Oh non, la honte, j’ai mes règles

Elle commença à se dandiner sous son siège, l’envie se faisait de plus en plus pressante, irrésistible. Il était temps. Elle cessa de tapoter sur son clavier et jeta un regard furtif autour d’elle, vérifiant que personne ne lui prêtait attention. Elle tendit discrètement le bras vers son sac, espérant trouver rapidement ce dont elle avait besoin sans avoir à remuer son contenu… Le bruit de clés saisies par inadvertance et déplacées ne manqueraient pas d’attirer l’attention d’une ou deux personnes. Ses doigts palpèrent quelques objets et se refermèrent sur une forme longiligne qu’elle reconnut sans mal. Soulagée, elle tira l’objet du sac, tendant de le dissimuler tant bien que mal malgré ses couleurs fluos. Le glisser dans sa poche… mais elle avait mal anticipé ce moment critique et sa robe n’offrait aucune cachette pour son objet interdit. Légèrement mal à l’aise, elle décida de miser sur la concentration de ses collègues, elle se leva, serrant toujours farouchement le tube dans sa main et tenta d’adopter une démarche tranquille jusqu’aux toilettes. Surtout ne pas attirer l’attention. Une fois à l’intérieur des toilettes, elle s’enferma et soupira avant de desserrer sa main et d’observer un court instant le précieux tube qui allait terminer sa vie la tête la première dans son vagin.

tampon

Le tampon, ah le tampon ! Un petit cylindre pas bien épais qui cristallise à lui seul toute la honte des femmes vis à vis de leur règles. Longtemps, à l’heure de changer mon bout de coton pour éviter un ravage de ma culotte, j’essayais de discrètement cacher mon tampon dans ma main pour cacher ce terrible fait à l’assistance : oui, je suis pubère et je ne suis pas enceinte ! Mon Dieu, non, quelle révélation ! En plus, pour nous rendre la tâche plus compliquée, ces gros trolls de marketeux nous emballaient le tout dans un un emballage bien fluo, aussi discret que Kim Kardashian dans… ben dans tout ce qu’elle fait, en fait. Gros trolls car tout en nous affichant bien avec leur objet tabou qui brille dans le noir, ils nous montrent bien dans les pubs que les tampons, c’est la hoooooooonte…

rgles-honte

Pourtant, si on y réfléchit bien, honte de quoi ? D’être pubère ? Oh, passé 15 ans, c’est pas vraiment une surprise, hein ! Honte de ne pas être enceinte ? Votre boss en est ravi, lui. Puis même si je n’ai pas de stats sous la main, je pense qu’en moyenne, les femmes non enceintes sont largement plus nombreuses que celles qui le sont. Honte d’être en bonne santé ? Ben oui, un cycle régulier est en général signe de bonne santé (sauf évidemment en cas de contraception bloquant les règles). Depuis quelques temps, j’interroge mes copines qui rougissent en avouant avoir leurs règles ou ne sachant comment transporter le tube magique en toute discrétion dans les toilettes. Bon évidemment, certaines me diront qu’avec la cup, on n’a pas ce problème là et je suis tout à fait d’accord mais le sujet n’est pas tellement là : pourquoi ressent-on de la honte à avoir ses règles ?

Kotex

Oui, potentiellement, le sang, ça tache et ça pue, c’est “sale”. Mais est-ce que vous vous enfuyez en rougissant dès que vous vous coupez le doigt ? Ah on me fait signe que le problème est autre : ce sang (impur à cause de cette sale manipulatrice d’Eve, souvenons-nous) sort de la chatte, aaaaaaaah ! Un peu comme le pipi ou le caca, dès que ça végète dans notre culotte ou slip, c’est saaaaale ! Pourtant, qu’il y a-t-il de plus naturel que la déjection ? J’ai bien mangé, j’ai bien bu, mon système digestif a bien travaillé, récompensons le en l’allégeant au plus vite du surplus ! J’ai découvert cette semaine un article proprement hallucinant sur les gens qui n’osaient pas faire caca au boulot. Je ne me permettrai pas de juger mais bon sang, faut aimer se compliquer la vie quand même ! Personnellement, si l’envie m’en vient, je ne me pose pas tant de questions… surtout qu’au vu de mon système digestif susceptible, je n’ose le contrarier. Et par là, on en vient même à ne pas assumer son achat de PQ alors que le fait que vous soyez propre est plutôt une bonne chose, en soi…

papier-toilette

 

Bref, parfois, on aperçoit que je tiens dans ma main le fameux tube fluo et il peut survenir une blague “ahah, t’as tes règles!” “Oui, et ?” J’attends encore la réponse. Ne rougissez plus de vos menstrues, demoiselles, ce n’est ni sale ni mal, c’est la nature. Du moment que vous laisse les WC propres après votre passage, tout va bien.

jolis-wc

PS : Je sens d’éventuels commentaires sur le tampon donc : oui, j’envisage très sérieusement de me mettre à la cup.

 

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La blogosphère, c’est comme le lycée en pire

Vous avez décidé d’ouvrir un blog, félicitations, vous voici sur le point de pénétrer un univers régi par ses propres règles, ses codes, son classement wikio, ses copinages, linkages, black listages, coucheries… Et oui, vous voici de retour au lycée.


En fait, la blogosphère, c’est rigolo si on reste un peu à l’extérieur et qu’on prend tout ça à la rigolade mais pour certain, le blog et sa pseudo influence, c’est la vie, une vengeance sur les années de collège où on était un être invisible pour la plupart de nos camarades. Hé, mec, regarde, je suis devenu un blogueur influent et je vais même à des soirées où y a Bernard Montiel ou Nikos Aliagas. Oui, j’ai assisté à ce genre de soirées, ok, j’avoue mais au lieu de me sentir la plus populaire du lycée, je me suis sentie légèrement has been, étrange…

Bon, il y a de très bon blogs, très intelligents, des gens qui ne cherchent pas à être dans les soirées hypes de la blogo, à être pote avec untel ou unetelle, qui ne linkent personne parce que ça leur est égal et si wikio n’avait pas un nom sensiblement proche de wikipedia, ils n’auraient aucune idée que c’est un truc sur Internet. Mais ceux là ne sont pas drôles à observer. Intéressants en eux mêmes certes mais pas drôles, comment on fait pour se moquer entre nous, après ? Non, nous, on veut les stars, ceux qui pensent qu’être linkés sur plus de 20 blogs « influents » fait d’eux des êtres d’exception. Ceux qui pensent que quoi qu’ils fassent dans la vie nous intéresse et on acheté pour se faire un iphone pour nous tenir au courant minute par minute via leur twitter de leurs moindres faits et gestes. Y en a qui nous expliquent qu’ils attendent le bus 63 (le 63, c’est important, des fois qu’on ait la moindre idée de ce que représente ce bus), qu’ils ont bien mangé, qu’ils jouent à la console… A un moment, j’avoue, pour me moquer de ce petit monde, j’ai fait du heure par heure aussi mais c’est vite lourd. Et j’étais la seule à dire quand j’allais aux toilettes.

Mais ce qui a de génial dans la blogosphère, ce sont les disputes qui se manifestent par des délinkages. Si quelqu’un te délinke, ça va mal. S’il t’enlève de tes contacts facebook, c’est la guerre. Et fais gaffe, ça va super vite, ça m’est arrivé avec une fille, une fois, j’ai toujours pas compris pourquoi. Mais à la limite, tant pis, je perds la moitié des potins de la blogo mais au fond, est-ce réellement si important que des gens que je ne connais que sous un pseudo étaient à une soirée où y avait d’autres gens que l’on appelle aussi par leur pseudo et ils ont bu du champagne et mangé des macarons ? Comme au lycée, quand on savait que la belle gosse de la 2ème3 sortait avec un 1ère moins beau mais un 1ère donc la classe alors que vous n’aviez jamais parlé à aucun des protagonistes de l’histoire.

Autre truc : le bouc émissaire. Un peu comme au lycée, ici le but est de prendre un blog ou style de blog que l’on trouve inférieur pour s’en moquer et dire à quel point, nous, on est intelligents, raffinés, blablabla. Idéalement : le blog de filles. Il faut détester le blog de fille, celui de n’importe quelle modasse (oui, on dit modasse parce que c’est méprisant) et dire à quel point c’est creux, vide, etc. Ok, moi même, il y a des blogs de filles qui me font un peu peur tant ils présentent un vide abyssal mais je ne m’en sers pas de faire valoir surtout que mon lectorat n’est pas très blog et ne connaît pas la plupart de ces « blogs de fille ». De toute façon, à partir du moment où une fille a un blog de filles, c’est qu’elle est forcément très conne, indigne d’intérêt, un peu comme les dindes du lycée qui étaient juste bonnes. Et comme au lycée, les blogueurs mâles se moquent d’elles mais aimeraient se les tirer, en fait.

En fait, pour survivre en blogosphérie, comme au lycée, faut identifier les leaders et faire tout comme eux. Si un pauvre blogueur ou une pauvre blogueuse devient la proie des quolibets des autres, surtout, suis le mouvement, montre le/la du doigt et rit très très fort. Mais si cette personne revient en grâce, surtout, suis le mouvement. Un libre arbitre ? Un minimum de jugeotte qui servirait à souligner le fait que ce n’est pas normal de détester quelqu’un un jour et l’adorer le lendemain ? Tu m ‘écoutes quand je parle ? Esprit lycée, on a dit ! Si t’es pas un leader, tu fais le mouton et te fais pas remarquer, merci.


Sinon, ce que tu peux faire et c’est la meilleure place, c’est ne pas participer à tout ce cirque parce que le lycée, tu trouvais ça globalement chiant, tu fais ton blog dans ton coin, tu rencontres des gens si tu les trouves sympa mais pas au delà. Puis quand tu finiras par trouver ce spectacle pathétique, tu te recentreras de toi même sur les blogs qui te paraissent dignes d’intérêt et tu oublierais l’univers lycée des autres. Parce qu’au lycée, on avait au moins l’excuse d’être ado donc un peu con. Là, c’est effrayant de voir des adultes continuer le jeu. Mais de temps en temps, c’est quand même super drôle.

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Mon petit sitcom perso

Je vais vous révéler un secret : je suis une petite curieuse et Facebook est devenu mon dealer officiel de secrets à débusquer, de potins à ramasser… Facebook, c’est encore mieux que les Feux de l’amour, sauf que c’est avec des vrais gens.


Un matin, je me connecte à mon dealer et que vois-je ? Claire Verdier et Pascal Lemuel ont mis fin à leur relation. Bon, comme ce sont des gens que je ne connais pas personnellement (autant mon vrai facebook est très vip, autant celui de Nina, j’accepte toutes les demandes d’amis), j’avoue que je n’ai pas sorti un mouchoir pour écraser une larme. Mais là où la dramatisation se joue, c’est quand survient les commentaires. Les filles : « oh, c’est triste! », les garçons : « quoi encore ? » mais surtout, entre en action Pascal Lemuel : « ah, j’étais pas au courant. Quand on s’engueule, le premier réflexe, c’est d’aller sur facebook, vive les réseaux sociaux! ». Après quelques remarques narquoises de Pascal sur cette rupture, le lendemain, ils étaient à nouveau ensemble.

J’ai connu pire que Claire, une nana qui avait tout de la dramaqueen. Outre le fait qu’elle racontait absolument tout sur son statut (quoi que je trouve très dommage que personne ne me tienne informée de ses passages aux toilettes. Y a que moi qui y vais ou quoi ?), elle ne cessait de passer de célibataire à « en relation avec bidule » à la moindre contrariété. Le mieux, ce fut un jour où ça a donné en statut « mon mec est trop chou » puis « mon mec est un connard » à « Machine est listée comme
célibataire ». Puis à nouveau en couple une heure après. Et là, on a récemment eu droit à une nouvelle saison avec un autre mec. Un peu compliqué, je vous l’accorde.

Des fois, Facebook m’effraie un peu. Sur ma vraie fiche, je ne précise pas mon statut marital et si mon mec insistait vraiment pour que je mette « en relation avec », je ne mettrais cette information visible que pour ceux qui ont le droit d’être au courant, soit pas grand monde. Je ne pense pas que mes turpitudes amoureuses regardent mes collègues, par exemple, même si je les aime beaucoup pour certains. De la même façon, j’aime ceux qui ont un projet ultra secret dont il ne faut pas parler et qui écrivent tout ça sur leur statut. Par exemple, il y a quelques temps, Elle a fait une soirée blogueuse en shootant 7 d’entre elles jugées comme les grandes gagnantes de la blogosphère (lisez pour les détails, je ne vais pas expliquer) et le shooting devait être secret. Une des 7 avait comme statut « part en shooting pour Elle », la même qui, quelque temps plus tôt, avait passé un entretien pour une radio et expliquant cela sur son blog disait qu’elle ne pouvait pas donner le nom de la radio. Et sur son statut Facebook : « en entretien chez Radio truc ». Cette personne a près de 600 amis, je crois.



Bref, tous les jours, j’ai de nouvelles histoires à me mettre sous la dent et certains en jouent. Un ami de la fac a mis comme photo de profil lui en train de tenir un bébé et quand il en a eu marre de recevoir des félicitations, il a précisé que le petiot n’était pas le sien, c’est marrant. Bref, même si je trouve que Facebook est quand même un truc génial
(je viens de retrouver ma corres italienne du lycée), je crois que parfois, la pudeur et la discrétion peuvent être un bon truc surtout quand notre vrai nom est associé à tout ça. Et larguer quelqu’un en modifiant son statut sur Facebook, franchement, c’est peut-être très web 2.0 mais en vrai, c’est surtout totalement ridicule.

De même, si quelqu’un ose un jour faire une déclaration d’amour en mettant un de ses contacts Facebook comme son petit ami, qu’il soit la risée de tous.


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Où trouver l’homme ? Episode 12 : il ne faut jurer de rien


A la recherche du prince charmant

(Je rappelle à mon nouveau lectorat qui débarquerait ici pour la première fois que tout ceci n’est qu’une fiction, qu’en vrai, je cherche pas un homme et que celui qui va être décrit dans l’épisode suivant n’existe pas. Toute ressemblance avec une personne existante ne serait donc que fortuite, comme on dit en début des épisodes de Cas de divorce).

Ce qui est dur quand on cherche son futur mari ou équivalent, c’est de le trouver. Parce que trouver un mec comme ça, pour une nuit ou plus, c’est pas si difficile mais là, il s’agit de trouver l’homme qui va partager un long moment de ma vie, que je vais présenter à ma famille donc il a intérêt à assurer. Dieu merci, ma mère ayant souffert de la discrimination « nous ne sommes pas du même milieu social », pour ma part, ce ne sera pas trop un souci. Du moment qu’il est bien élevé et qu’il a de l’ambition dans son métier, tout est valable. Mais bon, il faut quand même qu’il me plaise à moi pour commencer car ma mère peut accepter un mec qui fait n’importe quelle profession mais pas un mec qui me rend pas heureuse. Logique.


J’ai donc décidé de donner une deuxième chance au monsieur du smirting, estimant qu’il avait peut-être été intimidé la première fois, même si j’estime être la fille la moins impressionnante du monde. Me voici donc devant le domicile du jeune homme, espérant qu’en terrain connu, il soit plus liant. J’y crois, j’y crois, j’y crois. Je sonne, il me fait rentrer, je lui fais la bise et de suite, je sens la tension monter d’un cran. Que nous sommes à l’aise, c’est un bonheur. Il me sert un café, on se donne des nouvelles depuis notre
dernière entrevue. Et à nouveau, le blanc. Mais cette fois ci, nouvelle donnée : je suis chez lui donc en scannant le coin, je vais bien trouver quelque chose qui m’accroche. Aucun livre ne traîne, des magazines, peut-être? Un programme télé… Bon, ben, allons y gaiement, parlons télé. « Et alors, tu regardes quoi à la télé? » Et voilà qu’il me propose de mater un DVD… J’ai pas dû bien m’exprimer.

Au bout de 2 épisodes et demi de Lost je sens que je pique furieusement du nez. Est-il de bon ton de s’endormir au deuxième rendez-vous? Je ne suis pas sûre. A la limite, après une partie de jambe en l’air, ça marche mais sinon, je vais passer pour une vilaine malpolie. Déjà que… Bon, essaie de te concentrer sur Sawyer, ça va te maintenir éveillée. Oui, de toute façon, j’ai toujours fantasmé sur Sawyer alors le fait d’avoir un mec ne changera rien à l’affaire. Autant qu’il s’habitue de suite à ce que je bave devant les beaux mecs de la télé. Comme s’il se rinçait pas l’œil sur Kate, lui.

Je lui demande où sont les toilettes à la fin d’un épisode, espérant mettre fin au visionnage. Dans les toilettes, je me rassemble et je fais un point. J’aime bien réfléchir aux toilettes, c’est un endroit calme. Alors techniquement, ce garçon est serviable, mignon, gentil. De l’autre, on vit réellement sur deux planètes différentes, j’ai pas encore réussi à trouver un sujet en commun et la tension entre nous ne cesse d’augmenter mais elle n’a rien de sexuelle. Durée d’une relation à vue de nez : quelques jours. Durée de la relation que je cherche : à vie (enfin, à peu près, quoi). Bien, à présent, il va falloir sortir des toilettes et annoncer à ce pauvre jeune homme que c’est fini entre nous, même si ça n’a pas commencé.

De retour au salon, je récupère ma place et plonge mon nez dans ma tasse de thé. Silence. Bon, allez, on va en finir, je crois qu’il n’attend que ça de toute façon. A moins qu’il ait une réelle passion pour la contemplation mais j’en doute, j’ai l’impression que la tension dans cette pièce est à couper au couteau. Bon, j’ouvre la bouche et lui dis que je vais y aller. Il me demande quand on se revoit. Alors là, deux options : l’hypocrite « on s’appelle » qui veut clairement dire qu’on ne le fera pas mais qu’on a la politesse (ou la
lâcheté) de pas envoyer dans la figure de l’autre qu’on n’a plus envie de le revoir : soit l’honnêteté. Bon, comme tout ceci n’est qu’une fiction, je peux me permettre d’être couillue. « Ecoute, je crois qu’on n’a pas grand-chose à faire ensemble. Tu es très sympa et tout mais on n’a pas du tout d’atomes crochus alors je crois qu’on va arrêter de faire semblant. Je suis désolée ». Il me regarde puis me répond froidement : « je me faisais la même réflexion mais j’osais pas le dire. Bon ben ciao, je te dis pas à la prochaine ».

On se fait poliment la bise et me voilà sur le palier de son appartement, légèrement décontenancée. C’est ce que je voulais, certes mais c’est toujours bizarre de partir en sachant qu’on ne se reverra pas. Et mon ego a un peu de mal à digérer. Enfin, c’est reparti pour la recherche. La semaine prochaine, je vais au musée.

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Courrier des cœurs : réponse à PaulK

Cette semaine, PaulK nous a soumis la question suivante : Les nanas, elles aiment bien rester dormir après le sexe mais parfois, il m’arrive comme n’importe qui d’avoir des gaz… C’est pas très glamour!! Alors, ma question, pas glamour non plus : comment péter en toute discrétion quand ça vient?


 

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie pour répondre à cette délicate question et voici ce que nous en avons pensé :

Jane : Nous avons ici du lourd. Que dis-je, de l’exceptionnel. S’il y avait un concours de la question la plus glamour, on pourrait même l’arrêter de suite, nous aurions un winner. Mais là n’est pas la question. Cher jeune homme (on ne nous dit pas si tu es un homme, une femme ou un panda quand on reçoit la question, mais toi, tu es un homme, étant donné que les filles ne pètent pas et ne font pas caca) je dirai que la réponse dépend de ta situation:
– Si tu fréquentes une demoiselle que tu connais depuis peu de temps, tu peux délicatement t’éclipser pour aller jeter ton capuchon de latex et en profiter pour soulager ton système digestif. Si tu es en cité U, c’est encore mieux, prétexte que la poubelle de ta chambre est pleine et que tu dois aller chez le voisin / dans la cuisine / dans le local à poubelle pour y jeter l’objet du délit. Tu pourras aller te laisser aller en toute quiétude. Sauf si ton voisin est sensible aux odeurs. Et ne fait pas collection de capotes usagées.
– Si tu es en couple stable et donc décapuchonné, il va falloir feinter. Et la jouer fine, romantique et prévenant. Ce qui est toujours un plus. Proposer à la demoiselle de lui ramener de quoi se désaltérer si la cuisine est à une distance raisonnable de lieu où elle git, haletante et épuisée après tant d’efforts. Si tu es en cité U (ou même en studio), tu peux soit ouvrir la fenêtre (mais on a fait plus discret) soit lui proposer un kebab. Parce que la probabilité que tu aies un appareil à griller la viande chez toi est quand même assez faible. Sans parler de tomates dans ton frigo. Un homme n’a jamais de légume chez lui, c’est méchant un légume. Donc tu vas devoir sortir. Et si t’habites le fin fond de la Corrèze (bonjour lecteurs de Corrèze, je n’ai rien contre
vous, c’est venu comme ça) tu devras même prendre un TER puis un TGV pour dénicher un kebab. Tu auras donc le temps de soulager ta demande corporelle. Tout en passant pour un héro des temps moderne, RomanticMan qu’elle t’appelera.
Sinon, je peux aussi te conseiller le charbon en gélules, ça marche super bien…

Marine : Titre envisagé : le bruit et l’odeur
Ca dépend si tu es du genre bruyant ou pas. Si t’es bruyant, c’est un peu plus difficile d’assurer la discrétion
– première option : les toilettes. De toutes façons, c’est un passage obligé : si vous mettez des capotes, t’en as partout, faut aller un peu nettoyer tout ça, tu pourras te laisser aller tranquillement, si vous n’en mettez pas, c’est elle qui ira en se tenant misérablement l’entre-jambes (on pourrait pas inventer du sperme propre et pas visqueux, des fois? je suis désolée, mais vue la nature de la question, je me permets toute observation) et tu pourras te laisser aller tranquillement itou. Ne dit-on pas que les absents ont toujours tort? Ben voilà. Deux lieux séparés pour elle et toi, tu es sauvé.
– deuxième option, rapport à l’odeur (tu as donc éliminé le problème du bruit grâce à l’astuce des toilettes, ou alors c’est un pet silencieux). Ce qui joue en ta faveur, c’est le mélange peu ragoutant d’odeurs de type transpiration de la baise, foutre, et compagnie. Ca pue, mais c’est une puanteur sexy, et le nez est déjà habitué à une odeur peu florale. Néanmoins. Premièrement tu peux et dois être sous la couette, visage sorti. Deuxièmement, au moyen de ton bras, tu maintiens la couette plaquée contre toi et tu la rends inamovible. Troisièmement, de l’autre bras tu maintiens ta chérie contre toi blottie (genre elle non plus elle peut pas bouger, tu argues que c’est ta façon de faire les calins) : ça crée un cordon de sécurité contre les mauvaises odeurs, entre le haut et le bas corporel, et ça fera du répit jusqu’au lendemain. Après, tu pourras toujours dire que c’est les odeurs mélangées de la nuit, ceci, cela…
Je te déconseille en revanche d’accuser la demoiselle de ton crime, en revanche. Déjà, ça la mettra en pétard, et en plus c’est pas crédible pour deux sous : les filles sont des princesses, elles ne pètent pas.

Nina : Merci de soulever ce point délicat car même si personne ne l’avoue, nous avons tous connu ce problème. Alors il y a plusieurs possibilités. Si tu es la catégorie des chanceux qui pètent en silence et sans odeur, agite toi un peu genre « je m’installe bien » et profite pour lâcher le gaz. Si tu es du genre silencieux mais
odorant, c’est plus délicat. Tu peux tenter un « y a un problème de refoulement des égouts dans le quartier » ou miser sur la politesse de la jeune fille qui fera semblant de ne rien remarquer. Maintenant, les pets bruyants. Bon, là, tu ne peux pas lui faire entendre ça parce que même la plus polie des filles fera une remarque. Alors soit tu as à ta disposition la télécommande de la chaîne hifi, tu mets de la musique mine de rien et tu lâches ta caisse. Soit tu n’as pas le choix, tu fais genre que tu vas à la salle de bain ou boire un verre et t’en profite pour péter joyeusement.
Ceci étant dit, évite de manger des pruneaux et compagnie juste avant un rendez-vous galant.

Summer : J’ai l’impression que ta question est double: 1) comment péter puisqu’elle s’incruste et 2) comment la virer pour péter tranquille.
A la 1) je répondrais que les toilettes c’est pas fait pour les chiens et que si tu as peur pour le bruit tu peux toujours investir dans une radio. Tu peux aussi prendre une douche.
Pour la 2) le mieux c’est de la prévenir dès le départ qu’elle ne doit pas taper l’incruste. Si cependant tu n’as pas réussi à glisser cette phrase, tu peux lui dire après mais ne t’étonne pas de passer pour un connard de première.

Tatiana : Et bien ma grande je n’ai pas beaucoup de conseil à te donner. Mais quand même tu dois savoir que toutes les filles sont des princesses et qu’à ce titre il y a certaines choses que tu ne dois pas faire. Dont celle-ci ! D’ailleurs tu ne devrais même pas envisager que ce soit possible que tu en ais envie. Moi par exemple
cela ne m’arrive JAMAIS. Mais apparemment tu as décidé de contrarier ma vision du monde alors voilà ce que je te suggère : soit tu te débrouilles pour qu’il croit que ca vient de lui, soit tu trouves un mec qui aime ce genre de manifestation de la part d’une fille, soit dès que tu sens ce genre de phénomène qui arrive tu invente un pretexte bidon pour aller dans la cuisine (genre t’as hyper envie de lui faire
plaisir en allant lui préparer un truc). J’aime bien la dernière solution car du coup tu passes pour la gentille.

Lucas : Nina, plus qu’un état d’esprit glamour : a way of life.
Alors la question sous jacente à cette interrogation c’est (bah oui moi face à un sujet je pose la problématique) : à partir de combien de temps estimez-vous être en couple stable et avoir mis fin à l’état amoureux sublimé ? A partir de combien de temps estimez-vous avoir chuté de l’idylle amoureuse au quotidien de la vie commune ? Bon alors pour ma part je ne suis jamais resté assez longtemps avec une nana pour  en arriver à ce stade. Donc je n’ai aucun moyen de répondre à la question. Je ne me suis jamais autorisé ça et j’en suis réduit, gros naïf que je suis, à me dire que ça n’arrivera jamaisèèèè (à lire avec la voix du Dr Mad quand il dit à la fin de l’episode « Tu as gagné cette fois ci Gadget mais la prochaine fois…« )
Rigueur personnelle donc mais parce que je ne suis pas frileux, que je ne renacle pas à sortir de la couette et que les toilettes ne sont jamais loin…
Merci Nina, cette question a apporté une tonalité fraiche et bucolique à ma journée sur les marchés financiers...

 (curieusement, ça n’a pas beaucoup inspiré nos mâles)

Si toi aussi, tu as une question love and sex, n’hésite pas à la poser. Mais n’oublie pas que c’est second degré inside donc plus c’est fun, plus on prend !

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La visiophonie, c’’est le diable !

Cette semaine, comme tu sais, lecteur, je suis allée à France Telecom. Alors que j’attendais que le vieux devant moi ait fini son caca mou à cause d’un minitel qu’il fallait commander. Je me lance dans un exercice de respiration ventrale. Non, ne va pas crier sur le vieux en lui disant que France Telecom lui prête gracieusement un minitel donc il peut patienter quelques jours… Et puis le minitel, ils doivent être trois en France à l’utiliser encore.
Coucou!
 
Pendant que monsieur fait un scandale parce que le vendeur veut pas lui montrer le seul modèle en réserve (« je veux voir la dimension ! » « Mais c’est la même que celui que je viens de vous montrer » « Mais je veux le voir quand même ! Ah depuis qu’il y a la concurrence… »), je jette un œil à droite, à gauche, et je tombe sur un objet bizarre : un mini ordinateur portable aux coins arrondis et tout blanc. Ah, j’ai compris, c’est le téléphone nouvelle génération : la visiophonie. Je fais la moue : je suis totalement contre la visiophonie et pourquoi ?
 
Il faut savoir que, dès le départ, j’aime pas le téléphone. Pourquoi ? Parce que contrairement à des conversations sur MSN, je peux rien faire d’autre et, ça, ça m’agace. Evidemment, on me répondra : et le téléphone sans fil ? C’est le pire des mouchards ! Par exemple, vous téléphonez et il est l’heure de faire la vaisselle, mettons. Vous faites couler l’eau et, là, immanquablement : « mais tu fais quoi ? C’est quoi ce bruit ? ». D’autant que sans fil ne veut pas dire sans mains : calez-le contre votre épaule et ça donnera : « alors, frtttt, frtttt, ça va ? frrrrt Oui, moi ça va, frrrrrrt et…. Bam ! ». Et je ne parle pas de ceux qu ont une irrépressible envie d’aller aux toilettes pendant que vous racontez votre vie (de là à dire que vous êtes chiants…). Non mais imaginez vous êtes en train de pleurer sur le fait que Jean-Robert a annulé votre repas pour la 150ème fois vu que vous avez déjà forniqué la veille, il ne va pas s’emmerder à dîner avec vous ce soir. Donc, en pleine : « bouhouhou, Jean-Robert est un salaud, bouhouhou… » le téléphone produit un « plouf ! » étrange. Bon, vous laissez à votre correspondant le bénéfice du doute quand un nouvel étrange son ponctue votre litanie sur Jean-Robert : ça s’appelle une chasse.
 
Comme si le téléphone n’était pas assez pénible, voici un nouvel engin de torture : le téléphone mobile. Hé oui, maintenant, vous êtes joignables partout !Déjà, j’ai une
théorie linguistique : je ne sais pas si vous avez remarqué mais quand vous décrochez votre portable, votre correspondant ne dit plus bonjour mais : « t’es où ? ». Donc je dis que dans quelques années, on dira : « t’es où ? » à la place de « allo ? ». Bref, le portable, c’est pénible : si vous répondez pas, vous avez droit à un message : « et bé, tu réponds pas à ton portable ? » Si, je réponds mais c’est plus marrant d’imiter le répondeur… Puis si on ne répond pas, les gens finissent par s’inquiéter : « Ça fait 10 fois que je t’appelle en trois minutes, pourquoi tu réponds pas ? ». Oui, des fois, il m’arrive d’oublier le portable chez moi…
 
Donc, voilà, déjà avec le téléphone, on n’est plus très libre. Mais imaginez avec la visiophonie. Déjà, elle est disponible depuis quelques temps sur les mobiles, Gauthier l’avait
mais il était à peu près le seul donc très utile… Je me souviens d’un jour où son super ex pote Damien l’avait appelé, on était au McDo et c’était encore plus pénible qu’une personne qui téléphone car, là, il était obligé de regarder son écran avec l’autre qui ne disait rien, en plus, super conversation… Mais la visiophonie, c’est génial, la visiophonie, c’est super, beurk ! Maintenant, au lieu d’entendre ce que l’on fait, notre correspondant va le voir. Et moi, je suis contre, je veux garder mon intimité.
 
Certains me répondront : « mais tu n’es pas obligé de l’allumer ». Ah oui, certes, mais si vous l’allumez pas, il y aura toujours quelqu’un pour vous demander pourquoi. Or personnellement, il m’arrive de répondre au téléphone :
– alors que je viens de me lever et que j’affirme le contraire
– en pyjama, pas peignée, pas maquillée
– en sortant de sous la douche, donc nue.
Donc, si vous n’allumez pas votre visiophone, votre correspondant vous sortira une de ces trois hypothèses :
« Ah, toi, tu viens de te lever.
– Non…
– Bah allume la visio alors. »
Sans parler des maris jaloux qui croiront que leur épouse n’allume pas le petit écran car elle est en galante compagnie. Je dis : la visiophonie, c’est la mort du couple.
De plus, la visio est un retour en arrière : finie la liberté de se promener en téléphonant, vous êtes obligés de rester devant et vous ne pouvez strictement rien faire, si ce n’est regarder bêtement votre correspondant. A ce niveau-là, autant se voir directement. Et puis on a déjà les webcams (moi, évidemment, je n’en ai pas), je pense que les personnes susceptibles de s’intéresser à cette technologie ont déjà le net. Et puis les webcams, ça ne me passionne pas non plus, voir la personne qui me fait un coucou et qui m’oblige à laisser sa fenêtre MSN en premier plan, bof…
 
Car le problème dans tout ça, finalement, c’est que les gens vont s’introduire chez nous sans forcément y avoir été invités car, comme pour le portable, ça va vite devenir malpoli de ne pas allumer notre écran, de ne pas nous montrer au réveil dans notre appart en bordel, de ne pas rester bêtement assis devant un écran pendant une demi heure pendant que votre interlocuteur vous fait coucou, vous montre son petit dernier, le chat, le magazine qu’il est en train de lire, les chaussettes qu’il vient d’acheter… La visiophonie, c’est l’enfer, la visiophonie, c’est la vieille copine collante qui débarque chez vous par surprise, qui décolle jamais alors que, vous, vous vouliez regarder une connerie devant la télé en mangeant une cochonnerie en pull XXL et jogging.
 
La visiophonie, c’est le mal.
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Les rugbymen à poil !

L’automne arrive avec ses sanglots longs monotones et ses feuilles qui tombent. Y compris celles qui cachent le pénis des rugbymen dans leur calendrier. Tous zizis dehors, les
voilà qui égrènent les mois avec impudeur.
 dieux_du_stade_Juan_Martin_Hermandez
 
Vendredi, 14h : après s’être régalées de délicieux mets, Lucie et moi allons la librairie pour aller chercher un livre de prof pour elle. Durant le déjeuner, nous avions
discuté de ce calendrier, la miss m’expliquant que sur une radio, elle avait entendu parler de la « pornographie » du calendrier. Dans la librairie, oh, que vois-je ? Le fameux calendrier. En tant que journaliste, je dois vérifier mes sources donc je vais le zieuter pour voir s’il est si choquant que ça.
 
Tous nus et tous épilés
En couverture, Juan Hernandez. Bon, il n’est pas décent de saliver en public comme ça, tourne vite la page, Nina ! Qu’est-ce qu’il est miam !miam ! Bon, je feuillette, je feuillette, quelques clichés un peu vulgaires (Garbajosa et Betsen qui font semblant de se masturber), un monsieur les fesses tendues comme s’il attendait Gauthier, quelques verges au repos qui traînent mais je n’ai pas du tout vu la dimension pornographique. Et j’ai remarqué que Michalak n’y était pas non plus.
 
J’ai une longue histoire avec les rugbymen, rien de sexuel. Déjà, au réveillon chez Mister Big, on avait regardé le DVD : des hommes tous nus pendant 2 heures sur une techno
de supermarché, ouah ! Et bien curieusement, au bout de 26 couilles et 11 pénis (y en a qui ne l’ont pas montré), ça blase. Oui, il est beau le monsieur tout nu, oui, il est désirable mais bon, ça ne fait que le huitième qu’on voit, ça va suffire. Au début, on maudit les maquilleuses (« elle maquille les fesses de Cédric Heymans, trop la chance ! ») et les photographes. A la fin, c’est : « il reste pas un peu de gâteau au chocolat ? », on ne regarde même plus les messieurs tous nus.
 
Cette année, j’ai côtoyé ma part de rugbymen. Un matin de février ou de mars (il faisait froid et gris), je rejoins une journaliste sur le bord du terrain pour réaliser une
interview de la demoiselle, je mate un peu les joueurs sans en avoir l’air. J’en profite pour attraper le numéro de Guy Novès pour une future interview. Sur le coup, je suis fière de moi mais une de mes profs m’expliquera : « Novès ? Il file son numéro à toutes les filles ! » Zut ! Bon, je fais mon interview et il est l’heure d’aller suivre la demoiselle dans les vestiaires, super !
 
En chemin, on discute avec Clément Poitrenaud qui est immense , je lui donne fièrement l’heure quand il me la demande (« quand je vais dire ça à ma sœur !!! », pensais-je) puis je suis mon interviewée dans l’antre du Stade Ernest Wallon. Là, Dubois et Baby me font la bise, trop la classe ! On se pose devant la porte des vestiaires, elle m’explique qu’elle ne rentre jamais dedans. Bon, tant pis. On papote, on papote, elle attend des joueurs pour une interview, ça rentre, ça sort et voici qu’arrive au bout du couloir M. Fred Michalak en personne ! J’avais remarqué qu’il avait séché l’entraînement du matin. Il s’approche, il s’approche… Il faut dire ce qui est, il est quand même très séduisant… Il s’approche, il s’approche… Il tape la bise à mon interviewée et là… il se penche vers moi et en fait autant ! Je lui rends poliment sa bise en jouant ma blasée (« moi journaliste, moi pas impressionnée »), il sent bon… Je le laisse filer, je finis mon travail et je m’en vais. Assise dans ma voiture, je compose le numéro de Gauthier :
« AAAAAAAAAAAAAHHHHHH !! Tu sais quoi ? Je viens de faire la bise à Michalak… Ah non, pardon, c’est lui qui me l’a faite.
– Espèce de biiiiiiiiiiiiiiiiiiiip !! »
 
Ma vie, mon rugby
Arrivée sur Paris, me voici journaliste sportive dans le rugby, cool ! Premier jour, je rencontre Serge Blanco, rien que ça ! Vers la fin du stage, me voici partie à
couvrir les phases finales du championnat ProD2. Après le match opposant Montauban à Aurillac, je pars dans les vestiaires, carnet en main, pour faire des interviews. Errant dans le couloir, je passe soudain devant la porte du vestiaire grande ouverte et là : des fesses, des pectoraux, des pénis, tout ceci impudiquement exposé devant mes yeux. Ohlala… Bon, calme-toi ma fille, tu n’es pas là pour mater mais pour faire tes interviews. Ni un ni deux, j’attrape les joueurs qui sortent de là, plus ou moins habillés et je leur pose mes questions. La plupart sont tous pectoraux dehors mais je n’y fais plus attention, concentrée sur mon objectif : mon article.
 
Semaine suivante, finale Lyon-Aurillac. Et c’est reparti pour un tour dans les vestiaires, les portes sont closes cette fois-ci, pas de zizis en vue. J’avais cependant promis une photo d’un rugbyman à mes amis (Victoire et Gauthier en l’occurrence), je prends mon portable, l’air de rien. Sauf qu’un portable, ça s’agite quand on prend une photo, ça fait « click » et ça clignote, je me suis donc barrée de l’autre côté voir les Aurillacois, en attendant que ce joueur lyonnais aille prendre sa douche.
 
Du côté d’Aurillac, c’est la fête, j’attends poliment que les joueurs sortent, ça sent bon le savon… Et là, pas de chance, le seul à sortir en slip, c’est l’entraîneur qui doit
afficher 60 balais au compteur, glop ! Et y a plus de messieurs à poil pour compenser !
 
Ce n’est pas grave, la semaine suivante, me voici de retour à Ernest Wallon pour couvrir le match de barrage Pau-Aurillac (toujours eux) et là, j’en ai vu de la fesse et du
zizi ! Même les arbitres, j’en ai vu à poil, sauf le principal, le plus beau. A la fin du match, Zoé m’annonce que je dois interviewer l’arbitre en question. Mais quel merveilleux cadeau ! Je l’avais croisé une fois au boulot, je l’avais trouvé très miam ! miam ! Et là, je dois aller lui parler ! Me voici donc plantée devant le monsieur, mes yeux bleus se noyant dans les siens, un sourire infini étalé sur mon visage. Je me présente, précisant que nous nous étions déjà croisés « ah oui, je me souviens de vous ! » précise-t-il. Aaaaaaaaaah, je fonds ! Bref, je me rassemble un peu, je lui pose mes questions et une fois la fin de l’interview, il me pose des questions sur mon avenir professionnel. J’ai failli lui dire
que je voulais qu’il m’épouse mais ça ne faisait pas très professionnel, tant pis.
 
Une nuit chaude !
Enfin, j’ai passé une nuit avec toute une équipe de rugbymen. Et oui, grâce au boulot, après la finale, je suis allée en boîte avec le Biarritz Olympique, rien que ça ! Déjà,
j’avais assisté à la finale aux premières loges : juste à côté de la tribune présidentielle, au 5e rang. Bon, autant vous le dire : je suis folle amoureuse de Dimitri Yachvili, il est chouchou ! Je l’ai vu de près, limite je pouvais lui compter les poils du nez et il est toujours aussi miam ! miam ! Mais je ne l’ai pas trouvé en boîte, tant pis.
 
A un moment, besoin pressant comme il en arrive quand on se délecte de champagne (trois ou quatre coupes à ce moment de la soirée, je ne sais plus…), je quitte mes collègues pour me rendre aux toilettes et là, y a un joueur qui traîne pas loin des toilettes. Je ne l’ai pas reconnu car je n’avais pas mes lunettes, je savais juste que c’était un Biarrot à cause de son costume. Il me sourit, je lui souris et je me rends aux toilettes. Quand je suis sortie, il était parti : frustration ! J’espère que ma copine Zoé m’invitera à une prochaine soirée rugby : si je suis célibataire à ce moment-là, je réparerai l’affront (Zoé, ceci est un message subliminal qui t’est destiné).
On critique souvent ce calendrier : « non mais c’est fait pour les gays, ce truc, c’est trop cheap ! » Et bien, si vous n’aimez pas, donnez-le moi, ça me fera
plaisir ! 

 

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