’une femme est tombée enceinte de cette façon, ça me fait froid dans le dos (pour elle). Ces gens-là voulaient tellement un enfant qu’ils se sont débrouillés comme ils ont pu. La petite fille née de cette union sera-t-elle différente d’un autre enfant ? Non. Elle aura droit à l’affection de 4 parents au lieu de deux, comme la plupart des enfants de parents divorcés.

Autre argument servi cette fois par Yohann, mon presque frère. « Oui mais tu comprends, ces enfants, on va se moquer d’eux à l’école quand leurs deux papas ou leurs deux
mamans viendront les chercher à l’école. » Et je réponds : « ben c’est une question de mœurs. Regarde, nous, quand on était petits, y avait pas beaucoup de parents divorcés et
c’était bizarre les enfants qui n’avaient qu’un papa ou qu’une maman. Maintenant, on est habitués. Ben eux, ce sera pareil ! ». Je ne dis pas que, forcément, les homosexuels vont être légion à adopter et resteront sans doute une minorité par rapport aux couples plus traditionnels mais à partir du moment où l’adoption par les couples homosexuels sera légalisée, il y en aura forcément plus d’un qui va se lancer dans l’aventure. Le seul truc que je crains, dans l’histoire, c’est que le premier couple à adopter squatte les médias. Là, à la limite, ça peut être un peu traumatisant pour l’enfant, s’il est assez vieux pour comprendre un tant soit peu ce qu’il se passe.

Je ne suis pas une pro de l’éducation mais il me semble que pour être heureux, un enfant a avant tout besoin d’amour. Pourquoi les couples hétérosexuels auraient ce monopole ?
Est-il si important qu’un enfant soit aimé par un homme ET une femme ? Quid de deux hommes, deux femmes, qu’un homme ou qu’une femme ? Sans doute aurons-nous droit à toute une batterie d’analyse psychologiques de ces enfants mais je ne pense pas qu’être élevé par un couple homosexuel change grand-chose à l’arrivée. Déjà, si on regarde la société actuelle, force est de constater que le couple traditionnel n’existe plus tellement : ce n’est plus la maman à la maison qui gère les tâches domestiques et le papa au travail qui ramène les sous. Je connais des homos qui feraient d’excellents parents comme mon cousin, par exemple. Il adore les enfants et aimerait en avoir un, il ferait un bien meilleur père que moi une bonne mère. Il a beaucoup d’amour à donner, pourquoi on l’en empêcherait ? Parce qu’il aime les hommes ?

Argument ultime : un enfant élevé par un couple gay le deviendra forcément. Alors, là, on touche le fond. Et l’oscar de la théorie la plus conne est attribuée à la reproduction de l’homosexualité ! Parce que si l’homosexualité était due à une transmission de parents à enfants, on serait tous hétéros. Ben oui, un couple, à l’heure actuelle, c’est un
homme et une femme donc si ça ne tenait qu’à ça, l’homosexualité n’existerait pas.

Rendez-vous sur Hellocoton !