Le pyjama est-il l’ennemi de la célibataire ?

Ces derniers temps, je prononce souvent la même phrase : « en ce moment, j’ai pas envie d’un mec dans ma vie, je préfère dormir avec mon chat et mon pyjama ». Et encore, remercions la plongée qui évite que je laisse ma pilosité trop en jachère.

epilation.jpg

L’autre soir, je dînais avec une amie et j’évoquais ma nouvelle passion pour mon pyjama, vêtement douillet et confortable pour mes nuits en solo. Parce qu’il fait un peu froid et qu’à défaut des bras chaleureux d’un homme, rien ne vaut le coton.  Et là, ma copine me répond en toute sincérité : « ah je déteste les pyjamas, je n’en porte jamais, même
quand je dors seule. » Du coup, j’ai un peu réfléchi. A défaut de gambettes velues, le pyjama n’est-il pas un peu mon ennemi ?

pyjama-femme.jpg

Il est vrai qu’en ce moment, ma vie sentimentale ne m’intéresse guère. Je suis d’une part en phase de rémission et d’autre part, je suis aussi en mode workaholic, deux bonnes raisons pour ne pas courir le mâle. Donc en attendant, je cultive tout ce qui fait le charme du célibat : manger ce que je veux, y compris des choses qui font sentir mauvais de la bouche, sortir avec mes copines et le concocter quelques soirées peinardes où je ne fais rien de particulier à part me reposer et traînasser… en pyjama. Parce que le pyjama, c’est bon comme un doudou, délicieusement régressif. Dans mon pyjama, j’ai à nouveau huit ans, j’ai des problèmes aussi graves qu’apprendre la table de 7 (la pire), une poésie ou apprendre à écrire avec un stylo encre sans m’en mettre plein les doigts. La vie est pleine de promesse car tout est à vivre, je suis toute neuve.

Poussin.jpg

22 ans plus tard, finalement, c’est un peu pareil. Je connais ma table de 7, je n’écris plus au stylo encre mais je suis à une période de ma vie où tout est encore à vivre, où je suis à nouveau toute neuve.  L’insouciance de l’enfance en moins, certes, et l’expérience en plus. Mon pyjama, c’est un peu mon armure contre la vie qu’est pas toujours très sympa, tel un cocon qui me rend invincible quand je le porte. Pour un peu, j’irais même bosser avec si je le pouvais. 

grenouillere.JPG

Pourtant, le pyjama représente aussi quelque chose de vicieux, de négatif, le même travers que les aisselles velues : la négligence. Partant du principe qu’actuellement, je ne suis pas sur le marché des célibataires parce que je n’en ai guère envie, je me néglige. Je ne suis pas en permanence apprêtée, sexy, désirable. Quand je suis en couple, je dors nue, je m’expose sans pudeur et sans complexe. Même quand je dors seule. Là, depuis que je suis revenue dans le rang des célibataires, ça n’arrive plus. Je nie mon corps et ma féminité ! En me recouvrant et en m’infantilisant, je m’éloigne chaque jour davantage du chemin de la conquête. Oui, ok, j’ai dit que pour le moment, j’avais pas envie d’y retourner mais il faudra bien qu’un jour, j’arrête d’enlasser mon oreiller la nuit pour éventuellement placer une personne vivant et chaude à la place. Et non, mon chat ne compte pas, elle réchauffe pas assez.

housse-de-bouillotte-chat.jpg

Du coup, je fais quoi ? Je me prépare telle une athlète en reprenant contact avec mon corps pour être prête le jour où j’aurais envie de repartir sur ces fameux chemins de la reconquête ? Ou j eme laisse couler dans le cocon douillet de mon pyjama… Et bien si je m’en réfère à la météo, le pyjama l’emporte ! Mais promis, dès qu’il refait un peu chaud, je reprends possession de ma féminité.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Où trouver l’homme ? Episode 25 : Fabien

(Cher lecteur, souviens toi que tout ceci n’est qu’une fiction. Et sinon, ça va chez toi?)

 Après le mariage, j’avais donc récupéré le numéro de Fabien, charmant jeune homme qui me plaît au dedans et au dehors. Après avoir laissé passer deux jours, j’appelle, l’air de rien. On discute un peu genre j’appelle de façon anodine puis on en vient à l’essentiel : quand se voit-on ?


Le mardi suivant, on se retrouve du côté de Mouffetard pour boire un verre. Je suis toute émoustillée, je dois me préparer comme il se doit pour ce rendez-vous. Jolie tenue qui met bien en valeur mes arguments anatomiques, Je me maquille avec soin, un peu de paillettes, du gloss… Des dessous affriolants et une éradication du poil. Il faut tout prévoir. Rater un homme à peu près parfait pour des aisselles velues, ça m’ennuierait tout de même.


Arrive le jour J, je suis en avance, je me compose donc un air nonchalant pour ne pas lui donner l’impression que je joue ma vie sur ce rendez-vous, ça fait fuir les mecs en général. Intéressée, oui, désespérée, non. Ah le voici, je lui adresse mon plus grand sourire et on va se poser dans un bar. On discute de tout et de rien, on refait le monde plusieurs fois, on aborde aussi le sujet de nos amours. Nous sommes tous deux célibataires et disponibles, ça tombe plutôt bien. Je roucoule, je me pâme, je me secoue les cheveux l’air de rien,
je ris à gorge déployée, je rentre le ventre et sors les seins. Bref, je suis en pleine parade nuptiale.


Sauf qu’à force de parader, on ne voit pas l’heure passer et le dernier métro est passé depuis quelques temps. Que faiiiiiiiiire , me désespère-je. Il me rassure : y a une station de taxi pas loin. Ok, ce n’était pas vraiment la réponse que j’attendais mais restons souriante. On se pose devant la station de taxi, en voici un au loin.

« Bon, ben, bonsoir alors…

– Non, non, je te ramène jusqu’à chez toi. »

Hein ? Il s’invite chez moi, là ? C’est un peu curieux comme façon de procéder mais quitte à être épilée, autant rentabiliser. Surtout que j’avais aussi fait le ménage au cas où. La femmes des années 2000 ne doit jamais être prise au dépourvu.


Nous voici dans le taxi, comme tout ceci est romantique, on discute en regardant Paris by night. Je prends rarement le taxi pour cause de prix mais j’aime m’offrir ce petit luxe de temps en temps, c’est agréable de contempler la ville de nuit. J’ai gardé une âme de touriste. On discute, on se frôle un peu, l’air de rien. Dans mon for intérieur, je suis toute émoustillée… En fait, c’est carrément un volcan, j’ai envie de lui sauter dessus, là, dans le taxi mais je suis une fille polie et le chauffeur n’a pas l’air super sympa en plus. Ah nous voici dans la partie délicate du trajet, j’indique au chauffeur en laissant ma cuisse frotter négligemment celle de mon compagnon. Mise en température enclenchée.


Nous voici devant ma porte, autant vous dire que j’ai très très chaud dans mes vêtements.

« Attendez moi, j’arrive », dit Fabien au chauffeur.

Hein ? Quoi ? Quel est ce malentendu ? Il compte me déshonorer et sauter dans son taxi la minute qui suit ? Le fait qu’il demande au taxi de l’attendre est-il un indicateur de ses prouesses sexuelles ? Et je fais quoi, moi ? Je ne lui propose pas d’entrer, je refuse de me mettre toute nue devant un mec qui pense que nos ébats dureront suffisamment peu de temps pour se permettre de demander au taxi de l’attendre.

« C’était sympa comme soirée, faudra remettre ça vite.

– Oui, heu… oui.

– Bonne nuit. »

Quoi il s’en va maintenant ? Mais pourquoi il m’a raccompagnée alors ? Il se penche vers moi et m’embrasse doucement sur les lèvres puis me laisse planter sur mon trottoir pour partir dans le taxi. Je le vois me faire un signe de main et la voiture disparaît au premier virage.


Je rentre chez moi, le sourire aux lèvres. Yes, je suis tombée sur un gentleman. Je me précipite sur mon téléphone pour lui envoyer un texto : « j’ai passé une soirée délicieuse, j’ai hâte de remettre ça. ». Sa réponse ne tarde pas : « Pourquoi pas vendredi ? ».

3 jours, ça va être long.


A suivre ! (quelle garce je fais)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Haro sur le poil

Deuxième sketch de mon one woman show que peut-être qu’un jour, je le ferai pour de vrai mais faut pas rêver non plus. Spéciale dédicace à Aston!

 

La puberté, c’est une sacrée vacherie, surtout pour les filles. Bon ok, on a les seins qui poussent et on peut jouer à Pamela Anderson mais on a aussi nos règles et surtout, on a des poils qui arrivent. Parce que dans notre pays, une belle fille se doit d’être glabre. Non mais imaginez Adriana Karembeu avec des aisselles velues… De suite, ça le fait plus. D’ailleurs, que fait une fille qui a un rendez-vous galant qui doit se finir par une folle nuit torride ? Elle s’épile ! Et c’est le début des emmerdes.

 

Nous avons à notre disposition plusieurs moyens d’éradiquer le poil. Il y a d’abord la méthode non douloureuse, à savoir le rasoir mais faut voir la tête de notre papounet quand il récupère son rasoir plein de poils qui sont pas à lui. Et puis les poils de filles, c’est comme les poils de mecs, plus on les rase, plus ils repoussent et ça repousse dur. Du coup, on a de vraies brosses à récurer sous les bras ensuite. Dans la même catégorie, on a la crème dépilatoire. Alors, ça, c’est fantastique : rapide, en 10 minutes, c’est fait. Voire même 3 minutes pour les nouvelles qui sont à la pointe de la technologie. Mais y a un souci, et un souci de taille : ça pue. Oui, l’odeur d’ammoniaque sous les bras et même ailleurs, y a mieux pour séduire un homme. Et puis ça repousse vite parce que le poil, il est juste coupé, pas arraché. Normalement, sur la notice, y a marqué de rincer sans savonner. Oui ben vu l’odeur, moi, j’utilise toute ma bouteille de savon parce que bon…

 

Non, l’épilation, la vraie, c’est arracher le poil avec la racine qui va avec. Et là, je peux vous dire que toutes les publicités qui vous garantissent une épilation sans douleur ont été faites par des hommes qui ne se sont jamais épilées. Ou des femmes écolo new age qui militent pour l’intégrité de leur corps. Non, je plaisante, y a des écolos épilées, arrêtons de catégoriser les gens un peu.

 

Je me souviens, quand j’étais ado, ma mère m’amena toute fière chez l’esthéticienne pour la première fois de ma vie. J’en suis ressortie avec les jambes à moitié épilées et la larmouillette à l’œil. Une horreur, une torture. Là, j’ai envisagé sérieusement de vivre dans un monde où mes jambes seraient poilues et mes aisselles hirsutes. Mais la mode et l’esthétique on eut raison de moi, me voilà à pleurer en me faisant le maillot comme toute jeune fille qui se respecte.

 

Ca fait plus de dix ans que je m’épile et j’ai tout testé. D’abord la cire. Alors là, faut souligner un grand progrès puisqu’on est passé d’un truc épais qui pue à une douce cire au thé vert… Mais même si ça sent bon, qu’est-ce que ça fait mal. Non mais c’est pas humain de s’arracher les poils comme ça. En plus, la cire, ça colle, on en fout partout et il faut régulièrement aller la réchauffer sinon, ça ne marche pas. Mais attention, si c’est trop chaud, on se brûle. Oui, l’épilation, c’est le fantasme de tout masochiste qui se respecte.

 

Cependant, l’épilation est un vrai problème de société. Si, si ! On nous sort donc des épilateurs électriques censés être anti-douleur. Bon, déjà, au lieu de mettre de la cire partout, c’est des poils qu’il faut ramasser. Comme si j’avais pas assez de poils avec le chat, je rajoute les miens ! Et ça se glisse partout, cette saloperie ! Plus vous en enlevez, plus il y en a qui viennent. Ils se reproduisent entre eux ou quoi ? Quant à l’aspect anti douleur, on doit pas avoir la même définition. Le Petit Robert, il est d’accord avec moi pourtant, c’est que ça doit pas faire mal. Alors j’en conclus que les larmes qui coulent de mes yeux à chaque poil arraché, c’est juste du psychologique. Mais non, je pleure pas la mort atroce de mes poils, arrachés de mes jambes où ils vivaient peinards !

 

Mais en fait, le problème, c’est l’existence même de ces poils. Non mais on nous bourre le mou avec l’évolution. L’évolution, l’évolution, mon œil ! Parce que vous pouvez me dire à quoi ça nous sert les poils aujourd’hui ? Encore les mecs, ils peuvent s’en servir pour prouver leur virilité et jouer les Aldo Maccione à la plage… Bien que les poils dans le dos, on a fait plus glamour. Mais nous ? Nous ? Franchement, quand je me les enlève, ces foutus poils, ça m’empêche pas de vivre ! Alors pourquoi on les a encore ? Vous allez me dire que c’est comme les dents de sagesse, ça sert à rien mais on les a. Ok, mais les dents de sagesse, on les enlève une fois, pas une fois par mois ! Et encore, quand je dis une fois par mois, je suis gentille parce qu’à la fin du mois, ça recommence à devenir la jungle sous les bras et dans les collants. Si on les a arraché ces foutus poils, c’est bien qu’on en voulait plus. Alors pourquoi ils s’obstinent à revenir ? Ca doit être un coup de Dieu, ça : ça lui a pas suffi de nous imposer les règles pour nous punir du péché original, il nous oblige à pratiquer une dépoilade mensuelle pour bien qu’on comprenne notre douleur. Mais, Dieu, si tu veux, moi, je mange plus de pommes de ma vie, je l’ai bien comprise la leçon ! Tu m’écoutes ? (regarde sous les bras) Ouais, ok, parle à mon cul, ma tête est malade !

 

Bon, c’est pas tout ça les enfants mais j’ai un rendez-vous ce soir… Mais avant, j’ai un tête à tête avec mon épilateur. Ah la vie de femme, c’est pas tous les jours rose !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les tue l’amour

(Aujourd’hui, je suis malade donc j’écris un article rigolo et inutile, en attendant les aventures de Victoire, Océane, Fulbert, Anne et moi-même)
 
Allongée sur mon lit, écrasée par la chaleur et par la fièvre, j’ai eu une conversation édifiante avec Victoire en fin d’après-midi, par téléphone interposé. J’ai donc décidé de
rédiger un petit article sur ce qui tue l’amour chez les hommes. Je précise avant tout à mon lectorat que j’ai de la fièvre donc si cet article part dans un verbiage délirant, vous comprendrez pourquoi.
 
Imaginez la scène suivante : cela fait six mois que vous courez après Paolo, votre charmant voisin aux yeux verts étincelants et aux fesses délicieusement bombées. O Seigneur,
Paolo se rend enfin compte de votre existence et, mieux, il vous propose d’aller prendre un verre. Cette invitation est-elle pleine de sous-entendus ? Vous décidez que oui donc opération épilation, gommage, autobronzant (j’ai découvert ce produit, hier, j’ai une mine ravissante malgré ma fièvre, mais j’ai une vilaine trace sur le bras !), vous enfilez votre string fétiche (celui qui donne envie d’être enlevé), vous vous parfumez dans les coins stratégiques… En somme, vous vous faites belle pour la brouette du siècle.
 
La soirée se déroule à la perfection, vos jambes et vos mains se frôlent, vous lisez dans ses yeux la promesse d’une nuit des plus torrides. Vous lui proposez habilement de venir boire un dernier verre chez vous. L’ambiance est parfaite : un délicieux vin rouge, des bougies, une douce conversation et, inévitablement, vos lèvres finissent pas se croiser. Les caresses se font de plus en plus précises, ses mains commencent à se promener sous vos vêtements. Excitée comme une puce, vous le traînez dans votre chambre et entreprenez de vous effeuiller mutuellement. Au moment de lui retirer son jean parfaitement moulant, quelle surprise : le monsieur a pris l’initiative de porter un string… Evidemment, voir le paquet de monsieur moulé dans ce ridicule bout de tissu qui s’insinue entre les fesses déclenche un irrésistible fou rire. A partir de là, la brouette est définitivement compromise : outre le fait qu’une bonne tranche de rigolade n’entretient pas vraiment la libido, l’ego de monsieur sera irrémédiablement froissé.
 
J’aimerais savoir qui a eu l’idée d’inventer les strings masculins… Avec Victoire, nous rigolions sur les dessous masculins : rien n’est vraiment sexy mais le string, c’est
vraiment l’optimum du ridicule. Messieurs, pour vos rendez-vous galants, préférez un boxer, c’est ce que nous aimons le plus.
 
Parties à délirer sur les tue l’amour, nous en sommes donc arrivés aux chaussettes. Vous savez, les vieilles chaussettes de tennis blanches qui virent au gris avec les deux bandes de couleur, en haut… J’avoue que mon ex avait une passion pour ces chaussettes et adorait sortir de la salle de bain avec les chaussettes montées jusqu’aux genoux et le slip sloggy remonté jusqu’à la taille… Rassurez-vous, cet attirail n’avait pour but que de me faire rire, pas de m’exciter.
 
Les tue l’amour sont nombreux et varient selon les personnes, je pense qu’il y aura bien quelqu’un pour me dire qu’il aime les strings masculins (tous les goûts sont dans la nature…)… Pour ma part, je suis assez allergique à la saleté. L’autre jour, je discutais avec un jeune homme qui m’avait plu, dans le temps, et soudain, j’ai eu un choc. Ses dents étaient jaunes ! Mais depuis quand ne s’était-il pas lavé les dents, celui-là ? Et dire que j’avais voulu mettre ma langue là-dedans à une époque ! Profondément troublée, je ne voyais plus que ces quenottes et je suis partie assez vite, dégoûtée… Gauthier m’a raconté qu’une fois, il avait ramené un jeune homme chez lui mais une fois qu’il l’avait déshabillé, il l’avait renvoyé chez lui illico, tant le jeune homme était d’une propreté douteuse. Je pense que, dans la société où l’on vit, prendre une douche par jour quand on en a la possibilité n’est pas un luxe mais un réflexe. Coucher avec un crado, il n’y a pas moyen.
 
Ne soyons pas mesquines, il y a également des tue l’amour chez les femmes… Nous en parlions avec Victoire, tout à l’heure : le collant. Déjà, il faut trouver la bonne taille
et ce n’est pas évident : pour ma part, soit le collant s’arrête à mi-hanches, soit il monte jusqu’à la cage thoracique… De plus, les hommes ont du mal à se débattre avec un collant, ce n’est pas pratique à enlever. Si vous avez une brouette de planifiée, préférez des bas. J’ai d’ailleurs remarqué que les bas inspirent beaucoup les hommes et la plupart préfèrent ne pas les enlever, réminiscence de leur adolescence passée devant les films pornographiques. Autre dessous peu engageant : la vieille culotte petit-bateau qui vire au gris et qui poche au niveau des fesses. Mesdemoiselles, les hommes aiment la soie et la dentelle ! Et puis la soie, c’est doux sur notre peau si délicate, pourquoi ne pas en profiter ? Ça fait plaisir à tout le monde…
 
Et l’épilation ? Je ne connais pas beaucoup d’hommes qui apprécient de caresser une jambe poilue. La nature nous a ainsi faites, pourquoi vouloir à tout prix lutter contre
notre pilosité ? Je peste à chaque fois que je m’épile mais, honnêtement, je me trouve plus séduisante avec des aisselles lisses et des jambes imberbes… Il est intéressant de voir à quel point j’ai intégré cette norme. Un jour que je discutais avec des amis dans mon ancienne université à tendance anarco-communiste, une jeune fille s’approcha de nous pour nous demander une cigarette. Vêtue d’un débardeur, elle laissait voir des aisselles velues qui m’ont interpellées. Une femme poilue, je ne suis vraiment pas habituée et, pour être honnête, je trouve ça inesthétique.
 
Enfin, il y a des paroles qui vous cassent une ambiance. Gauthier m’a raconté qu’une fois, il était en préliminaires avancé avec un gars qui lui a lâché un poétique « bourre-moi »… Suite au fou rire de Gauthier, la brouette n’a pas été conclue.
 
Un peu d’autodérision : alors que j’étais avec mon ex, nous étions bien partis, aussi, quand j’ai lâché un guttural « oh oui !!!! »… A ce moment-là, j’avais une voix très féminine. Mort de rire, mon ex m’a regardé et m’a demandé : « Robert ? ». Bon, comme je l’ai dit plus haut, une fois qu’on est parti à rire, il est difficile, voire impossible, de rattraper une brouette.
 
De façon générale, je crois que dans ces moments-là, il vaut mieux se taire et savourer car c’est fou ce qu’on peut dire sous le coup de l’excitation. Et des fois, ça tue
l’amour !
 
Rendez-vous sur Hellocoton !