Qui ne dit mot consent : ouvre la

La vie en société n’est pas toujours évidente, on marche sur un fil entre franchise et diplomatie, hypocrisie et grande gueule. Je suis le prototype de la fille polie qui laisse parfois passer des opinions contraires sans réagir parce que la situation l’exige. Genre ma chef qui a un avis très arrêté sur la Grèce qui est contraire du mien… Mais bon, est-ce pertinent de lancer un débat là dessus avec la personne qui a légèrement la main sur mon augmentation annuelle ? Mmmm…

La-Grèce-doit-sortir-de-l-euro-au-plus-vite

Longtemps, j’ai laissé passer. Parce que la personne avait une position qui rendait la contradiction difficile, parce que j’aime bien la personne et que je n’ai pas envie de m’énerver contre elle. Parfois, je faisais un peu de passif agressif (vivent les réseaux sociaux sur ce point) un peu en mode “Rohlala ceux qui disent/pensent ça, réfléchissez un peu. Un petit lien : [lien]”. Un peu lâche mais moins direct, espérons que la personne visée lira l’article et réfléchira. Oui parce que notons qu’ici, mon but n’est pas d’entendre un “oh mais tu avais raison et j’avais tort”, je m’en branle un peu, je préfère que la personne réfléchisse sur le sujet et fasse son cheminement d’elle-même.

reflechir

Sauf que la passivité agressive, ça reste un peu de la lâcheté. Alors je commence à me jeter dans la mêlée. Parce que non, je ne veux plus laisser passer certains propos. Je suis fatiguée du machisme, du racisme ou de l’homophobie, les 3 mamelles d’une même bête immonde où le dominant rappelle régulièrement au dominé quelle est sa place (à la cuisine, dans son pays – enfin, celui qu’on lui attribue, beaucoup semblent oublier que les Noirs ou les Arabes peuvent être tout à fait Français- ou en Enfer). Je n’ai plus envie de me la fermer parce que je ne veux juste pas de cette société là. J’aimerais une société qui accepte ses membres peu importe leur sexe, leur orientation sexuelle ou leur couleur de peau et, putain bordel de merde, y a du boulot. J’ai tout à fait conscience que ça n’arrivera sans doute pas de mon vivant, si tant est que ça arrive un jour. L’Humain fait-il naturellement des distingos ? Je ne sais pas, force est de constater que l’enfant, lui, n’en fait pas (cf ce très beau spot un peu larmouillette à l’oeil). En attendant, ce n’est pas une raison pour laisser faire.

multiculturalisme

Le pire étant le machisme, racisme, homophobie ordinaire, tellement intégré qu’il passe crème. Ouvrez n’importe quel magazine féminin, c’est un festival : la femme s’intéresse plus à ses amours et sa beauté qu’au travail (elle sera de toute façon styliste, fleuriste, décoratrice ou puéricultrice, la sphère travail est très souvent appréhendée dans ces magazines que par le prisme de métiers auxquels on attribue une forte prédisposition féminine), elle est blanche et hétérosexuelle. Eventuellement, en été, elle est dorée et pourra butiner une amie mais ce ne sera que pour l’expérience, il faudra vite retrouver une âme soeur à pénis, merci. C’est tellement intégré qu’on peut avaler ça sans même s’en rendre compte. Pourtant, souvent, quand je souligne ce fait, je passe un peu pour la pisse froid de service et souvent, les gens changeront de sujet.

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Mais ça ne vous fatigue pas de ne jamais vous indigner ? A quel moment vous avez à ce point intégré de “ne rien dire” ? Sans vouloir faire la révolution tous les 4 matins, y a peut-être moyen de se sortir un peu les doigts du cul et de brocarder systématiquement le sexisme, racisme et homophobie, pour commencer. Oui car il existe tant de sujets d’indignation… Mais la société, c’est aussi ce qu’on en fait. Il est trop facile de nous dire “la société, tu l’aimes ou tu la quittes”. Je suis désolée mais non. Je ne fuis pas, je ne fuis plus. J’essaie, petit à petit, de planter les petites graines de l’indifférenciation. On s’en fout qu’en face de toi, il y ait Pierre, Jamal ou Thuan, ce n’est qu’une information qui n’est en soit pas si essentielle. Je ne pense pas que le prénom ait en effet une influence sur la personnalité. Son sexe ? Ca ne devrait pas faire de différence, tout comme les origines ou l’orientation sexuelle même si, aujourd’hui, on t’impose tellement la domination que, si, finalement, ça en finit par en faire une. C’est ça aussi, la lutte : assurer à Jamal ou Thuan que leurs origines ne leur fermera aucune porte, à Léa que son vagin ne sera plus une raison pour s’écraser sur le plafond de verre ou se faire harceler à la première jupe portée, à Paul et Marco qu’ils peuvent se promener main dans la main dans la rue sans se faire péter la gueule ou dévisager, que leur amour n’est pas différent que celui de Samuel et Caroline.

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Bisounours, moi ? Ah oui, va falloir que j’en parle de ça aussi, ça commence à me chauffer sévère.

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Je te guette, tu me guettes

Vous avez eu de la chance : quelques mails envoyés, des sourires échangés, une histoire qui démarre. Vous n’y croyiez qu’à moitié mais vous avez réussi l’impensable : trouver l’amour sur un site de rencontre. Enfin, en tout cas, c’est bien parti pour transformer. Sauf que la tentation est là. Celle de cumuler quelques conquêtes de plus histoire de peaufiner votre tableau de chasse ? Non, celle de vérifier que votre only one ne continue pas à chasser dans votre dos.

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Les sites de rencontre sont de sales fouines. Si, si. Des engeances du diable qui font passer la Gestapo pour de doux agneaux. Après vous avoir questionné moults heures sur tout et à peu près n’importe quoi, ils caftent vos activités à tous les membres inscrits : êtes-vous connectés en ce moment ? Depuis quand n’êtes-vous pas venus ? Pire, certains vous filent un score permettant de mesurer en un coup d’oeil si vous êtes inscrits depuis longtemps et si vous êtes très actifs. Vous êtes pistés, c’est un fait.

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Du coup, puisque le site de rencontre raconte tout sur vos connexions, il en fait autant pour votre tendre moitié. Oh mon âme soeur, dis-moi que tu ne t’es pas connecté depuis notre premier baiser si romantique ? Mais… mais que vois-je ? Cet-te enfoiré-e de cochon-ne est connecté-e en ce moment-même ? Trahison et infâmie ! Je vais lui envoyer un mail pour lui dire ce que je pense et bousiller les bribes de notre relation naissante. On me la fait pas à moi !

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Sauf que. Point numéro 1 : comment reprocher à quelqu’un d’être connecté puisque, si vous l’avez découvert, c’est que vous étiez vous-mêmes logués sur le site ? Un peu comme si vous croisiez votre amour au bras d’une autre personne alors que vous vous baladez vous-mêmes au bras de votre illégitime, hôpital, charité, tout ça. Alors oui, il/elle est connecté-e et c’est dégueulasse sauf qu’on pourrait envisager que :

  • -il/elle soit connecté-e pour strictement les mêmes raisons que vous : vous pister. Ceci étant, la rupture semble alors une bonne option car si peu de confiance dès le départ promet de belles engueulades, crises de nerfs et parano. Ca va pas marcher
  • il/elle soit connecté-e pour effacer son compte. Oui, ok, ce serait un hasard un peu foufou de tomber piiiiiile à ce moment-là mais c’est une possibilité raisonnable.
  • il/elle soit connecté-e car il/elle a lié quelques relations amicales sur le site (si, ça existe) et discute avec des gens. Maintenant, ce serait bien de glisser que son adresse mail peut aussi servir à communiquer avec ses charmants correspondants.

correspondance

Alors oui, il est possible qu’il y ait quéquette sous couette et que votre promis-e ait encore un peu la dalle et cherche à croquer un peu de chair fraîche avant de s’engager avec vous. Ou alors il n’y a que vous qui croit en votre amour, l’autre vous prend pour un plan cul, ça peut arriver. Seulement lui sauter à la gorge comme ça, sans savoir bien de quoi il retourne, c’est la meilleure façon de passer pour un-e psychopathe et de se lancer dans une conversation souvent très désagréable à base “non mais je te dois rien”, “on n’a jamais dit qu’on était en couple” où, en plus, vous aurez le mauvais rôle puisque vous aurez le rôle du stalker.

Twilight-stalker

Alors quoi ? On se tait ? Il existe une méthode pour être sûr et certain de ce qu’il se passe : renoncer à toute dignité. Je vous raconte ça la semaine prochaine.

 

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This is a bad, bad timing

Faut que j’arrête les titres pourris, je suis sûre que ça nuit à mon karma.

L’amour, aaaaah, l’amour, que ne lit-on pas sur lui. L’amour, voyez-vous, c’est une question de feeling. Un jour, vous êtes là, sereins, et il vient vous percuter, tel une révélation divine que vous n’attendiez pas ou plus. Braoum l’amour, c’est comme l’éclair, tu sais pas où ça va tomber, c’est pas pour rien qu’on parle de coup de foudre. Et ben pardon mais tout ça, ce sont des conneries.


Perso, je ne crois pas au coup de foudre mais passons, c’est pas le sujet de l’article. Non, moi, je veux parler de timing. Parce que oui, l’amour est une question de timing selon moi et autant vous dire que j’ai la palme de la lose en la matière.


Déjà je souhaite atomiser le concept d’âme soeur. Âme soeur au singulier, je crois plutôt à des âmes soeurs. Et je ne crois pas que l’âme soeur corresponde uniquement au domaine amoureux, on peut aussi parler d’âme soeur en terme d’amitié ou de création artistique, par exemple. Deux individus complémentaires qui se rencontrent et partagent une affinité particulière. En terme d’amour, je pense donc qu’il n’y a pas qu’une seule personne qui puisse me correspondre à la perfection mais une multitude. Déjà je ne pense pas que mon âme soeur d’il y a dix ans soit la même qu’aujourd’hui car j’ai changé et pas dit que mon âme soeur ait suivi le même chemin. Puis pardon mais sur 7 milliards d’individus, ça vous déprime pas de penser qu’il y en a qu’une pour vous ? Et si on passe à côté, on sera passés à côté de sa vie privée ? Youhou, il est où le pont le plus proche que j’aille direct m’y jeter ? Bref, le concept d’âme soeur au singulier pue, fin de la démonstration.


Donc il y a plusieurs personnes qui nous correspondent et même que certaines sont célibataires. Mais ça ne veut pas forcement dire qu’elles sont disponibles. En gros, si t’as pas le timing, t’es mort et moi, je l’avoue, je l’ai jamais. Par exemple, j’ai rencontré un gars fort chouette avec moult qualités tant physiques que morales, une personnalité un peu originale… Bref, ça aurait pu être le coup de foudre mais j’ai vite freiné des 4 fers car je ne peux ignorer l’énorme obstacle dans cette relation : SON EX. En majuscule, oui. Parce qu’en gros, ils ont passé 5 ans ensemble, ont acheté un appart ensemble et après la rupture, ont tenté une colocation. Or vu toutes les affaires de la jeune fille qui traîne dans l’appart, tu sens la rupture plus que fraîche. Ça plus d’autres histoires assez difficiles qui font passer ma propre année 2011 pour une petite promenade de santé. Donc autant dire que je n’ai pas de place dans sa vie (et son global manque de réactivité à mes invitations me le confirment).


Et parlons de cette sublime âme soeur que l’on croise un beau matin d’été (ou un pluvieux matin froid d’automne), c’est lui ou elle, c’est toi, c’est nous, love at the first sight comme on dit sauf que, voilà, l’amour, il te frappe toi mais trop pas de chance, il l’a frappé(e) la semaine dernière avec une autre âme soeur. Donc il est en pleine lune de miel métaphorique et même si vous êtes faits l’un pour l’autre, là, de suite, il/elle est fait pour quelqu’un d’autre. Alors, oui, on peut mettre son mal en patience mais rien ne dit qu’il/elle reviendra sur le marché des célibataires. Lose ultime.


Mais de l’autre côté, un homme pourrait-il en avoir une dans la mienne actuellement ? Si on considère que le lundi, c’est chorale, mardi plongée, jeudi sport avec les coupines, re plongée le vendredi même si j’arrive pas à me motiver (c’est plus loin et l’eau est froide). Le week-end, je ménage du temps pour mes cercles d’amis hors plongée, je dois faire le ménage, avancer dans mon tricot… Et encore, j’ai plus de contrats annexes. Ajouté à ça la folie furieuse qu’est mon boulot actuellement (tête dans le guidon jusqu’en 2012), je le mets où le mec de l’histoire ? Non, pas là… (enfin, je dis pas non de façon absolue hein mais c’est pas le sujet !). Oui je chouine sur le timing mais je l’ai pas non plus. De toute façon, 2011 m’a épuisée, je vais finir l’année tout doux et on reprendra un rythme plus serein en 2012.

Tout ça pour dire qu’avoir le feeling, c’est bien mais si t’as pas le timing, tu pourras rien faire. Et là, tu pourras soupirer comme moi et dire que, de toute façon, la vie est une pute.

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Courrier des cœurs : réponse à Angel

Cette semaine, Ange nous a posé la question suivante : « Peut-on oublier son vrai grand Amour ? Voilà, il y a déjà 10 ans, je suis sorti avec une fille que l’on nommera M. Nous étions au lycée, le temps des amourettes comme on dit, mais pas pour nous. Des sentiments très forts existaient, pourtant nous n’avons pas couché ensemble. La relation en elle-même n’a pas duré exceptionnellement longtemps, deux fois deux mois avec entre les deux un an de séparation. Nous sommes restés en contact les années suivantes, jusqu’à ce qu’elle coupe les ponts il y a 5 ans environ => silence radio total.

Malgré de multiples tentatives de ma part, elle n’a jamais répondu à mes courriers et mes souhaits de nous retrouver…

Il y a environ 4 ans, après de nombreuses années de souffrances, je me suis mis un coup de pied au cul comme on dit, et j’avais accepté la situation, le fait que je l’avais perdu, qu’il fallait que je me fasse une raison. Et j’ai pu enfin avancer dans ma vie sentimentale, qui n’était jusque là qu’une recherche perpétuelle d’une clone de M. Les filles avec qui je suis sorti présentait une part de M, un trait de caractère etc.

Depuis, j’ai même réussi à aimer de nouveau « un nouvel grand amour », ça fait quatre et demi que nous sommes ensemble. Nous allons même avoir un tit bout de chou bientôt.

Nos sentiments sont forts, et notre couple solide. Dans ma tête, tout était clair, elle avait réussi à effacer M de ma mémoire.

Il y a un an environ, j’avais retrouvé la trace de M, j’avais même écris une lettre pour tenter de renouer le contact, mais je n’ai jamais trouver le courage pour l’envoyer. Et puis, je me suis décidé il y a quelques mois. A ma grande surprise, cette fois-ci, elle a accepté de me répondre. Nous avons donc renoué contact, après tant d’années de silence. Quelques mails au début, puis j’ai proposé de nous revoir il y a deux jours. Elle a accepté.

Nos retrouvailles étaient géniales, notre complicité toujours intacte, et elle, toujours aussi jolie. Je ne devais rester qu’une heure, nous avions du mal à nous quitter après deux heures de discussion à se raconter nos vies durant ces années de silence. Je lui ai annoncé que j’attendais un enfant. Elle, ça fait 3 ans qu’elle est avec son copain.

Tout serait beau si je n’avais pas cette sensation étrange d’avoir louper quelque chose, à un moment, j’ai dit que « nous nous sommes connus trop tôt, c’est dommage, ça aurait pu être magnifique » et elle a acquiescé, me confortant dans ma réflexion. Comme si notre Amour aurait pu être splendide si nous nous étions connu quelques années plus tard…

Depuis, tout un tas de questions trottent dans ma tête… Ai je vraiment louper le coche ? Existe-il une possibilité pour qu’on se remet
ensemble ? Avec un bébé en route, puis je vraiment abandonner mes responsabilité et quitter ma copine ? En serais-je capable ?

Dans quel cas serais-je le plus heureux ? celui d’être père mais toujours avec cette idée d’avoir louper le véritable grand Amour ou celui de vivre le grand Amour en brisant un couple plutôt solide ?

 A l’aide… »


La cellule love and sex s’est penché sur ce cas épineux, voici ce que nous en avons pensé :

Bobby :  Question difficile et délicate, et comme je suis tout jeune et pas assez expérimenté, je me garderai bien de te donner une
opinion (il y a dix ans, j’ignorais ce qu’était une érection). Toutefois, dans ce genre de situation « remords » VS « regrets », je préfère penser que ce est arrivé devait arriver ainsi. Bon, je suis pas en train de dire « c’est le destin », parce qu’on va me rire au nez.  Imaginons donc que la vie suit un chemin rectiligne. Parfois, on est face à deux voies différentes. On se dit donc qu’on a le choix, et que c’est notre liberté humaine qui nous permets de sélectionner un des deux embranchements. Et pourtant, sur la ligne du temps, on ne choisit qu’un seul des deux chemins ; quand on regarde l’ensemble de notre vie, on n’a donc pas vraiment le choix. Le VRAI choix, la vraie liberté, ça serait de pouvoir tester les deux chemins et de revenir dans le temps pour emprunter le meilleur en connaissance de cause. Bref, tout ça pour dire que je ne crois pas aux « j’ai raté le coche ». Tu as suivi TA ligne, TA voie. (désolé pour cette digression pseudo philosophique, mais une fois j’ai entendu un monsieur que j’estime beaucoup dire qu’il avait l’impression d’avoir manqué plein de coches dans sa vie, et qu’il espérait avoir une deuxième vie pour tout refaire mieux, parce qu’il trouvait la première gachée. Non, je suis pas d’accord. On a qu’une seule vie, du moins à ce qu’on en sait, et ta vie, jusqu’à maintenant, ça m’a l’air pas si mal, avec une copine et un bébé en route) Pour la suite, je n’en sais rien, je laisse mes camarades t’aiguiller selon leur bon sens. Pour le passé, par pitié, n’ait jamais de regrets. C’est inutile, et ça gâche la vie.

Jane : Tu te poses des questions, tu t’interroges… Et si… Mais le fait est que pendant toutes ces années où tu as tenté de garder le contact, elle n’a jamais répondu. Recommencer pour faire différemment? Je ne vois pas comment… Après 2 heures passées avec ton ex, il est normal d’avoir de la nostalgie, de se rappeler du bon vieux temps, de la passion d’un amour de jeunesse, de se demander en souriant « et si… » Mais le fait est que ta vie, c’est sans elle que tu l’as fait, ce que tu appelles le grand amour, est-ce ton amour de jeunesse qui te sourit en disant que ça aurait pu être bien, ou est-ce une relation de plus de 4 ans, une relation que tu dis toi-même stable et solide, avec bientôt un enfant?

Tatiana : Je pense que c’est normal que tu te poses des questions. Je suppose que cette fille c’est ton 1er amour ? C’est donc normal que tu ne l’ais pas oubliée. Mais sache que tu ne pourras jamais avoir la même chose avec elle qu’à l’époque où tu sortais avec. Vous avez du beaucoup changer tous les deux et c’est impossible de faire revivre le passé. Alors oui vous avez toujours cette complicité mais je pense qu’elle est surtout due à des souvenirs communs et la nostalgie d’une époque heureuse. Aujourd’hui tu as enfin trouvé
quelqu’un qui te fait ressentir des choses aussi fortes que ce que tu as vécu avec cette fille donc ne va pas tout gâcher pour un truc qui si ça se trouve n’en vaut pas la peine. Tu as fantasmer cette fille pendant des années mais si ça se trouve au bout de 2 mois avec elle tu t’apercevrais que vous n’avez plus rien en commun. Et puis tu as construit quelque chose avec ta copine, quelque chose basé sur l’avenir et non sur un passé. Donc réfléchis bien avant de faire une belle connerie.

Summer : Si ça avait été le grand amour vous seriez encore ensemble et la question ne se poserait pas selon moi. Mais comme j’en ai déjà parlé avec Nina, je pense de plus en plus que l’âme sœur n’existe pas, qu’on peut aimer de façon bien différente plusieurs personnes.  Je comprends qu’elle est compté pour toi, et je suis persuadée que tu as fantasmé ta vie avec elle, parce que oui, c’est du fantasme, tout ça, ça n’est pas la réalité. Le truc qui me fait un pincement au cœur, c’est que ce fantasme passerait manifestement avant ta relation avec ta copine actuelle, relation longue et manifestement sérieuse. Alors à partir de là je me demande si quelque part tout ça, ce n’est pas finalement une peur de t’ engager pour de bon? Sans aucun jugement, je pense que M n’est qu’un prétexte et que tu sais que ce ne sera jamais pareil. Mais si tu tentes parce que tu veux t’en persuader pour de bon une fois pour toute, quelque chose que finalement tu sais déjà, mesure bien que tu risques de perdre beaucoup, trop même, je pense qu’il y a des choses qu’il ne vaut mieux jamais savoir, je pense également que ça préservera la magie de ton histoire avec M et je pense également qu’avoir un bébé c’est la plus belle chose qui soit même si ça fait foutrement peur.

Diane : Arfff làlà….le « grand amour »….

Pour te dire le fond de ma pensée, je pense que cette fille n’est pas ton « grand amour » mais ton grand fantasme. Comme tu l’as dit toi même, vous n’avez été que peu de temps ensemble, et le reste du temps n’a été alimenté que par l’idée que tu te faisais d’elle. Comme dirait mon pote Henri, tu as graaaave cristallisé mon cher! A chaque fois que la réalité te décevait, tu appelais ton fantasme préféré au rapport, et te persuadais petit à petit que mon dieu damned bullshit tu as peut -être raté l’eden, le bonheur, le nirvana total. Et aujourd’hui, pouf, tu es dans une situation sacrément « sérieuse », une situation qui, disons le, ne laisse pas forcément bcp la place au fantasme, et du coup de peur te voir échapper tes petits rêves de prince charmant, tu es allé cherché le fantasme là où il était, cad dans l’image que tu t »étais petit à petit formé de ta copine de lycée. Et elle, cette fois ci elle a répondu, parce que j’imagine qu’elle aussi elle doit être en manque de fantasme. (après 4 ans de relation, on perd un peu le côté passionnel du début, et il y a pas mal de gens qui ne le
supportent pas). N’oublions pas qu’elle t’a ignoré pendant moultes années avant, parce qu’elle avait son quota de rêves à ce moment là.

Donc oui, je comprends que ça soit agréable de rêver un peu, que la réalité puisse être effrayante, mais il semble que tu aies envie de t’engager dans une voie carrément dangereuse, et qui n’en vaut pas le coup. (si tu réalises ton fantasme, il n’en est plus un, et du coup il perd tout son intérêt) Sans oublier que il serait tout de même un tantinet connard et égoiste de laisser tomber ta compagne et ton enfant même pas encore né pour un fantasme de midinette… enfin moi jdis ça hein…

Lucas : Je dois dire que ce genre de situation me laisse pensif. Admettons que tu abandonnes ta compagne. As tu pensé au fait que depuis toutes ces années tu as peut-être sublimé M., sublimé cette relation somme toute fugace (deux fois deux mois). Avec ta compagne, vous avez crée un couple, une complicité, une cohérence et maintenant tu as en plus une responsabilité de père. Le fait de tout casser va t’inciter à chercher des réponses, un idéal chez l’autre et peut-être te rendre compte qu’au delà des instants magiques deci-de là, le quotidien n’est pas aussi merveilleux. En outre, tes histoires n’ont jamais abouti à une vie de couple… Je te rappelle qu’un couple c’est moins une idylle qu’un compromis de tous les jours ou chacun supporte les dafauts de l’autre en se disant qu’il y pire et que les qualités compensent.
Ouep, trop glamour.
Maintenant tu peux très bien (MODE gros salaud ON) raconter tout ça à M, lui mettre sur la table tout ton ressenti, voire lui écrire une lettre pour tout déballer (sans mettre de mots « amour fou » mais simplement les sensations qui te traversent, plus ou moins faciles à definir) et avoir une relation parallele pendant un mois, un an, une vie. Peut-être avez vous besoin de ça tous les deux pour vous rendre compte qu’en fin de compte…
Ca me rappelle la scene de 4 mariages et un enterrement avec Hugh Grant à l’église et son frère muet qui interrompt la ceremonie au moment où Hugh va dire oui pour lui rappeller que la femme qu’il aime c’est pas la pouffe à coté de lui mais Andy Mc Dowell…

Nina : Alors, déjà, je ne comprends pas cette volonté de reprendre encore contact. Tu as construit ta vie à côté, il est dommage de chercher à tout prix à fuir. Sauf que maintenant, tu as pas mal de responsabilités et partir maintenant serait la pire des choses, surtout en te basant sur des si. Honnêtement, si tu avais dû vivre quelque chose de merveilleux avec ton ex, ça se serait passé, vous êtes sortis deux fois ensemble et ça n’a pas duré, je pense que les choses sont donc claires. En 5 ans, vous avez changé tous les deux, rien n’indique que vous avez encore des choses en commun, vous êtes devenus des étrangers l’un pour l’autre. Ce que tu ressens est, à mon avis, plus de la nostalgie que de l’amour. Et je pense que tu devrais te recentrer sur ta copine actuelle qui vit une période importante de sa vie et qui a besoin de ton soutien.

Si tu as, toi aussi, une question love and sex, il est temps de te manifester par comm, mail ou facebook, même, si tu veux. N’hésite plus !

 

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Courrier des cœurs : réponse à Sylvain

Cette semaine, Sylvain nous a posé la question suivante : « Mon ex vient de réapparaître dans ma vie alors que ça faisait 3 ans que nous avions rompu. Depuis, j’ai rencontré une autre fille avec qui je suis. Mais avec mon ex, on a vécu une histoire très forte et quand elle est partie, j’ai mal vécu la rupture. Là, le fait qu’elle revienne, même si elle me demande rien, me fait tout remettre en cause. Je ne sais plus laquelle j’aime. Je suis bien avec ma copine actuelle mais mon ex est tout le temps à ma tête. Que faire?? »


La cellule love and sex des vingtenaires des vingtenaires s’est réunie et voilà ce que nous en avons pensé :

Jane : Dans le mot ex, il y a… ex. Je suis absolument contre la remise de couvert post-rupture, au final, on se rend compte que ce qui nous énervait chez l’autre est toujours là, parce que c’est un peu ce qui fait sa personnalité, et à moins de pouvoir le ou la reformater… Ça ne changera pas! Et là, je m’interroge: elle ne demande rien, elle réapparait, tu es avec quelqu’un avec qui tout se passe bien, et tu ne sais plus qui tu aimes? Ya comme une rupture mal digérée là. Même si l’histoire était forte, à l’époque, il y a eu rupture, tu as refait ta vie, elle aussi… Pourquoi ne pas profiter de la tienne sans ressasser le passé? A moins que tu sois persuadé que tout peut être différent cette fois-ci, que vous avez changé et que ce que tu vis actuellement finalement c’est moins bien. Sans vouloir être pessimiste, c’est généralement se voiler la face ce genre de pensées. Voilà pourquoi les exs devraient avoir interdiction formelle de revenir dans nos vies (et pourquoi si c’est toi qui l’a retrouvé sur Facebook, tu as bien cherché les complications!)

Lucas : Je suis incapable de répondre à ce genre de question. La morale me ferait dire « Non Lucas, tu es avec une nana, tu avais enterré
l’autre, ce qui est fait est fait, point barre ». Mais d’un autre coté le poids de l’emotion peut être très fort… Comme je suis un peu pusillanime, je ne serais pas enclin à tenter le diable.
Casser avec l’actuelle pour repasser 15 jours avec l’ancienne et recasser de nouveau avec l’ancienne pour se retrouver seul, aussi seul, c’est pas top…
C’était Lucas, défonceur de portes ouvertes devant l’éternel.

Enzo : Je te comprend pleinement cher lecteur, m’étant retrouvé plus ou moins dans cette situation, ayant réessayé avec la plupart de mes exs, que ce soit poussé par le manque de confiance en soi, de la culpabilité ou par un sentiment semi-conscient de vengeance !
Au final, je dirais qu’il y a toutes les chances pour cela n’en vaille pas la peine (ne soyons pas dans l’absolu, après tout, tu as dit que c’est elle qui t’avait quitté, peut-être qu’elle a muri entre temps si c’était le problème). Mais d’un autre coté, tu auras toujours ce sentiment de « et si ? » vu que c’est elle qui t’a quitté et que tu n’as pas absorbé totalement la rupture. Il faut aussi ajouter qu’il y a eu un espace de trois ans sans contacts entre les deux, il est donc à parier que tu n’es plus amoureux que de souvenirs qui se sont embellis avec l’age…
Mon conseil serait d’essayer de te refroidir un peu, de prendre du recul.
Tu penses à ton ex qui est réapparu soudainement, avec qui tu as vécu un truc fort. Ca te fait quelque chose, c’est normal, tu es un être humain sensible.
Mais cela ne veut pas dire que tu es amoureux d’elle, qu’il y a encore quelque chose entre vous. Il faut donc juste faire attention à toi, ne surtout pas te précipiter.
Dans le cas infime où vous seriez vraiment des âmes soeurs, multiplie par 10 les délais ! Après tout, ça fait déjà trois ans alors des mois en plus ou en moins, ça ne changera rien si ce n’est te donner du temps pour réfléchir et analyser tes émotions.
(au fait, ça finit comment déjà « Quand Harry rencontre Sally ? »)

Tatiana : Je vais encore chercher the solution comme la dernière fois : et si tu trompais ton actuelle avec ton ex histoire d’être sûre que tu peux quitter ton actuelle pour ton ex ? Par contre fais le discrètement car si ton actuelle s’en rend compte c’est mort. Et pas de crise de culpabilité post aventure non plus, l’honnêteté c’est pas toujours cool.

Summer : Il ne faut pas jouer avec ses jouets cassés on peut se faire mal!

Nina : A ma droite, ta relation amoureuse actuelle. A ma gauche, ta relation amoureuse passée qui n’a pas duré. Et tu veux remettre en question la première à cause de la seconde ? Surtout que tu le dis toi-même, ton ex ne te demande rien donc il n’y a absolument pas de questions à te poser. Une relation qui n’a pas marché la première fois, y a peu de chances que ça fonctionne la deuxième. Là, tu idéalises ce passé mais si ça a cassé, c’est que ce n’était pas si idyllique que ça. Et sans vouloir être méchante, si c’est elle qui est partie et qu’aujourd’hui, elle ne te demande rien, c’est certainement qu’elle ne pense pas à se remettre avec toi. Donc profite de ce que tu as au lieu de pleurer ce que tu n’as plus.

Si toi aussi, t’as une question love and sex à poser, n’hésite plus ! Poste un comm ou envoie un mail (clique sur contact, en bas de la page) ! Promis, on t’aidera… Enfin, on essaiera

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Fais moi une place…

 En tant que vieux vingtenaire,  je voudrai écrire trois lignes pour survoler un sujet que Nina a évoqué il y a quelques temps : se caser.

Je détèèèèèèèeste ce concept.

Dans caser il y a casa et qui dit casa (maison en espagnol) dit sédentaire et qui dit sédentaire dit esprit non aventurier et qui dit non aventurier dit insignifiant.

Purée, je viens de vous faire un tel ramassis de clichés et de liens faciles, je viens de vous faire un raisonnement tellement nase qu’on a du perdre au moins 1000 lecteurs par mot : chuis trop fort !


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Non mais sans rire…

Se caser ce n’est pas nécessairement trouver la femme de sa vie et pondre des gamins à tire larigot, acheter une Rono Espace et un pavillon en banlieue avant de
vivre la crise de la cinquantaine et se barrer avec une jeunette…
Quand je dis se caser c’est moins le fait de rentrer dans un moule social que de trouver l’âme sœur, même si l’idylle doit durer « seulement » 3 ans. Là on tombe sur un sujet qui va peut-être emmerder à mort les djeunz cool qui nous lisent par millions. Eh oui, la brouette c’est joli, les passades portent bien leur nom… Oh oui jeune vingtenaire, je te comprends… Mais vient un temps où on aimerait trouver another thing than relation cheap (jeu de mot nase, je sais) Trouver une complicité et un soutien, une compréhension mutuelle et une sérénité… Ah, quelqu’un l’a dit ! Bravo, c’est exactement ça !  Tomber amoureux… (mais en fait non, car tomber amoureux est un moment sublime qui est à mille mille de l’amour quotidien…)

Ya pas à dire j’ai pas tout récupéré de mon accident. Ou alors déjà avant  j’étais super con : je viens seulement de comprendre pourquoi on dit « Tomber Amoureux ». Eh oui, on est tous des êtres humains et des êtres humaines, on est donc pas des rhinocéros et on est hyppppppper sensible : l’émotion est censée nous faire défaillir et
chuter et…
Pff, n’importenawak !
Personnellement, je m’envole amoureux. C’est surement parce que j’ai des pensées légères…

Tomber amoureux, c’est une chute libre
(enfin, on est quand même esclave de son amour car on ne le maitrise pas donc on est pas vraiment libre..)
Chute libre donc ? Admettons.
Mais la chute, tomber amoureux, sous entend une durée alors qu’on est dans un domaine où l’intensité des sentiments prédomine. Jolie ambivalence, don’t you think ?
C’est un processus mais dans mon cas j’ai tendance à  le limiter au pas en avant esquissé pour « tomber » de l’avion. Pardon ? Que dites-vous ? Tomber amoureux, ce
serait
l’émotion surannée du vol plané, celle qui nous fait tressaillir et frissonner quelques jours, l’apesanteur de la chute ?… Non, ça c’est l’état
amoureux !

TOMBER AMOUREUX, ce n’est pas encore de l’Amour, ce truc qui va venir une fois qu’on sera à Terre.
Tomber amoureux, ce n’est pas non plus la passion comparable à la chute libre des premiers jours.
Tomber amoureux, c’est ce saut vers le vide avec le cœur qui bat. Un simple regard et tout s’en va.

D’aucuns diront que je vous parle du coup de foudre. Moi yen a pas être d’accord !! C’est un brin subtil…

C’était en Septembre 2006. Alejandro, futur coloc émérite et moi avions pris la Lucasmobile pour vagabonder jusqu’à la riante cité de Reims. Tout ça pour rencontrer
l’une de nos futurs colocs potentielles et lui dire ouste ou amen. Ouhai, c’est ca : comme en recherche d’emploi. Apres la lettre de motivation et le dossier, place à l’entretien…
Donc, petit rendez-vous pour un p’tit dèj dans un café, vers 10H00 un dimanche matin… Marie, future coloc,  s’était pointée à l’heure et au moment des présentations
j’ai eu un coup de foudre.
Un coup de foudre pour la demoiselle qui l’accompagnait…

Rien ne m’avait préparé à L. , petite lumière dans mes ténèbres.

Fort heureusement en moins de 3s les présentations ont été faites et j’ai respiré quand j’ai su que ma p’tite fée ne faisait que passer et que Marie était la demoiselle qui postulait pour la chambre ! Imaginez une coloc de 4, avec un couple au beau milieu qui rompt au bout de 3 semaines, qui ne peut plus se piffrer et qui ruine l’ambiance générale de l’appart. Merci bien…

Donc, à ce stade, on vien d’assister à un coup de foudre, le craquage physique qui se résume à une émotion « palpable » (sic.) et à un desastre mental. Notre futur
jeune homme amoureux est dans un état d’esprit feu follet qui lui impose de repenser 3 fois sa phrase dans sa tête en présentant les croissants : « tu veux une gâterie
viennoiserie ? ».

Mais pendant l’heure et demie qui va suivre, dans les échanges, les réparties, les sourires, les non dits, les mimiques, la gestuelle, bref tout le théatre social,
là, le petit Lucas va tomber amoureux. Breves, intenses, 90 minutes sur un nuage à gazouiller…Coup de foudre et tombage amoureux : si mon distingo vous parait débile n’hésitez pas à le commenter !

3 mois sont passés sans que je ne revois L.,
3 mois sont passés où j’ai gardé son image en moi, enfouie. Je suis même sorti avec une autre nana. Mais L. était toujours là…

Et puis accidenti, un an de perdu, jusqu’à hier soir…
15 mois, bordel…
Or, hier soir, une fois de plus, j’ai été subjugué. Recoup de foudre, puis deux heures au resto avec un petit coeur qui bat la chamade.

Pas facile de rester concentré, de ne pas rougir, de répondre intelligemment aux questions, de contenir un petit cœur qui retrouve l’ame de ses 5 ans…

Surtout que L. n’était à mes yeux qu’une image, pas même une ébauche de personnalité. Une blondinette avec un petit accent et une grâce qui vous coupe la parole tellement vous êtes ému…

3 jours plus tard, quid juris ?

3 jours plus tard, L. est parfois dans mes pensées. Mais elle ne s’impose pas de manière impromptue, comme ça ni vue ni connue : c’est parce que je pense à un sujet
ou une personne et que je fais le lien avec « elle ». Ca arrive ainsi de temps à autre dans la journée : son p’tit accent, ses remarques finaudes, son physique de rêve, son visage qui me fait fermer les yeux et soupirer…

Mais alors

serait-ce L.,
serait-ce la promesse du bonheur commun,
serait-ce son image sublimée

qui me fait frissonner?

La dernière solution évidemment. D’où on en déduit que Lucas est en train de retomber amoureux bercé par une symphonie idyllique qu’il entretient telle un chimère ? Bonne question… Dans 3 jours elle sera peut être une simple mélodie qui me fera sourire… Passionata

Tout ça me fait dire qu’une fois le stade amoureux dépassé, on aime en dépit du bon sens ! Je veux dire par là qu’on a ciblé le personnage de A à Z : à nos yeux, le
passif (les défauts) est compensé par l’actif (son amour, sa compréhension, sa finesse d’esprit, tout ça). De là à dire qu’on aime une nana aussi pour ses défauts il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas… Mais tout de même ! L’idéal amoureux en prend un coup !  

De la même façon, je me demande souvent quel rôle on doit donner à la sexualité dans tout ça ? Souvent, au petit matin, suite à la complicité physique de la nuit,
mes sentiments étaient dix fois plus intenses pour une nana simplement « choppée » la veille… C’est le même processus qui me fait renoncer à draguer une nana en boite simplement parce qu’elle a une plastique dementielle : trop dure serait la chute le lendemain matin…

Alors quid juris ?? Ya surement une thèse à faire la dessus, (avez vous lu le bouquin « Comment devient-on amoureux ?« )

L., si tu passes par là n’hésite pas à me donner ton avis !
Et toi lectrice, si tu veux relever un tchaleunge, me donner des ailes et me faire oublier L., oui toi lectrice, deviens une amie de Lucas d’Amore sur FaceBook, le nouveau site social auquel je m’en vais donner un p’tit coté « mythique »…

 

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La bisexualité, c’’est le pied !

Imaginez que vous vivez dans un monde où vous aimez les hommes et les femmes, quel que soit votre sexe. Imaginez que vous avez deux fois plus de chance de tomber amoureux. Imaginez que vous pouvez trouver votre âme sœur avec une personne quel que soit son sexe… En général, les monosexuels (on va dire ça pour les hétéros et les homos, ça m’évitera de préciser à chaque fois)
ont une vision assez idyllique de la chose. Pourtant, si la bisexualité était simple, ça se saurait.

Quelque part au printemps 2004, Douschka et moi sortons du cours de comm po et on se tape une bonne marche de dix minutes pour aller poser nos fessiers dans un amphi surchauffés pour faire semblant de suivre un cours de systèmes comparés avec une prof en toge dépressive (la prof, pas la toge, hein !). Je sais pas si vous avez remarqué mais au printemps, quand dardent les premiers rayons du soleil post hivernal, tout le monde est beau. On respire tous l’épanouissement, les fringues colorées sont toutes ressorties du placards, nos cœurs sont légers comme des plumes. Et là, je dis à Douschka : « Des fois, je me dis que c’est le pied d’être bisexuelle. Tu imagines, je peux potentiellement tomber amoureuse de tout le monde. » O vision naïve ! Non parce que je me connais : vu comme je suis assez difficile avec les mecs, je ne serai guère plus conciliante avec les filles, déjà. Et je ne suis pas sûre que la multiplication des amant(e)s potentiel(le)s soit vraiment pour me simplifier la vie.

L’autre jour, je regardais une série à la télé et une fille disait à une autre qui affichait clairement sa bisexualité : « ouais mais être bisexuelle, c’est risquer qu’on nous brise deux fois plus le cœur ». Oui, ce n’est pas faux. L’amour n’est jamais simple, ni avec un sexe ni avec l’autre. Et puis être bisexuel ne signifie pas aimer deux personnes de sexe différent en même temps. Si je suis avec un mec et que je vis une rupture douloureuse, je vais pas forcément avoir une demoiselle sous le coude pour me consoler.

C’est marrant comme les monosexuels ont souvent une vision idyllique de la bisexualité. Oui, c’est formidable d’être attiré potentiellement par tout le monde mais en vrai, ce n’est pas si simple que ça, les quelques bisexuels que je connais me l’ont bien montré. Ce que je trouve amusant, c’est l’idée qu’on a qu’on a une période mec, une période fille… A y réfléchir trente secondes, c’est un peu curieux comme théorie. En tant qu’hétéro, j’ai pas une période blond, une période brun, par exemple. On ne choisit pas une période en fonction du sexe qu’on préfère, je suis même pas sûre qu’il y ait une préférence. C’est plus une question d’affinités.

Pour autant, je ne suis pas bisexuelle. L’autre jour, à la gay pride, j’ai vu des tas de femmes qui aimaient les femmes… Et je ne me suis pas du tout sentie attirée par l’une d’entre elles. De toute façon, comme dit si justement Gauthier : « non mais toi, t’aimes trop la queue ». Heu…oui. Ceci étant dit, ce n’est pas pour autant que je refuse l’idée d’être un jour attirée par une femme. Mais pour l’heure, même si je reconnais qu’une femme est belle, je n’ai pour les femmes qu’une attirance intellectuelle. J’en parlais l’autre jour avec une amie bisexuelle, je lui expliquais que je ne pouvais ni ne voulais envisager une relation homosexuelle « juste pour voir ». Je pense que je ne retirerai aucun plaisir de cette expérience et ça pourrait même vexer la fille en face. Puis de façon totalement sexuelle, autant je suis assez clitoridienne, autant j’adore la pénétration. Oui, il y a des artifices pour compenser mais je sais pas si ce sera pareil. De toute façon, comme j’expliquais à Gauthier :

« Moi, si je dois coucher avec une fille, je fais ma passive ! Je la touche pas, on fait dans le noir, elle a des cheveux courts et pas de seins…

– Et des poils et une bite. Un mec, quoi.
– Heu… »
 

Il y a quelques années, je fréquentai un temps Pierre le pervers qui m’expliquait avoir eu des aventures homosexuelles. La première pour voir, la seconde parce qu’à un moment, il s’est senti bien avec un homme. Pour ma part, je ne peux envisager une expérience homosexuelle que comme ça. Parce qu’une fille, tout à coup, m’apportera ce dont j’ai besoin, sans que ce soit prémédité. Même si, dans l’absolu, j’aimerais savoir ce que ça fait de coucher avec une fille, je refuse de le faire juste par expérience. Je ne coucherai pas avec un mec qui ne m’attire pas « pour l’expérience », pourquoi je le ferais avec une fille ? Ce serait lui manquer de respect, en plus. Enfin bref.

Mais revenons à la bisexualité de façon générale. Pour ma part, je pense que la bisexualité « pure », du 50/50 n’existe pas dans les faits, on est forcément plus attirés par un sexe que par l’autre. Des études américaines menées dans les années 70 abondaient dans ce sens, révélant que l’hétérosexualité ou l’homosexualité « pure » n’existait pas non plus. Il y a toujours un peu de nuance et je pense qu’on devrait resservir cette étude à pas mal d’homophobes forcenés. Enfin, pour la bisexualité, il est intéressant de constater qu’on la
retrouve surtout chez les jeunes qui n’osent pas encore se déclarer franchement homo. Il fut un temps (lointain) où Gauthier se définissait comme bi. Bon, même si techniquement, il a déjà couché avec une femme, c’est un peu abusé, cette appellation… D’ailleurs, il est le premier à le reconnaître aujourd’hui. Ceci étant, je ne dis pas que tous les bi sont des homos refoulés, certains sont
effectivement attirés par des personnes du même sexe parfois mais sont globalement plus hétéros. D’ailleurs, si un jour je devais avoir une expérience lesbienne, je ne pense pas que c’est ce qui me ferait devenir automatiquement lesbienne. Ça me plaira sans doute, je prendrai mon pied, j’espère. Mais c’est pas pour autant que je vais renoncer aux hommes. En 26 ans, je n’ai été attirée
que par des individus à pénis, je vois pas comment, du jour au lendemain, je pourrais ne plus m’intéresser à eux.

 

Rêver de pouvoir être attiré par tout le monde, c’est beau. Mais dans la réalité, c’est vraiment plus compliqué que ça. Comme toujours.

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Interview Bouc et Moustache

Que font deux journalistes quand ils se rencontrent ? Ils s’interviewent, bien sûr (honte à ceux qui ont pensé autre chose, bande de pervers !). Me voici donc face à un grand trentenaire décontracté, stylo à la main. Interviewer un journaliste en plein milieu de la nuit sous la pluie avec des jeunes et moins jeunes saouls qui hurlent, voici un exercice inédit ! Bouc et Moustache (B&M) a crée son blog il y a trois semaines mais il a déjà beaucoup de
choses à dire sur la question.
 
Un bouc et une moustache!
 
Nina : Pourquoi as-tu crée ce blog ?
B&M : Je l’ai fait pour poursuivre ma thérapie post-rupture après avoir arrêté d’aller voir mon psy. Je suis dans une période de transition et je voulais en garder une trace, c’est un moment unique… pourquoi ne pas le faire devant des inconnus en partageant humour et émotions. De plus, ça me force à écrire au fur et à mesure. Au départ, j’écris trois quatre lignes et je développe, ça finit par faire un article.
Pour l’heure, je tiens le rythme. Je fais un billet rose par jour en semaine. Je n’en fais pas le week-end car la fréquentation est en baisse et je ne voudrais pas que mes lecteurs ratent un épisode.
Au départ, je me suis posé la question : devais-je faire un blog plus politique ou plus personnel ? Dois-je créer deux blogs pour développer ces deux thèmes ? Finalement, j’ai décidé de tout mettre sur le même, bien que j’ai besoin de développer plus les billets roses. Toutes les rubriques ont été mises en place dès le départ, excepté le billet orange que j’ai dû rajouter. C’est une rubrique un peu fourre-tout… c’est d’ailleurs là que je mets ton interview… héhé.
 
N : Tu as crée une rubrique qui critique les médias mais elle est vide pour le moment. Finalement, vas-tu la remplir ou pas ?
B&M : Franchement, je ne vais pas me gêner. Mais j’ai besoin de plus de recul avant de faire un vrai coup de gueule. J’ai besoin de temps, aussi… J’ai vécu la campagne du référendum et j’en ai gros sur le cœur. Je n’ai pas la télé mais je regarde tout de même « Arrêt sur images » sur le net… je suis.
 
N : Ça ne te pose pas de problème de parler politique sur ton blog ?
B&M : J’ai mes idées politiques et je ne les cache pas. Evidemment, il y a un risque par rapport au lecteur qui pourrait être déçu par mes opinions. D’ailleurs une fois, j’ai eu un commentaire réactif… Mais le lecteur est revenu le week-end dernier. En fait, il n’a pas aimé mon article sur Sarkozy, ça ne me gêne pas, j’aime les débats.
 
N : A ce propos, tu écris tes articles pour toi ou pour tes lecteurs ?
B&M : Bonne question, je ne sais pas trop… Je le fais pour moi, par rapport à mon histoire. J’écris pour garder une trace de mon histoire. Mais c’est vrai que si je vois que je n’ai plus de lecteurs, je pense que je ne continuerai pas.
 
N : Tu fais attention à tes statistiques ?
B&M : Oui, je les regarde mais je ne suis pas là pour pulvériser les records d’audience ! Mais j’aime l’idée d’avoir des lecteurs réguliers. Actuellement, je tourne autour de 50 lecteurs par jour… Ce qui m’amuse, c’est ceux qui arrivent par google. Parfois, ils arrivent en ayant tapé « bouc et moustache » mais la plupart arrivent en cherchant des informations sur « vagin » ou même « vagin de noire », « un bocal dans mon vagin » ! Il y a également ceux qui recherchent des informations sur « les monologues du vagin ». Tous les jours, j’en ai un ou deux comme ça. Je ne sais pas s’ils trouvent ce qu’ils cherchent ou non mais c’est l’article qui attire le plus de lecteurs.
 
N : Pourquoi as-tu parlé des « Monologues du vagin » ?
B&M : En fait, j’ai décidé de présenter une œuvre d’art, comme ça, le week-end. Là, je vais peut-être parler d’un bouquin espagnol [NDLR : Finalement, ce fut un billet sur le film Le dictateur].
 
N : Revenons aux billets roses. Tu mets les vrais prénoms ?
B&M : Non, ce ne sont que des pseudonymes, à une exception près. Mais j’étais obligé par rapport à un poème : il y avait un jeu de mot avec son prénom, ça n’aurait pas été compréhensible, sinon. Mais cette histoire est loin.
 
N : Tu n’as pas peur qu’une des personnes dont tu parles tombe sur ton blog ?
B&M : Non, je n’ai pas vraiment peur et même, des fois, j’ai envie de leur dire qu’elles sont dessus. J’ai même anticipé récemment en parlant du blog à une femme. En fait, je discute avec elle sur Internet depuis quatre mois mais que je n’ai jamais rencontrée. Elle n’arrive pas à se décider à me voir… Elle connaît
le blog et me prend pour un chasseur. Une autre s’est reconnue et ça s’est bien passé.
Je ne suis méchant avec personne même si je suis particulièrement lucide par rapport à mon ex, elle pourrait mal le prendre… Et je m’en fiche totalement. Je suis assez précis donc elle se reconnaîtrait sans problème. Mais il faudrait déjà qu’elle tombe dessus ! Mais des fois, je me dis que, une fois que j’en aurai fini avec elle, je lui dirai… ou pas. Après tout, pour
quoi faire ?
 
N : Tu estimes la durée de vie de ton blog à combien de temps ?
B&M : Ça va dépendre de ma période de célibat, je pense. Le jour où je rencontrerai l’âme sœur, j’arrêterai… ou pas. Après tout, il y a autre chose que les billets roses. Honnêtement, c’est une question que je me pose mais je n’en ai pas la réponse. Je me suis quand même rendu compte que la plupart des blogs que je
lis sont assez récents donc leur durée de vie semble assez courte.
 
N : Tu serais capable de faire des rencontres féminines juste pour remplir ton blog ?
B&M : J’ai fait un article court l’autre jour pour annoncer qu’il n’y aurait pas de billet rose le week-end donc j’ai encore de la marge. La réponse est non, l’inverse serait bien triste, d’ailleurs. Je ne suis pas du tout dans une optique de conquête mais plus de rencontres. C’est ce que j’explique sur le net. J’aime
dire que je suis plus un explorateur qu’un conquistador.
 
N : C’est à dire ?
B&M : Un conquistador est un homme limité, il ne cherche que la conquête de l’or alors que l’explorateur ne sait pas où il va et il est donc plus ouvert aux rencontres qu’il fait. Quand je dialogue sur le net, je ne me limite pas à la région parisienne. Par exemple, je dialogue avec une Québécoise. C’est très intéressant, aussi et quand on me contacte de si loin, ce n’est pas pour un plan cul… Ça vaut le coup donc je me laisse surprendre.
 
N : As-tu fait des rencontres intéressantes via ton blog ?
B&M : Une seule et elle est en face de moi ! Il y a certaines personnes que j’aime bien comme Gajulie, avec qui
j’échange des mails, ou Fourmi… D’ailleurs, j’ai fait un petit truc pour son anniversaire et cet article a été très lu, il a attiré quasiment le double de lecteurs, comme quoi, quand on est gentil ! Les blogs constituent un monde étrange pour moi. Avant, je ne pensais vraiment pas que c’était un truc pour moi, je ne comprenais pas à quoi ça servait.
 
N : Tu aimerais rencontrer d’autres blogueurs ?
B&M : Ce serait sympa de faire une soirée entre blogueurs, oui. Ça me ferait plaisir de rencontrer Alya, Banana, Gajulie, Manou, Fourmi, K, Naughty Girl ou Nicolin, même s’il est Marseillais (rire). Il y a la rouquine, aussi, mais peut-être plus avant que maintenant, peut-être parce que la trouve trop crue quoique
justement…
Ce qui m’a fait rire, c’est que lorsqu’on découvre les blogs, par liens directs ou ceux en commentaire, on se rend compte que tout le monde se connaît.
 
N : Il a des sujets dont tu ne parleras pas sur ton blog ?
B&M : Avant de te rencontrer, je ne pensais pas parler rugby dessus ! (rires).
 
N : Non, je parlais de choses te concernant directement.
B&M : Je ne sais pas, je verrai au fur et à mesure. C’est un journal intime et anonyme, on peut tout aborder, y compris les histoires peu brillantes. Par exemple, j’ai été particulièrement mauvais avec une femme, une fois, j’en parlerai.
Après, je me demande ce qu’il se passerait si je rencontrais une blogueuse et qu’il y avait brouette : je donnerais son vrai pseudo ou j’en inventerais un ?
Après, je ne sais pas si je serai capable de tout raconter. Est-ce que je respecte les gens dont je parle ? J’ai un article à venir sur mon père assez personnel, par exemple… Des gens que je connais dans la vraie vie, deux sont au courant du blog, il s’agit de mon meilleur ami (Folamour) et un ami qui navigue beaucoup sur le net, Helmut. Je préfère éviter d’en parler
à d’autres, il vaut mieux que je le garde pour moi.
 
N : Ton blog est différent de ce que tu envisageais au départ ?
B&M : Je consacre plus de temps aux billets roses mais je ne pense pas avoir dévié. Aujourd’hui, j’ai mis un article débile [NDLR : une histoire de bidon, publiée samedi]. J’ai beaucoup hésité à parler de ce blog à des amis et finalement seuls deux sont au courant, donc. Et je ne regrette pas de leur en avoir
parlé, pour le moment.
 
N : A propos de cette histoire de petit bidon, cet article est très léger. Tu penses faire plus souvent ce genre d’article ou c’est
exceptionnel ?
B&M : Il n’y aura pas de photos de mon sexe, sinon je vais démoraliser trop d’hommes et ce n’est pas le but de mon blog… pour le reste… nous verrons bien… au feeling.
 
N : Quels blogs suis-tu assidûment ?
B&M : Ceux qui sont en lien sur le mien ! En fait, au départ, quand j’ai fait ces liens, c’était pour permettre au
lecteur de découvrir les blogs que j’aime et, finalement, ça me sert surtout à moi. Je vais d’abord sur mon blog et, de là, je navigue, je rebondis de liens en liens.
 
N : Tu crois que ce blog peut changer ta vie ?
B& M : Ça me fait avancer dans ma tête, c’est plus un processus… Je ne sais pas quand ni comment ça va se finir. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas d’espoirs incommensurables sur le pouvoir du blog.
 
Voir mon interview par Bouc et Moustache.
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