Manifester, c’est anti démocratique

Aaaaaaaaah, je suis bien en ce moment, je suis bien… bien remontée. Ah, faut dire que les gens, ils me cherchent aussi genre à nous expliquer que descendre dans la rue parce que Macron fait de la merde, ce serait nul parce que Macron, c’est le choix des Français. Alors d’abord, vous allez me regarder cette vidéo de Data gueule et ensuite, revenez m’expliquer pourquoi manifester, c’est anti démocratique.

Manifester

Sur ces simples élections, nous avons un Macron passé au second tour grâce à ces 24% de votes au premier tour. Est-ce que ça veut dire que 24% des citoyens au vote exprimé sont pour ce fantastique détricotage de notre modèle social ? Non, 41% de cet électorat là l’a fait par défaut et non par conviction (et on remercie les sondages qui ont bien fait peur avec Marine, Fillon et tout ça histoire que les gens votent utile pour le moins dangereux… sur le papier). Donc 59% de 24%, ça nous fait 14% des votes exprimés. Soit en reconvertissant en terme de voix 5 millions de Français convaincus par un projet… soit environ 5 millions sur 47 millions d’électeurs ou 52 millions de Français de plus de 18 ans (ouais, j’ai enlevé les mineurs, je trouvais pas leur présence très pertinente dans mon analyse). Et comme depuis Chirac, celui qui remporte les élections présidentielles a un fauteuil pour les législatives, Macron obtient une confortable majorité… bien que plus de la moitié des citoyens n’aient pas fait le déplacement mais apparemment, ça marche quand même. Je remets le lien vers Data Gueule, des fois que…

Sondage présidentielle janvier 2017

Mais admettons. Voyez, moi, en 2012, j’ai voté Hollande parce que j’ai été tellement la reine des connes, bordel. Je ne croyais pas qu’il allait faire des miracles (ma propre connerie a des limites), je souhaitais juste de l’apaisement après Sarko. Et bah j’ai pas été déçue du voyage, la vache ! Et c’est précisément là où je veux en venir. Pour qui vote-t-on ou pour quoi vote-t-on ? Je suppose que c’est personnel et que ça dépend de son degré d’intérêt pour la politique, je vote personnellement pour une vision d’avenir. Parce que 5 ans, c’est court et long à la fois. Je vote pour un projet (projeeeeeet)… des promesses car je n’ai que ça. “Han mais genre, les politiciens, ils tiennent leurs promesses, LOL”. C’est bien tout le problème, Bobby, c’est bien tout le problème. Quand je mets un bulletin dans ma petite enveloppe, je n’ai pour faire mon choix que deux outils : mon adhésion à un projet et ma confiance en la personne ou le parti. Il y a une part de naïveté dans le vote, une part de résignation aussi. Je vais prendre lui ou elle parce que je pense qu’il me ment pas, parce que je veux croire qu’il me ment pas… ou au pire, ce sera lui ou elle le/la moins catastrophique. Je suppose que certains se demanderont alors pourquoi je continue de voter, je leur répondrai que… je sais pas vraiment, un peu par réflexe, un peu par espoir, quand même.

voter aux élections françaises

Cependant si les promesses ne sont pas tenues (et Dieu sait qu’elles ne le sont jamais), on fait quoi ? Voter n’est pas remettre un chèque en blanc à une personne ou un parti pendant 5 ans. On a signé un deal, monsieur madame, si vous ne le respectez pas, je pense avoir légèrement le droit d’ouvrir ma gueule. Et même si je n’ai pas voté pour le vainqueur, je dois laisser détricoter nos acquis sociaux parce que j’ai pas mis le bon bulletin dans l’urne ? Sérieusement ?

Manifestation anti loi Baillon en Espagne

Je sais que les manifestations ont mauvaise presse, je fus de celles qui soupiraient à l’époque en mode “mais ils ont rien d’autres à faire ?”. Aujourd’hui, j’ai complètement fait évoluer mon discours parce que j’ai compris qu’il fallait parfois entrer dans le rapport de force pour arracher quelque chose. Non parce que la prise de la Bastille, que nous célébrons à grand coup de feux d’artifice chaque année, vous croyez que ça s’est passé avec des bisous et de la barbe à papa ? Honnêtement, je suis toujours un peu saoulée de voir des abribus et vitrines pétées parce que je sais que les médias ne relaieront que ça (et je ne suis jamais déçue) mais je le suis encore plus quand je vois les gens chialer plus pour ces bouts de verre que sur les manifestants blessés… Et me racontez pas qu’ils l’ont cherché ou que c’était accidentel, on a eu lors de la manif du 1er mai à Paris pas moins de 11 blessures au crâne par matraque au bouclier dont 7 plaies ouvertes . Vous allez me faire croire qu’il n’y avait aucune volonté de faire mal. Mais non, les vitrines valent plus que l’intégrité physique de ceux qui exercent leur droit de manifester. Intéressant.

Manifestant blessé, violences policières

Mais le pire, c’est qu’on entre dans une ère où on est contraints de manifester non pas pour acquérir de nouveaux droits mais pour protéger nos acquis salement menacés… Vu qu’on se ramasse dans les dents en 3 mois de Macronie, je n’ose imaginer l’état de nos droits en 5 ans. Et j’en connais qui seront bien contents que certains soient aller manifester pour eux tout en s’indignant sur les abribus cassés. Le sens des priorités. Donc désolée mais peu importe le résultat d’une élection, manifester est un droit…et si ça continue, ça va limite devenir un devoir (en attendant de terminer en garde à vue parce qu’on n’a pas réussi à quitter la nasse à temps).

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Tu le sens l’esprit de Noël ?

J’avais prévu de vous parler de tout autre chose mais actu météorologique oblige, parlons de Noël. Il y a 15 jours, j’expliquais à Vicky qui m’approuvait (on s’approuve beaucoup) que je ne sentais pas l’esprit de Noël m’habiter, essentiellement parce qu’il faisait un temps d’octobre. Dieu ou le Père Noël semblant m’avoir entendu, il m’a bien montré que, si, si, on est décembre. Chouette !

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Ce matin, je me lève de plutôt bonne humeur, je me prépare et quand je retourne dans la pièce, je trouve qu’il fait bien sombre. J’ouvre les volets et lâche un « oh ! » de surprise. Il a neigé ! Déjà qu’en ce moment, je fais une légère crise d’adolescence (légère, hein, mais néanmoins présente), là, je retourne carrément en enfance. Je viens du sud, moi, la neige a toujours un caractère exceptionnel. Et de suite, dès que je la vois poindre, la petite fille en moi fait des bonds de joie. La neige, la neiiiiiige ! Bon, par contre, soyons maline : déjà que quand il pleut, les trains circulent mal pour cause de problèmes d’adhérence ( ??), on va même pas tenter et partir direct au métro. 15 mn de marche sous la neige, cool !

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Marcher sur la neige a quelque chose d’assez acrobatique. D’abord, on sourit en entendant la neige craquer sous nos pas, on fait bien attention à marcher sur le morceau de trottoir balisé. Puis on commence à remarquer que nos chaussures ne sont pas très étanches et que les chaussettes sont mouillées. Ok, ça fait 5 minutes que je marche, j’en ai encore 10 jusqu’au métro et re 10 en sortant du métro, je vais mourir ou perdre un pied, je ne sais trop. Mais marcher sous la neige, ça fait croach croach et on se croirait ailleurs que dans sa ville, presque en vacances. Et faire des arabesques pour ne pas tomber, c’est amusant (enfin, quand on ne tombe pas sinon, ça l’est de suite moins).

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C’est fou ce que la neige apaise. Au boulot, aujourd’hui, il y a une réelle ambiance festive, une grosse envie d’aller jouer dehors. Déjà qu’on avait le repas de Noël mardi, je me sens déjà partie, moi… Mais point de relâche ! Car je pars vendredi en vacances et il est hors de question que des choses traînent, je veux GLANDER. Ne rien faire, me reposer, squatter la cheminée. Mmmm, le pied ! Mais on est quand même bien détendus. Ce matin, Rémi (le big boss) nous a expliqué que quand son fils de 4 ans a vu la neige, il s’est tourné
vers lui et lui a dit : « Ils sont où les cadeaux ? ». Ca a été un peu galère pour venir, Kelly est tombée deux fois, Louis a dû prendre les transports en commun car le scooter n’était pas une option viable… Mais bon, on a tous fini par arriver, un peu rigolards, un peu excités. Je crois que la neige nous rajeunit tous de suite.

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Et du coup, magie, je sens enfin l’esprit de Noël m’envahir. J’entends limite Holy night dans ma tête (chanson qui me fait fortement déprimer quand il n’y a pas de neige, ça fait trop misérabiliste genre la petite marchande d’allumettes seule et transie de froid), je sens le sapin de Noël, l’odeur de la cheminée, le bonheur d’être en famille. L’an dernier, Noël avait un goût amer, nous n’étions pas à la fête, marqués par le deuil de ma grand-mère. Cette année, ce sera joyeux !

Dans deux jours, je serai dans la place !

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The Maeght Foundation !

Par Lucas

Aujourd’hui je vais vous parler d’un endroit que j’affectionne. Un endroit situé dans le Sud de la France à 7 kms de la mer, pas loin de Nice… Je vais vous parler de la merveilleuse Fondation Maeght.(Photos) Pour résumer en une phrase, Là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. (copyright Charlie B.)

Une musique adequate pour lire cet article ? Pas de problème, celle-ci est parfaite

 

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Alors là bien entendu vous avez maté la photo et laché un Mouhai bof. Je vous entends dejà, comme d’haaaaaab, maugreer, râler, ronchonner, etc.. Tout ça
dans un esprit contestataire prepubère de ouf (lecteur si tu veux être dorloté c’est Nina qu’il faut aller voir, pas moi)

Alors j’en était où de ma présentation des lieux ? Ah oui vous étiez en train de râler, je cite: « Tu parles Charles, chuis sûr que Lucas il bluffe et que sa fondation ça ne casse pas 3 pattes à Nina…

Ca prouve bien que vous venez sur ces pages uniquement parce que vous êtes interessé par les ébats sessouels de la demoiselle et sa vie palpitante. Pfff, donnez de la confiture aux lecteurs ils vous feront de belles crottes…(Copyright Papy du Ptit Spirou)

Bon, sans déconner…

La Fondation a été crée au début des années 50 par Monsieur Aimé Maeght, marchand d’art parisien et ami de nombreux artissses, dont Miro, excusez du peu. Création faite en 1956 sur la suggestion de George Braque, ouhai c’est sympa d’avoir des potes artisssses, moi j’ai seulement des copines journalistes… 🙂

L’endroit est harmonieusement rempli de pièces d’art moderne, peintures et sculptures, voire même de mobiles. De Kalder à Giacometti en passant par Klee et Picasso.

Pour autant, ce qui est formidable dans ce musée c’est justement le fait qu’il n’en est pas vraiment un…

Tout l’intérêt de la Fondation Maeght tient dans la ballade au sein de cette maison moderne et pleine de lumiere, ainsi que dans ses jardins parsemés de sculptures et de mosaïques. Le parc est des plus agréables avec son odeur de pin et le vent dans les branches…

Je vous rappelle qu’on est dans l’arriere pays niçois et que la chaleur et l’atmosphere sous les pins sont tout simplement divins. Mais bon si vous vous sentez mal ou emporté par la fougue (qui nous traine, nous entraine,bon ok c’est un jeu de mots nase, promis je l’ferai plus), donc si vous ne vous sentez pas en forme vous pouvez toujours aller vous remettre de vos émotions ou chercher l’apaisement au sein de la chapelle du lieu, elle même décorée par des artisssses. (photos)

J’insiste… Passer une après midi là bas est un appel à la détente et à la sérénité. Alors n’hésitez pas à y traîner vos guêtres pendant vos vacances. Je ne vois pas comment vous pourriez le regretter !

Sinon je voulais également vous donner une adresse tip top, que je kiffe encore plus que ma Nina, c’est peu vous dire ! Ca s’appelle Parillusion et c’est de la balle, pour parler ce langage cru et imagé de la jeunesse vagabonde. 700 photos de Paname avec des coins méconnus à découvrir, des endroits superbes et – souvent- un brin cachés. Bref, l’antitouriste guide. La premiere fois que je suis arrivé sur le site j’y ai passé 2h00 , c’est vous dire ! Par contre il y a un bémol. On ne peut y aller qu’avec Explorer. Firefox est interdit heu…. http://www.parillusion.com/

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La brouette en rythme

Ici, on parle (très) régulièrement brouette mais pas tellement du « décorum » : dans quelle ambiance faire l’amour ? Bon, très honnêtement, si je n’en parle
pas, c’est que je m’en fous royalement. En pleine lumière ou dans le noir, avec ou sans bougies, sur un lit couvert de pétales de rose ou sur la table de la cuisine (sans miettes, quand même, faut pas déconner).

 

Mardi dernier, je suis allée au sexodrome avec Emma. Bon, je tairai notre frustration devant les deux malheureuses étagères garnies (enfin pas vraiment) de gadgets peu variés. Ah, ça, du gode réaliste, y en avait, de la queue blanche ou noire avec la petite veine bleutée bien représentée mais franchement, je trouve que le seul intérêt d’un gode ou d’un vibro, c’est son côté fun. Si je veux un pénis réaliste, je préfère autant prendre un vrai amant, c’est bien plus sympathique. Bref, au sexodrome, outre les DVD et les pervers qui nous mataient, il y avait un théâtre érotique où des couples se reproduisent en direct « entrée gratuite pour les filles accompagnées ». Et là, dans ce haut lieu de sexe pas vraiment bon marché passait des musiques assez hallucinantes hautement excitantes comme le nouveau générique de la Star Ac ou encore « Toutouyoutou » et, là, effrayée, je demande à Emma s’ils diffusaient la même musique dans
le théâtre érotique. Quelque part, imaginer un couple en train de forniquer sur Véronique et Davina a quelque chose d’hilarant. Non mais franchement, voir monsieur en train d’exécuter une levrette en rythme, n’y a-t-il rien de moins excitant ?

Mais sur quoi faire l’amour ? Il y a quelques mois, Victoire et moi avions pris un délire sur le sujet sur le forum que nous fréquentions, une fille ayant posé la
question : sur quelle musique faire l’amour ? Hum, excellente question ! Il est vrai que certains titres nuisent irrémédiablement à l’ambiance romantique d’une brouette. Non mais imaginons, me voilà dans les bras de Brad en plein préliminaires. Déjà, Brad me quitte quelques instants pour mettre la chaîne, ce qui me pose un problème en soi : non, monsieur, on ne s’arrête pas en si bon chemin. Voilà pourquoi je range mes capotes sous mon lit et pas dans la salle de bain, certes très proche de ma couche. Donc Brad enfile un CD dans la chaîne et voilà que les enceintes crachent un merveilleux : « c’est à boire, à boire, à boire ! ». Bon, là, je pars dans un merveilleux fou rire et c’est terminé pour la
brouette.  

Bon, comme il est peu probable que j’ai l’indécence de sortir avec un gars qui non seulement a l’idée saugrenue de me passer un truc pareil pour la brouette mais qui a l’audace même de posséder ce CD, je ne pense pas me retrouver dans cette situation. Sauf si mon prochain amant lit cet article et a la bonne idée de me faire une blague. Comme si on rigolait avec la brouette, tiens ! Donc mon Brad, il est mignon, il va pas me mettre ça. Mais mettre quoi alors ? Lui cul nu devant sa chaîne, moi à point dans son lit, on va pas passer tous ses CD en
revue ! Mais il faut avouer, ce n’est pas évident à choisir. Il faut quelque chose qui reste dans l’ambiance mais il ne faut pas que ce soit trop rapide (faudrait pas qu’on s’épuise dès le départ) ni trop lent (risque d’endormissement au milieu, quelle honte). Le souci corollaire est de choisir un bon CD. Non parce qu’une brouette qui ne dure qu’une chanson, hum ! Or, le problème d’un CD album, les chansons se suivent et ne se ressemblent pas forcément, on peut passer d’une jolie balade romantique à un rock atrocement bourrin. Je n’ai rien contre le bourrin mais y a des moments où on s’en passe.

La solution consisterait-elle à graver un CD exprès pour l’occasion. Non mais et puis quoi encore ? Et pourquoi pas un programme de la brouette à suivre ? En plus, n’étant pas vraiment naïve, j’aurais compris que Brad n’a pas gravé ce CD exprès pour moi mais qu’il a dû l’utiliser avec ses précédentes conquêtes et, quelque part, c’est un poil vexant de penser que Bradounet me fait l’amour comme il l’a fait avec les autres. Non, non, non !

N’allez pas croire que je sois une anti « musique pendant l’amour » mais je ne calcule pas ce genre de choses. Ce que j’aime dans la brouette, c’est l’imprévu, quelque part, que le coït va arriver sans qu’on sache exactement quand donc pas la peine de tout prévoir à la seconde près. Si la musique est déjà là, je ne la couperai pas. Si nous étions en train de discuter dans le calme, je vais pas allumer la chaîne juste pour l’occasion (et encore moins la radio, ça crachote, ça m’énerve).

Mes premiers coïts se sont pourtant souvent fait en musique, d’après les souvenirs que j’en ai. En fait, avec Pierre le pervers, on était allés boire un verre dans un bar
toulousain et on avait hérité d’un CD démo avec divers titres qu’on a écouté très souvent pendant son séjour et, donc, pendant nos coïts. Je me souviens pas de ce qu’il y avait dessus (je l’ai balancé depuis), y avait juste une chanson dont le refrain était « je ne sais pas conduire, pas même un cerf-volant, je ne sais pas conduire pas même un cerf-volaaaaaaaaaaant ». Avec Guillaume 1er du nom, aussi, nos premiers coïts furent musicaux pour pas trop que les voisins entendent notre coït. Je rappelle que c’est dans ce même immeuble que Gauthier et moi avons entendu en direct la chevauchée sauvage de ma voisine et de son mec donc, forcément…

Mais à part pour cette bête raison pratique, pourquoi écouter de la musique dans ces moments-là ? D’ailleurs, le verbe écouter ne me paraît pas vraiment appropriée puisque pendant la brouette, je suis complètement déconnectée, je n’entends plus rien (enfin, je ne fais pas attention, rappelons que l’amour ne rend pas sourd, juste aveugle), je suis juste branchée sur mon partenaire et je ne fais pas attention au reste. Ainsi, quand on me demande quelles chansons sont faites pour faire l’amour, autant me demander la capitale des îles Samoe occidentale (Pago-Pago, je suis culturée comme fille) : j’en sais rien et au fond, je m’en fous royalement. J’ai tendance à répondre donc des titres qui m’inspirent, sans que je sache pourquoi. Oui, y a des chansons qui me donnent envie de faire l’amour, c’est comme ça. Lesquelles ? Mais comme tu es curieux lecteur ! Disons que ça dépend mais y a des chansons que je verrais bien dans
un film, lors de la scène coquine. Exemple : sous-marin Marion de Jorane. C’est curieux, je sais pas pourquoi cette chanson m’inspire ça, ça commence tout doux et soudain, ça accélère, ça éclate, c’est quelque part assez violent avant que la chanson se termine sur une note plus calme. N’est-ce pas une merveilleuse métaphore de l’acte amoureux ? Préliminaires, la pression
monte, pénétration, ça monte, ça monte, ça explose, orgasme, puis les deux partenaires se laissent aller à un apaisement bien mérité. Autre chanson excitante à mon goût : Femme fatale, d’Emilie Simon. Chanson calme au possible où la douce Emilie susurre le refrain en compagnie d’un monsieur dont je ne connais pas le nom, voix qui me font penser aux ressacs des vagues… Oui, cette chanson me fait penser à l’amour sur la plage. On pourrait aussi citer « Protège-moi » de Placebo, avec le même effet de voix chuchotées.

Mais comme un coït dure rarement 4 minutes 32, je trouve la question de « quelle chanson pour faire l’amour » assez curieuse. Quoi qu’il en soit, si un homme veut un jour brouetter sur Toutouyoutou, je pense sincèrement que je le laisserai se « pignoler » tout seul (expression que m’a apprise Laurent l’obsédé y a quelques temps) et je rentrerai chez moi. Non mais le sexe, ça se fait pas n’importe comment ! Ce n’est pas un exercice de gymnastique et ça ne se prépare pas, de toute façon, ça se fait parce que les deux en ont envie. Avec ou sans musique.

Article écrit en écoutant le nouveau CD d’Emilie Simon. Pour faire l’amour, je sais pas ce qu’il vaut mais pour m’agiter comme une pintade sur ma chaise de bureau, il est nickel.

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Post-brouettum, animal assoupi

(Vilain détournement de titre de film dans le titre de ce post, je sais)
 
Dans le sexe, il y a trois phases, grosso modo : les préliminaires, la brouette en elle-même et le post-coït. Bon, déjà, entre les préliminaires et la brouette en elle-même, la frontière est floue : une fellation peut-elle être considérée comme un acte sexuel et ferait alors partie de la brouette plutôt que des préliminaires ? Idem pour le cunni ? Mais là n’est pas le sujet de l’article du jour, je vais parler du post-coït qui paraît la zone la plus claire : c’est quand la brouette est terminée, tout le monde a pris son pied (avec de la chance) et les corps s’abandonnent à un doux repos bien mérité.
 
 
J’avoue que j’adore le câlin post-coït (oui, bon, je suis la fille qui adore le pré, le pendant et le post brouette, j’avoue…). Juste après, quand on sent notre sexe palpiter autour de celui de notre partenaire, à moins que ce ne soit le sien qui palpite en nous… Peu importe, j’adore cette sensation, ainsi que l’espèce d’apaisement qui suit le déchaînement d’émotions très fortes. Mine de rien, un orgasme, ça pompe quand même pas mal d’énergie, du moins chez les femmes, ça, c’est sûr. Chez les hommes aussi, d’après ce que j’en sais, ils se sentent…hum…vidés. Ceci étant, y a qu’à voir leur tête au moment de l’éjaculation, on sent bien que c’est violent (j’espère ne pas avoir cette tête au moment de l’orgasme, quand même). Donc, après un acte d’une certaine violence, ô combien agréable, nous voilà posés l’un sur l’autre, emboîtés encore l’un dans l’autre. Oui, je supporte pas les mecs qui se retirent à peine après avoir éjaculé. Ok, c’est marqué sur la notice du préservatif mais j’ai pas des griffes qui sortent de mon vagin à peine l’acte terminé qui vont déchirer la capote ! Alors, certes, une fois que le pénis de monsieur a retrouvé sa taille initiale, il y a des chances que j’embarque le préservatif en me levant (c’est déjà arrivé…) mais si on fait attention, y a pas de soucis.
 
Donc, voilà, pour un beau câlin post-brouette, le monsieur reste dedans. Là, mes pensées qui volaient dans tous les sens pendant l’acte s’ordonnent un petit peu. Oui, en préparant cet article, je me suis demandé à quoi je pensais pendant la brouette et je me suis rendue compte que je n’en savais rien du tout. Je crois que les seules pensées cohérentes qui peuvent me venir pendant la brouette sont : « tiens, j’ai bien envie de changer de position », à part ça… Justement, après la brouette, tout se réordonne un peu, je reprends conscience de mon environnement : tiens, j’ai mal fermé le robinet de la salle de bain, ça goutte, tiens, il fait nuit, tiens, Kenya est définitivement une sale mateuse… Bref, le monde se rappelle à mon bon souvenir.
 
Mais juste après la brouette, surtout, ne rien faire. Selon la position finale, je caresse du bout des doigts mon partenaire sur le dos, sur le torse, sur les bras (ça dépend de ce que je peux atteindre), j’ai tendance à le couvrir de baisers pour le remercier de ce bon moment partagé, je lâche à la limite un « waouh » mais je préfère le silence. Oui, lecteur, sois surpris : le seul moment où j’ai pas envie de parler, c’est après la brouette. J’en avais parlé une fois avec Julien qui semblait très étonné de ça : une fille qui n’aime pas les conversations post-coïtales, canonisons-là ! Je voulais lui prouver que je mentais pas mais je me suis pris un vent… Après le sexe, j’aime savourer la pression qui redescend, les corps qui s’abandonnent après la chevauchée fantastique, plus rien que nos respirations qui reprennent un rythme normal. Puis, avec cette folle détente, je m’apaise, je m’assoupis. Parfois, avec Guillaume Ier, on s’endormait juste après et on se réveillait une demi-heure voire un heure plus tard, j’avoue que j’aimais bien ça.
 
Souvent, les filles reprochent aux mecs de s’endormir après l’amour, grief que je n’ai jamais compris. Que faire d’autre ? Oui, on peut recommencer, certes (quoi, je suis insatiable ?), mais parler, non, vraiment pas. Parler de quoi, d’abord ? « Merci pour l’orgasme chéri mais t’as payé l’électricité ? On va voir ta mère, dimanche ? » Bon, je préviens, le premier mec qui me parle de ma mère juste après une brouette, je le fous dehors (ça va pas de penser à ma mère dans ces moments-là ?). Une fois, j’avais lu une intervention sur un forum où une nana, mariée depuis une dizaine d’années, expliquait que son mari et elle s’arrêtaient parfois en plein coït pour des conversations de ce genre et qu’elle trouvait ça naturel. Le jour où mon mec s’arrête en pleine levrette pour me parler du déjeuner du dimanche, ce sera terminé entre nous. Chaque chose en son temps. Même si c’est pour parler de la précédente brouette, il faut laisser poser : PAS DE SUITE. Autant je suis une fervente adepte des discussions sur l’oreiller jusqu’au milieu de la nuit, autant la débuter dès la fin du coït, ben non.
Le débat entre Lilvirgo et Sechev dans les commentaires sur cet article est assez révélateur, cependant d’un certain malaise : que faire après ? S’endormir, parler, aller faire la cuisine ? Tout dépend de la personne et de la relation, je suppose. Après le câlin post-coït (qui doit durer un bon quart d’heure, sinon, je râle !), chacun fait ce qu’il veut, une douche (à deux, histoire de…), aller lire un livre, dormir, peu importe… Mais mon câlin, j’y tiens ! Et qu’on ne me parle pas ! De toute façon, vu que je passe très vite en mode somnolence, mes phrases ressemblent à :
« Je crois que… oui… non… je sais pas »
Avec de grands blancs entre les mots… Mon cerveau il veut plus marcher, faut pas l’embêter ! Le câlin post-brouette, c’est une façon de profiter encore un peu de l’autre, de son odeur, du parfum de sa peau, de sentir sa chaleur. Curieusement, je n’aime pas quand un mec se retire (ou finit par glisser en dehors car il a débandé), je me sens un peu vide, sur le coup, je sais pas trop si les autres filles ressentent ça ou pas. Des fois, j’aimerais passer la nuit en position postcoïtale mais en même temps, je me connais, je n’arriverais pas à dormir, vraiment. En général, quand un mec me prend dans ses bras pour dormir, je finis toujours par partir de mon propre côté.
 
Tout est question, sans doute, de personnalités mais après la brouette, moi, je n’ai qu’une envie : savourer au maximum les sensations qui restent, prolonger comme je peux le plaisir que je viens d’avoir. Je trouve que c’est un moment magique qu’il faut savoir préserver. Et d’écrire cet article, ça me chatouille un peu au creux des reins…
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