Islanova : un roman au cœur de la ZAD

Souvent, je m’agace, je vitupère, j’égratigne ces films ou ces romans qui m’ont raconté un joli synopsis mais derrière, c’est tout moisi. Je me suis répandue sur des articles sur le roman horribilus, je reste avec un goût amer après la lecture d’Un monde après l’autre de Jodi Taylor. Sans doute parce que j’en attendais quelque chose qui me transporte, qui me capte… pas des pages qui le donnent envie de gifler des êtres d’encre et de papier. Alors quand je tombe sur un roman qui me plaît fort, je jubile. Aujourd’hui, on va donc parler d’Isla Nova de Nathalie Hug et Jérôme Camut.

islanova couverture

L’histoire en bref : la famille recomposée Macare-Stark coule des jours heureux dans les Vosges… jusqu’à ce que le père, Julian découvre sa fille, Charlie, dans le même lit que Leni, fils de sa compagne Wanda. Un malheur n’arrivant jamais seul, un terrible incendie ravage la vallée, allumé par des extrémistes écologistes décidés à accélérer la 6e extinction de masse (donc faire disparaître l’humanité). Pendant que Julian essaie de sauver sa maison et son chien, Leni et Charlie prennent la poudre d’escampette et le train pour une ZAD installée sur l’île d’Oléron. On va donc assister à l’installation de nos tourtereaux dans la zone, les affrontements avec la police et la prise d’un espèce de Center Park construit par la Chine qui sera proclamé territoire indépendant nommé Islanova. Mais tout n’est pas rose à la ZAD, Leni le découvre à ses dépends tandis que Charlie devient un des éléments forts de la nouvelle contrée.

Une maison dans les arbres

En gros. C’est assez compliqué à résumer car il se passe plein de choses donc je vais m’arrêter là pour l’histoire et vous dire pourquoi j’ai aimé ce roman et pourquoi il m’a bien inspirée. Non parce que je dis toujours “ah non, ce livre est nul, faut pas faire ça, ça et ça” mais faut aussi étudier ces romans qui nous séduisent. On va commencer par ce qui m’a un peu dérangé dans le roman : les personnages masculins. Je n’ai aucune idée de comment travaillent notre couple d’auteurs (oui, c’est un couple, je trouve ça chou) mais j’ai trouvé trouvé les personnages masculins principaux très faibles, un peu beaucoup bourrin, surtout Julian et Leni (Vertigo et Aguir sont mieux balancés). Julian, c’est un peu un prototype Vin Diesel-Jason Statham, tout en force, malgré la grosse faille qu’on lui a collée (et que je trouve assez mal exploitée, globalement). Leni subit. Durant tout le roman, il suit des femmes en chouinant, grosso modo. Du coup, les scènes les concernant m’intéressaient moins. A l’inverse des personnages féminins que je trouve bien mieux gérés, notamment Charlie. On parle d’une ado de 16 ans un peu naïve, follement passionnée, parfois trop gentille mais qui n’a pas froid aux yeux et j’ai bien aimé ce personnage qui nous fait découvrir la ZAD dans toute sa réalité.

Nathalie Hug et Jérôme Camut

Autre point : les auteurs sont audacieux à un niveau… En fait, vers le milieu du roman, il se passe un truc que je ne dévoilerais pas et j’étais là “Non… Nooooon ? Non mais je suis sûre y a arnaque, ils ont pas pu faire ça… Ah mais si putain !”. Ce qui m’agace dans pas mal d’oeuvres de fiction, c’est une sorte de volonté de ne pas choquer, entre guillemets, qui fait que tu ne sens pas tellement de tension, pas d’enjeu. Typiquement sur la survie en bonne santé des personnages. On peut penser ce que l’on veut de The walking dead ou Game of thrones par exemple mais il faut du courage pour tuer ou mutiler des personnages (dans les versions écrites, les deux mâles alpha que sont Jaime et Rick perdent leur main, par exemple) et tu lis avec inquiétude car tu n’as aucune garantie que tout le monde va s’en sortir sans trop de casse. Idem sur le manichéisme de très nombreuses oeuvres où les gentils gagnent et les méchants perdent. Si tu sais que la cause d’un personnage est bonne, peu importe les circonvolutions de l’intrigue, tu sais qu’à la fin, il triomphera… Alors que là, tu n’as aucune idée de l’issue, tu ne sais même plus qui a de nobles intentions et qui n’en a pas. 

The walking dead, morts

Et justement, on touche là LE point qui m’a fait aimer ce roman : il n’y a pas de bien ou de mal en soit. Déjà, selon qui tu suis, le point de vue sur la ZAD peut énormément évoluer, il y a pas mal de violence et nous-mêmes, en tant que lecteurs, on est un peu ballotés. Il y a d’un côté la cause. Belle, forte, elle est unanimement reconnue par tous les personnages mais certains sont rebutés par la violence d’Islanova (dans la défense de son territoire) et par la méthode de lutte (prise d’autorité d’un centre aquatique pas encore ouvert). Et ça touche ici le sujet qui me fascine depuis des années : la lutte, comment. C’était un peu tout le propos du roman de Maja (que j’ai toujours pas commencé à relire malgré ma semaine d’intercontrat… Je suis une loseuse) et c’est hyper bien amené car il n’y a, dans son roman, aucune vérité. Oui, la cause est juste mais est-ce qu’on peut agir ainsi ? Oui pour les soutiens de la ZAD (dont Charlie), non pour ses opposants (Julian en tête), ça dépend pour les dirigeants même de la ZAD car même dans un même camp, il y a des différends.

Croquis du futur centre aquatique à Lormont par Stark

J’avoue que j’ai acheté le roman avec un peu de crainte : je ne pouvais résister puisque le sujet me branchait mais j’avais peur d’un traitement un peu réac de la ZAD. Il n’en est rien, on n’est pas non plus dans une admiration béate. Les personnages féminins sont bons, les masculins moins mais je me demande limite si ce n’est pas fait exprès, notamment Leni qui ne fait que suivre différentes femmes dans le roman sans vraiment servir à grand chose. Bref, je l’ai lu en vacances (dans un centre thalasso, la mise en abyme était un peu troublante) et je l’ai dévoré. Donc puisqu’on est pile dans la saison où l’on passe beaucoup de temps à lire… foncez.

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Affiche ton mantra !

En tant que bonne consultante social media, je passe pas mal de temps sur les réseaux sociaux à la recherche d’infos puisque comme je l’ai déjà dit, le social media, en 10 jours, t’as 30 nouveautés (à peu près). Et sur LinkedIn (et relativement sur Facebook), je vois passer ces cartons avec une phrase de motivation dessus, un mantra censé te faire atteindre les étoiles. Et ça m’agace prodigieusement.

mandela

Il y avait une sentence que j’aimais bien “Ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on n’ose pas mais parce qu’on n’ose pas que c’est difficile” (Sénèque), petite phrase que je me répète quand j’abandonne avant d’avoir commencé pour de mauvaises raisons, l’universelle étant le manque de temps. Parce que je reste convaincue que le temps, je l’ai mais je perds trop de temps en glande et ce même si je m’accorde un droit à la paresse. Non parce que passer des soirées à résoudre des escape rooms, ça détend certes mais ça ne me rend pas meilleure et ça nuit en plus à mon sommeil. J’aimAIS bien ce mantra, oui, mais à force de le voir étalé en long, large et travers sur mon LinkedIn avec un photo random derrière, je finis par ne plus la supporter. Idem pour “Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait” (Mark Twain… Toi aussi, révise les auteurs des citations célèbres avec le blog des Vingtenaires, le blog qui te nourrit le cerveau).

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En l’occurence, ces mantras sont balancés par des pro entrepreneuriat en mode “prend ta vie en main, ouais !”. Alors je n’ai rien contre l’entrepreneuriat, je n’ai même aucun avis sur le sujet de façon générale, mais faut arrêter de nous vendre ça comme le truc des gens audacieux. Je vais parler de mon environnement professionnel en particulier, certains me diront que dans le leur, ce n’est pas ça du tout, mais des (auto) entrepreneurs, j’en ai une très belle collection dans mes contacts LinkedIn, Facebook et Twitter, des gens qui se lancent, audacieux ou conquérants (bon, quand tu ne les connais pas personnellement, tu ne sais jamais s’ils se mettent à leur compte après avoir préparé leur projet ou juste parce qu’ils ont perdu leur boulot mais je ne critique pas en soi la démarche), qui te balancent du mantra à tour de bras… Pour afficher fièrement leur CDI retrouvé à la première occasion. Parce que entrepreneuriat, ce n’est pas facile, il ne suffit pas de créer son petit statut d’auto entrepreneur et de se montrer volontaire sur les réseaux sociaux pour choper du client. Faudra que je fasse un article sur entrepreneuriat et pourquoi ça peut me poser un problème. Bref, les mecs nous expliquent que, eux, ils sont audacieux, “regarde, je l’ai fait alors que personne n’y croyait, qu’ils pensaient tous que c’était impossible, ahah !”, à coup d’image neuneu.

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Et ça me gonfle. Je trouve le principe de mantra pas si con en soi, je me dis que je devais en imprimer quelques uns chez moi pour me booster un peu et utiliser mon temps à bon escient pour atteindre mes objectifs MAIS je considère que c’est quelque chose de personnel. Les choses que je souhaite accomplir, je veux le faire pour moi. Si j’ai envie de partager mon aventure avec d’autres pour montrer que ce que j’ai mis en place marche ou non, je peux le faire à travers un blog ou éventuellement un livre si mon histoire est folle. Mais poster comme ça des phrases dont on a vidé tout le sens parce qu’on l’a trouvé sur Internet et que ça fait entreprenant et volontaire, non. Non.

Dans le genre citation sur photo random, celle ci tient le haut du panier

Dans le genre citation sur photo random, celle ci tient le haut du panier

Je comprends la nécessité de travailler son image sur le web, je le fais moi-même. Parce que je sais qu’aujourd’hui, on a tendance à googliser quelqu’un qui postule dans notre boîte ou qui nous propose ses services. C’est rassurant de voir que cette personne est associée à des articles sur son domaine d’expertise, que son fil Twitter est gavé d’articles sur le sujet, indiquant qu’il suit les actus, qu’il participe à des conférences. De la même façon, se rappeler au bon souvenir de ses contacts LinkedIn en postant des contenus percutants, oui. Je dis 4 fois oui. Si je suis gênée qu’on veuille faire de « je », une marque, mon discours change sur le côté professionnel. Je me fiche de l’avis des gens sur ma vie privée narrée ci ou là mais par contre, côté pro, j’essaie d’être irréprochable et de dessiner les contours des sujets qui m’intéressent pour qu’un jour, quelqu’un se dise : quelqu’un spécialiste des réseaux sociaux et qui a son nom associé au tourisme, au big data ou que sais-je encore… mais oui, Nina Bartoldi !

Nina_bartoldi

Mais ce côté « mantra » chopé sur le net, ça pue le flan. A la limite, gardez ça pour votre Facebook, ce haut lieu de la mise en scène du soi mais sur un réseau professionnel, ça pue le kikoolol. Vous voulez démontrer votre esprit d’entreprise ? Mettez par écrit vos expériences et conseils (sans refaire 30 fois un article déjà vu du type « pourquoi avoir une page Facebook? », c’est bon, ça va, on est en 2015 les gars, ce point là est acquis, offrez autre chose que vos platitudes) (et ne réécrivez pas en français les articles de The verge and co, ça ne fera que prouver votre niveau, parfois relatif, en anglais). Mais ce côté « mantra pour ado », non, pitié. Parce que ça me rappelle ces phrases philosophiques qu’on écrivait au stylo bic de couleur dans nos cahiers de texte pour faire genre qu’on était des torturés philosophes alors qu’on ne comprenait même pas de quoi il s’agissait. J’ai toujours trouvé que coller des citations un peu partout pour faire cultivé, ça crée précisément l’effet inverse : tu vas sur Evene et tu trouves des citations sur tout et n’importe quoi donc niveau culture, on va se calmer. Et si tu as A TOUT PRIX besoin d’étaler ton mantra à la gueule du monde, essaie d’en trouver un un tant soit peu original parce que Sénèque ou Mark Twain, ça pue le manque total de personnalité ou d’inventivité. Et ce n’est jamais très bon pour son image pro.

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Sur ce, je vous laisse avec cette citation de Shia Laboeuf « Let the dream come true, just do it! »

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Ca, c’est du mantra qui pète sa classe.

PS : J’ai toujours pas d’avis arrêté sur Shia Laboeuf, j’arrive pas à décider si ce mec est un putain d’artiste génial ou un mec totalement border.

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Les sites de rencontre nous pervertissent

Il y a 10 jours, petite pause dans l’hystérie de ma semaine, je jette un œil sur Twitter et voit quelqu’un ricaner sur un article des Inrocks évoquant la culture du plan cul qui prend ses aises en France. Heu… Je voudrais pas vous choquer les gars mais le plan cul, c’est pas nouveau nouveau comme concept. Je pense que dans les années 80, déjà, VSD et autres titres putassiers devaient déjà réaliser des enquêtes sur ce nouveau phénomène qu’est le plan cul. Phénomène qui n’avait lui-même rien de nouveau à l’époque non plus. Pour moi,la réelle évolution n’est pas dans une certaine libération des mœurs mais plus dans la prise de parole autour de ça. C’est mieux assumé, moins amoral même si de grands intellos masculinistes considèrent qu’une femme qui se donne sans Amour et sans espoir d’être fécondée par ledit monsieur sont de grosses putes vérolées. J’y reviendrai tiens.

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Cet article, outre qu’il doit bien avoir 40 ans de retard, se permet en plus de distribuer les responsabilités, nous rappelant insidieusement que baiser sans Amour, c’est mal. Premier coupable de notre récente  (hmmm) perversion : les sites de rencontre ! Mais oui, à peine est on inscrits dessus qu’on se transforme automatiquement en prédateurs sexuels en recherche perpétuelle de chair fraîche. Ouiiiiiiiii ? Alors qu’avant, tu comprends, les gens ne cherchaient que l’amour parce qu’ils n’avaient pas le choix (c’est vrai, le Minitel ou les petites annonces, sans parler des différents bals et orgies n’ont jamais existé, c’est faaaaaaaaux !) mais depuis que l’on a désormais autant de choix, on se sent obligé de tout goûter. Noir ou blanc, petit ou grand, sec ou rond, jeune ou vieux, homme ou femme. Venez tester, venez vous amuser ! Qu’est-ce que ce sera pour vous ce soir, madame ? Ce délicieux monsieur aux couleur caramel ou un petit trio pour entamer la semaine sur une note d’audace ?

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Oui… Mais non. La quête d’un partenaire varie déjà d’une personne à une autre. Quand je me suis inscrite sur un site de rencontre la première fois (et les fois suivantes), c’était avant tout pour tromper mon ennui. Avoir de nombreuses conquêtes m’a permis de prendre confiance en moi, multiplier les expériences, rencontrer des personnes intéressantes (aussi). Certes, le rythme s’intensifiait dans les périodes où je n’allais pas très bien et que j’avais besoin de ne pas penser. Je pense que je n’ai jamais autant baisé que durant mon chômage et quand je bossais chez Pubilon. Ca, c’est mon cas. A côté, j’ai des ami-e-s qui cherchent un partenaire de vie et ce très sérieusement. Après tout, les sites de rencontre comme les bals populaires d’antan sont avant tout un carrefour où se rencontrent les âmes esseulées. Il peut en naître de l’amour, du sexe, de l’amitié… ou éventuellement un moment gênant.

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Et puis, pardon mais ça veut dire quoi cet article ? Savais-tu, cher journaliste réac, qu’on pouvait tout à fait trouver l’amour sur un site de rencontre même si on ne dit pas non à quelques jeux sexuels de temps en temps. Sais-tu qu’on peut aimer le sexe, avoir envie de s’amuser mais, si on rencontre une personne qui nous intéresse, on a aussi la possibilité de cesser tout jeu de séduction avec les premiers venus pour tenter l’aventure avec celui ou celle qui nous fait battre le coeur ? Est-il impossible de trouver l’amour si on le cherche ? Une fois que l’on s’est adonné au plan cul, sommes-nous condamnés à ne plus être “dignes” d’amour ? Non. Peut-on réellement affliger ce type de raisonnement digne d’une adolescente de 15 ans dans un soap en 2015 ? Non mais pitié…

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Rends-toi disponible

En grande prêtresse de la séduction que je suis (au moins), je n’aime rien de moins qu’observer les situations et venir ensuite vous parler de ce que j’ai observé. Ces derniers temps, je me suis plusieurs fois retrouvée au coeur de grandes assemblées avec des hommes, des femmes, des jeux de séduction et un carnet de note pour tout garder en tête. Car la séduction, c’est bien mais encore faut-il donner envie aux autres de nous inviter au jeu.

jeu-de-seduction

J’aime parfois me promener sur certains forums observer les tourments de mes congénères en matière d’amour et séduction (et travail aussi mais ça n’a aucun intérêt pour cet article), déformation professionnelle de mes années de community management sur des forums. Parfois, certaines femmes envoient un cri de détresse “au secours, je ne me fais jamais draguer!”. Pourtant, la drague (vulgaire séduction) est une interaction sociale à laquelle toute femme a droit, peu importe son physique. Je ne connais que peu de femmes n’ayant pas eu droit à leur lot de petites phrases, sifflements et co de la part des lourdauds de la rue. Mais récemment, j’ai découvert un truc intéressant : pour se faire draguer, encore faut-il se rendre disponible.

Pourquoi-c-est-a-la-mode-de-faire-la-gueule

Mise en situation : un garçon que nous appellerons Jules. Jules, il vous plaît bien et vous vous dites que vous allez lancer une subtile tentative de rapprochement, pour voir. Sauf que voilà, un obstacle immense se dresse devant vous : la bande de potes de Jules. Ou son/sa meilleur-e pote toujours accroché à ses basques. Or je sais pas vous mais moi, dans mes tentatives subtiles de séduction, je tente d’abord d’isoler ma proie puis de badiner, mes yeux plantés dans les siens en tentant de démontrer l’air de rien que je suis brillante, cultivée et que j’ai envie de lui mordre les fesses. Or Jules se balade toujours avec sa petite meute. Pire, ils ne parlent quasi qu’entre eux, se mêlant peu aux autres. Donc à moi. Moralité : je finis par laisser tomber alors que s’il le faut, Jules et moi, ça aurait été du tonnerre.

couple-parfait

Alors évidemment, peut-être que Jules reste avec ses potes car il n’en a juste rien à faire du reste du monde (dont moi). Qu’il a une moitié qui est juste absente de la soirée et qu’il n’a en aucun cas envie d’être disponible. Mais si je me mets moi-même sous la loupe, je me rends compte que je suis pas la reine de la disponibilité… Exemple flagrant : lors de la dernière soirée célibataire, alors que je discutais avec le fumeur qui me plaisait bien, j’ai intégré Anaïs à la conversation pour pas qu’elle reste en rade. Quel message ai-je envoyé au mec ? Tu m’ennuies ? Voici ma copine, drague la ? Un plan à 3 ça te dit ? Et si finalement, en matière de séduction, notre non solitude était notre pire ennemie ?

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Alors que faire ? Pointez vous seule dans un bar, pour sûr qu’on vous draguera mais faut voir qui… Je veux dire que le but n’est pas de choper le premier audacieux venu mais bien une personne avec qui nous avons quelques affinités. Sauf que pour ressentir une éventuelle affinité, encore faudrait-il laisser un espace pour permettre à l’autre de venir discuter avec nous et voir si ça accroche ou non. Or nous évoluons de plus en plus en troupeaux urbains, nous débarquons en gang quelque part et impossible de nous désolidariser. Il y a quelques années, je discutais avec un mec m’expliquant que pour draguer, il fallait aller vers un groupe et taper le maillon le plus faible pour y entrer (“jamais j’irais vers toi” me dit-il pas très sympathiquement). Ben j’avoue que ça me saoule en général quand ça arrive. D’abord parce que je suis occupée à papoter avec mes amis et ensuite, je ne trouve ça guère poli. Et que quand ça nous arrive avec Anaïs, c’est souvent du cas social hautement alcoolisé. Ouais, en fait, je suis comme Jules…

Disponible, moi ? Apparemment, c’est pas si évident.

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Le teasing sexuel, que c’est original…

Récemment, ING direct a sorti une nouvelle pub à base de « lui l’a fait et elle aussi et lui vient juste de le faire ». Huhuhu mais de quoi
parle-t-on ? Nos esprits pervers vont forcément penser à du sexe mais non, c’est en fait pour une banque en direct. Ah mais qu’est-ce qu’on se marre, on l’a vraiment pas vu venir… Mais bien sûr.

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Les pubs tournant autour de situations rappelant le sexe n’ont rien de nouveau, Vivastreet nous a fait le même plan y a pas trois mois. Mais quelle audace, ouhlala. Après tout, on le sait bien, le sexe fait vendre donc allons y gaiement. Mais comme la marque ne souhaite pas non plus trop brusquer le public, on fait dans le léger, à la limite de l’amour ado qui découvre que le sexe existe et voit le « mal » partout.

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Perso, ça ne m’amuse pas vraiment. Quand la pub commence avc son sous entendu aussi léger qu’un Texan (j’ai vu un bout de reportage sur l’obésité au Texas samedi, c’était effrayant), j’ai envie de dire « bon, vas y balance la marque, je sais très bien que ça ne parle pas de cul ». C’est déceptif, on pense enfin avoir à faire à une pub audacieuse, qui franchit les limites du conventionnel et là, chute de merde : « ahah mais non, on ne parlait pas de sexe, vous vous êtes fait avoir ! ». Bah tiens, je l’avais pas vu venir, mais alors pas du tout…

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La question que je me pose, maintenant, c’est pourquoi ? Pourquoi faire ce genre de pub qui ne surprend personne et qui ne met finalement pas le produit en valeur ? On peut remplacer ING par un nouveau yaourt révolutionnaire qui permettrait de perdre du poids en le mangeant, par exemple ou une voiture trop top qui donne une sensation de plaisir… haaaaaaaan inédite. Bref, je ne suis pas sûre que le produit soit particulièrement mis en valeur, on attend une chute téléphonée mais au fond, peu importe le produit, pourvu qu’on ait la vanne, aussi pourrie soit-elle. Typiquement, pour Vivastreet, j’ai mis 10 bonnes minutes à remettre le nom. Parce que c’est convenu, déjà vu et même pas suffisamment provoc pour que ça reste dans les mémoires. Si on ne veut pas s’aventurer trop loin sur un chemin boueux, c’est pas la peine de commencer à l’emprunter pour repartir en sens inverse. Et on n’oublie pas son caoutchouc pour
aller dans les chemins boueux (c’est le week-end sidaction, ceci était un message de prévention).

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En fait, je trouve tout ça trop facile. J’imagine la réunion créa chez les publicistes :

« Bon, ING veut communiquer sur le compte en ligne, genre c’est un truc novateur.

– Mais ça fait plusieurs années que ça existe…

– Oui mais le client est roi, commence pas… Donc un truc novateur, un truc waouh ! Faudrait un peu de provoc pour faire oublier l’horrible pub d’avant avec les gens défigurés par des espèces d’effets de merde et une musique crispante. Et virer le orange, aussi, on confond trop avec un opérateur téléphonique…

– T’inquiète coco [j’aime croire que dans la pub, tout le monde s’appelle Coco], on tape sur le côté sexy de l’innovation, genre « y a les heureux qui l’ont fait et les autres, genre un truc d’initié et basta.

– T’es un génie Coco ! »

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Ouéééééé au moins. Rien que pour ça, je vais aller chez Fortuneo.

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Ode au fessier masculin

La semaine dernière, en papotant sur Twitter, j’ai découvert une terrible vérité, délivrée par Happy loser (oui, c’est son pseudo) : beaucoup de femmes ont tendance à négliger le fessier masculin dans les caresses. Choquée par cette déclaration, j’ai décidé de défendre cette noble cause comme j’ai par le passé défendu le cunnilingus (d’ailleurs, c’est pas pour autant qu’il faut oublier ce combat
, merci).

 
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De prime abord, je n’ai pas compris. S’il y a une partie que j’aime chez l’homme, ce sont bien ses fesses (ainsi que ses épaules et son cou, sans parler de son sourire et de son regard, miam miam !). Qu’y a-t-il de plus charmant, franchement ? J’aime les tripoter, les caresser, les prendre à pleine main pour contrôler le rythme de ses coups de reins… Non mais les fesses masculines, c’est la vie ! Pourquoi ne pas leur accorder toute l’attention qu’elles méritent ?

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C’est vrai qu’en temps que fille, mes fesses sont toujours honorées avec délice. Non, je ne suis pas en train de parler de sodomie ! Mais les mecs aiment les fesses féminines, du moins les miennes. Faut dire que je lésine pas : je les chouchoute. Enfin, pas particulièrement, je les soigne tout comme le reste de mon corps : crèmes hydratantes, huile d’argan, gommage au savon noir… Résultat : c’est doux comme de la soie. J’avoue que quand je lis dans mon lit, nue (c’est-à-dire pas en ce moment, il fait hélas trop froid), j’ai tendance à me caresser nonchalamment la peau des fesses parce que c’est douuuuuuuuuux !

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Mais pourquoi les filles ne tripotent pas les fesses des mecs pareil ? Il est vrai que, proportionnellement, il me semble que les mecs utilisent moins de crème hydratante que nous (mais ont-ils la peau aussi sèche ?) et que si je prends comme référence mes fesses, la peau des fesses masculines est moins douce mais… ce n’est pas ce qui me freine. Alors je me suis demandé si certaines filles ne le tripotaient pas uniquement pour ne pas passer pour une grosse cochonne, au sens péjoratif du terme. Pour ma part, il me semble que malaxer des fesses fait quand même nettement moins salope qu’avaler ou se faire retapisser la face, par exemple mais bon, chacun ses tabous.

caresses-fesses

Puis je me suis demandée s’il n’y avait pas une autre explication qui impliquait cette fois ci nos amis les hommes eux-mêmes. Non, je ne vais pas leur reprocher de ne pas utiliser de crème hydratante corporelle. Mais voilà, il semblerait que chez certains hommes, une virilité mal placée sacralise les fesses. Et qu’y toucher évoquerait trop une certaine homosexualité. Ce que j’ai toujours eu du mal à comprendre. Qu’un mec n’aime pas qu’on explore son anus, ça, je dis pas, chacun son truc. Mais qu’il assimile ça à de l’homosexualité alors que c’est moi dans le lit, heu pardon ! On peut difficilement me confondre avec un mec. Du coup, si on tombe sur des mecs qui refusent le tripotage de la fesse, n’a-t-on pas tendance à renoncer à le faire ensuite ? Du coup, je me demande si c’est pas un peu la même chose pour le cunnilingus.

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Alors de là me vient une question : faut-il fournir à nos partenaires sexuels un espèce de mode d’emploi sexuel précisant que ça, on aime alors merci de pratiquer dans la mesure du possible ? (ou inversement, j’aime pas, laisse tomber) C’est d’un triste ! Je préfère préconiser l’audace. Tenter un cunni ou un malaxage voluptueux des fesses n’ayant tué personne, peu importe de quel côté on se trouve, rien ne vaut la tentative. Au pire, on nous indiquera gentiment que non, c’est pas trop apprécié, merci.

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En attendant, mesdemoiselles, ne négligez pas les fessiers masculins, ils sont si adorables !

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Le Grand Oral

Par LucasUn peu de pub au passage : http://singulierpluriel.over-blog.net/

 Récemment je me suis demandé si je n’allais pas repasser le concours d’entrée des écoles de commerce qui sont à mon niveau (c’est à dire tout ce qui est derrière les

« parisiennes »). Histoire d’aller passer ce monument de rigolade qu’est l’oral des concours.

 

Ne cherchez pas, même les plus débiles des entretiens d’embauche arrivent rarement à la hauteur de cet oral.

Bon d’accord, il m’est arrivé très souvent de réprimer un gloussement en entretien pour un stage… Mais là, à Sup Déco, (Sup Déco, le diplôme qu’il fait joli sur ton CV) on
atteint des sommets de futilité.

 

Je dis ça mais je dois rester honnête… La palme de la noyade dans un verre d’eau reste à Calyon.

Chez Calyon, pour faire un stage à Nouyorque, on vous fait passer devant une madame psychologue qui va voir si vous n’êtes pas un dangereux psychopathe qui pourrait faire du tort à Calyon. Bah oui on n’sait jamais.

Puis avec deux autres candidats on vous fait faire un jeu de rôle qui n’est pas un jeu drôle, un truc où vous devez organiser la construction d’un barrage par une grand mère et
expliquer ce à quoi elle doit faire attention.

Ensuite vous devez critiquer intelligemment les suggestions faites par les deux blaireaux qui jouent avec vous, en leur présence (ça c’est fun et honnête au moins) en expliquant
pourquoi c’étaient de grosses truffes, puis vous devez faire un test de personnalité, et enfin l’entretien proprement dit avec le directeur RH. Un test d’anglais ? Bah non… Pourquoi ?

Au milieu de tout ça, vous avez pris soin de glisser un repas au resto du coin et des conversations futiles et hypocrites avec vos compagnons de lutte. Ouhai ouhai ouhai, une
journée entière de recrutement pour un stage à NYC, ils n’déconnent pas chez Calyon.

Bizarrement je devais être trop bête ou pas assez malléable car en dépit des qualités évidentes de [ma] candidature ils ont été au regret de ne pas pouvoir y donner
suite
, et ne passez pas par la case Départ, ne recevez pas 20000 Frs, etc.

J’ai jamais été aussi content de rater un test tellement ces RH étaient fielleux, malsains et robotisés. C’était il y a 3 ans : plus jamais je ne rentre dans cette boite… Pardon ? Tous les DRH sont comme ça ? Bon d’accord, et le 36mm est fourni avec ?

Mais revenons à l’oral d’école…
 
L’oral c’est une opération séduction qui dure 20 minutes.

On est face à un prof de l’école et un ancien élève désormais ancré dans le monde du travail. Ils passent 10 minutes à lire votre CV avant l’entretien histoire de préparer des
questions à la con pour savoir si vous avez de la personnalité et de l’intelligence. En bref, si vous pouvez être un bon élève qui apportera une plus value à l’école pendant et après les
études.

Si je repassais ce concours pour le fun, j’irai à l’entretien avec une camera cachée et un CV bidon de chez bidon où je dirais avoir fait des études de Backgammon, une Licence de
Tongues ou un Doctorat de matage de pubs. En même temps ya pas plus carré et inquisiteur qu’un jury de concours. Ils vous posent des questions terribles.

Allez, toi aussi mets toi dans la peau d’un candidat !

Imagine-toi à Sup de Co Reims, dans un bureau faisant face à deux interlocuteurs…

Toutes les questions qui suivent sont véridiques. Et la plupart des réponses « officielles » ne sont guère éloignées de ce que dirait un candidat…

 

          Pourquoi voulez-vous faire une école de commerce ?

          Pour la tune, pour avoir un salaire de malade et faire des cadeaux à mes proches. Pour avoir une formation de qualité afin de travailler plus tard dans le secteur bancaire.

          Donnez moi une raison de vous choisir…

          Je fais vachement bien les tagliatelles à la carbonara. Mon expérience passée en Droit ne peut que s’enrichir d’un passage en école de commerce et de la même façon enrichir mes condisciples. En un seul mot.

          Est-ce que vous pouvez me citer le nom du président de l’ONU ?

          Non et je m’en contrefous du moment qu’il fait bien son boulot. Non, pas du tout mais je sais que Kofi Annan l’était encore il y a un an…

          Racontez nous une blague…

          C‘est l’histoire de deux idiots qui écoutent un jeune prétentieux déblatérer des conneries pour expliquer en quoi il y a Business Cool… Pour faire aboyer un chat on lui donne une tasse de lait et il la boit…

          Qu’est ce que vous allez apporter à l’école ?

           Mon chat, je peux ? Et des Dragibus aussi… De l’astuce. De l’allant. Un regard différent, critique et audacieux. Une nouvelle interaction élève-enseignant dans un respect mutuel et utile, propice à l’évolution positive de l’institution.

          Donnez moi une raison de ne pas vous prendre…

          Heu… tout de suite là ? Mais je ne suis pas homosexuel… Je suis parfois un peu dans la lune. (toujours lâcher un défaut mineur…)

          Je vois que vous êtes sportif. Quelles sont les valeurs auxquelles vous attachez de l’importance ?

           La créativité, l’audace, l’intégrité. Le respect mutuel, la camaraderie, la solidarité.

          Vous n’êtes pas un peu idéaliste ?

          Et ta sœur elle est idéaliste ? Certes un peu, mais mon expérience m’a appris a garder mes idéaux pour les bonnes occasions et à être réaliste la plupart du temps. Les idéaux, c’est ce qui nous fait aller plus loin, plus haut, plus fort…

          Coubertin..

          Non, perdu, c’est le Grand Schtroumf, connard. Exactement.

          Vous avez un idéal dans la vie ?

          Oui, passer une nuit avec Pénélope Cruz. Oui, mettre fin à la faim dans le monde.

          Et des projets particuliers ?

          Là, je me ferais bien un Big Mac, puis une tablette de chocolat au lait de Lindt et une bouteille de Sauterne. Oui, gravir le Mont Blanc.

          Vous avez un modèle dans la vie ?

          Le Commissaire Bialès. Pierre Kosciusko-Morizet

          Pourquoi ?

          Parce que Bialès, c’est un séducteur… Parce que Pierre a été salarié 5 ans aux States avant de revenir en France créer PriceMinister.com, une boite qui cartonne

          Qu’est-ce que vous comptez faire « à la sortie de l’école » ?

          Faire la manche devant la porte de sortie. Ah, par « sortie », vous vouliez dire « à la fin de mes études » ? Jouer du saxo dans les clubs le soir, faire la grasse mat le matin, et faire des prophéties rigolotes l’après midi. Etre auditeur junior chez PriceWaterHouseCoopers pour commencer…

          Et ensuite ?

          Me marier avec Penelope Cruz, vous ne suivez rien, ma parole. Créer une boite pour embaucher des gens et contribuer à résorber le chômage.

          Ce n’est pas un peu idéaliste ?

          Vous m’avez demandé tout à l’heure si j’avais un idéal, moi ça me paraît cohérent. Les rêves les projets c’est ce qui nous fait avancer, non ?

          Bien sûr… Bon nous en avons terminé, avez vous des questions, des remarques ?

          Oui, votre cravate Bugs Bunny, c’est très fun. Oui, si je suis pris à l’ESC Rouen, donnez moi une raison de venir ici…

          On a un meilleur classement qu’eux !

          Vous avez peut-être pris des produits dopants…

          Non mais sans rire vous avez vu les locaux là bas ?

          L’habit ne fait pas le moine…

          Attendez, vous n’avez pas l’impression d’inverser le rapport de force là ? C’est nous qui passons l’oral ?

          Simple jeu…Ce constat aurait pu vous sauver mais non, c’est raté, j’irai à Rouen. Au revoir Messieurs.

         

Notez qu’en fin de compte ils m’ont pris quand même… Comme quoi ça m’a servi de faire des concours de plaidoirie et d’être candidat à la Conférence Berryer La question essentielle maintenant c’est : saurais-je mettre de l’eau dans mon vin et être hypocrite diplomate, une fois en entreprise, plus tard ? Mystère…

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A quoi ça sert la mode ?

Il y a des jours comme ça, où je me pose des questions cons. Aujourd’hui, réfléchissons ensemble sur la mode car j’ai l’impression que depuis quelques années, on ne fait plus que
ressortir les vieilles fripes du carton pour les remettre à la une. Aucune innovation, aucune audace… Bref, les modeux ne servent-ils plus aujourd’hui qu’à nous dire quelle fringue ressortir ?

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J’avoue ne pas suivre la mode. En général, pour la connaître, je rentre dans un magasin et je regarde ce qu’il y a. Par exemple, cet hiver, je rentre dans une boutique et c’est un déluge de gris, de noir et d’aubergine. Quelle déprime. Je n’ai rien contre ces couleurs là, je mets même très (trop) souvent du noir mais j’aime bien avoir un peu de pétard aussi. Cet été, c’est plus flashy, youpi ! Sauf que le jaune fluo et le vert pelouse, je peux pas en mettre, ça ne me va pas du tout au teint. Ca peut me servir à la limite si je veux pas aller bosser genre « regarde ma tête, ça se voit que je suis malade ». De la même façon, j’aime pas les slims ou les leggins, même si, dixit ma sœur « ohlala, tes jambes sont tellement blanches que j’ai cru que tu avais mis des leggins ». Mais c’est la mode d’être blanche, non ?

Bon, bref, je ne suis pas une modeuse et j’avoue que je m’en fous. J’ai pas forcément les moyens d’avoir un dressing avec tout ce qui est à la mode et ce qui ne l’est plus mais
qu’on garde parce que ça reviendra. Puis je pense être assez grande pour décider de ce que j’ai envie de porter ou pas. J’achète ce que j’aime, pas ce qui se porte pour être in. Mais il n’en reste pas moins que j’ai souvent l’impression que la mode est une vaste blague et que l’innovation est absente depuis quelques années. Tiens, si on remettait à jour les sixties, seventies, eighties, nineties… La mode des années 2000 est-elle condamnée à ne piocher que dans ce qui a été fait à la fin du XXe siècle ? Le délire et l’originalité ne sont-ils réservés qu’aux défilés ? Ce robes psychédéliques immettables ne sont-elles faites que pour dire qu’on fait des défilés avec plein de gens prout-prout ? On est pas loin des tenues des films de SF.

Au-delà de ça, je me demande sincèrement à quoi sert la mode. A part de marqueur social, je vois pas. Oui parce que, soyons honnêtes, nous n’avons pas tous les moyens d’être une
parfaite fashionista. Non parce que la pochette léopard Dolce & Gabbana, je veux bien la trimballer en soirée mais à 1770 euros, je vais devoir la voler puisque mon salaire
net est inférieur à ça (mon salaire brut aussi d’ailleurs). Heureusement, pas de panique, pour les fashionistas (j’aime bien ce mot) fauchées ou, pire, pauvres, on peut désormais louer des sacs trop chers sur sacdeluxe.fr, environ 20 euros les 15 jours, youhou ! Parfois, j’ai l’impression que la mode n’est ni plus ni moins que l’illustration de la théorie de Bourdieu sur le bon goût : ce sont les normes bourgeoises qui dictent ce qui est beau ou pas. Les fringues Jenifer ou Gemo, c’est moche. Mais pas mal de gens n’ont pas forcément les moyens d’aller s’habiller ailleurs. L’habiller plouc n’est pas forcément un choix. C’est d’ailleurs pour ça que je supporte pas les connards et connasses qui se moquent des fringues cheap des autres. File leur ton porte monnaie, je suis sûre qu’elles s’habilleront de suite mieux.

Pour ma part, je ne cours pas après les marques, je m’habille dans les magasins genre H&M, Promod ou Etam et je n’en éprouve pas la moindre honte (ni fierté). Je suis classique
dans ma façon de m’habiller et je me sens bien comme ça. Bien sûr, je crève d’envie d’avoir suffisamment de tune pour faire une razzia chez des Filles à la Vanille ou Cop copines car j’adore leurs fringues assez décalées, que je rêve de robes très Marilyn avec un grand chapeau et des lunettes pour me la jouer star. Mais pour le moment, je ne gagne pas des milles et des cents même si mon salaire est tout à fait correct, surtout pour un début. D’un autre côté, il est vrai que quand il me reste de l’argent à la fin du mois, je le dépense beaucoup plus (et même trop) facilement au rayon librairie de la FNAC que chez Zara ou dans des boutiques créateurs. Est-ce que ça fait de moi une personne à ne pas fréquenter publiquement ? Qu’on n’invite pas aux soirées parce qu’elle a trois trains de retard sur la mode ? Mmmm, j’avoue que ceux qui font leur liste d’invités en fonction de ceux que disent John Galliano, Jean-Paul Gauthier, Donatella Versace (mouarfff !) et consort, ils peuvent ne pas m’inviter, ce sera un service à me rendre !

La prochaine fois, je vous expliquerai qu’être ringard, c’est in. Sortez vos tongs en plastiques et shorts à fleurs !

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Et si je devenais la star de ma vie ?

En ce moment, vous aurez noté que je suis pas super fun. Certains me reprocheront peut-être de trop râler mais je les invite à vivre ma vie quelques temps, histoire de voir que c’est vraiment chiant, parfois. Bien sûr, y a pire, gna gna gna mais moi, ce que je vis, ça me mine et je m’en fous de savoir que votre voisine du 3e, elle, c’est pire parce que son mec vient de la plaquer, qu’elle a pas de boulot et qu’en plus son chat est mort. J’ai pas le temps de m’apitoyer sur des gens que je connais pas.

Déjà, je vais arrêter de m’apitoyer sur moi. Oui, en ce moment, c’est pas la joie mais bon, puisque ma mauvaise période a décidé de jouer les prolongations (alors que je croyais qu’elle était partie c’te connasse), je vais l’ignorer, na. Comment ? En mettant un peu de fantaisie dans ma vie. Si j’y arrive.

En ce moment, j’ai envie de me la jouer star. Sans doute motivée par toutes ces filles actrices que j’ai côtoyées grâce à Modo (au moins par téléphone), que ce soit Aurèle, Géraldine (aka Amanda Fromici) ou Zazon (son interview, son blog), j’ai envie de me créer un personnage à moi. Une espèce de Nina super girlie, très princesse et naïve. Mais pas conne, attention. Une Nina qui observe ses congénères, surtout féminines, qui dissèque et qui s’amuse. J’ai déjà pas mal d’idées de sketches pour mon one woman show fantasmagorique (puisque je pense pas être capable un jour de jouer sur scène parce que je suis pas actrice quand même, c’est un vrai métier) et j’ai envie d’étendre le concept. D’abord un blog (oui, je suis totally blog addict et alors ?). Un blog rose méchamment fi-fille avec des sketches et des photos de mon personnage (enfin, pas ma tête, toujours pareil, anonymat, j’ai suffisamment de psychopathes au cul pour pas les encourager en montrant ma trombine), peut-être des slogans car en ce moment, c’est mon grand jeu, les slogans. For exempeul : « Poil sous les aisselles, pas de vie sexuelle » ou « be strong, be couillue ». Ouais, c’est notre grand jeu avec Vicky, je pourrais même en faire des T-shirt, tiens. Bon, bref, un blog délirant avec un pseudo que je pense avoir déjà choisi mais pas sûr. Just for fun. Avec les sketches en podcast audio, peut-être, mais ça, c’est pas sûr, sûr, suis pas sûre d’être capable de les jouer correctement. Bordel, avec mes idées farfelues, va falloir que je prenne des cours de théâtre !

Et puis, mon personnage, faut qu’il sorte dans la rue de temps en temps. Moi, en ce moment, j’ai envie de grosses lunettes rondes fumées, de grands chapeaux genre capelines, de robes à jupons super rétro, de gants en dentelles et d’écharpes toutes froufrouteuses comme celle que j’ai déjà. Je sens que je vais aller à Exopotamie m’acheter celle rose fuschia. Comme ça, dans la rue, quand je marcherai, on me regardera… ou pas, d’ailleurs. Faudra que je mette des jolis souliers à talon et un petit sac à main… Bref, je m’éclaterai. J’irai dans les fripes trouver des vieilles robes qui reviendront vite à la mode, si ce n’est déjà fait et peut-être que je m’offrirai la sublime robe rouge froufrouteuse que j’ai vu l’autre jour dans la boutique « Les filles à la vanille ». Attention, faut pas que j’oublie que pour l’heure, je suis une star au chômage donc pas trop de sous pour m’acheter plein de jolies robes (fuck !)

La question reste : aurai-je assez d’audace ? Venant de la province, j’ai du mal à intégrer le fait qu’à Paris, je pourrais m’immoler sur le quai du métro aux heures de pointes que je passerais à peu près inaperçue. Donc, c’est pas un grand chapeau et des froufrous qui va faire tilter les gens. La preuve : pour mes Catherinettes, j’avais un chapeau clignotant et des playmobils en train de s’enculer sur ma tête, personne ne m’a regardée en dehors du Marais. Bref, il faut que je cultive mon english spirit, si cher à miss Vicky et moi (elle en parle ). En gros, en Angleterre, tu peux peser 90 kg ET mettre un mini-short, tout le monde s’en foutra, c’est normal. En France, j’ose à peine mettre une jupe au dessus du genoux alors que je fais pas du tout 90 kg (et que je vais activer la cellule « c’est l’été, cellulite gommée ») parce que j’ai peur du regard (impitoyable) des autres et surtout des femmes, dans la mesure où j’ai pas la silhouette de Kate Moss. J’ai pas envie/pas le courage de sentir peser sur moi les regards moqueurs qui scrutent ma cellulite et ma graisse. Bon, peut-être que si je le faisais, personne ne me regarderait parce que tout le monde s’en foutrait mais voilà. Du coup, aurai-je l’audace de jouer ma star un poil excentrique, très Audrey Hepburnesque dans Paris ? A suivre. En plus, je me pose la question de ma coiffure : avec ce genre de tenue, je m’imagine bien crinière au vent (note pour moi-même si je retiens cette option : acheter un fer à friser). Mais moi, j’aime quand même bien la coupe de Victoria, sans le blond parce que je suis pas sûre que le blond m’irait. Mais je sais pas si les cheveux courts-courts avec mèche dans la gueule, ça me rendrait plus jolie… Pi c’est pit-être pas pratique pour travailler.

Seigneur, que c’est dur d’être une star !

PS : Ouais, le montage photo, c moi qui l’ai faiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit!

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Qualité : prétentieuse… ?

Comme vous le savez, en ce moment, je suis en recherche d’emploi. Hop, une annonce qui me correspond de près ? CV envoyé ! Bon, là, je corresponds pas trop à priori mais
… On tente. Lyon ? Il paraît que c’est sympa comme ville. Marseille ? Ah, y aura la mer. Ah mais merde, un CDD de 6 mois, je fais quoi après ?

Bref, la recherche d’emploi, c’est la réponse aux annonces mais aussi la candidature spontanée. Pour ce deuxième volet, j’ai eu une idée que j’espère originale pour promouvoir ma candidature mais en relisant, c’est d’un prétentieux sans nom. En gros : à 26 ans, je suis hypra expérimentée, vous trouverez pas mieux que moi et en plus, je suis drôle et audacieuse.


Alors, là, je me pose une question. Nous rédigeons tous des lettres de motivation pour dire à quel point nous aimons l’entreprise pour laquelle nous postulons et à quel point nous sommes faits pour eux. C’est plus de la motivation, ce n’est ni plus ni moins que de l’amour : toi, moi, unis pour l’éternité sous ce ciel azuré, faisons l’amour sur cette herbe grasse qui nous tend les bras ! Oups, je m’égare. Evidemment, je dois me vendre. Et je dirai même plus, je dois être sûre de mes qualités. Parce que si je ne suis pas convaincue de ce que je raconte, je ne vois pas comment la personne qui va lire ma prose va l’être. Oui, je suis une bonne journaliste, je sais que j’ai une bonne plume, que je surfe sur le net comme Kelly Slater sur les vagues ce qui me permet de trouver les infos dont j’ai besoin, j’ai un bon contact avec les gens, je suis pas réservée donc j’ose parler aux gens, tout ça, tout ça…

 

Certes, j’ai aussi des défauts mais vu qu’on me pose la question en entretien, je garde la liste des défauts avouables pour ma rencontre avec mes employeurs. Non mais ils sont
débiles à nous poser la question de nos qualités et de nos défauts ou pas ? Moi, une fois qu’on m’a expliqué le poste, je sais quelles sont les qualités qu’il faut et je les sors toutes.
Pour les défauts, je sors les « je suis perfectionniste » débile, exigeante, aussi. Bon, je balance un impatiente aussi mais faut que je trouve des défauts rigolos pour le prochain
entretien, histoire de marquer les esprits. Mais je vais pas dire que je suis lève-tard, bordélique au possible, hypra caractérielle et que je sais pas résister à un homme qui me plaît ! (ça peut être un défaut, si, si). Mais quelle est la limite entre confiance en soi et prétention ? A quel moment je passe du statut de candidate idéale à celui de candidate puante qu’on préfère ne pas avoir avec soi car elle doit avoir des problèmes avec l’autorité et n’admettra aucune critique ? Parce que s’il est vrai que j’ai du mal avec les excès d’autoritarisme, je reconnais mes torts quand j’en ai et j’accepte les critiques justifiées, surtout si elles sont constructives.

 

De l’autre côté, j’ai toujours peur que trop de prétention envoie précisément l’image inverse genre « elle se vante pour s’auto convaincre » et ça, c’est pas bon. Parce que dans les faits, quand je commence un boulot, j’ai toujours une bouffée de panique genre « je sais pas faire, je serai pas à la hauteur ». Je me souviens, quand j’ai entamé mon stage
rugby, je me rendais compte que je maîtrisais pas bien les règles de ce sport, je découvrais certaines équipes de Pro D2, je connaissais pas la moitié des joueurs. Bref, la panique. Mais
évidemment, je me suis vite coulée dans le moule et j’ai même fini par couvrir des matches, héhé ! Parce que je peux pas tout savoir sur tout, le problème est de ne pas baisser les bras dès le départ. Je l’ai systématiquement, cette panique, comme en début de chaque exam, quand je lisais le sujet et que sur le coup, je savais plus rien. Mais que finalement, trente secondes après, tout revenait.

 

J’en reviens à la question du bon dosage. Je pense que la modestie en recherche d’emploi n’est pas forcément un atout. Bien sûr que j’ai encore des choses à apprendre, bien sûr que
je lorgne pas déjà le poste de rédac chef. Bien sûr que je sais que ma candidature n’est pas parfaite, comme toutes les candidatures d’ailleurs. Sauf que si je laisse le doute sur mes capacités s’insinuer dans mon esprit, il est évident que le recruteur en face de moi le percevra de suite. Et à la poubelle. D’un autre côté, on aime rarement les gens trop prétentieux car ils paraissent de suite hautain. Bref, il faut trouver un juste milieu entre confiance en soi et prétention et c’est là tout le problème de la recherche d’emploi. Et de la plupart de mes idées puisqu’à chaque fois, on me dit « ouais… mais fait gaffe, ça fait un peu prétentieux ». Comme quoi, ça nuit !

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