Où je suis pas prête à être agente de voyage

Parfois, je me dis que je changerais bien de carrière et je me plais à rêver. Fleuriste ? Sympa mais étant allergique au pollen, ça peut être compliquée. Institutrice ? Oui mais est-ce que j’aurai la patience face à 30 gosses ? Je veux dire, c’est facile de gérer un Saturnin que j’aime de tout mon coeur mais les autres enfants ? Agente de voyage ? Créer des voyages sur mesure… ah ouais, ça me botterait bien.

voyage

Sauf que je me suis rendue compte cet été que j’étais une grosse quiche. Souvenez-vous, avec Victor, on a voulu se faire un voyage aux petits oignons. On avait envie d’Italie et de Grèce, de découvrir de nouveaux paysages, de cocher de nouveaux pays dans notre mappemonde du sexe. Je fouille les interwebs pour résoudre l’équation suivante : 15 jours de vacances, deux pays, budget léger. En partant du mercredi au mercredi, on trouve des avions peu chers, décollant avec Air France et rentrant avec Transavia, Vueling ne m’ayant pas proposé de deal intéressant (alors que je les prends assez souvent). En fouillant sur AirBnB, on trouve deux apparts sympas, un avec une terrasse de ouf à Naples et un autre appart bien situé à Athènes. Pour finir, on s’offre une mini croisière parce que vu qu’on est en pension complète, c’est un bon rapport qualité-prix. Même si on avait des lits séparés et qu’on a navigué au sein du temple du capitalisme.

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J’étais bien fière de moi mais en imprimant les papiers quelques jours avant de partir, je découvre une couille dans le potage. Une couille bien velue. Pour le ferry nous permettant de rallier la Grèce, on nous demande d’arriver 3h avant le départ… et nous n’avons aucun moyen d’être à Bari à temps. Je panique, j’envoie des messages désespérés à Victor mais finalement, je préviens le ferry que nous, on arrivera plus tard vu qu’on n’a pas de voiture donc c’est pas grave.

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Ca restait cependant tendu : une fois sur Naples, on se rend compte que le bus qui nous permettait d’arriver pas trop tard n’existait pas le dimanche donc il nous restait que l’option train, un peu tendu mais nous décidons de tenter cette option et si on rate le ferry, on prendra le suivant. On prend la décision ensemble donc si ça le fait pas, ce ne sera la faute de personne. Non parce que pour rappel, c’était notre premier vrai voyage en amoureux (en Tunisie, on était partis en groupe et on se considérait pas en couple et Rome, c’était juste un petit week end) donc les engueulades peuvent surgir plus vite que leur ombre.

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Finalement, on a eu notre ferry, on profite de la Grèce, tout va bien. Puis vient l’heure de la croisière, on embarque, sereins et heureux, j’étudie un peu le programme et… mais attends… Couille dans le potage mais genre couille de compétition. Reprenons : la croisière dure 4 jours, on part le 10 juillet donc j’ai prévu un retour le 14 avec l’avion pour la France… Sauf 4 jours de croisière, ce n’est pas 10+4, c’est 10, 11, 12, 13…On rentre au Pirée le 13 juillet, on décolle le 14… Oh oups ! Bon, grâce au wifi d’un café turc et mon forfait monde offert avec mon téléphone pro (merci patron !), on chope un AirBnB au débotté, un petit studio un peu loin du centre mais à 25 € la nuit, bon deal.

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On se retrouve donc un dernier jour à Athènes, on se dit qu’on pourrait en profiter pour finir le musée d’archéologie qu’on n’a pas eu le temps de terminer car il est immense (mais génial) (mais immense); Mais on finit par glander au café toute la matinée puis à s’offrir une sieste une fois l’appart récupéré. Un appart qui avait la particularité d’être équipé d’une barre de pole dance, notre hôte étant prof de pole danse “but not a stripper!” précisa-t-elle. L’occasion pour Victor de m’offrir une petite démonstration de ses talents.

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Bref, être agente de voyage n’est pas de tout repos, j’ai encore du boulot. Mais j’ai de l’ambition, j’imagine pour l’an prochain un périple de ouf : Mexique (Playa del Carmen pour plonger un peu), San Francisco, Los Angeles, Vancouver, Montréal et New York… Bon, faudrait que je vende un rein mais ça peut le faire…

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Week-end à Lyon

Parfois, je prends mon sac à dos et je pars en pérégrination. Même que j’avais un blog sur le sujet mais ça m’ennuie de faire un blog juste pour ça alors je reviens vous en parler ici. Donc ce week-end, Anaïs et moi avons arpenté les rues Lyonnaises en soupirant sur nos vies parisiennes. Et pourtant, j’ai fait mon boulet puissance mille, je me demande comment Anaïs m’a pas abandonnée sur le bord de la route.

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Déjà, je commence fort : samedi matin, train à 6h58. Je pars sereinement de chez moi, lalala. Bon, je m’arrête retirer de l’argent, ça me retarde un peu mais zen, ça va. Prochain train ? 7 mn d’attente. Ah mm grmpf. Bon, ça devient un peu serré mais ça va. Sauf que je n’avais pas prévu qu’à 6h30, le réseau était déjà saturé, nous voici bloqués en pleine voie, les minutes passent. C’est pas que je panique mais je commence à douter, là… Anaïs m’informe de l’emplacement du train. 6h50, je suis pas encore  gare de Lyon. Ca pue, hein ? Sortie du métro, je cours comme une dératée. Putain de merde, je dois valider mon pass navigo pour sortir, ils font chiiiiiiier !! Je cours, je cours, j’arrive sur le quai, le train est toujours là ! Sauf qu’évidemment, nous sommes voiture 11, je dois remonter toute une rame. La contrôleuse siffle : il reste normalement 2 minutes avant le départ, je viens de dépasser la voiture 1. Ok, plan B : je me rue dans le train, chope mon iPhone et hurle à Anaïs “moooooooonte, moooooooonte !!”. Nous voilà donc parties. A noter : si vous prenez un e billet, on peut vous retrouver même si vous avez pas le papier (parce que oui, quand on part toutes les deux, une prend les 2 allers, l’autre les 2 retours. Evidemment, j’avais les allers). Je rajoute quelques kilos à ma boulet attitude   : en enregistrant les billets, je me suis trompée sur la date de naissance d’Anaïs qui a été un peu taquinée par le contrôleur.

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Bref, arrivées sur Lyon, on trace direct au Parc de la Tête d’or. C’est beau ! Ce bel étang couleur de jade, les belles pelouses ! On va boire un café à la cité internationale puis c’est parti pour le grand tour : les belles serres, le zoo… Mais bon, il commence à être tard, on n’a rien avalé depuis la veille et ça tape dur. Donc nous revoilà parties pour le centre, j’ai un peu fait mon boulet (épisode 2,5) : on marche le long d’une rue en plein cagnard, ça n’en finit pas et je n’ai pas de chapeau donc je commence à craindre une insolation. Chiante, je vous dis.

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On déjeune dans une brasserie sans intérêt au service relativement déplorable mais juste à côté de l’Opéra donc on a surtout payé pour se poser en terrasse là, quoi. L’après-midi (enfin, vu qu’on est arrivées après 14h, on est reparties à 16h), requinquées, on part à l’assaut de la Croix Rousse. Oui parce que Lyon, ça monte et ça descend. Et comme j’étais en mode boulet (épisode 3), j’avais des courbatures de compétition suite à un cours intensif de sport mercredi. Mais l’avantage des muscles, c’est que quand tu les chauffes, t’as moins mal. Bref, on monte, mon monte, on guette les triboules : des têtes de lion bleues sur fond jaune indiquant un passage derrière une porte cochère (mais elles étaient ouvertes les portes). On a aussi trouvé d’autres pierres plantées, j’aime bien ce petit côté chasse au trésor. On finit par se poser tout en haut de la Croix Rousse, dans l’herbe, on domine Lyon, on entend des milliers de klaxons. Alors à noter que les Lyonnais, ils sont très nerveux en voiture mais pour le coup, rien à voir : c’était la gay pride.

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Après avoir savouré, on repart à l’auberge de jeunesse “tu vas voir, ça monte un peu”. On redescend sur les bords de Saône, on furète dans le vieux Lyon et soudain, on se retrouve face à une putain de côte. Ah oui, en effet, ça grimpe ! On arrive rouges et dégoulinantes à l’auberge, on prend possession de notre chambre que nous partageons avec 2 Allemandes et 2 “on sait pas bien, on les a à peine croisées”. Une bonne douche plus tard, on va se boire un verre (d’eau) sur la magnifique terrasse de l’auberge avec vue imprenable sur la Presqu’Ile. Une petite balade du côté de la laide Place Bellecour (enfin, le clocher de l’ancien hôpital est chouette mais cette espèce de dalle d’asphalte au milieu, moi y en a pas comprendre…). Dîner dans un bouchon typique (Chez Mounier, très bon), une sublissime tarte à la praline qui nous obsède depuis. Retour à l’auberge (j’ai mieux géré la grimpette), petite papote sur la terrasse et coucher.

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Le lendemain, petit déj toujours sur la terrasse et c’est reparti. J’ai les pieds déchirés par mes baskets mais ça va aller, je vais arrêter de faire mon boulet. On grimpe dans un parc avec un vieux théâtre antique magnifique même s’il y avait une scène géante en plein milieu mais on fera avec. On monte, on redescend, on remonte… Puis hop à la Fourvière pour voir l’église St Joseph qui domine Lyon. On rentre d’abord dans la chapelle inférieure mais comme il y a messe, on fait un tour aux alentours. Un petit tour devant la Tour Eiffel locale puis on va se balader dans un parc autour. On peut enfin entrer dans la Fourvière (après avoir joué à prendre la statut de JP II en mode Staline), l’organiste termine son récital. J’aime bien l’orgue, c’est tellement dramatique…La Fourvière, c’est magnifique, j’adore les couleurs, la façade…

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Ensuite, on redescend sur la Presqu’Ile, un déj dans un resto sympa mais qui ne servait pas de tarte à la praline (raaah, frustration !) puis, comme on sent une petite fatigue, on se dit qu’on va aller roupiller sur les quais de Rhône. On passe devant la piscine à l’architecture communiste (que j’adore, forcément). Le soleil tape dur, les quelques tâches d’ombre sont super squattées, on finit par échouer sur un coin de pelouse caillouteux du côté de péniches de croisière. Et là, le retour du boulet : deux jours sans pluie, je ne suis plus habituée, le pollen qui vole m’agresse méchamment. Mes yeux frottent, mon nez pique, les miasmes m’obstruent. Le verbe le plus adapté à la situation me paraît être : je me liquéfie. Un petit tour au pied du clocher de la place Bellecour, un tour au McDo et nous revoici déjà dans le train, retour Paris. Anaïs me laisse partir, embêtée par mon état de dégradation avancé, moi désolée d’avoir été un boulet.

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Moralité :
– Lyon, c’est quand même super beau, y a plein de parcs, de chouettes quartiers, j’ai bien aimé chercher les pierres plantées à la Croix Rousse. Je me verrais bien y vivre… après avoir passé un temps certain avec un allergologue bien sûr.
– Faire du sport intensif juste avant un week-end de crapahute était une vraie mauvaise idée (mais la séance suivante, j’ai pas eu une courbature)
– Arrêter d’oublier mon chapeau m’évitera de stresser à l’idée de choper une insolation (ce qui m’aurait valu le titre de boulet ultime)
– les Lyonnais conduisent assez mal par contre.
– la tarte à la praline, c’est la vie.

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Mer ou montagne, là ou loin ? (2)

Suite de l’article « c’est où qu’on va »

La montagne

La montagne en été, c’est chouette, y a personne. Et pas forcément grand-chose à faire. Si vous voulez vous retrouver seul au monde avec juste une épicerie ouverte, là, par contre, c’est le pied. Beaucoup partent en vacances en montagne pour faire de la randonnée comme Gabriel par exemple. Lui, c’est un peu un drogué du sport, faut dire. Mais comme il disait : « j’ai pas envie de me prendre tous ces Parisiens que je me paye toute l’année aussi en vacances ». Pas faux.  Il faut dire que la randonnée, vu de loin, ça a l’air chouette et pas si compliqué que ça. Gab’ m’ayant montré les photos, sur le coup, j’étais là : « oh ouah ! » puis quand j’ai vu la photo de l’ampoule qui lui mangeait tout le talon, j’ai été un peu moins motivée. Avantage de la montagne : calme, air pur. Inconvénient : bronzage moins garanti mais surtout, galère pour le ravitaillement vu qu’à part vous, il n’y a personne. Mais au moins, vous ne croiserez pas votre voisin de palier et vous ne crèverez pas de chaud.

La campagne

Pourquoi partir forcément à la mer ou à la montagne ? La campagne, ça a aussi ses avantages. Cadre bucolique, possibilité de manger dans le jardin, à l’ombre, de bronzer dans ce même jardin et pourquoi pas acheter une piscine gonflable pour batifoler joyeusement ? Bon, là encore, niveau foule, ce n’est pas ça du tout mais c’est calme et on a un supermarché pas si loin, en général. Plus facile de ravitaillement que la montagne. Mais en général, la campagne recèle de petits pièges auxquels on ne pense pas forcément. En tête : les
allergies. Bon, à nos âges, on le sait si on est allergiques ou pas au pollen mais ce qui est magique avec les allergies, c’est que ça peut survenir à tout âge. Hé oui. On croit toujours  à tort que l’on est allergique au pollen depuis la naissance ou jamais mais si vous vous mettez à pleurer du nez pendant les vacances, vous verrez que c’est faux. Et le nez pelé, ça fait super mal, j’ai testé y a pas longtemps. Mais un petit tuyau filé par la dame en rose : l’homéoplasmine sur l’irritation, ça se soigne plus vite.

Mais le pire à la campagne, ce sont les bêtes, les petites et les grosses. Les petites, elles piquent. Evidemment, on pense aux moustiques et araignées et on s’en protège mais il y en a d’autres comme les aoutats par exemple. Je me souviens d’un été, j’étais jeune (8 ans, je crois), je m’étais roulée dans l’herbe un soir je sais plus bien pourquoi. Le lendemain, mon ventre était recouvert de gros boutons rouges qui grattaient, grattaient, grattaient. Allez expliquer à une fillette de 8 ans qu’il ne faut pas qu’elle se gratte. C’était un vrai
cauchemar, je m’en souviens encore 20 ans après.  Je ne vous parlerai pas des fourmis, scorpions (y en a dans le sud est !) et même des bêtes qu’on ne voit jamais ailleurs et qui pour se faire bien connaître de nous nous mordent parce que c’est trop rigolo. Quant aux grosses bêtes, si les risques de tomber nez à nez avec un sanglier dans sa cuisine sont peu élevés, il n’en reste pas moins le bruit. Les citadins comme moi ne connaissons que peu le bruit des animaux. Autant une chouette la nuit, on situe ce que c’est (même si ça nous empêche de dormir), autant y a d’autres cris, on ne sait pas trop et ça fait assez flipper. La nuit, dans la campagne, personne ne vous entendra crier…

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

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Où trouver l’homme ? Episode 15 : la balade post café post musée

(Lecteurs chéris et lecteurs pas chéris aussi, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction donc cette scène n’a jamais eu lieu en vrai. Mais tu vas voir que j’ai intégré des éléments du réel, essaie de deviner lesquels).

A la recherche du prince charmant

Nous voici donc sortis du café et je ne sais plus du tout à quoi m’attendre. J’avais sorti le grand jeu de l’odiosité et normalement, le mec devrait partir en se disant que je suis une connasse et ciao. Les hommes préfèrent-ils donc réellement les chieuses ? Ou alors il veut finir notre joute verbale sur un autre terrain ? Larguée, je suis.


On s’enfonce petit à petit dans la rive gauche, du côté de St Germain, en discutant littérature, pour changer. Apparemment, les tensions se sont calmées. Alors qu’on marche, mon nez commence à me chatouiller. Ca m’arrive souvent, je laisse faire. Zut, mes yeux commencent à frotter. Plus de doutes : j’entame un épisode allergique. Je fouille dans mes poches et y pêche un malheureux kleenex déjà entamé. Ok, avec de la chance, ça ne va pas durer.

« Kchou ! Kchou ! »

J’ai un éternuement très mignon, entre le chaton et la petite fille et là, ça attendrit toujours un peu mais faut voir à ne pas en abuser…Parce que là, je suis en pleine rafale d’éternuements, ça n’arrête plus et mon nez commence à couler. En général, il y a une loi mathématique qui dit que le pouvoir de séduction est inversement proportionnel à la morve qui coule de mon nez. Et là, mon pauvre kleenex a déjà perdu la guerre, il se disperse en lambeau et je n’en ai pas d’autres. En un mot : c’est la lose.

Mon compagnon de balade (oui, avec un b et pas avec un m prononcé avec un nez pris) semble fort impressionné par ma décrépitude soudaine et à chaque éternuement, fait un imperceptible pas sur le côté pour s’éloigner de moi.

« Heu… Ca va ?

– Oui…gggg… C’est rien…gggg… Allergies… »

Je ne le sens pas super ravi de la nouvelle mais peu importe, faut que je trouve un remplaçant à mon kleenex et accessoirement que je me lave les mains… Oui, à ce moment là du récit, j’ai perdu tout mon glamour, mon pouvoir de séduction, mon charisme, tout ce que tu veux. Je suis le Titanic et la fuite, elle vient de mon nez.

« T’as pas un bouchoir…gggg… ?

– Non… Tiens, y a un marchand de journaux, ils en vendent des fois, viens. »

Il ne me prend pas par la main, ce qui est compréhensible puisque là, elle est totalement sinistrée, mais m’amène quand même au kiosquier qui, oui, vend des kleenex. J’en déplie un tout propre et souffle de tout mon cœur dedans. Y a vraiment des fois où je suis impressionnée par les prouesses du corps humain : comment ai-je pu fabriquer autant de miasmes en si peu de temps.

« Bon, écoute, on va rentrer, je pense, c’est mieux pour toi.

– Nan, nan… ggg… Ca ba aller…gggg… Ca ba pazer, je le sais…gggg…

– Oui mais non mais là, c’est pas possible. Les nez qui coulent, ça m’écoeure. »

Je le regarde par-dessus mon mouchoir : effectivement, il est légèrement vert. Mais j’avoue que là, je suis tellement préoccupée par mon allergie que je m’en fiche un peu. Il était bien trop tôt dans notre relation pour qu’il me voie dans cet état, c’était clair que ça ne pouvait pas durer. Les faiblesses et les nez qui coulent, jamais au premier rendez-vous. Déjà que vomir au deuxième n’est pas toujours une bonne idée [c’est du vécu, souviens toi]…

Alors on se quitte. On ne se donne pas nos numéros, on se dit quand même à une prochaine des fois qu’on se croiserait par hasard dans la rue. En attendant, vu que je me retrouve avez un nez tout irrité, je doute de pouvoir attraper quelqu’un de suite, de suite. Pourtant la prochaine fois, je vais à la bibliothèque.

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Piou piou font les oiseaux dans le ciel bleu

Ceux qui vivent en France l’auront remarqué : il fait beau, à nouveau. Si, je vous le prouve : mercredi dernier, je suis arrivée dans mon pays avec ma grosse veste
matelassée genre taspé du 9-3. J’en suis repartie mercredi matin bien emmerdée par ma fameuse veste, un peu trop chaude pour la saison (mais bien pour dormir dans le train où ça caille).

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Le printemps est enfin là et avec lui ses petites joies. En allant voir ma grand-mère, la semaine dernière, ma mère a décapoté sa voiture et nous voilà sur les bords du Tarn à parader. Rebelote mardi, après avoir pulvérisé les 358 bouteilles en verre qui traînaient chez mes parents dans le récup’ verre. J’adore ça, moi, jeter les bouteilles dans le récup verre, je les lance très fort pour qu’elles se cassent. Ca fait du bruit, ça défoule, c’est top. Nous voici reparties sur les petites routes de campagne, mes cheveux oranges voletant au vent, c’est le top
quand même… Y a aussi les chats qui se roulent sur la terrasses et reviennent tout chauds, la bonne humeur dès le matin, quand le ciel est bleu. On a aussi promené ma mamie dans le parc de sa clinique avec le fauteuil roulant (c’est très drôle en montée ou en descente parce que ma mamie est un peu obèse), elle était toute contente. On a même fait coucou à un âne tout cracra.

 

Mercredi, retour à Paris, donc, je prends un taxi pour rentrer chez moi. Oui, moi, le métro avec la valise trop large pour passer les portiques d’un côté et mon chat de l’autre, ça fait chier donc taxi. On longe la Seine, les terrasses de café. Je n’ai qu’une envie : jeter mes affaires et poser délicatement mon chat à la maison et repartir squatter une terrasse de café. J’aurais pris un magazine, peut-être un news mag pour me donner bonne conscience et j’aurais profité du beau temps. Seule dans ma bulle. Ou alors, je peux pousser le vice à aller dans un
parc m’étaler sur la pelouse tendre, couchée face au ciel bleue. Je me sens toujours pleine de plénitude quand je suis allongée à même le sol en regardant le ciel bleu, comme sur cette plage l’an dernier. Si y a quelques gros nuages blancs et voluptueux, c’est encore mieux, je les regarde bouger et j’essaie de trouver des formes à l’intérieur, comme quand j’étais petite.

 

Bon, évidemment, tout n’est pas rose au printemps. D’abord, il y a des allergies. Elles sont beaucoup moins violentes chez moi par rapport à y a quelques années mais j’ai de jolis accès. Par exemple, dimanche, j’étais donc chez mes parents, repas d’anniversaire avec ma mamie (celle qui n’est pas à l’hôpital, l’autre). Ma grand-mère me regarde : « toi, tu as des allergies ! » Elle dit ça parce que je pleure des yeux et du nez ? Ca me frotte les yeux, ça me gratte les oreilles et la gorge, c’est pas très agréable. Non parce que le nez rouge, c’est pas méga sex quoi (ni la voix nasillarde due à un nez bouché en permanence, malgré les nombreuses séances de mouchage). Ah oui parce que le corollaire du beau temps, du ciel bleu, des fleurs qui fleurissent et qui sentent bons, des oiseaux qui piou pioutent et le soleil qui brille, ben, les hormones, elles se joignent à la fête. Ca fait pshiiiiiiiiiiiiiit dans le string.


Et je sais pas si vous avez remarqué mais le beau temps ça rend les gens (enfin, les mecs entre 20 et 40 ans parce que je regarde pas les autres) beaux. Je tombe amoureuse toutes les 3 secondes et demi. Mais après, je concrétise pas parce que j’ai pas méga envie de me compliquer la vie avec un mec en ce moment. Ca me tombera dessus au moment où je m’y attendrai pas ou quand je dirais
« moi, les mecs, je laisse tomber, j’en ai marre ». L’an dernier, ça a carrément fait ça ! Je décide d’oublier un peu les mecs après une déconvenue (genre j’ai tellement couru que j’aurais pu être championne du monde de marathon sauf qu’à l’arrivée, ben, j’ai rien eu du tout) et là, zbam ! Coup de foudre à la con ou presque. Je me demande dans quelle mesure le printemps ne favorise pas le « coup de foudre » ou du moins le coup de cœur. En effet, tout est tellement beau au printemps, même l’amour.

 

D’ailleurs au printemps, c’est la saison des pâquerettes que l’on peut effeuiller « il m’aime un peu, beaucoup… ». Ouais, y a pas à dire, le printemps, c’est vraiment la saison de l’insouciance.

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Sur les rotules

Depuis quelques temps, me voici devenue une working girl. C’est plutôt une bonne nouvelle, vu ce que j’ai galéré pendant les 6 derniers mois. Cette semaine, j’ai donc entamé un nouveau stage. Problème : la masse de travail est énorme et je suis pour l’instant seule à l’accomplir. Jeudi et vendredi, ce fut donc après-midi boulot chez Michel pour déblayer un peu le terrain. Résultat : mon week-end à Toulouse va être des plus réduits car je dois être de retour lundi à 8h. C’est parti pour un week-end marathon.

 


Jeudi, je sors de ma première réunion et j’ai compris : inutile d’espérer pouvoir partir le lendemain en province, j’ai encore une réunion et elle va finir tard. Effectivement, elle a terminé à 21h. Bon, c’est le début, ça va se calmer après. Donc je prends le train samedi à 7h30. Oui, vous avez bien lu, moi, dans un train à 7h30. Samedi, 6h, mon réveil me tire de mon sommeil. Fais chier, je serais bien restée au lit. Et c’est parti pour une des journées les plus longues de l’année. Je me lève, je m’habille, je finis mon sac et 6h30, je sors de chez moi (je me suis pas maquillée, ça fait gagner du temps). 7h, me voilà arrivée à la gare donc avec une demi heure d’avance qui m’ont servi à boire un café. Dans le train, ô misère, je tombe dans un compartiment, c’est impossible de dormir là-dedans, je fais comment pour finir ma nuit, moi ? Autant ne plus y compter. Heureusement, à Limoges, je change de train et dans le nouveau, y a de la place donc je dois dormir/somnoler deux bonnes heures. Sauf que dormir dans le train, ça fait mal au dos et aux cervicales. Donc décision : cet après-midi, je fais la sieste sinon, je ne tiendrai pas.

Arrivée à la gare, je retrouve mes parents et là, on croise la mère d’Anne qui vient justement chercher sa fille. On reste un peu à papoter et voilà justement Anne qui me propose de passer chez elle. Donc, je rentre chez mes parents, je jette mon sac dans un coin, mon linge dans la machine (oui, pour les draps, un sèche-linge, c’est top et je n’en ai pas), mon café dans le gosier, Technopolis sur le blog et je repars. Après-midi chez Anne à me gaver de thé et de café car je sais que je pourrai plus dormir. On papote de nos vies, de nos hommes (surtout d’eux, des oreilles ont dû siffler samedi après-midi), on dit un peu de mal des gens mais pas trop. Bref, un après-midi normal entre filles.

18h15, retour chez moi, opération « douche ». Mmmm, que ça fait du bien. Sauf que le drame se noue. En sortant de la douche, je tends la main pour attraper mes vêtements posés sur le rebord de la baignoire (oui, dans la salle de bain de mes parents, y a une cabine de douche ET une baignoire) et je fais tout tomber dedans. Ce qui est ennuyeux car il y a un phénomène de reflux donc toute l’eau que j’ai utilisée pour me laver stagne au fond de la baignoire et mes fringues trempent désormais dedans. Et merde ! Donc je fais une expédition punitive dans le placard de ma mère qui, heureusement, se fringue bien et fait la même taille que moi. Du coup, je suis à la bourre, je me maquille en parlant à ma maman qui venait de finir ses courses (dont la carte de vœu pour Gaugau, une carte miniature…).

Je pars enfin pour Toulouse, je perds une plombe à la station essence puis je prends l’autoroute. Arrivée sur place, je récupère Lucie et on va manger chez un couple d’amis. Première partie de la soirée calme, on mange des pizzas tout en jouant à la belote. Ben, mine de rien, j’adore la belote et ça devait faire plus d’un an que j’avais pas joué et ça m’a fait bien plaisir, surtout que mon partenaire et moi avons rétamé Lucie et son collègue lors de la deuxième partie. Bon, nous, on avait du jeu et pas eux. D’ordinaire, j’ai pas de chance aux jeux, moi, j’espère que je ne dois en tirer aucune conclusion… (je plaisante).

Nous sommes arrivées à 20h30. 22h, Gauthier commence à nous harceler pour qu’on se dépêche mais on finit notre repas-belote quand même surtout que j’apprends par Lucie que je dois récupérer trois personnes au passage. Sympa de me prévenir, c’est quand même moi qui conduit. Bon, on finit par partir vers 22h45 puis on tourne dans Toulouse pour récupérer les 3 personnes et on part enfin chez Mister Big. Ô miracle, on trouve une place en bas de chez lui, même pas besoin de faire un créneau. J’étais partie sur un : « à 1h, je me casse ». Finalement, le temps qu’on parle, qu’on fasse les cadeaux et tout ça, on décolle un peu avant 3h, je redépose mes passagers de l’aller moins une et je finis finalement par me coucher à 4h, totalement épuisée. Je ne m’endors qu’une demi heure plus tard.

Le lendemain mati, j’émerge à 12h30 et c’est reparti. Un bisou à ma mamie qui est venue manger, une douche vite fait avec lavage de cheveux obligatoire et hop, on déjeune. On mange sans se presser en avalant les infos, arrêt sur images (ouais, j’ai enfin réussi à faire regarder cette émission à mes parents !), les Guignols et le zapping. On débarrasse, je fais un tour rapide sur le net pour lire mes mails et les comms sur le blog. Je redescends, ma grand-mère part, je lui fais un bisou. Puis comme il est hors de question que je m’allonge et qu’il n’est que 14h30 (mon train étant à 16h39), on décide d’aller faire un tour dans la nouvelle voiture de ma mère, qui a la particularité d’être décapotable. Yeah. Je fais donc mon sac et vers 15h, nous voilà parties sur les routes de la campagne. Bon, c’est super agréable de se balader en décapotable, faut le dire, même si la luminosité me dérange un peu au départ. Bon, au bout d’un moment, la gorge me gratte et mes yeux se mettent à pleurer mais ce n’est pas très grave. Ca fait longtemps que mon allergie au pollen ne s’était pas à ce point manifestée.

Le problème, c’est qu’on se promène, on se promène et qu’à un moment, je fais : « maman, mon train part dans 20 minutes ». « Maman, mon train part dans 10 minutes… ». « Maman, a priori, je n’aurai pas mon train et le prochain me fait arriver à 23h50. » Bon, on va quand même à la gare, j’arrive et je vois que le train est là, voie 2, donc je prends les escaliers en courant avec ma valise qui pèse un peu quand même, j’arrive sur le quai d’en face, le coup de sifflet vient de retentir mais une porte est encore ouverte, deux contrôleurs discutant donc j’essaie de me jeter à l’intérieur mais ils me bloquent : « non, mademoiselle, aucun passager de cette gare ne peut monter dans ce wagon. » Bon, sur le coup, je me dis que je suis tombée sur un farceur mais apparemment, non, ce n’est pas le cas. Il m’a expliqué mais je n’ai rien compris et je m’en fous : le train est encore ouvert, je suis sur le quai, je veux monter. Il me dit qu’il y a une majoration de 35 euros, je réponds que je les paierai mais je veux partir ! Heureusement, le contrôleur du train est plus sympa, il me fait monter avec la promesse que je change de wagon à l’arrêt suivant (c’est un grand convoi avec deux TGV collés). Je m’installe donc tout au bout du premier TGV et docile, à l’arrêt suivant, je descends et je change de place. Sauf que la SNCF est très joueuse, elle ne m’a attribuée aucune place précise…Je trouve cependant une banquette libre, je m’y installe. A l’arrêt suivant, personne ne vient me chasser de là, un gars vient s’asseoir à côté de moi et m’explique que, comme moi, il n’a aucune place attribuée… Décidément ! Surtout que le train est loin d’être plein… Enfin, je suis assise. Au menu : écriture puis quand l’ordinateur bippera la fin de sa batterie, je lirai avant de m’assoupir. En rentrant chez moi, j’ai beaucoup de boulot mais ça attendra. Ce soir, je ne fais rien, ça me changera de ce week-end. En tout cas, j’aurai réussi en 26 heures à voir mes parents, ma mamie, Gauthier, Mister Big, Lucie, Emma et Anne, à fêter un anniversaire, faire deux parties de belote, boire un peu (Mister Big, ton margarita fraise, mmmm), me faire un nouvel ami qui est une machine à compliments, mettre mon blog à jour, faire une balade avec ma maman et apprendre les derniers potins de la famille (Gaugau, parenthèse pour toi : mon cousin pas beau de 20 ans va être papa… au secours), faire une lessive, prendre deux douches (dont une où je me lave les cheveux), noyer mes vêtements… Finalement, y a que dormir qui manque à la liste. Et le week-end prochain, le frère de Gauthier monte… Seigneur !

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Christophe

Mes amis qui ne sont pas inscrits sur meetic me demandent souvent : « mais que ferais-tu si tu tombais sur un gars qui ne te plaît pas ? ». C’est en effet une très bonne question à laquelle je n’avais pas de réponse tant j’étais toujours tombée sur de charmants jeunes hommes. Jusqu’à hier soir. Je pense que toutes les personnes inscrites sur ce site ont au moins une fois un rendez-vous calamiteux. Le mien a donc eu lieu hier, une scène particulièrement ridicule que je m’empresse de vous raconter avec délectation tant la situation prête à sourire.

Depuis une semaine et demie, je me pose des questions sur meetic et ce genre de rencontres, suite à ma soirée avec Julien. Pour être honnête, ce jeune homme a fait volé en éclat toutes mes défenses. J’allais précisément sur meetic pour ne pas tomber amoureuse mais si les choses continuent à suivre leur chemin, je vais échouer. Mais je parlerai de Julien dans un autre article qui lui sera consacré.

Décidée à ne pas tomber amoureuse, je prends donc rendez-vous avec un jeune homme, Christophe, mais j’avoue que je n’étais pas confiante du tout. Je l’avais trouvé mignon en photo mais avait tiqué sur son âge (22 ans). Autant certains de mes amis aiment la chair fraîche, autant je me sens toujours plus à l’aise avec des hommes plus âgés. Mais c’est le charme de meetic : pour une nuit, on peut tenter l’expérience. Il commence à me harceler sur MSN pour qu’on prenne rendez-vous, je finis par accepter mais avec réticence. Déjà, bien que nous soyons sur MSN, il ne m’a strictement rien dit, si ce n’est une promesse de folles brouettes. Je restais méfiante, il me paraissait bien prétentieux, ce jeune homme. En une semaine d’inscription sur meetic, il a rencontré plusieurs jeunes filles mais n’est « jamais allé jusqu’au bout »… Celui-là, il sentait l’arnaque à plein nez.

Je finis par accepter un rendez-vous mercredi mais notre manque flagrant de communication m’a poussé à le reporter au lendemain : je n’avais aucune envie de l’appeler pour qu’on s’organise notre soirée (cela montre bien ma motivation…) donc je lui envoie un texto pour annuler, lui parlant de mon allergie au pollen. Soyons honnête : cette allergie m’a vraiment épuisée, mercredi, mais ça ne m’a pas empêché d’aller manger en ville avec une copine. Je rentre chez moi le soir et je le trouve sur le net donc on s’organise, j’ai droit à des réponses monosyllabiques. C’est le genre de comportement qui m’insupporte. Chez une femme, la séduction passe aussi par la communication, j’ai toujours préféré les hommes qui avaient des choses à dire plutôt que des types qui se contentent de me répondre : « oui », « non », « lol ». Par ailleurs, le jeune homme maîtrise parfaitement le langage SMS, je doute de sa maîtrise de la langue française. Quand on me répond : « on fé ce que tu ve », ça me fait un peu grincer les dents.

Joueuse, je lui donne rendez-vous devant l’église de ma ville qui a l’avantage d’être visible de loin et, surtout, de ne pas être située dans le quartier où vit Julien, ça éviterait toute rencontre malheureuse. A l’heure dite, je me motive pour y aller. Je me pose devant l’église et le jeune homme m’appelle pour me demander son chemin : il ne sait pas du tout à qui il a à faire, celui-là ! Pour ceux qui ne me connaissent pas, j’ai un sens de l’orientation pour le moins sous-développé : si je vous dis de prendre à gauche, allez à droite. Bref, assise devant mon église, je contemplais avec distraction les volutes de fumée que j’exhalais grâce à ma cigarette, pratiquant activement l’autosuggestion : « tu ne dois rien à Julien, éclate-toi ma fille, tu es jeune, faut en profiter… »

Et, là, je vois Christophe qui passe devant moi en voiture et s’engouffre dans le parking. Trente secondes après, il m’appelle : « Ouah, t’es où ? ». Devant ton nez, andouille ! Donc je monte dans la voiture et là, je me suis soudain sentie très seule : outre le fait qu’il paraissait très jeune, il avait la panoplie complète de la racaille des clips de rap : une énorme bague, les chaînes, les bracelets… Evidemment, la radio vomissait du rap, qui est loin d’être ma musique préférée. Bon, on commence à tourner dans le quartier pour trouver une place et là, j’avoue que mon pouvoir d’autosuggestion marchait à plein régime : « Bon, ce type ne te plaît pas mais il est pas vilain. Arrête de cracher dans la soupe, tu ne le reverras pas, de toute façon ! ». Bon, évidemment, ma conversation ne fut pas des plus passionnantes. « Et alors, toi, tu habites par là ? me demanda-t-il.

– Ouais, un peu plus loin. »

Bon, il tourne un peu puis, au bout de cinq minutes, retourne sur le parking devant l’église et me sort : « Ouah, ça me gave ! On se remet ça à une autre fois ? » Donc, là, je le regarde, un peu édifiée, je lui signale qu’il y a certainement des places ailleurs mais, non, il ne veut pas en chercher. Donc je lui fais comprendre qu’il n’y aura sans doute pas de prochaine fois et je sors de la voiture en claquant la porte.

J’avoue que sur le chemin du retour, j’étais limite hilare. C’est certainement le plus beau vent que j’ai pris de ma vie mais je trouve la situation tellement ridicule que je ne peux qu’en rire. Quelque part, c’est ça la magie de meetic : deux personnes qui n’ont strictement rien à voir l’une avec l’autre et qui ne s’attirent pas se retrouvent durant cinq minutes dans le même véhicule…

Honnêtement, je ne pensais pas qu’une telle goujaterie existait. J’ai failli lui écrire un mail pour lui expliquer la base des bonnes manières. En effet, j’avoue que ça m’a plutôt arrangée de ne pas avoir à passer la soirée avec lui mais s’il fait le coup à une jeune fille peu sûre d’elle, ça risque de la blesser… Mais je n’en ai rien fait. Je me suis contentée de l’effacer de mes contacts MSN sans pour autant le bloquer puisque, de toute façon, j’imagine qu’il en a fait autant de son côté.

Honnêtement, s’il revenait vers moi pour me proposer un rendez-vous, je serais sidérée… Mais il ne lui manquerait rien !

Voici donc le récit du rendez-vous le plus foireux de ma vie, si on peut même appeler ça un rendez-vous. Mais j’avoue que mon auto-dérision m’a permis de voir tout le comique de la situation et il était hors de question de vous en priver.

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