Les pots de départ ou soirées corporate quand t’es en couple

Premier épisode de ma série sur les “quand t’es en couple” et je pars direct sur la question qui m’a inspiré le sujet. Ces derniers temps, j’ai eu droit à des pots de départ et à une soirée corporate en moins de 15 jours (je crois) et force est de constater que depuis que je suis en couple, ça m’émoustille carrément moins. Pourquoi ? Parce que je sais déjà comment ça va finir : dans les bras de mon mec.

Pots de départ

J’ai toujours apprécié d’avoir un petit crush de bureau, histoire de passer la journée en matant discrètement pour trouver toute la motivation pour animer mes communautés au mieux. Dans une boîte de plusieurs centaines de personne, il y a toujours une personne qui vous séduira, croyez-moi. Cependant, depuis que je suis en couple, je sais que même si j’ai le collègue le plus miaou du monde, il n’y a aucune chance que je conclus à un pot de départ ou une soirée corporate parce que Victor et moi avons choisi le concept de monogamie sans accroc. Et du coup, ces soirées n’ont guère plus d’intérêt.

Deux collègues flirtent au travail

Qu’est-ce qu’on aime dans les soirées ? Papoter, boire de l’alcool (moi, en tout cas), éventuellement choper le beau gosse sur lequel on bave depuis des mois (ou un qu’on n’avait pas repéré mais qui n’est pas si mal). Avec ce petit frisson de rester discret pour ne pas être le sujet de conversation de vos camarades à la cantine dans le cas des soirées pros. Je vous jure, c’est très excitant de tenter de se dissimuler au regard des autres, mener une conversation en apparence anodine tout en balançant son regard “toi, je te veux” à l’autre pendant qu’on discute… Vous allez me dire, pour papoter et boire de l’alcool, pas besoin de crush. C’est vrai. Sauf que mes collègues, je les vois toute la journée déjà et de quoi va-t-on parler ? De notre quasi seul point commun : le taf. Ou de vieilles histoires de cul gênantes selon votre degré d’alcoolémie.

L'alcool au travail

Du coup, à l’heure où ça s’excite un peu sur les soirées pros, je suis devant mon ordinateur en mode “meeeeeeh”. J’ai déjà prévenu Victor dès le matin que je ne rentrerai sans doute pas tard, “je passe faire un bisou et je rentre”, ce qui n’arrive jamais parce que je me laisse toujours entraîner dans des conversations. Genre ma soirée corpo de la semaine dernière, j’étais limite à dire à Victor le matin “non mais je prends un verre et je te rejoins à la manif”, j’ai hyperventilé quand un collègue a annoncé qu’il était 23h58. Parce que des fois, tu montes dans le train de la soirée sans y faire attention, parce que tu as un peu abusé du rosé servi en trop grande quantité et que l’addition sera salée le lendemain matin. Le train de la soirée ? Oui, c’est ce phénomène qui fait qu’à un moment de la soirée, soit tu suis l’ambiance, tu es dans le train, soit tu l’as loupé et tu es assailli par l’ennui, trop sobre alors que tes camarades commencent déjà à oublier leur prénom et à tenter de serrer Machin ou Machine dans un coin sombre.

S'ennuyer en soirée

Mais voilà, les soirées corpos ou les pots de départ sont désormais sans enjeu. Si le partant ou la partante est quelqu’un que tu appréciais de tout ton corps, restera le plaisir de passer du temps avec lui ou elle avec, déjà, un brin de nostalgie, cette sensation diffuse que ce ne sera plus jamais pareil. Alors que spoiler : si, le monde du travail t’offre un pouvoir de résilience sans limites. Mais du coup, neuf fois sur dix, ces soirées ne me donnent pas envie, j’y vais par politesse, parce qu’on ne sait jamais avec qui on va parler, qui a les clés de mon avenir (j’aimerais bien qu’on me le dise, d’ailleurs, je mise systématiquement sur le mauvais cheval, ça me fatigue un peu, parfois). Alors qu’en vrai, moi, je voudrais juste rentrer chez moi me caler contre Victor, boire un verre tous les deux en parlant de tout, de rien, en matant une série et en s’endormant dans les bras l’un de l’autre avec la garantie de se réveiller fraîche et reposée, sans gueule de bois.

Soirée couple sur canapé

Dormir à deux… Tiens, ce sera mon prochain article.

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Dernier train pour Busan : les zombies version coréenne

Après notre cycle Wes Anderson, on se cherchait une petite idée de cycle à se faire et on s’est dit : pourquoi pas le cinéma coréen ? Après avoir bâti une liste de un nom, nous voici donc posés au calme devant Dernier train pour Busan de Yeon Sang-Ho. Bon, en vrai, on aimerait se faire un cycle coréen mais on s’est pas penchés sur la question et comme on avait beaucoup entendu parler de Dernier train pour Busan, on s’est lancés.

Affiche Dernier train pour Busan de Sang-Ho Yeon

Alors si vous avez les mêmes références que moi, quand on vous parle de train, vous imaginez un road trip initiatique du type A bord du Darjeeling Limited de toujours Wes Anderson… Et bien pas du tout ! On est ici bien plus proche d’un 28 jours plus tard ou The Walking dead, voyez. Oui, c’est un film de zombies. Je vous raconte un peu quand même : c’est l’histoire du père busy busy qui s’occupe de sa fille Soo-Ahn quand il arrive à raccrocher son téléphone, à peu près. Tous deux doivent prendre le train pour Busan où vit la mère de Soo-Ahn. Ils montent donc dans le train non sans avoir croisé une pelletée de pompiers et policiers, un incendie fait rage au loin. Alors que le train va partir, une jeune fille parvient à sauter dedans sans se faire remarquer. Les portes se ferment, le train se met en branle… Et Soo-Ahn a juste le temps de voir des gens sauter sur le chef de quai sans comprendre. Le voyage commence paisiblement jusqu’à ce que la jeune fille qui a sauté au dernier moment et qui semble blessée meure… et revient à la vie, s’attaquant à l’hôtesse de bord. La contamination commence.

Attaque de zombie dans dernier train pour Busan

Ce film est hyper prenant, on ne va pas se mentir. D’autant que même si les trains coréens ont la télé à bord (hé ouais), la situation est confuse, on ne sait pas ce qu’il se passe, s’il reste des gens non contaminés, des infrastructures. On a quelques news de l’extérieur via le conducteur du train qui parle avec les gares… Jusqu’à ce que plus personne ne lui réponde. Le papa est aussi en contact avec un de ses collaborateurs qui lui fait de temps en temps un point sur la situation. La grande force de ce film est son rythme : on alterne les phases de calme et les phases de panique totale. C’est vraiment grosse tension – asseyez vous pour respirer – on repart, de vraies montagnes russes bien dosées. Ce rythme est bien facilitée par l’ignorance des personnages. Un peu comme dans 28 jours plus tard et The walking dead, quand Jim/Rick sort du coma et part errer dans la ville sans avoir conscience du danger. Et tout à coup, ça tombe. Ici, c’est pareil : dans le train, quand l’attaque commence, beaucoup de passagers ne sont pas au courant et ceux qui fuient arrivent à semer les zombies, trop occupés à grignoter ceux restés à l’arrière. Idem quand ils s’arrêtent en gare, ils ne savent pas du tout ce qu’ils se passent, ils sont seuls et aucune menace ne semble planer…

Dernier train pour Busan

J’ai également bien aimé la version très nerveuse de ces zombies. Contrairement à the Walking dead où ils se traînent (surtout maintenant qu’ils sont de plus en plus décomposés), ils courent très vite, semblent comme possédés avec des corps désarticulés et sont surtout extrêmement acharnés. Par contre, je ne comprends pas ce qu’ils veulent. Dans The walking dead et 28 jours plus tard, ils se nourrissent de leurs proies, là…ils mordent la personne et se barrent. Woké…

Les zombies dans Dernier train pour Busan

Mais ce film a quelques défauts structurels un peu gonflants. D’abord les transformations. Selon les personnages, ça peut durer cinq bonnes minutes (genre la fille au tout début même si, ok, elle s’était fait un garrot) et pour d’autres, ça se fait en à peine 10 secondes… Mais surtout, surtout, comme dans tous ces films : certains personnages sont super cons et tu te retrouves à gueuler sur ton canapé “mais putain pourquoi tu fais ça ?” ou pourquoi tu ne le fais pas ou pourquoi tu te laisses mourir alors que tu avais deux très larges minutes pour te mettre à l’abri ? La plus agaçante sur le sujet étant Soo-Ahn qui a un peu tendance à rester plantée là où elle est, y compris quand une horde de zombies lui fonce dessus. Je veux bien croire qu’elle soit sidérée mais à un moment, est-ce que ça existe vraiment des êtres humains qui n’ont pas le réflexe de se barrer quand un truc mortel leur fonce dessus ?

Soo-Ahn dans dernier train pour Busan

Oui, y a plein de gens qui courent autour de moi en hurlant mais je suis bien, là

Il faut aussi que je fasse deux spoilers donc ceux qui veulent voir le film sans tout savoir (et je conseille ce film), filez au paragraphe suivant. Deux points négatifs majeurs dans ce film, selon moi : en 1, le “méchant”. Ok, je comprends très bien le sous-texte sur la dénonciation du capitalisme dans le film, ok. Mais le mec, c’est le même que dans Avatar, il crève jamais, on a droit à plusieurs rebondissements sur ça et à la fin, t’as juste envie de dire “ok, il est pas mort, quelle surprise, ohlala”. Mais surtout, arrêtons nous sur les deux survivantes : une enfant et une femme enceinte, les plus faibles de la bande. Je me pose la question de la lecture de ça. Dans The walking dead, les plus faibles ont tendance à mourir, par exemple, plus dans la série que dans le comic d’ailleurs, mais parce que c’est devenu extrêmement dur de vivre dans ce monde là et les plus faibles (petite fille comme Sofia ou femme enceinte comme Lorie) n’y ont pas leur place. Mais peut-être que le sous-texte ici est que c’est grâce à la solidarité des forts et leur sacrifice que les plus faibles s’en sont sortis. Mais du coup, c’était presque attendu… On ne tue pas les enfants et les femmes enceintes (mais les autres, c’est bon).

Dernier train pour Busan

Alors est-ce que je conseille ce film ? Oui… et j’avoue que je suis pas sûre de savoir pourquoi : il ne réinvente pas le genre zombie, il est souvent convenu et prévisible, il ne fait pas peur et Soo-Ahn est insupportable comme tous les enfants au cinéma. On ne ressent pas une pâte coréenne particulière, on voit in fine assez peu d’images du pays… Mais j’ai aimé quand  même. Peut-être le rythme, peut-être l’ambiance, peut-être la version désarticulée des zombies, peut-être le jeu d’actrice de Kim Soo-an (qui joue Soo-Ahn parce que oui, son personnage est chiant mais l’actrice est juste bluffante), peut-être le personnage de Sang-hwa que j’ai vraiment apprécié. Bref, je ne saurais pas vous dire pourquoi mais ce film, je m’y suis laissée prendre. Et vous ?

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Carlos Ruiz Zafon : les romans fantastiques espagnols parfaits pour l’été

L’été dernier, je glande sur une chaise longue dans le jardin parental quand ma mère décide que c’est l’heure de me dealer sa came. “Tiens, Nina, tu devrais lire ces romans, c’est du fantastique, ça va te plaire à toi”. Je jette un oeil et découvre quatre romans de Carlos Ruiz Zafon aux résumés appétissants. Je repars donc avec trois des romans sur quatre dans ma valise (le 4e ne rentrait pas, en fait). Et une fois de plus, ma maman a vu juste

Carlos Luis Zafon en interview à la FNAC

J’ai donc lu très rapidement l’intégralité du cycle de la brume (Le prince de la brume, le palais de minuit, les lumières de septembre) ainsi que Marina. Alors avant de poursuivre, même si les trois romans du cycle de la brume sont regroupés, il s’agit d’histoires indépendantes. Mais on retrouve globalement un schéma global : de jeunes ados sont confrontés à des phénomènes surnaturels qui les dépassent. Poupées incarnées, illusions, démons, ils vont devoir lutter pour sauver leur vie. La notion de fratrie est également très forte. Car ces romans sont classés dans la rubrique “jeunesse” mais honnêtement, ça se lit à tout âge sans problème.

Le palais des brumes de Carlos Ruiz Zafon

J’avais commencé par le Prince de la Brume qui a dû me tenir deux jours, à peu près, j’enchaînais avec Marina qui n’avait rien à voir avec le cycle de la brume mais que j’ai apprécié, essentiellement parce que ça se passait à Barcelone et que j’y retrouvais l’ambiance particulière de la ville. Je reprends le cycle de la brume et… ah mais ça n’a rien à voir en fait, ce ne sont pas du tout les mêmes personnages. Je me disais que le Prince de la brume n’appelait pas forcément une suite, justement…

Marina de Carlos Ruiz Zafon

Mais du coup, j’en pense quoi. J’aime beaucoup les ambiances, la plume, l’esthétique générale. J’aime l’idée des automates et autres poupées, le fantastique, la relation entre les personnages même si l’amour est très vite fort et passionné (mais bon, ce sont des ados donc forcément…). Mais. Oui, il y a un petit mais : il y a quand même énormément de ressemblance entre les romans. C’est agréable à lire, j’aime mais après en avoir lu 4, je me sens pas impatiente d’avoir un cinquième roman à me mettre sous la dent, je me sens moins surprise.

Le musée des automates

C’est quand même bien flippant…

Finalement, je ressens pour Zafon la même chose que pour Victoria Hislop : une lecture très agréable, parfaite pour les vacances, par exemple, mais un petit arrière-goût un peu agaçant : oui, c’est top mais ça, tu l’as déjà écrit… Ca n’en reste pas moins un auteur que je vous conseille mais attention : comme c’est quand même bien écrit, ça se lit très vite, pensez à prendre une bonne réserve de bouquins, je vous parie que ça ne vous tiendra pas plus de 2 jours.

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L’éternel dilemme du réveillon

Sous titre : on pourrait pas faire le réveillon du nouvel an en juillet quand il fait jour tard et chaud ?

boire pour le réveillon

Ceux qui me suivent depuis des années le savent : le réveillon est toujours un sujet un peu délicat pour moi. C’est à dire que je suis partagée entre injonction de la société (fais la fête et prouve au monde que tu as des amis) et envie profonde (hiver, froid, rester sous la couette). Du coup, quand le sujet arrive vers la début décembre (oui, j’anticipe pas du tout, signe que, non, ça m’intéresse pas), j’évite de rentrer dans la conversation. Il serait socialement mal vu de décliner parce que “je préfère glander chez moi peinarde”. Alors que c’est la pure vérité mais refuser la fête, c’est soit être un dangereux sociopathe, soit être au dernier stade de la dépression.

deprime

Alors je passe des réveillons. Parfois en tout petit comité, parfois avec des tas de gens dont certains que je ne connais pas et à qui je n’adresserai jamais plus la parole parce que nous ne nous recroiserons plus jamais. En fait, ce qui m’ennuie dans le réveillon, c’est ce côté de devoir faire la fête tard alors que je reviens de vacances de Noël qui me fatiguent en général plus qu’autre chose. Minuit, tu ris et tu fais des bisous, 1h, tu commences à sentir ton foie et ton estomac faire la gueule et les bâillements tenter une ouverture. Tu les ravales, tes yeux pleurent un peu. A partir de là, il peut se passer deux choses : soit tu lâches la rampe et tu vas désormais compter les minutes en te donnant une contenance : boire, manger, fumer, faire pipi, occuper ce temps qui s’étire à l’infini, où l’ennui est le seul à te tenir compagnie. Soit tu arrives à rentrer dans l’ambiance et tu crieras à 5h du matin “quoiiiiiiiiiii, c’est déjà si tard ?”.

dancefloor

En fait, j’ai souvent ce problème avec les soirées : parfois, je rentre dedans sans le moindre souci et je passe un super moment, je rentre chez moi le sourire au lèvres, remplie d’amour pour mon prochain. Et d’autres où je “rate le train de la soirée” et là, c’est la souffrance. J’ai deux exemples très précis en tête : un réveillon avec Guillaume 1er, le 31 décembre 2001. J’aime me raconter l’histoire que le réveillon donne le ton de l’année et autant vous dire que l’année 2002 a vite pué du cul (c’est effectivement dans mon histoire personnelle l’une des pires années de ma vie, pas autant que 2011, mais juste devant 2006 et 2012)(2011-2012, le tunnel de la mort mais je vais mieux, maintenant, merci). En fait, nous étions invités chez les parents du meilleur ami et voisin de mon ex donc moyenne d’âge : élevée, personnes de moins de 25 ans : 4. Au début ça allait mais j’ai fini par vite m’emmerder avec tous ces gens fans de Johnny que je ne connaissais pas et à qui je n’avais rien à dire. N’y voyez aucun mépris : on arrive dans une soirée avec une  bardée d’inconnus qui, eux, se connaissent bien, c’est bruyant, les gens vont et viennent : comment veux-tu qu’on t’identifie et te parle ? S’il le faut, dans cette assemblée, il y avait une ou deux personnes avec qui je me serais super bien entendue mais nous n’avons pas été en présence. A partir de 2h du matin, je commençais à mourir d’ennui, j’alternais entre aller faire pipi et aller fumer pour sortir un peu de ça, je matais ma montre avec désespoir… On est partis à 4h du matin, j’en pouvais plus. Je crois d’ailleurs que c’est de ce réveillon qu’est né mon appréhension du 31 décembre : être enfermée jusqu’à très tard à devoir faire la fête… Et si ça tombe sur un jour un peu down, tant pis pour moi.

reveillon-amies-ennui

L’autre soirée où j’ai désespérément attendu l’occasion de me carapater, c’était une soirée corporate dans une boîte que j’avais décidé de quitter… Tiens, faudra que je vous fasse un article sur l’injonction à la fête en milieu professionnel. Bref, début de soirée cool mais à un moment, je me suis retrouvée sobre au milieu de gens très bourrés et là, tu regardes tout ce petit monde avec mépris en te demandant à quel moment tu te retrouves avec tous ces sacs à vin qui ont oublié leur dignité au vestiaire.

réveillon trop d'alcool

Bref, la fête institutionnalisée, ça me fait chier; Quoi ? Est-ce que j’ai passé un bon réveillon ? Ah oui, très bon merci ! Pourquoi je râle alors ? Mais parce que c’est un sujet intéressant la fête institutionnalisée et on n’en a pas tant que ça par an. Et si mon réveillon doit refléter mon année 2016, et bien… ce sera le grand amour, tout simplement.

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J’ai marché pour vous la Parisienne

Oui, marché, pas courir, j’aime pas trottiner, ça m’emmerde mais d’une force… Bref.

Des fois, tu te dis que ça fait pas de mal de bichonner un peu ton karma même si en ce moment, il me laisse tranquille (mais je le connais, il me laisse m’endormir pour mieux me filer un coup derrière la tête). Alors quand on te propose de participer à une course pour la bonne cause en te précisant que, si si, tu peux marcher, tu acceptes. Me voici donc inscrite pour la Parisienne, course qui soutient la recherche contre le cancer du sein.

Samedi, Anaïs et moi allons chercher nos dossards au village. Ambiance sympa… Mais le sable blanc qui réverbère le soleil, ça fait un peu mal, petite compassion pour les bénévoles qui gèrent le retrait des dossards et sont en plein cagnard. D’autres en profitent pour suivre un cours de fitness de plein air… En plein soleil. Mmmm, ma peur de l’insolation ne semble donc pas universelle.

Dimanche, rendez-vous à 8h. Donc un lever à 7h, pouf… Pour un dimanche, ça pique. On fait partie d’une équipe montée par Marine brune, une des participantes du voyage en Thaïlande. Avec Anaïs, on a relevé le défi, se disant que c’était pour la bonne cause puis si on peut marcher alors c’est super ! Le temps qu’on récupère tout le monde, qu’on pose les sacs aux consignes, que quelques pipis soient faits, on se retrouve joyeusement sur le pont d’Iena où se situe la ligne de départ. Celle-ci est juste de l’autre côté du pont, nous au début. Entre le départ et nous, des milliers de filles. Gloups !

Pour rire, Marine nous dit « ahah, je vous annonce qu’on va partir à 10h30 ! », il est 9h45… En vrai, on est parties vers 10h50, je crois. Débute donc l’attente, je dors à moitié (je suis donc capable de passer en mode veille même debout), le soleil commence à taper et je n’ai pas de chapeau ou casquette, je n’ai qu’une gourde d’eau. Autour de nous, c’est plutôt bon enfant mais tu as les inévitables pénibles qui essaient de gruger tout le monde. Quand elles sont deux ou trois, tu dis rien, tu t’en fous mais quand elles sont 15 et qu’en prime, elles te poussent, ça agace un peu… C’est toujours un peu la même histoire quand tu es en situation d’attente au milieu d’une foule, tu finis par te sentir un peu agressée par ses mouvements, tu essaies de garder ta place, de pas perdre tes amis… Un départ toutes les 7 mn d’une centaine de concurrentes, on est 28 000…

10h30, on accède enfin à une zone plus dégagée, il n’y a plus que deux vagues d’une centaine de coureuses devant nous. Marcher un peu fait un bien fou. Merde, avoir piétiné pendant quasi 1h m’a rouillé les gambettes, mon dos fait crac crac quand j’enroule la colonne… Je vois pas, à ce moment de l’histoire, comment je suis censée parcourir 6 km… on a droit à un échauffement par une prof de fitness qui bouge limite plus des cheveux que du corps, elle fait des gestes dynamiques en nous encourageant à en faire autant. Moi, je veux bien madame mais si je fais tout comme toi, je risque un peu d’éborgner mes voisines…

10h45,nous voici enfin devant la ligne de départ, Marine nous dit qu’il faut qu’on coure un peu pour prendre le départ avec elles. Aaaaah mais j’ai pas couru depuis le lycée, moi. Enfin, si mais en général, c’est soit après le bus, soit quelques échauffements mais rien qui ne nécessite de doser son effort parce que je sais juste pas faire. Oui, moi, je donne tout direct.

C’est parti ! Je fais un peu l’effort de trottiner mais vu le monde, je vais aussi vite en marchant, Anaïs a déjà abandonné l’idée. 10 mètres plus loin, on a perdu notre team. On commence notre marche en essayant de nous caler sur les autres marcheuses mais on les dépasse vite. On en repère une de pas mal mais au bout d’un kilomètre, elle commence à téléphoner puis met ses écouteurs pour écouter de la musique. Plus assez rapide.

On enchaîne, les premiers kilomètres sont faciles. Les gens nous encouragent. Comme on a notre prénom sur nos dossards, on nous interpelle « Allez Anaïs, allez Nina ! ». Heu, tu le connais ? Ah oui, c’est vrai, les prénoms sur le T-shirt… Bon, allez, on avance ! La balade (oui, on va pas parler de course même si on marche vite) est super agréable, on marche bien tout en papotant un peu, je regrette un peu de pas pouvoir faire de photos mais on va pas pousser mémé dans les orties non plus. On se fait dépasser par les filles des vagues suivantes qui courent, on rattrape les marcheuses. Régulièrement, on croise des bandas, ça, c’est génial et ça me redonne envie de faire des percussions (je crois que je suis accro aux envies de nouveauté).

Km 3, de l’eau, cool (même si c’est de l’eau riche en sodium, je suis pas sûre que ce soit une très bonne idée…), des bananes, on doit jeter les déchets par terre. Même la peau de banane ? Non parce que ça me paraît un peu dangereux, hein… Bon apparemment personne ne tombe. Km 4, on commente avec Anaïs « Non mais y en a, elles ont vraiment l’air en souffrance, j’ai mal pour elles » « Oui, alors que nous, on est bien ». Une fille qui nous dépassait en courant a rigolé, c’est légitime. Il y a une bonne ambiance globalement même si certaines sont là pour réellement faire la course et il est difficile de se positionner pour pas les gêner. On essaie de se mettre sur le côté mais il y a également des coureuses, on se fait un peu bousculer dans tous les sens…

Km5, ouais super, bientôt fini, on est bien, on est sereines, Anaïs me dit que la course ne fait pas tout à fait 6 km alors j’essaie de capter où est l’arrivée, le trajet est un peu tarabiscoté mais surtout… en plein cagnard avec de la réverbération, ce que je déteste (j’ai eu une vilaine insolation étant plus jeune et je saigne du nez quand j’ai trop chaud, ça explique cette terreur de la chaleur).Heureusement que j’ai mes lunettes de soleil. Je dis à Anaïs qu’on coura les derniers mètres, histoire de se la raconter. Km 6, l’arrivée est 300m plus loin, Anaïs commence à courir, je continue à marcher…et à rester à sa hauteur. Bon allez, on se lance dans une petite foulée et on franchit la ligne d’arrivée, ouééééé ! 1h01 pour faire 6km300, environ 6 km/h de vitesse de croisière pas mal…

Voilà, c’est fait. On met deux heures à récupérer divers paquets, à ressortir, la chaleur est terrible, je sens mes pieds enfler dans mes baskets. On doit retraverser tout le champ de Mars pour reprendre le métro au Trocadéro. Plus on avance, moins on parle. Claquées. Alors, je le referai ? Heu ben non, je pense. J’aime marcher vite, je le fais régulièrement et c’est sympa de marcher dans des rues habituellement pleines de voitures mais quand tu penses que le plus fatigant, c’est d’attendre le départ, ça motive pas trop. Par contre, l’ambiance est au top. Et je retiens une chose essentielle : le jogging, j’aime VRAIMENT pas.

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Ah oui, c’est Noël…

Ambiance étrange. Noël est dans moins d’une semaine maintenant et je ne percute pas 30 secondes. Est-ce dû à mon âge, au climat ambiant qui tient plus d’une fin d’octobre que d’un mois de décembre, le fait que c’est la crise et que tout le monde déprime, le fait que ma grand-mère ne verra sans doute pas 2012 ? Sans doute un peu de tout. C’est clair, cette année, Noël, j’y suis pas.

J’espère secrètement que ce n’est pas une question d’âge, j’ai envie d’être à nouveau touchée par la magie de Noël sans nécessairement me reproduire. Noel, c’est la famille, le triturage de neurones pour trouver le(s) cadeau(x) qui fera plaisir. Je sais que ça peut paraitre bizarre mais les cadeaux sont importants pour moi, ils prouvent que tu connais une personne… C’est pour ça que je déteste faire des listes. Je me souviens, une année, j’avais été un peu déçue quand j’avais ouvert les cadeaux que m’offraient Guillaume 1er car il s’était contenté d’appeler ma mère pour savoir ce que je lui avais commandé vu que je ne lui avais rien dit à lui. Les plus beaux cadeaux sont ceux auxquels tu ne t’attends pas, ceux qui te montrent que la personne a acheté ce cadeau pour toi. Comme l’Ex qui m’a offert deux anthologies de nouvelles russes l’an dernier, j’etais super touchée. Ou les tableaux faits par ma maman, je sais que j’en aurai un cette année aussi, une aquarelle de Venise qu’elle a faite et que je trouve chouette. Et qui me donne envie de me mettre à l’aquarelle. J’en suis plus à une envie d’activité près.

Mais cette année, je sais pas, le coeur n’y est pas. Je me suis appliquée à trouver des cadeaux qui feront plaisir à tous mais je n’y pense pas vraiment. Pour mes parente, un beau voyage (enfin, un week-end prolongé à Londres), des cadeaux Amazon pour ma soeur et son mari. J’aurais aimé offrir du fait main mais la seule qui aura un cadeau made by moi, ce sera mini Emma parce que lui tricoter chaussons, paletot et bonnet, c’est facile, c’est un bébé… L’an prochain, j’essaierai. L’an prochain, peut-être que je serai dans le mood, que j’aurai envie de décorer un peu mon chez moi. Là, comme je suis pas dans le trip, toute la niaiserie christmatique m’épuise, jez trouve ridicule que toutes les marques essaient de communiquer dessus, y compris celles qui n’ont rien à voir (non mais est-ce quelqu’un offre du Coca à Noël ?) . Je suis à côté, je ne crois pas en la magie de Noël cette année. Parce que je suis même pas sûre que le 25, on sera pas en pleine veillée funéraire. Comment voulez-vous que je pense sérieusement aux cadeaux et à la fête ?

2011, une année de merde jusqu’au bout.

PS : Cet article n’a pas pour but de récolter de gentils commentaires où les gens sont désolés pour moi rapport à ma grand-mère. Ca fait un mois que je me prépare au pire et vu qu’il n’arrive pas, ça devient un peu irréel en fait… Et j’en viens même à croire qu’elle sera encore là après les fêtes même si dans les faits, elle est déjà pas mal partie.

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Bienvenue chez Pubilon

Depuis que j’ai fini mon journal d’une démissionnaire, j’ai oublié de vous raconter mon arrivée chez Pubilon. Déjà trois mois, j’ai fini ma période d’essai, d’ailleurs. Le décalage entre ma vie et mes écrits me déprime, parfois.

Donc petit rappel : j’avais passé deux entretiens dans un café n’ayant pas vu les bureaux sauf l’entrée. Certains s’étaient demandé pourquoi, j’ai eu la réponse dès que j’ai découvert mon bureau : les murs sont totalement moisis. Le sol n’est pas droit et à ce moment là, je n’avais pas découvert les toilettes où il devait faire 10° les jours de beau temps. Ah ouais, c’était donc ça. Quand j’arrive, il n’y a que Rémi le chef puis arrive un gars, Pascal, que je connaissais pour sa réputation de blogueur : « Ouah, je suis crevé, je rentre de New York là… ». Ok, je sens le gros prétentieux, là…



On descend fumer avec Rémi pour discuter un peu, Anthony, l’Asiatique qui n’a pas un nom d’Asiatique (en fait, si, il en a un, mais il n’est pas usuel. Et pour la demoiselle qui trouve raciste que je puisse blaguer sur le fait qu’un Asiat ait un nom qui ne sonne pas de là bas, petit cours de rattrapage. Des fois, j’ai envie de jouer un requiem à l’humour). Retour dans mon bureau, j’allume mon ordi. Ah, l’écran n’est pas branché, expédition sous le bureau pour régler ça. Manifestement, si quelqu’un est payé pour faire le ménage, il est vraiment payé à rien faire, c’est dégueulasse. Retour en haut. Ah, l’écran n’est pas connecté à l’ordi, retour sous la table. Bon, maintenant, je suis pas connectée au net. Je repars sous la table, cherche un câble éthernet, quelque chose mais rien. Bon, au bout d’un quart d’heure de tripotage, je me décide à aller voir Rémi qui me dit d’attendre Fabien qui va me régler tout ça.


Je retourne à mon bureau et m’occupe comme je peux, un premier gars arrive (le bureau était divisé en deux) : Guillaume. Ouais encore un et c’est pas fini. Vers 10h30, Fabien arrive et m’installe tout. Alors dans mon bureau, je suis donc seule avec les deux gus et ce qui est très amusant, c’est qu’ils ont tous les deux démissionné et quittent le bureau le mois suivant. C’est amusant comme ambiance.


L’ambiance, parlons en, la première semaine fut assez curieuse, en fait. J’étais donc dans le bureau des démissionnaires qui continuaient à faire leur taf plus sérieusement que je ne l’ai fait à TGGP mais qui en avaient un peu gros sur la patate rapport à certains trucs et j’étais donc au courant de tout. Enthousiasme de la nouvelle arrivante vs lassitude des partants, je me sens un peu le cul entre deux chaises et j’ai légèrement peur. Dès le premier soir, je discute un peu avec Anthony, Fabien et Guillaume qui commencent à se moquer de Pascal : « t’attaches pas à lui, il va dégager ! ». Heu ? Le mercredi, deux jours après mon arrivée, Rémi m’invite à déjeuner pour parler un peu. Je suppose qu’il craint que ma localisation dans le bureau me démotive un peu, que je sois effrayée par les dires des partants. Et il me parle de Pascal : « Je ne sais pas si on va le garder, tu sais, il ne fait pas son travail, je ne suis pas très content ». Donc en gros, j’arrive dans une boîte et déjà on veut licencier un mec qui est arrivé 15 jours avant moi. Ca gèèèère.



Effectivement, le lundi suivant, débandade : alors qu’un nouveau, Martin,  vient d’arriver (il va y avoir plein d’arrivées durant les mois de mars avril, on est aujourd’hui 9, je suis la 3e par ordre d’ancienneté), une crise éclate rapport à un brief ultra urgent demandé par une agence. Guillaume pète un plomb, commence à crier, remettant notamment en cause un document que nous a rendu Pascal, Rémi lui répond « viens, on va parler en bas ». Pendant leur absence, Pascal s’interroge : « mais comment ça se fait que je suis pas au courant de ce brief ? ». Anthony, qui est en face, bafouille un : « je sais pas… ». Rémi et Guillaume remontent et attention, ça va aller
très vite :

« Pascal, je peux te voir s’il te plaît.

– Oui pourquoi ? Ca va être long ?

– Heu… écoute, ramasse toutes tes affaires ».


Fin du contrat de Pascal. Alors forcément, quand on arrive dans une boîte où une partie des employés se barre et qu’un autre est viré au bout de même pas un mois de travail (mais il avait pris deux jours de congé maladie la semaine d’avant pour cause de sinusite), j’étais pas super détendue du string. Heureusement, je me suis fait ma petite place. Faudra que je vous raconte.

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Sweeney Todd : le diabolique barbier de Fleet Street, de Tim Burton (2007)

Par Keira

Bonjour lecteurs !

J’écris cet article à l’occasion de la sortie DVD de Sweeney Todd.

Revoici le duo gagnant Johnny Depp – Tim Burton. Cela fait des années qu’ils marquent notre paysage cinématographique en nous offrant des contes visuels fous.

Or dans le cas de Sweeney Todd nous sommes face à l’adaptation d’une histoire très noire. Et tout cela en comédie musicale. Autant le dire, Burton se lance un très grand défi et le fait partager à son ami et muse.

Pour l’histoire : Sweeney Todd, barbier de profession, revient à Londres après des années pour se venger du juge Turpin qui lui a volé sa femme et sa fille. Il sera aidé par la charmante Mrs. Lovett incarnée par l’autre muse de Tim Burton soit Helena Bonham Carter. Mrs. Lovett va le loger et se servira des cadavres que Sweeney Todd laisse derrière lui pour faire de bonnes tourtes !


Le gothique sied merveilleusement à Burton. On pourrait même dire qu’un grand nombre de ses films en sont la parfaite incarnation. Et il ne se prive pas de nous le montrer à nouveau à travers sa vision d’un Londres lugubre à souhait. De même son Sweeney Todd, la façon de chanter de Depp, tout prête à mettre en valeur les visions du réalisateur.

Les décors de ce film sont somptueux, on s’y croirait. Le maquillage des principaux personnages joue énormément et sert à nous plonger dans la fatigue extrême de Sweeney et Mrs. Lovett. Ces deux êtres sont brisés, et on le ressent à chaque instant.

La réadaptation de la comédie musicale de Stephen Stondheim était le défi, il est largement remporté. Nous découvrons un Depp chanteur qui murmure, qui crie, qui fredonne, qui montre la puissante folie meurtrière juste à travers les intonations de sa voix. C’est vraiment du grand art. De même le débit rapide de Mrs. Lovett met en avant  son côté pressé tout cela lié à une voix très douce.

Je n’oublierai pas Alan Rickman en juge Turpin absolument infect à souhait.

Comme vous l’aurez compris cette version de Sweeney Todd est à mes yeux une réussite. Que ce soit niveau chants, mise en scène, décors, ambiance, nous plongeons vraiment dans une comédie musicale lugubre, parfois gore (Burton aime beaucoup le sang), parfois drôle, souvent poignante et surtout intelligente et remarquablement jouée.

Et vous aurez le plaisir de retrouver le duo Burton-Depp d’ici quelque temps puisqu’ils préparent une version burtonienne d’Alice au Pays des Merveilles.

Johnny Depp y incarnera le chapelier fou !

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Ô mon païs, ô Toulouse !

Samedi avait lieu la finale du top 14 de rugby, l’équivalent de la D1 pour ceux qui ne connaissent pas. Sur le terrain : le Stade Toulousain face à ASM Clermont. Dans les tribunes : la smala toulousain, à savoir ma sœur et son amoureux, Yohann et sa chérie, l’ancienne coloc d’Alice et Yohann et son amoureux plus trois potes de Yohann. Donc voilà, 9 chauffés à blanc (enfin, sauf un en pleine déprime qui n’a pas pipé mot de la soirée), imagine un peu l’ambiance.

J’adore les matchs de rugby, surtout les grands matchs comme ça. Première épreuve : arriver au Stade de France. Anthony, Alice et moi, on se retrouve à St Lazare prendre la ligne 13, le RER B étant en grève… Je veux pas faire ma parano mais je trouve quand même
que la SNCF, elle fait toujours grève quand ça m’arrange pas, je pense avoir froissé quelqu’un qui y travaille, un jour, et voilà le résultat. Ou alors j’ai été une vilaine terroriste dans une vie passée et j’ai fait dérailler un train et tué des gens. Peu importe mais un métro, c’est quand même plus petit qu’un RER. Premier arrêt, je me retrouve soudain très proche d’Anthony, c’est un peu gênant. Du deuxième au dernier arrêt, me voici très intime avec un supporter toulousain que je ne connais pas, c’est la première fois que je suis si proche d’un homme dont je ne connais ni le nom ni le visage. Par contre, la barre qui est également très intime avec moi, elle, je l’ai bien vue.

Arrivés au stade en vie et dégoulinants, je m’étale des traits noirs et rouges sur les joues. Oui, moi, quand je supporte, je supporte pas à moitié. Sauf que j’ai pas trop de voix du fait de mon allergie qui m’a irrité la gorge. Mais c’est pas grave, je vais quand même faire ma supportrice en applaudissant et tout. On grimpe aux tribunes, on est assez bien placés, juste après le virage à côté des supporters toulousains… Ca tombe bien parce que faut dire ce qui est, niveau supporter, Clermont nous écrase largement. Première mi-temps mitigée pour nous, pas trop de réussite, un jeu hasardeux face à des Clermontois qui déroulent un jeu efficace mais on limite la casse : 10-10. 2e mi-temps, Clermont implose et Toulouse se gave. Ma sœur nous donne des confettis rouges et noirs qu’on jette dès que Toulouse marque, j’adore ça. Ouais, je suis super primaire, moi, en match, je crie, je me lève, j’applaudis, je jette des confettis. Clermont marque un dernier essai dans les arrêts de jeu mais la messe était dite : Toulouse a gagné. Ceci étant, la victoire est belle car l’équipe adverse s’est battue jusqu’au bout, je regrette juste qu’ils n’aient pas marqué leur essai avant car là, le match était joué et la ferveur n’y était plus.

L’après-match, c’est un moment que j’adore. Déjà, les joueurs sont comme des gamins, ils pleurent, ils sautent de joie, de vrais chiens fous. Et nous, on n’est pas mieux, on a même droit à un feu d’artifice, waouh ! En repartant,on fait un arrêt buvette histoire de laisser la foule partir, on discute, on rigole mais là, ça déraille. On retourne au métro et y a tellement de monde qu’on ne peut pas rentrer dans le station donc on décide d’aller prendre le RER, à l’autre bout du stade, loin, loin. Arrivés à la gare RER, vers 1h : fin de service. Bon, on résume : on est 9 à St Denis, il nous faut au moins 3 taxis. Bon finalement, on trouve un station de bus : 24 mn d’attente. Bon ben on va attendre… On est rejoint par 4 Clermontois dont un qui fout un souk pas possible, essaie de piquer les taxis des gens qui les ont appelés, d’autres nous demandent où sortir toute la nuit en attendant leur train le lendemain. Finalement, à 1h50, on est enfin à Paris, je prends le taxi avec Anthony et Alice pour me retrouver chez moi à 2h30, contente de ma soirée.

Evidemment, le fait que mon équipe gagne rend la fête plus sympa (en 2006, on s’était pris une jolie fessée) mais quand même, cette espèce de ferveur sportive, les cris et les chants des supporters, les bandas, les olas, le Stade qui vit chaque action, j’en suis dingue. A chaque fois que je vis ça, j’ai envie de prendre un abonnement pour les matchs de rugby au Stade de France (ça existe ?). Même si on ne voit pas tout aussi bien qu’à la télé, notamment qu’Elissalde souffre le martyre à cause de sa côte cassée et qu’il est cuit et archi
cuit, on ne voit pas toujours les en avants… Mais être dans l’ambiance, ça, ça n’a pas de prix.

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Je t’aime à la foliiiiiiiiiiie

Il y a quelques mois, j’ai lu un article sur les folles passions amoureuses. En substance : on s’est installés ensemble après la première nuit, je suis tombée enceinte au bout
de 2h et on l’a gardé… Bref, des histoires d’amour fulgurantes et qui tiennent en plus. Moi, au bout de 4 ans, j’ai pas été foutue de vivre avec mon mec et la moindre perspective d’engagement m’effraie.

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Petit topo de mon ambiance affective actuelle. Je passe mes journées sur des forums à lire des histoires d’amour qui finissent mal (et des fois très mal), dans ma famille, une de
mes tantes est en pleine rupture, une autre n’est pas tellement mieux. Du coup, l’amour toujours, j’ai du mal à y croire, malgré le bel exemple de mes parents. Mais ça devient tellement une exception que mon père a même demandé à ma maman l’autre soir s’ils étaient normaux. Du coup, je suis une effrayée de l’amour. A peine je sors avec un mec que je commence à serrer les fesses en attendant que ça casse parce que les histoires d’amour finissent mal, en général. Quoi que le couple qui a chanté ça (les Rita Mitsouko, pour ceux qui remettent pas) fut un couple sans histoire séparé uniquement par la mort. Comme quoi…

 

Dire que je suis une trouillarde affective me paraît encore gentil. M’installer avec lui ? Mais si ça marche pas, ça va être trop galère de rendre l’appart. Le mariage ? Faudrait voir à économiser pour le divorce. Les enfants ? Je serai incapable de les élever seule. Bref, je vois la vie en rose, comme vous pouvez le voir. Mais finalement, je me demande si ce n’est pas eux qui ont raison. La vie est courte, si on tergiverse à vie, on ne fait plus rien. Tout est risqué, à n’en pas douter mais qu’on s’installe ensemble au bout de 6 mois ou au bout de
2 ans, avons-nous réellement plus de garanties ? Evidemment, moi qui suis une flippée, je dirais que 6 mois, c’est trop tôt, je suis pas prête, gna gna gna. Mais je pourrai dire la même chose au bout de 2 ans à ce tarif là, dégainant le fatal « mais si ça marche pas ? ». Mais le temps n’est une garantie de rien, d’une part. D’autre part, évidemment qu’il y a des
risques que ça ne marche pas, c’est comme tout. Par exemple, quand j’ai décidé de quitter mon ancien job pour le nouveau, j’aurais pu ne pas m’entendre avec mes collègues et souffrir. A l’arrivée, je suis gagnante sur toute la ligne. D’ailleurs, là, je dois former encore deux journalistes au blog, genre les nanas qui auraient 150 trucs à m’apprendre tant elles ont du métier et c’est moi le petit scarabée qui vais partager mon savoir. Houuuuuuuu. La vie est une question de risque, si on recule au premier si, on ne fait rien et on a une vie médiocre. Par le passé, j’ai aimé, j’ai souffert, j’ai fini par me relever. Aujourd’hui, malgré les larmes versées, je ne regrette pas d’avoir foncé.

Alors peut-être qu’il faudrait que je jette ma carapace, que j’arrête de dire « non mais ça marchera pas de toute façon » parce qu’on ne sait jamais. La vie n’est pas qu’une peau de vache. Des gens qui s’installent ensemble, voire font des bébés (mais là, c’est quand même un level très élevé pour moi, faut pas déconner), ça n’a rien d’exceptionnel, ça arrive tous les jours. Je ne suis pas plus inapte à la vie en couple que ces gens là. Après tout, avec Guillaume, on vivait officieusement ensemble dans mon appart de 28 m² et on ne s’est jamais engueulés. On avait nos petites règles de vie : on faisait chacun les courses une semaine sur deux, par exemple, on se partageait les tâches ménagères, on faisait parfois des trucs ensemble, parfois des trucs de notre côté, selon nos envies ou nos impératifs. Ouais les étudiants, ça révise et ça écrit des mémoires, des fois. Bien sûr que ce n’était pas tous les jours faciles quand même mais ça n’empêche pas que ça marchait quand même.

Bon, évidemment, c’est facile de dire ça quand on est célibataire, bien sûr, j’ai pas la pression, là. Je me vois mal demander un bébé à un de mes amants ou alors ce serait pour me débarrasser de lui. Pas très classe. Le tout, finalement, c’est de ne pas vivre en fonction d’un calendrier « au bout de 3 mois, je le présente à ma sœur, à 6, à mes parents, au bout d’un an, on vit ensemble puis un an et demi, on se pacse. Au bout de 3 ans, on fait un bébé ». Finalement, c’est ridicule d’essayer de rationaliser et planifier une relation sentimentale parce qu’au fond, c’est impossible. Si l’envie de vivre à deux est là, pourquoi céder aux sirènes du pessimisme. Si ça marche pas, au moins, j’aurais tenté, pas de regrets. Après tout, on connaît des gens qui se marient au bout d’un mois et feraient même un bébé, selon les rumeurs. Mais bon, je soupçonne Nicolas d’avoir engrossé Carla par accident et de vite réparer les dégâts en l’épousant. C’est quand même un super rapide. Un vrai Speedy Gonzales !

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