Existe-t-il de mauvais romans ?

La semaine dernière, j’étais donc en masterclass avec Bernard Werber qui, entre autres conseils, nous enjoignait à lire des livres, les bons comme les mauvais. Ca tombait bien, j’étais en train de lire un livre épouvantable que j’ai détesté dans à peu près tous ses aspects, de la forme au fond. Et depuis, je me questionne : existe-t-il de mauvais romans ?

Mauvais romans pilonnés

Balayons tout d’abord un poncif : oui, la perception d’une oeuvre est subjective et si je m’en réfère aux avis Amazon collés à ce livre honni, il est plutôt apprécié (mais c’est une auto édition Amazon alors je suis pas sûre…) même si j’ai vu quelques commentaires de type “mais c’est complètement nul, je comprends pas les avis positifs”. J’y reviendrai une autre fois sur le livre en lui-même, je voulais pas trop le charger cause auto édition, ne pas tirer sur l’ambulance mais puisqu’il est bien noté sur Amazon, après tout… Mais ok, j’ai détesté ce livre mais est-il objectivement mauvais ? Ca implique de fait une autre question : c’est quoi un mauvais roman ?

Le grumphy cat

Je serais du même avis que Karim Debbache qui, lui, traite de films : un mauvais film est un film qui naît d’une mauvaise intention. Et on peut apprendre d’une mauvaise oeuvre autant que d’une bonne. Précisément le point de Werber : lire un livre qui nous déplaît nous force à réfléchir à comment nous aurions fait, nous, pour faire mieux. Alors attention, je parle ici d’une démarche humble : repérer ce qui nous dérange et voir comment on aurait pu faire pour que ça ne nous dérange pas. Ca ne veut pas dire que vous ferez forcément mieux mais que vous avez identifié un problème que vous essaierez de ne pas reproduire dans vos écrits.

Corriger un texte

En fait, je me demande dans quelle mesure un mauvais livre n’est pas plus stimulant pour l’écriture qu’un bon. Par exemple, quand je lis un bon roman, ça a tendance un peu à m’inhiber, je me dis que je ne pourrai jamais faire aussi bien. Alors qu’un mauvais, pour peu qu’il réveille une frustration, une envie de mieux faire, ça te booste dans tes projets littéraires.

Ecrire

Mais du coup, revenons en à l’histoire de l’intention. Quand j’ai lu ce roman en me disant que c’était de l’essence pure de merde, j’ai hésité à en parler comme je disais plus haut car il ne me semble pas que l’autrice avait de mauvaises intentions en publiant ce roman. Elle a écrit une histoire qui aurait pu être intéressante mais avec des défauts d’écriture et de construction de l’histoire réellement gênants. Mais quel était son but au fond ? Se faire plaisir à elle en se donnant un rôle à la fois central et complètement ridicule mais il n’y a pas d’intentions mauvaises de type écrire un roman hyper formaté juste pour se faire de la tune en oubliant la personne essentielle dans l’histoire : le lecteur. Du coup, peut-on réellement lui reprocher ce roman alors qu’elle a respecté la règle n°1 de l’écriture : se faire plaisir ? Même si moi, je n’en ai eu aucun en la lisant. Ecrit-on pour soi ou pour ceux qui pourraient nous lire ? Si elle a choisi l’auto édition, c’était bien pour être lue…

Ecrire pour être lue

L’ÉCRITURE DE PRESSE Écrire pour être lu

Du coup, faut-il remercier les mauvais auteurs ? Heu ben si on considère que j’ai perdu une semaine à le lire au lieu de passer au roman de ma pile à lire suivant, je doute…

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Le piratage d’Ashley Madison : arrêtez d’être con

La semaine dernière, pas mal d’entre vous ont bien rigolé en découvrant que des hackers avaient dévoilés les noms des utilisateurs d’un site spécialisé dans la rencontre adultérine, Ashley Madison. Ahah, dans le cul les infidèles (sans mauvais jeu de mots !). Sauf que pardon, mais cette nouvelle est absolument dramatique à plusieurs niveaux.

piratage-d-ashley-madison-les-hackers-devoilent-32-millions-de-comptes

Arrêtons nous d’abord sur Ashley Madison. Alors vous allez me dire que l’infidélité, c’est mal et j’avoue n’avoir que peu de sympathie pour les faux culs qui te chantent les merveilles de leur couple monogame pour mieux aller s’encoquiner par derrière (sans mauvais jeu de mots) avec un tiers. Seulement, il me semble un peu péremptoire de dire que tous les gens inscrits à ce site sont des salopards. On peut imaginer aisément des tas de scénarii : le couple libéré qui cherche quelques aventures, le couple échangiste qui cherche des camarades de jeu voire dé célibataires qui ont envie de sexe sans que la question d’un éventuel “nous” soit posé. Ces gens là ne trompent pas, ne mentent pas, ils ont juste une autre sexualité… Mais ils ne sont pas obligés d’apprécier de voir leur nom étalé en place publique. On a beau assumer sa vie sexuelle dans certains cercles, c’est pas pour autant qu’on a envie que tout le monde le sache, particulièrement la boulangère cancanière qui vous regarde désormais avec tout le mépris du monde et qui a certainement dû cracher sur votre pain au raisin avant de le vendre.

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Mais c’est surtout qu’au délà de ça, peut-on vraiment apprécier de voir un groupe d’hacktivistes décider pour nous ce qui est bien ou non et appliquer sa propre justice morale ? Là, on parle d’infidélité mais imaginez que demain,les mêmes hacktivistes décident de publier les inscrits à un site gay ou le fichier d’une clinique pratiquant l’IVG ? Même si son orientation sexuelle ou cette intervention est assumée, le fait d’être affiché comme quelqu’un de mauvais me pose un réel souci. Parce qu’on arrive à trouver les clés d’un site qui promeut quelque chose qui nous révulse, doit-on faire justice soi même ? Je peux comprendre ça sur un site pédophile mais là, je suis désolée mais on reste entre adultes consentants, le reste ne nous regarde pas.

adultère

Mais surtout, cette affaire qui vous fait tant rire pose de réels problèmes de protection des données. C’est drôle parce que c’est des infidèles et bien fait pour leur gueule ? Oui sauf que peut-être que nos hacktivistes n’aiment pas Amazon par exemple et vont s’amuser à publier un jour la liste des membres avec coordonnées bancaires. Et là, je pense qu’on serait pas mal à être concernés. Pareil, si vous travaillez pour une société qui ne revient pas à nos hacktivistes, vos données personnelles peuvent être publiées demain, de votre adresse à vos coordonnées en passant par votre dossier médical. J’exagère ? Petit résumé du piratage de Sony.

hack

Alors il est vrai que la société qui possédait Ashley Madison, Avid Life Media, avait des pratiques plus que douteuses qui ont été dévoilées grâce au hack. On peut également, dans le cas de Sony, souligner qu’il s’agit d’une énorme boîte sur laquelle on ne va certainement pas pleurer, surtout quand on voit le contenu de certains mails publiés, racisme et dénigrement au programme. Oui sauf que dans ce cas, pourquoi ne pas s’attaquer uniquement aux dirigeants ? Idem pour Sony, pourquoi dévoiler les infos des salariés ? Ah oui, ils travaillent pour le diable. Super… Et je vous parle pas des tentative d’extorsion de fonds, la cause n’est pas si noble.

web-extorsion

J’ai toujours été un peu mal à l’aise sur la question des hacktivistes. Principalement parce que c’est une nébuleuse et qu’il est difficile de dessiner une cause commune, une ambition, des valeurs. J’applaudis les mecs qui se sont mobilisés pour défendre la jeune fille violée à Steubenville ou leur hacktivisme face au terorisme islamiste. Mais quand on décide de punir les méchants infidèles ou les salariés d’une société qui nous revient pas, sans parler de certains chantages miteux, j’ai du mal à me sentir enthousiaste. Je ne suis surtout pas à l’aise avec la notion de laisser des citoyens faire justice eux-mêmes, ça finit toujours très mal…

Lynchage-en-plein-Paris

Bref, au lieu de rire niaisement des mésaventures de nos infidèles (on recenserait 2 suicides, quand même), réfléchissez à ce que cette histoire recèle de malsain. Alors, vous vous marrez toujours ?

NB : Si vous aimez les histoires d’hacktivistes, je vous conseille vivement la série Mr Robot. Un peu inégale mais pas mal de petites claques…

 

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L’Encyclopédie Batman de Daniel Wallace

Vous avez peut-être remarqué que je suis légèrement obsessionnelle comme fille (légèrement). En début d’année, je décide donc d’une nouvelle marotte : Batman. En fait, je me questionnais : comment avait-on pu passer à un super héros assez rigolo qui se balade fièrement en collant et slip mauve en tabassant des méchants rigolards à coup de zebaaaaaaaaaaang wizzzzzzzz, baaaaaaaaam à un super héros tellement dark que quand tu le vois débarquer, tu sais pas trop si tu dois être soulagé ou te pisser dessus alors que tu es juste une pauvre victime. Je questionnais donc Amazon pour savoir ce qu’il avait à me conseiller sur le sujet et il me répondit : L’encyclopédie Batman de Daniel Wallace. Après avoir ramé à trouver un exemplaire disponible, je recevais la sainte Bible de l’homme chauve-souris à domicile. Youpi !

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Alors pour éviter quelques malentendus, cette encyclopédie ne traite que de la partie Comics, il n’y a pas les films. Ni les séries télés au demeurant. Mais j’ai quand même pu répondre à ma question : les productions télévisuelles suivent finalement l’ambiance des comics. Mais reprenons.

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Au fur et à mesure de ma lecture, je pris donc conscience que j’y connaissais à peu près rien à Batman. Oh, évidemment, je n’étais pas sans connaître l’existence du Joker, Catwoman, le Pingouin, Poison Ivy, Mr Freeze, Double Face, et pas que grâce aux films. Je peux vous dire que j’en ai passé des après-midi à regarder le dessin animé sur Canal + (au passage, grâce à l’encyclopédie et la rediff du dessin animé sur OCS, je me suis rendue compte qu’il était très fidèle au Comics) ! Donc Poison Ivy, je connaissais avant Batman & Robin, Dieu merci. Non parce que vu le nanard total que c’était… Mais quand même, il me manquait Bane (découvert dans Batman the Dark Knight Rises très récemment mais l’Encyclopédie m’a confirmé que oui, oui, il a bien pété la colonne de Batman aussi dans le comics)(non parce que j’avais trouvé ça un peu nase dans le film), l’épouvantail, Ra’s Al Ghul (Batman begins) et Talia al Ghul. Oui parce que ça aussi, j’avais trouvé ça un peu pourri comme rebondissement dans Batman TDKR mais si, si, elle existe dans le comics. J’en ai découvert plein d’autres. Mais aussi des copains de Batman, les différents Robin (ben ouais, y a pas eu qu Dick Grayson, figurez-vous), Batgirl et Batwoman…

Batman_(TNBA)

Donc une encyclopédie très complète mais qui réussit le beau challenge de mêler portraits des personnages, études de certains éléments incontournables (Bat Cave, Batmobile, les techniques de combat…) mais aussi chronologie. En fonction des évolutions de DC Comics, Batman a été plus ou moins joyeux ou plus ou moins sombre, ce qui répond donc à ma question de “mais pourquoi on est passé de Batman rigolo à Batman fout les jetons”. De temps en temps, un tome en particulier est analysé, planches à l’appui. On découvre également son rapport avec les autres super héros, l’explication des crisis et mondes parallèles. Bref, en tant que fille qui n’y connaissait rien, j’ai appris énormément en lisant cette encyclopédie extrêmement complète et bien foutue. Donc si vous la trouvez et que vous aimez Batman, achetez là (après, je garantis pas pour ceux qui sont super bons en Batman).

Batman_Lee

Le seul truc chiant, c’est que j’ai envie d’acheter les comics maintenant et ils risquent de coûter très cher pour certains. A moins qu’ils nous les ressortent avec une traduction fantaisiste (lisez l’article lié, j’étais morte de rire sur les traductions de Spiderman).

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Où la Poste contribue à la ruine de mon Noël

Marasme 2011, quand y en a plus, y en a encore. Dans les tempêtes que représentent en général pour moi le mois de décembre, Noël constitue un oasis de calme et de sérénité, un jour où tout le monde s’aime, où tout le monde rit, où on s’en met plein la panse avant d’aller « regarder » un film devant la cheminée. Comprenez « s’écrouler sur le canapé et roupiller devant un DVD dont personne ne se souviendra ». J’excelle dans cette discipline genre mercredi soir, je suis censée avoir regardé la Princesse de Montpensier. J’ai dû en voir 20 mn en tout et pour tout (le début, 3 scènes au milieu, la fin).


Mais cette année, Noël, j’y suis pas, je l’ai déjà dit. Outre l’état de santé catastrophique de ma grand-mère, il m’arrive un autre drame. Beaucoup moins grave certes mais qui m’agace grandement : je n’ai reçu qu’un des cadeaux que j’ai commandé sur le web. Oui, je suis une femme moderne moi : je commande sur le web, je fais tout livrer chez mes parents et hop, j’emballe à l’arrivée. Quand je suis descendue,  ma mère s’est écriée « mais il y a plein de colis qui sont arrivés ». Super, je me précipite…Oui, en effet, ils sont tous pour ma sœur. De la dizaine de cadeaux que j’ai commandés, j’en ai reçu… 1. Nous sommes le 23 décembre, il est 12h51. J’ai envie de pleurer.


Non parce que concrètement, y a quasi tous les cadeaux de ma sœur et la totalité des cadeaux pour mon beau-frère dans le tas. Il y a aussi une babiole pour ma maman mais j’ai le reste,  je l’ai acheté ce matin (je suis désormais pauvre).  Et ce que je ne comprends pas, c’est comment je peux me retrouver dans cette situation vu que j’ai commandé mes cadeaux au plus tard le 15 décembre sur Amazon qui livre en général très vite. La preuve, ma sœur qui a tout commandé 3 jours avant sur le même site a tout reçu. D’ailleurs, ce n’est pas la faute d’Amazon ni des artisans de A little market où j’ai acheté moult babioles mais la faute de la Poste.


Amazon, il te file le numéro de ton colissimo suivi donc ni un ni deux, je rentre le code du colis et, ô surprise, mes cadeaux sont en Midi-Pyrénées au centre de tri… depuis le 19 décembre. Ouiiiii ? Je questionne mes parents et ils me confirment qu’il y a eu une grève de la Poste récemment dans la région. 23 décembre, 12h55, toujours RIEN. J’ai envie de pleurer, je suis déçue. Ne me reste qu’une ultime chance demain matin et après, il sera trop tard, je n’aurai que des « bons pour cadeaux » à offrir. Quelle merde, c’est nul ! J’en ai marre, même ça, ça foire. Pourtant, ça fait plusieurs années que je le fais je n’avais jamais eu de soucis. Mais bon, je suis rassurée, la Poste vient de se prendre une amende car elle ne remplit pas assez son devoir de service public. Super, c’est pas ce qui me permettra d’avoir les cadeaux à temps…

23 décembre, 13h54, toujours rien…

PS : Si je suis livrée après le 24 décembre, j’ai le droit d’insulter le facteur ou je suis obligée d’avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que lui, perso, il n’y est pour rien ?

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Ah oui, c’est Noël…

Ambiance étrange. Noël est dans moins d’une semaine maintenant et je ne percute pas 30 secondes. Est-ce dû à mon âge, au climat ambiant qui tient plus d’une fin d’octobre que d’un mois de décembre, le fait que c’est la crise et que tout le monde déprime, le fait que ma grand-mère ne verra sans doute pas 2012 ? Sans doute un peu de tout. C’est clair, cette année, Noël, j’y suis pas.

J’espère secrètement que ce n’est pas une question d’âge, j’ai envie d’être à nouveau touchée par la magie de Noël sans nécessairement me reproduire. Noel, c’est la famille, le triturage de neurones pour trouver le(s) cadeau(x) qui fera plaisir. Je sais que ça peut paraitre bizarre mais les cadeaux sont importants pour moi, ils prouvent que tu connais une personne… C’est pour ça que je déteste faire des listes. Je me souviens, une année, j’avais été un peu déçue quand j’avais ouvert les cadeaux que m’offraient Guillaume 1er car il s’était contenté d’appeler ma mère pour savoir ce que je lui avais commandé vu que je ne lui avais rien dit à lui. Les plus beaux cadeaux sont ceux auxquels tu ne t’attends pas, ceux qui te montrent que la personne a acheté ce cadeau pour toi. Comme l’Ex qui m’a offert deux anthologies de nouvelles russes l’an dernier, j’etais super touchée. Ou les tableaux faits par ma maman, je sais que j’en aurai un cette année aussi, une aquarelle de Venise qu’elle a faite et que je trouve chouette. Et qui me donne envie de me mettre à l’aquarelle. J’en suis plus à une envie d’activité près.

Mais cette année, je sais pas, le coeur n’y est pas. Je me suis appliquée à trouver des cadeaux qui feront plaisir à tous mais je n’y pense pas vraiment. Pour mes parente, un beau voyage (enfin, un week-end prolongé à Londres), des cadeaux Amazon pour ma soeur et son mari. J’aurais aimé offrir du fait main mais la seule qui aura un cadeau made by moi, ce sera mini Emma parce que lui tricoter chaussons, paletot et bonnet, c’est facile, c’est un bébé… L’an prochain, j’essaierai. L’an prochain, peut-être que je serai dans le mood, que j’aurai envie de décorer un peu mon chez moi. Là, comme je suis pas dans le trip, toute la niaiserie christmatique m’épuise, jez trouve ridicule que toutes les marques essaient de communiquer dessus, y compris celles qui n’ont rien à voir (non mais est-ce quelqu’un offre du Coca à Noël ?) . Je suis à côté, je ne crois pas en la magie de Noël cette année. Parce que je suis même pas sûre que le 25, on sera pas en pleine veillée funéraire. Comment voulez-vous que je pense sérieusement aux cadeaux et à la fête ?

2011, une année de merde jusqu’au bout.

PS : Cet article n’a pas pour but de récolter de gentils commentaires où les gens sont désolés pour moi rapport à ma grand-mère. Ca fait un mois que je me prépare au pire et vu qu’il n’arrive pas, ça devient un peu irréel en fait… Et j’en viens même à croire qu’elle sera encore là après les fêtes même si dans les faits, elle est déjà pas mal partie.

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L’irréel est-il loin de l’IRL ?

Par Lucas

Pour les gens qui ont passé les 10 dernières années sur une ile déserte, IRL est l’acronyme de  « In The Real Life »…

Vous connaissez  FoxyTunes ?
Mais siiiiii ! Foxitiounz, c’est le site rigolo qui a développé un moteur de recherche orienté miouzik !
Quand vous tapez U2 par exemple, vous avez une page qui présente dans de petits cadres proprets tout ce qu’il faut savoir sur le groupe : biographie, chansons phare, site officiel, paroles,
videos sur You Tube,  CD sur amazon, etc. Un moteur super complet pour la miouzik…

NB : Faut-il en déduire qu’on va avoir de plus en plus de moteurs de recherche dédiés à des sujets en particuliers ? J’en doute vu que pour moi Google aura toujours le monopole du cœur. Bon
d’un autre coté, je n’ai aucune connaissance et encore moins d’expérience dans ce domaine donc je n’ai aucune vista (ouarf, ouarf ouarf)


Toujours est-il…


J’ai voulu taper le nom d’une demoiselle avec qui j’échange des pensées éparses sur le filet mondialisé, suite à un article à la con de votre serviteur. Oui, histoire de voir s’il n’y avait pas
des photos d’elle qui trainaient et que je pourrais mater comme un crevard concupiscent. On ne change paaaaaaaaaaaas
J’ai donc tapé son prénom, « Raoulette » et son nom « Zgo ».

NB : je tiens à rappeler à mes aimables lecteurs que les jeux de mots à deux balles de Louka c’est comme la France de Nicolas : soit on les aime soit on les quitte. Et pour revenir au sujet hilarant des MDR (ouarf ouarf ouarf, désopilant cet article)…

J’ai donc tapé Raoulette Zgo sur Google et là j’ai obtenu un lien.
Vers un site, en franglais dans le texte : 123 People.
Un site over méga badant…

Vous tapez nom / prénom de la demoiselle et là vous avez :
–    Les numéros de téléphone référencés par le 118 000
–    les articles qui citent la donzelle ainsi que les brèves dans les actualités,
–    les documents (pdf, word, etc…) où son nom apparait,
–    les photos, les films où elle est taggée (les photos du profil Facebook par exemple mais manifestement c’est uniquement pour ceux qui n’ont pas verrouillé leur profil)
–    les  sociétés en rapport avec son nom (que la personne y ait été employée, qu’elle y ait fait un séminaire, peu importe),
–    ses adresses mail publiques (3 pour Raoulette en l’occurrence, du mail pro au mail perso…)
–    sa bibliographie (articles parus en ligne)
–    le lien vers tous ses profils communautaires ( de Viadeo à Facebook)

Ce à quoi je rajouterai, justement, que la donzelle a laissé ouvert son profil FB : n’importe qui peut s’y ballader pour voir où elle est partie en vacances, les groupes auxquels elle appartient,
etc. (c’est pourtant pas compliqué de tout verrouiller: barre de menu bleue,  Settings, Privacy Settings).

Bref…
Juriste prouve que tu existes.
J’ai l’article 9 qui me démange alors je gratte un p’tit peu…


Je me demande si les proprios de 123 People vont pouvoir se défausser en arguant que les infos qu’ils ont publiées sont ratissées dans l’espace public donc qu’il faut reporter la faute sur les
épaules de celui qui a divulgué les infos le premier…  J’ai tapé le nom d’une copine dont on va fêter l’anniversaire ds 15 jours. Eh bien pour le coup, 123 People reste silencieux ! Quelques
articles dans des publications juridiques, des tags associés à ses études, à son employeur, à sa fac aux USA : probablement un ratissage de son profil Linked In. Rien de violent, rien de gênant.
Alors quid ??

Alors il est évident qu’on a une responsabilité personnelle dans l’affaire (ce qui est sympa quand tu défonces une porte ouverte c’est que tu ne te fais pas mal à l’épaule) Toute la question maintenant est de savoir quelle est la durée de vie d’une page web et nos recours histoire de limiter nos erreurs passées… Comment faire pour contrôler la diffusion de nos dénominations et qualités par des tiers. Voire contrecarrer l’intrusion implicite des DRH ou des fouineurs qui vont se ruer sur 123 People. Rappelez-vous l’article du Zebre qui nous décrivait de A à Z la vie d’un inconnu rien qu’avec des infos glanées sur le web…

Perso,  je suis le king du proxy mais il est des sites  un peu trop inquisiteurs qui veulent prévenir les emmerdes, donc qui contrôlent à fond l’entrée de leur BDD et qui empêchent l’accès à la main pour se logger si on vient d’un serveur tropical (reconnu comme un proxy qui  nous rend anonyme). Ce qui est marrant, c’est que ma cousine m’a justement envoyé un guide pour lutter activement contre hadopi, un petit guide bien utile, histoire de télécharger en toute quiétude mais aussi inciter les gens à se protéger encore plus !  Mais attendez, on fait quoi maintenant ???


Faut-il donc devenir un être inhumain, une sorte de Paranoid Android et limiter tout ce qu’on dit ?
J’ai d’ores et déjà le sentiment de vivre dans une société qui s’américanise à vitesse grand V.  Une société où dire les choses clairement c’est mal et où il faut constamment utiliser
des mots diplomates et stériles.

Une société où même les infos du JT de 20h n’ont rien de sincère. Seulement un p’tit coté images choc/émotions faciles histoire de fidéliser le spectateur avide de sensations (c’était la pause « Louka découvre la vie »). Ma télé a une couche de poussière énorme mais il y a 3 mois en regardant le journal de Claire Chazal, oui vous savez

la journaliste-de-France2-qui-ne-sait-pas-parler-aux-téléspectateurs-sans-avoir-la-tête-de-traviole-et-donc-qui- nous-regarde-toujours-de-manière-oblique,

j’ai fait la démarche de couper le son lors des reportages.

Eh bah, les images n’apportaient rien d’intéressant et aucune info. Je sens que pour les niouzes je vais rester fidèle à France Inter & BFM…

Mais je m’égare encore excusez moi… Je pars du postulat que l’internaute est naïf  mais comme dirait une demoiselle avec beaucoup d’à propos : « es tu sûr que ces infos soient justes
?
« . Elle continue en évoquant le postulat d’une vie en société où tout serait markété (dans mon langage, « sublimé »). Faut-il donc croire qu’on va arriver à un société artificielle à la
Philippe K Dick où nos avatars virtuels vont prendre le dessus sur notre vrai personnage : cf cette vidéo

Bon, les lecteurs les plus rigoureux diront surement que 123 People n’est là que pour vendre du rêve à celui qui cherche des infos tel le mateur classique sur Facebook.  123 laisse croire
qu’on va tout savoir sur tout le monde. De quoi attirer les ingénus et justifier un prix élevé pour les pubs présentes sur la page… Et même si on découvre que Raoulette bosse chez Bidochon
Corporate, qu’elle a commenté un article sur un blog, qu’elle en possède un, qu’en est-il de sa personnalité propre ? Est-elle vraiment comme ça en vrai. Poncif facile, mais j’ai besoin de me
rassurer et de croire que l’ireel est loin de l’IRL et que les DRH sont suffisament futés pour ne pas tirer des conséquences faciles de ces impressions recueillies… Z’en pensez quoi vous ?

Autant en rester là, avec une anecdote personnelle.

Il  y a qq mois en mettant mon CV en ligne j’avais inséré des tags et metatags assez clairs « Lucas » « d’Amore », « Reims Management’s Cool »,  « Stratégie », « Conseil », « Et vous ça va ? »,
etc.
En conséquence, il y a encore 2 mois, quand on tapait mon patronyme, j’étais premier sur Yahoo,  40eme sur Gogol (là c’est le contraire : va comprendre…) De fait j’avais clairement choisi de
ne pas être un cowboy solitaire dans le Wid Wild Web. Toute la question est donc de savoir où commence la vie privée et si le magistrat doit suppléer le citoyen pour l’estimer… J’aimerais bien
avoir ton avis, oui toi la gente del barrio Vingtenaires !

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Je suis naïve

Par Marine

Annonces préliminaires : désolée de te laisser béton des fois, Nina, j’ai comme qui dirait un peu du pain sur la planche en ce moment. Désolée de pas avoir répondu sur mes précédents posts, promis, je m’y mets prochainement. A l’attention de akrak qui disait que j’aimais pas les hommes et que la pub Kookaï était faite pour moi. Comment dire… Kookaï ne passera pas par moi, d’une (et on voit bien que t’es un mec t’as pas vu le rapport pétasserie/prix de la chose), de deux, trop je te respecte, man.
Bref.

Est-ce que la naïveté est un défaut touchant ou un véritable cadavre dans le placard?

Je demande ça en tant que naïve de première catégorie. Quand j’étais petite ma demie-sœur m’avait fait pleurer en m’expliquant que mon père m’avait trouvée dans une poubelle. Et elle m’a enregistrée sur K7 audio, la salope (à la fois, depuis, elle a pas vraiment changé d’âge mental, Carole, si tu me lis, c’est pour toi). Ce fut le début du drame de ma vie. Depuis, je fais face, comme je peux. Le « comme je peux » signifie que je fais ce que je peux pour sauver la face quand je fais preuve d’une crédulité alarmante.  Mais c’est dur. Des fois, j’ai des profs qui se foutent de moi. Souvent, je fais suivre les mails qui me disent que la vie d’une petite fille atteinte d’une maladie rare en dépend. Mais le pire, c’est avec un mec. C’est-à-dire qu’à ce stade, ou bien je suis une oie blanche, ou bien j’ai une très mauvaise opinion de mon mec. Ou bien je suis conne (option qui recouvre les 2 premières propositions).

 Épisode1, Marine, envoie-moi une photo de toi dénudée. aka les relations à distance, on fait ce qu’on peut.

Génial elle est tellement belle que je l’ai mise sur mon frigo. (screenshot dudit frigo à l’appui)
Bleh?
Première réaction interloquée, dépassée. C’était avant le drame. Que voici. Après un temps de réflexion, et Benoît étant un TSS notoire (cf. rubrique afférente, vous y comprendrez donc que Benoit vit en colocation avec 3 autres étudiants mâles), je panique. OUI, je panique, je me dis pas « vanne trop naze ». Je tremble de rage à l’idée de Mohammed, le coloc iranien s’extasiant sur ma chute de reins, je me vois en Paris Hilton du pauvre qui aurait pas dû faire confiance, qui se retrouve en pâture face au monde entier, mais pas assez connue pour en tirer les bénéfices, je lui raccroche au nez. Il me rappelle. Je laisse sonner. Il me rappelle. Je laisse sonner. Il me rappelle… oui ça a duré longtemps.

Épisode 2, Marine, pourquoi on n’a jamais utilisé de sextoys?
C’est vrai, ça, pourquoi? On devise sur les avantages comparés des menottes, des godes-mais-surtout-pas-réalistes… bref, discussion sans grand intérêt que tout le monde a pu avoir à un moment de sa vie.

Le lendemain : Marine, j’ai pas arrêté de penser à cette histoire de menottes, alors du coup, je suis tout content, j’ai acheté un kit SM en promo sur internet… En promo. En promo. Promo en. EN PROMO.
Je refuse de faire les soldes pour les fringues – c’est vrai, quoi, je fais 38 aux pieds, 36 en haut, 38-40 en bas… bref, les soldes ne sont pas une
option pour moi. Donc pour moi, si j’ai pas de pognon, c’est H&M et Gap, et tant pis pour les marques, ce sera quand je serai riche, mais jamais un truc au rabais. Alors pour un vibral, tu te doutes direct que no way, quoi.
Bref, ma réaction (que je schématise un brin) : Gneeeeuuuhhh???

Ben oui, là aussi j’y ai cru, la promo, le plug en mauvais plastoc, la boule pour mettre dans la bouche façon « Bring out the Gimp », la totale. Effet tue-l’amour garanti. D’un coup, j’ai béni la relation à distance et le bonheur immense que constituait une nuit avec mon Ratatouille en peluche dans mon lit une place en buvant une Verveine Menthe. Chacun son style pour tuer l’amour, me direz-vous.

Une heure après, je suis encore à lui trouver une solution: a/se faire rembourser sur son compte, b/faire opposition sur sa CB et tout brûler, c/créer une annonce sur E-Bay (me disant au passage que merde pendant qu’on y est ce goujat serait capable de m’acheter un rabbit d’occase sur E-Bay, s’il tombe dans la promo)

Épisode 3, Marine, t’es là chez toi demain entre 14 et 17h?
– Naaaan j’y crois pas, tu me fais livrer des fleurs ou bien?
– Euh non, des enceintes pour mon pote Jérome. Je les ai pétées par accident l’autre jour…
– Hé?
– Je les fais livrer chez toi, tu les apporteras la prochaine fois que tu viens (rappel : il vit en Amérique)
– HÉ????
– C’est un peu gros par contre (visionnage de la page Amazon : le bébé fait 1m20 par 80 cm par 50 cm)
– HÉÉÉÉÉÉÉÉ!!!!!!!!!!! (je vis dans 2 mètres cubes)
Ca dure une bonne heure trente, au bout desquelles je fais exprès d’être pas chez moi demain, qu’il a qu’à se carrer au cul ses enceintes (sic), que c’était acheté sur CraigsList depuis 15 jours mais qu’il avait pas jugé nécessaire de m’en parler, qu’il me paie un billet d’avion si j’accepte de réceptionner le colis, mais que globalement, il faut se faire foutre super profond avant tout.
J’en tremble de rage.
– Euh ouais, en fait non, juste, je te fais livrer des fleurs pour la St Valentin… Putain j’ai honte c’était trop facile…
Du coup, dans ces conditions, la Saint-Valentin est plutôt rock n roll voyez-vous : une blagouze débile, un trashage en règle, un pot de fleurs pour finir. Sobre et décalé. Pour la première fois de ma vie où je suis maquée ce jour là, je trouve que c’est plutôt funkos.

Mais la morale de cette histoire selon Benoît est plutôt amère… Un jour, tu sortiras avec un mec qui te trompera et tu verras rien, ma pauvre chérie.

Mis à part que ça permet à mon entourage de se marrer un bon coup à mes dépens régulièrement, et que ça fait de moi un assez bon public, c’est touchant ou bien c’est un putain de cadavre dans le placard?

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