De frog fishs en requins baleine : plongées 4 étoiles aux Philippines

Depuis que j’ai arrêté la plongée en club, je ne pars plus que dans les contrées lointaines pour découvrir de nouveaux poissons. Après les Maldives qui m’avaient permis de nager avec des requins (même un baleine), des raies mantas et lutter contre un courant d’enfer, me voici partie pour les Philippines où je pensais retrouver des conditions similaires. Et bah non.

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Autant vous le dire : je ne suis pas forcément super fan du courant en plongée mais c’est la condition sine qua non pour voir du gros, comme on dit. Je n’ai pas une passion particulière pour les requins mais ça reste impressionnant. D’après ce que j’avais compris, les Philippines, c’était assez costaud dans le genre aussi… Et bien non, en fait.

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Donc exit les requins mais pas de soucis, y a eu du beau, aussi. Commençons par le spectaculaire requin baleine, le mangeur de plancton. Il faut savoir que le requin baleine est le plus gros poisson existant, il peut atteindre jusqu’à 12 m et ne mange que du plancton. Il est assez rare d’en croiser “par hasard”. Aux Maldives, on a plongé là où il y en a un qui stagne régulièrement et aux Philippines, ils sont attirés par des guides locaux qui les nourrissent. On arrive là au problème classique du plongeur : le feeding, c’est quand même pas le top surtout qu’ici, il y avait pas mal de baigneurs qui attrapaient la nageoire caudale des dits requins baleines ou les touchaient, ce qui est franchement dramatique, ne nous mentons pas. Mais bon, la plongée reste impressionnante ! A un moment, tu es concentrée pour prendre une photo de la bête et il y en a une qui passe tranquille pas loin de toi, aaaaaaaah ! Par contre, en bas, c’est le bordel, on gigote tous dans tous les sens, on monte, on descend… niveau saturation, c’est pas le pied.

requin baleine philippines requin baleine philippines requin baleine philippines requin baleine philippines requin baleine philippines

Mais il n’y a pas eu que le requin baleine qui nous a occupé une plongée. Outre cette plongée Disney (pour le côté attraction touristique), nous avons eu l’occasion de découvrir d’autres espèces. Des nudibranches bien gras, quelques barracudas au loin et des mérous, rascasses volantes, poissons cochets, des poissons clowns toujours aussi photogéniques dans leur anémone, un mini poulpe trop joli mais surtout, surtout… les frog fishes !

Ndibranche PhilippinesNudibranche Philippines

Barracudas de loin

Barracudas de loin

 

 

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Ceci est bien un poulpe et je suis super fière de l'avoir trouvé

Ceci est bien un poulpe et je suis super fière de l’avoir trouvé

 

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Qu’est-ce qu’un frog fish me direz-vous ? C’est un poisson qui ne ressemble à rien, vous répondrai-je. Le premier que j’ai vu, énorme, j’ai cru à une sorte de ballon de foot crevé qui s’animerait soudain, regardez plutôt :

frog fish philippines

frog fish philippines

Entre pneu crevé et jouet pour chien hyper mâché, j’avoue que 9 fois sur 10, j’avais du mal à les situer du premier coup d’oeil quand on me les montrait et j’ai eu du mal à les resituer en découvrant mes photos quelques temps plus tard. Cest moche, bizarre et en même temps fascinant.

Trouveras tu le frog fish sur cette photo ?

Trouveras tu le frog fish sur cette photo ?

Réponse ici

frog fish Philippines

Oui, ça a des pattes

Autres espèces croisées ici et nulle part ailleurs pour ma part : des crabes porcelaine ou arlequin, des poissons rasoirs qui se déplacent à la verticale et mon tout premier hippocampe ! J’étais super contente, je n’en avais jamais vu. Bon, le premier jour, le guide nous a bien montré un pygmée mais on comprenait pas trop donc on a dit “oui, super, ok” et on s’est barrées sans comprendre ce qu’on était censés voir. A noter aussi un banc splendide de jack fishes : il y en avait tellement qu’à un moment, l’eau semblait être devenue complètement argentée ! Puis les magiques ghost fishes et poissons feuilles… Ce genre de bestioles que tu seras incapable de voir sans ton guide de palanquée, ne nous mentons pas.

crabe Philippines

razor fish

On dit bonjour aux poissons rasoir

Le truc noir qui flotte, c'est un poisson

Le truc noir qui flotte, c’est un poisson

Un poisson ? Une feuille ? Un poisson feuille !

Un poisson ? Une feuille ? Un poisson feuille !

 

Banc de Jack fish en approche !

Banc de Jack fish en approche !

Et le même vu de plus près

Et le même vu de plus près

Le crabe arlequin

Le crabe arlequin

Mon premier hippocampe (photo un peu floue)

Mon premier hippocampe (photo un peu floue)

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On a aussi eu droit à pas mal de tortues (j’adore les tortues), des rascasses volantes minuscules ou noires, des bat fishes, des syngnathes en veux-tu en voilà (à la fin, ça ne m’impressionnait même plus alors qu’en début de séjour, j’étais hystérique quand j’en voyais une) et des serpents de mer dont un qui m’a un peu déboulé sous le nez par surprise, me donnant ainsi une sacrée frayeur, j’ai jamais aimé les serpents.

tortues philippines

Un banc de bat fish

Un banc de bat fish

La délicate rascasse volante noire

La délicate rascasse volante noire

Un gracieux syngnathe

Un gracieux syngnathe

Et là, y en a même 2

Et là, y en a même 2

Serpent de mer Philippines

Serpent de mer Philippines

Autre particularité des Philippines : les fonds “artificiels”, je m’explique. Pour ceux qui s’intéressent un peu à la vie de cet archipel, il y a eu un gros typhon en 2013, provoquant d’énormes dégâts sur les fonds, arrachant un peu tout. Pour encourager la faune à repartir, les Philippins ont donc émergé des blocs de béton et quelques carcasses pour permettre au corail et aux poissons d’y faire leur vie. Ces plongées étaient de fait assez étranges : on navigait de carcasses en blocs de béton avec du sable nu et noir au milieu, les locaux appelaient ces plongées “garbage”, ça donne un peu une idée… Mais quand on aime la bio sous marine, ce sont des plongées particulièrement intéressantes… et quand on a une imagination un peu débordante comme votre blogueuse, ces paysages étranges vous rendent à la limite de l’euphorie, un peu comme les tunnels de Tabarka. J’avais un peu la sensation d’évoluer dans un univers post apocalyptique ! On a aussi croisé une épave d’avion laissée là pour les mêmes raisons. La plongée et un avion… le plus beau jour de ma vie !

Plongée épave philippines

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Bref, plonger aux Philippines… on y retourne l’an prochain (si on peut mais pas tout à fait dans le même coin).

Et pour finir, quelques photos pour le plaisir !

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Poissons flute

plateau corallien Philippines

Corail Philippines

Gorgones Philippines

Poisson cochet Philippines

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Murène Philippines

Bye bye

Bye bye

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Et la plongée à Marseille, c’était bien ?

Donc voilà, comme certains l’auront noté, je suis sous l’eau mais au sens propre du terme, cette fois-ci. Car ce week-end, j’ai pris mes petites affaires pour aller faire de la plongée à Marseille, ma première plongée en mer. Et accessoirement ma première descente à plus de 5 mètres de profondeur. Autant vous dire que la veille, je faisais pas la fière…

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Vendredi, 16h20, après une journée épuisante (je vous raconterai plus tard), me voici sur le quai, mon sac plombé par ma stab (c’est le gilet sur lequel on accroche la bouteille et qu’on gonfle et dégonfle pour se stabiliser dans l’eau. Je fais un peu ma merdeuse qui s’y connaît) et mon détendeur (le truc pour respirer). Le trajet en train est convivial, on fait péter le saucisson et le rhum. Rhum qui, agrémenté d’orange, a terminé sur mon pantalon, le seul que j’avais pour le week-end. Et c’est pas ma faute, c’est Guillaume qui l’a renversé ! Bon, au bout d’un moment, les autres passagers en avaient un peu marre de nous entendre, tu m’étonnes…

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Passons sur le voyage, on s’en fout un peu, tout le monde est arrivé entier au gîte malgré la conduite très sportive du taxi-monospace qui nous a amenés jusque là (en fait, c’est super grand Marseille). Soirée sympa et tout mais passons à l’essentiel de cet article : la plongée. Comme je n’ai pas encore validé mon niveau 1, j’ai donc droit à mon accompagnant à moi toute seule, c’est quand même bien la classe. Ca me rassure un chouia surtout que bon, si je fais mon gros boulet, je ne gâcherai pas la sortie du reste de la palanquée (c’est
le groupe de plongeurs. Comme je me la pète, c’est insupportable). Etape 1 : la combi. Je déteste officiellement le néoprène, ça irrite le bout des doigts, ça colle à la peau… Du coup, j’ai pris une combinaison un poil trop grande. C’est important pour la suite. Je prends mes petites affaires et direction le zodiac. Heu mais ça tangue un peu cette affaire, là quand même…  Ah non, une fois que ça navigue, ça se passe bien.

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Arrivée sur le site, je m’équipe et mon accompagnant rien qu’à moi me dit « bon, alors, tu vas faire la bascule dans l’eau ». Ouais, moi, je veux bien mais je sais pas faire… En fait, c’est super facile : on s’assoit sur le boudin la bouteille au dessus de l’eau, on tient le masque et le détendeur avec la main (histoire d’éviter de tout perdre en route), on fait attention à ne rien embarquer avec ses palmes et on se laisse tomber. Un, deux, trois… RAH PUTAIIIIIN ! Mais elle est super froide l’eau, j’en ai plein ma combi, au secours ! Ah, on me dit que c’est normal, okayyyyy… Bon, faut descendre. Le fond de l’eau est à 20 m, je rappelle que je suis jamais descendue en dessous de 5 (je crois). Et forcément, j’y arrive pas, je me sens pas assez lestée, mes jambes pédalent dans le vide. Je veux plein de kilos en plus. Bon, finalement, j’arrive à descendre, c’est un peu laborieux, je remonte par accident, j’ai mal aux oreilles mais ouf, voilà le fond. Et là, ouah quand même, c’est beau. Je vois des sardines, des rascasses, des caenilabres paon, des spirographes, des anémones… A un moment, mon accompagnateur rien qu’à moi toute seule me montre un drôle de rocher où coule un espèce de serpent chelou. En fait, c’était pas un serpent mais une tentacule et c’était pas un rocher mais le corps du poulpe ! Ouais, voilà, j’ai vu un poulpe (et même deux dans la plongée suivante). A un moment, j’arrive sur la réserve et on remonte et là, panique à bord : j’ai du sang dans mon masque. Oh merde ! Je fais signe à mon accompagnateur qui me fait signe que tout va bien. J’insiste en lui montrant le sang dans mon masque mais il persiste : tout va bien. Bon ok, je vais le croire alors. Et ça a été comme ça tout le week-end, mon moniteur préféré m’a expliqué mardi que j’avais les capillaires fragiles et que je faisais le valsalva trop fort (la manip pour équilibrer les oreilles). D’ailleurs, ça tombe bien, depuis dimanche, je suis sourde, je dois même aller chez l’ORL, youpi…

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Mais hors histoire d’oreilles et de saignements, je dirais que ce fut un week-end fantastique. Même quand y a eu la houle et que je me suis souvenue pourquoi je détestais le bateau pirate à Walibi, ça me file la gerbe. Mais je suis très fière d’annoncer que j’ai pas vomi !

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Je finirai ce long article (ouais, j’écris moins souvent mais quand je le fais, je fais pas semblant) par une anecdote qui prouve que j’ai pas toujours trop la lose. Dans le gîte, je partageais la chambre avec 5 autres filles dans 3 lits superposés. Cohabitation nickel. Le dimanche, on part à 8h (pouf !) pour le centre de plongée, on prend le zodiac, on se prend un joli grain, j’ai pas vomi.  De retour au centre, on retrouve l’épouse d’un plongeur qui est restée au gîte : « Ohlala, on a été réveillés à 9h du matin par l’alarme, y a eu un dégât des eaux dans une des chambres, tout à été complètement inondé. Une poche d’eau s’était formé au plafond, sous le plâtre et là, elle a lâché. Qui était dans la chambre 5 ? ». Ben c’était nous ! Donc à quelques heures près, on aurait été réveillées en pleine nuit par un dégât des eaux, nos affaires ruinées… Sympa ! Comme quoi, POUR UNE FOIS, la vie a décidé de pas me faire de blagounette. Merci à elle

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