Le quota de sexe dans le contrat amoureux

On dirait presque un titre de maîtrise, dis donc. La semaine dernière, nous avons eu droit à une énième polémique nauséabonde sur le consentement, cette fois au sein du couple. Est-il légitime de baiser sa copine pendant qu’elle dort ? Non. Sauf cas particulier où elle vous aurait donné son consentement avant. Le corps de l’autre ne vous appartient pas. Pour appuyer le propos, plusieurs femmes racontent leur calvaire, leur “je sentais bien que quelque chose n’allait pas mais nous étions en couple, je m’en voulais de ne pas avoir envie…” Ah, parce que y a un quota de sexe en couple ?

Quota de sexe dans le couple ?

Pour ma part, mes appétits sexuels sont souvent liés à mon humeur, un peu comme tous mes appétits, d’ailleurs. Je ne pense pas être exceptionnelle là-dessus. Donc y a des fois, je suis trèèèèèèès motivée pour câliner et d’autres, je suis très motivée à enserrer mon oreiller et ma couette et sombrer jusqu’au lendemain matin où chaque minute consacrée à la paresse sera chérie. Il y a quelques années, Sophie Fontanel avait sorti un livre où elle confessait son faible appétit sexuel et expliquait qu’elle avait feint pendant des années avoir les mêmes envies que ses copines. Enfin, à peu près, je n’ai pas lu ce livre. Mais les quelques papiers que j’avais vu sur ce roman m’avaient un peu interpellée : dans cette société où la performance est survalorisée en permanence, le sexe pourrait-il échapper à cette tendance de fond ? Après tout, en tant que fille des années 80s, j’ai grandi avec Madonna dans sa période sulfureuse, les fameux films Hollywood Night, Basic Instinct ou encore le sacro saint Sex and the city. J’ai atteint ma maturité sexuelle avant la tempête de ces romans érotico-malsains à base d’hommes abusifs et de femmes qui s’excusent d’avoir agacé leur mec…

Un couple sous tension

Donc on nous martèle qu’avoir une sexualité épanouie, c’est normal. Dans l’absolu, pourquoi pas, je suis la première à clamer que chacun fait ce qu’il veut de son cul, tant que tout se passe entre adultes consentants. Cependant, admettre que ce n’est pas toujours la fête du slip me paraît aussi un préalable indispensable. En fait, il me semble que la définition même d’une sexualité épanouie, c’est vraiment vivre ses envies… et ses non envies. Existe-t-il un autre domaine où l’on encourage la consommation quasi à outrance, au-delà parfois de ses envies ? Imaginez, remplacez sexe par alcool ou fromage à raclette. Boiriez-vous ce verre ou avaleriez-vous ce fromage fondu alors que vous n’en avez pas envie ? Bah non. Même si, ok, pour l’alcool, quand vous ne buvez pas, y a toujours un ou deux relous qui vient vous tenir la jambe “mais alleeeeeeeeeez, un petit verre, rooooooh”. Bref, une sexualité épanouie me paraît être une sexualité où on ne se force pas, on fait comme et quand on en a envie.

Du fromage à raclette

Sauf que la société, elle ne nous apprend pas ça. On doit pratiquer à minima deux ou trois fois par semaine et surtout ne jamais dire non à son conjoint sous peine qu’il aille voir ailleurs. Sur ce point, je vous donne mon avis que vous n’avez pas demandé : si votre mec trouve ce prétexte moisi pour aller voir ailleurs, ce sera pas une perte de vous débarrasser de lui (vous pouvez discuter d’une liberté dans votre couple si vous voulez mais c’est pas le sujet). En fait, le souci est là : on a la pression. On doit combler les envies de notre mec quoi qu’il arrive. Le devoir conjugal, version repimpée. Parce que dans tous les témoignages que j’ai lus, il y a souvent ce chantage affectif de “mais moi, j’ai envie”, “alleeeeeeeeeez”. Et on cède parce que bon, “les hommes ont plus envie que nous”, “si tu lui dis non trop souvent, il ira voir ailleurs”, “l’appétit vient en mangeant”, etc. On nous apprend que quand on aime, on aime sans concession, sans fatigue, sans “non, pas ce soir”. On nous apprend que si on n’a pas envie, il est mieux de mentir, de prétexter avoir ses règles, mal à la tête ou je ne sais quoi plutôt que de dire non. On en fait même des blagues parce que c’est rigolo, hein, la migraine, tout ça. Parce que souvent, dire non, c’est entrer dans une négociation sans fin donc on a plus vite fait de dire oui ou de trouver une bonne raison pour couper court. On nous apprend aussi qu’un homme a toujours plus envie que la femme, ce qui est relativement faux, ce qui en plus nous rajoute une surcouche de culpabilité dès qu’on a grand appétit.

Samantha, sex and the city

Mais le sexe ne fait pas partie du contrat de base. Vous avez le droit de ne pas avoir envie. Vous avez le droit de ne pas vous forcer. Si votre moitié ne le comprend pas, posez-vous la question : est-ce que cette personne vous mérite vraiment (NON) ?

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Homme marié cherche maîtresse

L’infidélité, c’est un sujet très à la mode depuis la fameuse fois où l’un d’entre eux a cru avoir “droit de troussage”. Il y a cependant quelque chose que j’ai du mal à saisir dans la quête effrénée de relations extra conjugales. Dis donc, tu serais pas un peu en train de fuir, M. Homme Marié (ou assimilé) ?

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Je ne condamne pas l’infidélité, ça arrive. En fait, c’est surtout que ça ne me regarde pas. Cependant, j’ai toujours envisagé ça sous l’angle d’une pulsion, d’un désir partagé et incontrôlable. Une opportunité en somme. Mais quand l’Homme Marié traque sur les sites de rencontre, là, ça m’interpelle. Évidemment, il y a les couples libres, je ne parle pas d’eux même s’il serait intéressant de se pencher sur ce cas aussi. Couple libre, ça veut dire qu’on ne refuse pas les opportunités qui nous plaisent ou qu’on doit faire du chiffre, si j’ose dire ? Enfin, c’est pas tant le sujet même si attention : certains se disent en couple libre mais quelques indices vous feront comprendre que non (refus de donner le numéro de tel, des indisponibilités le soir, impossibilité de le voir le week-end…).


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Bref, dans nos errances Internet, nous croisons parfois l’Homme Marié. Au début, il veut juste discuter mais très vite, ses intentions deviennent autre. Bon, déjà si tu cherches à juste tirer ton coup sans que Madame soit au courant, tu peux m’oublier : je suis peu disponible surtout de 5 à 7 où je travaille. Et je n’ai pas envie de poser des RTT baise, je
préfère les utiliser pour les vacances. Certains arrivent à se libérer pour une soirée (soirée, pas nuit), profitons-en pour savoir le pourquoi de leur démarche. Réponse globalement universelle : au lit, avec Madame, c’est pas ça. Peut-être aurez-vous droit aux détails, reprenez  un whisky, ça aide à faire passer. Oui, très bien M. Marié mais pourquoi tu me dis ça à moi ? Je ne suis pas ton épouse et tu sais bien que même si ton histoire de misère sexuelle est vraie, je ne suis pas la personne à qui il faut en parler, vois ça avec la principale concernée. Je sais, c’est pas facile. Moi même à la fin de ma relation avec Guillaume 1er, j’envisageais de prendre un amant pour continuer notre relation tout en réglant le problème du sexe. Je n’en ai rien fait et nous nous sommes séparés, ce qui était une bonne décision. Hé oui nos non relations sexuelles n’étaient finalement que l’arbre qui cache la forêt.

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Certains argumentent sur leur appétit sexuel supérieur à celui de leur épouse. Ok donc question : est-ce que ça a toujours été le cas ? Si non, avant de cumuler les maîtresses, parle à ta femme, les baisses de libido ne sont jamais accidentelles. Si oui, tu l’as épousé pour quoi alors ? Si son relatif appétit sexuel a toujours été un problème, t’as été un peu con con de lui passer la bague au doigt. Oui, le sexe est un élément essentiel du couple, jouez pas les vierges effarouchées. 

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En fait, ce que j’ai du mal à comprendre par dessus tout, c’est le besoin de toujours se compliquer la vie. Je veux dire qu’avoir une maîtresse, c’est quand même cacher pas mal de choses, jongler avec son emploi du temps, culpabiliser un peu (beaucoup?), tout ça pour tirer son coup ? Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?  Le plaisir est-il essentiellement dans la peur de se faire prendre ? L’excitation de la nouveauté ? Je suis curieuse, j’ai envie de savoir. Même si ça me paraît souvent d’un égoïsme remarquable : de ta femme ou de ta maîtresse, à qui penses-tu vraiment ? A aucune des deux, seul ton plaisir compte. Tant pis si l’une d’entre elles doit en souffrir.

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Courrier des cœurs, réponse à Lilith

Cette semaine, Lilith nous a posé la question suivante :

« Voici ma petite question sans originalité et qui a peut être été traitée par le passé. Mais je suis une grande folle et je me lance : Je suis avec un jeune homme adorable et admirable depuis le mois de juin. Tout se passe très bien, aucune ombre au tableau si ce n’est que je dois quitter la ville d’ici un mois afin de m’installer à Paris. Lui reste à Dijon. Comment gérer cela? Car même si je tiens énormément à lui, les tentations de la capitale risquent de faire succomber la jeune étudiante de 20 ans que je suis. A bientot et bonne continuation, Lilith, lectrice assidue des Vingtenaires »



La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous pensons de ce cas.

Enzo : Chère Lilith, tu répond toi-même à la question. Tu ne doutes pas de lui, tu doutes de toi. Enfin tu n’as pas l’air de douter, malgré les hyperboles, on sent que tu as l’air de voir très clairement ce qui va arriver. Dijon n’est pourtant pas si loin de la capitale il me semble, enfin peut-être est-ce mal désservi. Ou qu’il te faut une présence plus importante. Soyons glauques et hyperviolents, trois solutions s’offrent à toi :
1- « ne nous soumet pas à la tentation et délivre nous du mal » > tu « résistes » aux tentations et tu tiens jusqu’à chacune de vos retrouvailles, car après tout il est « adorable et admirable », il n’y a « aucune ombre au tableau » et tu « tiens énormément à lui ».
2- « aimez-vous les uns les autres » > vous devenez un « couple libéré » (comme c’est intitulé dans les articles de journalistes), pour satisfaire vos appétits réciproques, après tout il y a les « tentations de la capitale » qui crient fort dans tes oreilles.
3- « faites-ce que je dis, pas ce que je fais » (c’est aussi dans la bible je crois) > tu lui dis la première solution, tu fais la seconde solution de ton coté. C’est ignoble mais on sent dans tes mots que tu as cette option en tête parmi les autres.
P.S. : Lilith, démon féminin (entre autres), très portée sur la chair, un pseudonyme choisi à dessein ?

Lucas : Bon je crois qu’Enzo a très bien résumé. Tu vas arriver dans un espace merveilleux pour les vingtenaires. Je veux dire par là que tu n’auras plus aucun impératif familial, plus aucune pression plus ou moins implicite, tout un personnage à façonner sur la scène parisienne. Ceci associé au fait que tu vas découvrir plein de tentations, je parle des beaux mecs mais aussi de comportements nouveaux, plein de nouvelles choses qui vont et viennent vite, très vite, tout ça à appréhender dans ta vie sociale, avec un rythme intense. Je ne dis pas que Dijon est le trou du cul du monde mais le fait de s’émanciper du berceau familial ça fait un electrochoc. Je parie que tes parents ne vont pas te reconnaître quand tu vas revenir pour Noël… De fait, tu n’oublieras pas de chanter une chanson à ton mec en repartant à Paname début janvier :
http://www.youtube.com/watch?v=NIZMpbb9FRA

Summer : Lilith, je vais répondre une chose que je déteste dire mais malheureusement pour toi la réponse à ta question est laisse faire le temps et tu verras! Enzo t’as décrit les cas de figures, je pense que c’est plus un fait qu’un choix au final : soit il te manque à en crever et la distance bien que souffrance n’empêchera rien, soit tu passes au suivant ( j’ai bien failli mettre au pluriel…), soit tu restes dans le flou artistique du libertinage, la vie te le dira, tu verras bien ce que tu ressens à
ce moment là. Sinon pour répondre à Enzo oui, la référence est biblique mais déformé ( évangile de saint Matthieu)

Enzo : Louka > « tu vas découvrir plein de tentations, je parle des beaux mecs mais aussi de comportements nouveaux, plein de nouvelles choses qui vont et viennent vite, très vite, tout ça à appréhender dans ta vie sociale, avec un rythme intense » C’est vrai que Paris c’est différent de la province, on a du mal à se faire aux free hugs qui virent en partouze dans le métro mais sinon ça se ressemble quand même au niveau comportement social XD (Louka ça fait vraiment chanteur de pop-rock actuel, c’est voulu ? :p)

Summer > Je disais ça pour plaisanter en plus ^^ Il est fort ce Saint Matthieu ! Enfin j’imagine que c’est pas un commandement.
Sinon il y a aussi la solution « séquestration dans la cave » mais comme elle se dit jeune étudiante, elle ne doit pas avoir assez de place pour !

Keira : Aaah, la fameuse question des relations longue-distance…

Personnellement je n’y crois pas. Enfin, à moins d’avoir une volonté en acier trempé et une libido inexistante.

Et puis Lilith, rien que ton énoncé… Enfin bref, t’as pas l’air de vraiment vouloir faire l’effort surhumain d’attendre pendant un mois ou plus avant de retrouver l’extase donc… je te le dis franchement, si t’as pas la volonté…

Tu as 20 ans, tu es jeune, tu vas découvrir l’ivresse des soirées parisiennes… 

Laisse-le tomber et vis ta vie.

En plus comme tu le dis toi même, la tentation sera forcément présente à un moment ou un autre, donc au lieu de devenir une belle salope qui trompe ton petit ami, autant jouer la carte « faut être honnête je vais craquer ». Il le prendra forcément mal mais faut pas se leurrer, il doit avoir les même doutes que toi.

Bobby : Bon, moi je viens de Dijon, et faut pas exagérer non plus : depuis la capitale burgonde, tu arrives à Paris en 1h40 pour pas trop trop cher avec la carte 12-25, et le samedi, tu as une super offre à 15 euro l’aller-retour (bon, au passage tu te tapes 6h de train en une journée mais c’est faisable, surtout avec des potes). Donc la « distance » Paris-Dijon, c’est pas un bon argument du tout, Dijon-Bordeaux à la limite je comprendrais, mais là non. En revanche, le fait que tu sois attirée par l’ivresse parisienne, ça, ça me parait un peu plus problématique (pour ta relation, je veux dire). Et à vrai dire, puisque tu poses la question et que tu sembles, au fond, avoir déjà trouvé ta réponse, allons-y gaiement et sans scrupules : plonge toi dans la folie de la capitale, enivre toi ! A quoi bon venir à Paris si c’est pour ne jamais en savourer la folie nocturne ? (au fait, si besoin est, je me ferai un plaisir de guider une nouvelle venue originaire de ma Côte d’Or natale dans la capitale !)

Tatiana : Bon alors effectivement j’ai envie de te dire que ta distance la c’est que dale, du pipi de chat, insignifiant, bref petite joueuse. Moi c’était des milliers de km et des dizaines d’heure d’avion alors fait pas ta malheureuse hein. 😉 Bon je crois que tu as déjà la réponse à ta question car si déjà tu te poses la question c’est que toi tu n’es pas prête à avoir ton copain loin de toi. Tu veux l’avoir à dispo sous la main et pas à 1h40 de train.
Donc tu as les choix d’enzo maintenant à toi de voir.

Jane : A 20 ans, tu penses que l’amour est plus fooort que tout, et que la distance, ranafoutre, on tiendra. J’ai testé, 2 fois, la relation à distance.
La première fois, j’ai craqué, style option 3 d’Enzo.
La seconde fois, il a craqué, option rupture haineuse pour tenter de camoufler le fait qu’il me trompait allègrement.
Depuis, bizarrement, je n’ai pas retenté.
Après, de toute façon, Enzo a bien résumé la situation. Bon courage!

Petite Cervoise : Lilith, pour faire ton choix et décider où balance ton coeur, profite de ton jeune âge pour investiguer sur tes
sentiments dans l’un de ces centres de méditation :
– Le Madam, 128, Rue La Boétie Paris 8e
– Le Cab, 2, place du Palais Royal Paris 1er
– La bellevilloise, 19-21, rue Boyer Paris 20e
– Le NY club, 130, rue de Rivoli Paris 1er
– Le chacha, 47, rue Berger Paris 1er
Si Dijon te tend toujours les bras, alors l’amour est décidemment en toi, tel le tigre de Frosties, et tu as bien de la chance. Préserve-le et fais venir l’homme à Lutèce, pourquoi pas ?
Si au terme de ce recueillement, tu ne sais plus trop où se trouve Moutarde-city et que tu n’as pas terriblement envie d’investiguer sur sa localisation, il ne te restera plus qu’à vivre une vie revée d’étudiante à Paris : régime surimi Lidl / boites de nuit.
en vous remerciant,

Diane : Chère Mrs Hyde de l Eve,
Si tu (te) nous poses la question, ça veut bien dire que Hormones en folie (tu as 20 ans, que diable(sse) !!) + capitale en rut a tendance à prendre le pas dans ton esprit sur ta petite histoire bien récente avec le colonel moutarde, et que tes interrogations sont plutôt dues à ta conscience de « fille bien » et à cette fameuse case « rêve, prince charmant & romance » que toute jeune fille normalement constituée, qu’elle ait été élevée à coup d Astrée ou de Dawson, possède à plus ou moins haut degré. (que toutes celles qui n ont pas soupiré de langueur quand Johnny dit « on laisse pas bébé dans un coin » me jettent la première pierre)
Bref, gogogadgeto profitonsdelajeunesse

Nina : Pour ma part, je me demande déjà pourquoi tu te poses la question. Au bout de 3 mois de relation amoureuse, à 20 ans, on
croit que rien ne nous séparera jamais. Après ta vie t’appartient, comme on dit donc tu peux dire non, si tu veux vraiment protéger ton couple, sinon… Quel que soit ton choix, de toute façon, tu as 20 ans, la vie est pleine de surprise alors sors, amuse-toi, mets toi les limites qui te conviennent. Après, je n’ai pas compris qu’il y avait une possibilité que vous vous retrouviez dans la même ville à un moment donc bon, les relations à distance, ça tient pas toute la vie non plus. Mais si tu as vraiment envie que ça dure avec lui, à toi de jouer.

Voilà, si vous aussi, vous avez envie que l’on solutionne vos problèmes sentimentaux grâce à nos avis
éclairés, on n’hésite plus, on laisse un comm, on m’envoie un mail (nina.bartoldi’at’gmail.com), un coucou sur Twitter et Facebook.

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Un gars, une fille, et moi et moi et moi ?

Je suis ce qu’on appelle une fille qui découvre des trucs trois plombes après tout le monde genre Un gars, une fille. Tout le monde en parlait à la fac, racontait les meilleurs sketches, moi j’étais dépassée. Mais là, ça passe en boucle sur les chaînes de la freebox donc je profite pour rattraper mon retard. Et pif, tiens, j’en fais même un article.

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Revenons aux origines de la série. Tout est parti du Québec où la série est lancée. Les créateurs de la série décident de l’importer en France et moi, déjà, je commence à tiquer. Non parce que faut voir que le Québec a une culture très différente de la nôtre, quoi qu’on en dise, on avait déjà essayé de nous importer un show à l’américaine avec Julie Snyder qui s’est lamentablement vautré. Dans les rôles principaux, Jean Dujardin, que je connais très vaguement grâce au « Nous c nous » et Alexandra Lamy, que je connais pas du tout. La série démarre,
je la regarde pas parce qu’à la même heure y a les Guignols mais je me dis que ça fera pas long feu de toute façon. Finalement, j’ai eu tort (ça arrive même aux meilleures) et voilà que Loulou et Chouchou deviennent des stars, on est tous des Loulous et Chouchoux. Je commence à jeter un œil un peu, j’ai l’impression de voir Guillaume et moi de temps en temps même si Guillaume n’est pas
macho et coureur (juste mateur même pas discret mais bon, c’est pas grave). Depuis, Jean Dujardin est l’acteur bankable du cinéma français, il joue même les Beigbeder dans 99 francs. Alexandra Lamy joue dans quelques comédies romantiques mais rien de bien trippant. En tout cas, à force de jouer les amoureux tous les jours, ils ont fini par sortir ensemble.

 

Bon, maintenant que j’ai fait un petit historique, je vais vous dire pourquoi j’aime cette mini-série. Outre le fait que je mangerais bien Jean à 16h, je trouve qu’au-delà de la caricature, c’est bien vu. Les traits sont bien évidemment grossis, il est macho connard et coureur, elle est jalouse hystérique et superficielle mais on a tous un peu de chouchou et loulou en
nous. Si je suis pas du genre jalouse, je peux être casse-couille à la Alexandra, superficielle et cancanière comme elle. Mais là où je trouve que la série est terriblement juste, c’est dans la complicité du couple. Ils sont gamins qu’ils n’en peuvent plus mais c’est fou comme en couple, on l’est tous. On se chamaille toujours pour de rire, on a nos petits délires totalement incompréhensibles pour ceux qui ne font pas partie du couple (les autres, quoi). Non mais c’est vrai, les couples ressemblent souvent à des chiots qui se mordent l’oreille pour jouer. Ouais, elle est pourrie ma comparaison mais vous voyez l’idée quoi.

Autre chose que j’aime beaucoup dans Un gars, une fille, c’est l’appétit sexuel d’Alexandra. A bien y regarder, deux fois trois, c’est elle qui allume son mec et pas l’inverse et ça, ça me fait plaisir. Et oui, les filles ont aussi des désirs et c’est normal. D’ailleurs dans un épisode, elle menace son mec de faire la grève du sexe et il lui répond du tac au tac : « ouais, c’est ça, tu te lasseras avant moi » et elle lui fait : « Ouéééééééééé, c’est vrai ! ». D’ailleurs y a pas mal de sexe dans la série et de façon pas du tout sous-entendue, plusieurs scènes tournent autour du coït (bon, ça reste soft comme image, on les voit pas en pleine levrette non plus), ça baise, ça parle cul, pipe et même sodomie. Si ! Dans

un épisode, Alex a une grosse gueule de bois et son mec lui raconte à l’oreille ce qu’ils sont censés avoir fait la veille et elle lui répond « ah ben non, ça m’étonnerait ! » « Pourquoi ? » « Parce que c’est à la tête que j’ai mal ! ». Pour une série diffusée à l’origine en access prime time, c’est quand même super osé. Ségolène Royal s’était d’ailleurs émue d’un épisode où Alex convainquait son mec d’aller dîner chez sa mère en lui faisant une fellation. Pourtant, soyons honnêtes, c’est le quotidien d’un couple. Le sexe en fait complètement partie et je trouve ça très bien de ne pas zapper ce gros dossier.

Bon, évidemment, tout n’est pas rose, hein. La plupart des sketches me font marrer, certains sont pas bons mais au vu du volume, le contraire aurait été étonnant. Je regrette juste la fin, du gros n’importe quoi puisqu’ils plaquent tout pour partir vivre à Ste Anne (l’Ile, pas l’hôpital psy). Quand on voit comment Jean est un acharné du boulot pendant toute la saison, qu’ils viennent d’acheter une maison et tout, je trouve dommage que sous prétexte de mettre des décors plus sexy, on gâche le plaisir de retrouver les petites histoires de ce couple ordinaire en se disant que tel sketch nous rappelle quand avec notre chéri(e) à nous, on a vécu une situation similaire.

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La fréquence des rapports sexuels

Voici un sujet qui va passionner mes lecteurs et, en plus, attirer du monde sur mon blog. D’ailleurs, pour augmenter l’audience, je glisse d’ores et déjà les mots fellation, cunnilingus et sodomie dans ce texte. Ce n’est pas parce que je vais en parler, juste pour voir si le nombre de visiteurs uniques va augmenter suite à la publication de cet article. Mais je rassure les âmes pures et prudes, je vais parler de sexe Pas réécrire le Kama sutra.

Aujourd’hui, je suis d’humeur badine. Il fait beau, la chaleur revient et je retrouve Benoît, un camarade de brouette, ce soir. Pourtant, la semaine avait mal commencé, un nouveau déboire amoureux donc je parlerai plus tard mais la vie est curieuse : c’est quand on se sent moche et indésirable qu’un camarade de brouette se manifeste.

Hier soir, j’ai regardé la télé, honte à moi. Il y avait « Ca se discute », une émission consacrée justement au sexe et à la bonne fréquence des rapports sexuels. J’avoue que j’en ai vu juste un bout car je ne suis pas une fanatique de ce genre d’émission. Une dame d’une quarantaine d’années répondait aux questions de notre Jean-Luc national, je vous retranscris ici le dialogue tel quel :

« Pour lui, cinq à six fois par an, ça suffisait.

– Et vous ?

– Moi, ce serait plutôt cinq à six fois par semaine.

– Et vous êtes mariés à ce monsieur ?

– Non, divorcée. »

Un blanc éloquent s’en est suivi mais j’ai coupé l’émission là, ça me suffisait. Ce petit dialogue a été prononcé pendant que je fermais mes volets et que je me battais avec mon chat pour pas qu’elle sorte pas la fenêtre et mon cerveau s’est mis en ébullition. Quelle est la bonne fréquence des rapports sexuels ? Bon, je brise immédiatement le suspense : il n’y a pas de réponse. Ca dépend des gens, des moments, des lieux…

Alors je me penche sur mon cas et je me rends compte que le sexe est quelque chose de fluctuant, chez moi : il y a des moments où je n’en ai pas du tout envie, d’autres où je ne pense qu’à ça. J’en parlais un soir, avec Gauthier, qui m’a dit cette phrase au combien vraie : « Tu vas voir, plus tu le fais, plus tu as envie de le faire ». Quelle sagesse…


Après tout, ce n’est pas évident à admettre : même si le sexe s’affiche partout (on a même vu récemment Paris Hilton faire l’amour à une voiture pour vanter une marque de hamburger, j’ai pas bien compris le rapport…), il n’en reste pas moins qu’il est difficile de revendiquer son appétit sexuel.

Pour ma part, je pense être dans la moyenne ; je n’ai pas besoin de dix rapports par jour pour être épanouie mais je ne suis pas frigide non plus. Tout dépend du contexte. Par exemple, en période de partiel, je ne suis pas du tout attirée par une petite brouette car je suis dans un état de fatigue mentale. Franchement, j’ai beaucoup d’estime pour les historiens, théoriciens et compagnie mais lire du Bourdieu n’a jamais aiguisé mon appétit sexuel. Par contre, ça a souvent alimenté de mémorables migraines. Faut dire ce qui est : Bourdieu est un
théoricien fascinant mais c’est agaçant cette manie qu’il a de faire des phrases de trois paragraphes bourrés de termes qu’il vient d’inventer.

Mais je perds mes lecteurs, là, je reviens sur ma vie sexuelle.  Il y a donc des périodes moins propices au sexe. Dans ces périodes troubles, je préfère
de doux câlins. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais rien n’est plus agréable que de s’endormir dans les bras de l’être aimé après une journée bien difficile.

Heureusement, je ne suis pas en examen tout le temps. Si j’analyse ma vie sexuelle passée et présente, je remarque que toutes les saisons ont leur charme. Au printemps, les hormones sont en ébullition on « violerait une bite de trottoir » (dixit Gauthier) tant on ne sait plus quoi faire de notre trop plein de désir. J’aime bien le sexe de printemps car je le trouve globalement très explosif et fantasque : le soleil revient, notre humeur est au beau fixe. De là naît notre envie de bien s’amuser et on se montre plus imaginatif. En été, le sexe est plus langoureux… En automne, la fraîcheur qui arrive nous remotive et en hiver, on se réchauffe doucement au coin du feu.

Bon, il n’y a donc pas de période plus propice à une activité sexuelle qu’une autre : quel que soit le temps, on brouette. Mais la météo a une influence, en tout cas sur moi : j’ai remarqué que j’aimais bien faire l’amour quand c’est la tempête, au dehors, surtout quand il y a de l’orage. Je suppose qu’il s’agit d’une pulsion primaire, une sorte d’ode à la vie alors que c’est le chaos au dehors… C’est pareil pour le feu : dans les films romantiques, les héros ont tendance à copuler devant un merveilleux feu de cheminée sur un tapis en peau de
bête. Ca me fait penser à nos ancêtres d’il y a très longtemps qui n’avaient que leur feu de camp pour s’éclairer la nuit et avaient pour seule couche des peaux de bête. Personnellement, je n’ai ni l’un, ni l’autre… Au mieux, je peux faire l’amour devant des bougies mais leur puissance de feu n’est pas franchement impressionnante. Je suis une femme, je théorise le sexe.

Bon, suite à ces réflexions, quelle est la bonne fréquence pour moi en matière de sexe ? Et bien, je n’ai pas de réponse, tout dépend du partenaire. Il y a ceux qui m’attirent comme des aimants. Ceux-là, j’ai toujours envie d’abuser de leur vertu, de les toucher… De façon générale, en début de relation, il faut que ça bouge ! Je ne demande pas que le monsieur m’honore tous les soirs (car ça voudrait dire que toutes mes soirées lui sont consacrées et j’ai besoin d’un peu d’air) mais il me faut au minimum une nuit par semaine, voire un peu plus… Une
fois que le couple dure depuis quelques temps, ce n’est pas forcément pareil, il y a moins cette espèce d’attirance animale et plus de tendresse, il peut y avoir sexe sans pénétration, tripotages sans éjaculation (ce mot va me rapporter quelques lecteurs de plus)… Voilà d’ailleurs une excellente question que je n’avais pas encore soulevé : qu’est-ce qu’un rapport sexuel ? Car figurez-vous que la définition varie selon les personnes.

Nous avions discuté de ce sujet avec Gauthier, une fois : aux Etats-Unis, pays ô combien puritain, le rapport sexuel en tant que tel ne concerne que la pénétration vaginale. Ainsi, des jeunes filles qui pratiquent activement la fellation et autre sodomie peuvent se targuer d’être encore vierge. Nous avons tous les deux trouvés ça très hypocrite. Maintenant, pour moi, la fellation et autre cunnilingus font partie des préliminaires et ne comptent pas comme rapport sexuel. Ceci étant, je ne serai jamais assez hypocrite pour dire que si j’ai administré une fellation à un homme qui n’est pas le mien, je n’ai pas été infidèle puisque « je n’ai pas fait l’amour avec lui »…

Je parle de la fréquence des rapports sexuels mais qu’en est-il de la fréquence des non-rapports sexuels ? L’abstinence est-elle une bonne ou une mauvaise chose en soi ?  Ayant vécu une période de vide sexuelle, je me rends compte que ça a de vrais avantages. Ca permet de redécouvrir les joies de la masturbation et quand on retrouve (enfin) un camarade de brouette, qu’est-ce qu’on apprécie !

Trop de sexe tue le sexe, à mon avis, mais ça dépend. Le problème de la sexualité en couple, souvent, c’est le caractère rituel de la chose. Le jour où je ferai l’amour tous les jeudi soir à 22h47 avec mon homme car on est habitué comme ça, je pense que je demanderai le divorce. Ce que j’aime le plus dans le sexe en couple, c’est le côté surprenant. On se couche après une dure journée l’un à côté de l’autre, on s’embrasse chastement pour se dire bonne nuit mais le frottement des corps inspire… Et soudain, sans que ce soit planifié, la situation change et on se retrouve à partager un coït enragé. Oui car ce n’est pas parce que ça fait 10 ans qu’on fait l’amour avec une même personne qu’il faut que ce soit mou. 

Pour répondre à la réponse initiale : quelle est la bonne fréquence des rapports sexuels ? Pour moi, la réponse est simple : c’est faire l’amour à chaque fois qu’on en a envie

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