Les amitiés sont-elles toujours circonstancielles ?

Et paf ! Vous avez noté que moins j’écris, plus mes titres ont la gueule d’un sujet de dissert philo pondu par un prof sadique ?

amitié

Hier, je regardais mes petits camarades s’ébattre dans l’open space. Dans ma nouvelle vie (enfin, depuis 6 mois, ça fait moins nouveau de suite), j’ai des quasi-amis, des copains-copains, des copains, des camarades, des “mais c’est qui Sylvie déjà ?” et des “non mais lui/elle, je peux pas le piffrer” chuchoté en regardant autour de moi à la pause. Dans mon pôle, il y a une sorte de double duo : Thibault et Henri d’un côté, Nolwenn et moi de l’autre et Cathy au milieu (les nombres impairs, cette tannée). On s’entend tous bien mais ma meilleure copine, c’est Nolwenn. Puis mes chouchoux hors équipe, ce sont Inès, Isabelle, Jacques et Clémentine. Et pourquoi eux, me direz-vous ?

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Pour Clémentine, c’est simple : elle est restée deux ans alternante dans mon ancienne boîte, on est arrivées quasi en même temps dans la nouvelle, l’histoire était déjà écrite. A nous les déjs potins à deux. Pour les autres, tout remonte à mon 1er jour, je crois. Souvenez-vous, je suis arrivée le jour même du séminaire. A peine arrivée, déjà fourrée dans un train pour passer 3 jours avec mes nouveaux camarades de jeu. Et si je partageais ma suite parentale avec Cathy, c’est bien avec Nolwenn que j’ai de suite tissé des liens. Peut-être parce qu’on est les deux trentenaires de la bande, peut-être parce qu’on était les deux dernières arrivées, peut-être parce qu’elle a un fils à peine plus jeune que Saturnin et que ça nous fait un sujet de conversation en plus. Nolwenn partageait sa chambre avec une autre nouvelle, Inès, du pôle partenariat. Pôle partenariat où on retrouve aussi Jacques l’alternant et Isabelle la chef de service. Voici ma team. Par la suite, j’ai bien sûr élargi mon cercle de connaissance mais mes copains de bureau, ce sont eux. Même il y a deux filles avec qui j’avais bien sympathisé lors du séminaire que je ne fréquente pour ainsi dire plus : on n’est pas dans le même open space.

amitie

Les amitiés sont-elles donc avant tout question de circonstances ? Dans l’oignon des relations sociales de mon open space, l’affinité est-elle battue par les dates d’arrivée dans l’entreprise ? Dans mes précédentes vies, j’ai toujours noté une propension des nouveaux à se coller les uns aux autres. Comme si les groupes d’anciens étaient impénétrables, comme si nous ne pourrions jamais rattraper le retard de ce qu’ils ont vécu ensemble. Comme si notre aventure, on voulait la vivre loin de ceux qui savent déjà. Surtout si on considère que plus on stagne dans une boîte, plus on en voit les inconvénients et quand toi, tu as envie de vivre une belle histoire, t’as pas envie qu’on te la gâche. Et puis tu n’as pas envie de passer tes repas à évoquer le souvenir ému de Coralie et Maxime, ceux qui étaient là avant mais qui sont partis explorer de nouveaux horizons. Non parce qu’ils devaient être très sympas mais on les a pas connus donc le sujet ne nous fascine pas particulièrement.

bougies

Je parle du travail mais ce phénomène d’oignon me semble marcher pour pas mal de relations d’amitiés. Par exemple, si je prends mes amies de la plongée, on observe encore ce phénomène : mes copines étaient les filles de mon niveau (le 1er), on était toutes nouvelles  dans le club. Seule Anaïs a intégré le groupe la 2e année. Et je me rends compte aujourd’hui que le groupe peut être difficile à pénétrer : vendredi, nous sommes allés boire un verre avec Isa Rousse, Joy et Anaïs et j’ai pris avec moi Victor pour faire des présentations officielles. Et bah, je pense qu’il a dû être perdu une bonne partie de la soirée entre les “Non mais tu te souviens de cette folle de Léa ?” “Et tu te souviens quand lui a fait ça et que l’autre à répondu ça et hihihi !”.

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En fait, les groupes d’amis sont-ils comme les couples, se construisant petit à petit références et mythes communs, permettant de créer des liens plus forts mais aussi plus impénétrables pour les petits nouveaux ? Les amitiés naissent-elles des circonstances des arrivées dans un lieu donné plutôt que sur les affinités ? Oui… mais non. Car si elles naissent des circonstances, certaines meurent par manque d’affinités.

 

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Rends-toi disponible

En grande prêtresse de la séduction que je suis (au moins), je n’aime rien de moins qu’observer les situations et venir ensuite vous parler de ce que j’ai observé. Ces derniers temps, je me suis plusieurs fois retrouvée au coeur de grandes assemblées avec des hommes, des femmes, des jeux de séduction et un carnet de note pour tout garder en tête. Car la séduction, c’est bien mais encore faut-il donner envie aux autres de nous inviter au jeu.

jeu-de-seduction

J’aime parfois me promener sur certains forums observer les tourments de mes congénères en matière d’amour et séduction (et travail aussi mais ça n’a aucun intérêt pour cet article), déformation professionnelle de mes années de community management sur des forums. Parfois, certaines femmes envoient un cri de détresse “au secours, je ne me fais jamais draguer!”. Pourtant, la drague (vulgaire séduction) est une interaction sociale à laquelle toute femme a droit, peu importe son physique. Je ne connais que peu de femmes n’ayant pas eu droit à leur lot de petites phrases, sifflements et co de la part des lourdauds de la rue. Mais récemment, j’ai découvert un truc intéressant : pour se faire draguer, encore faut-il se rendre disponible.

Pourquoi-c-est-a-la-mode-de-faire-la-gueule

Mise en situation : un garçon que nous appellerons Jules. Jules, il vous plaît bien et vous vous dites que vous allez lancer une subtile tentative de rapprochement, pour voir. Sauf que voilà, un obstacle immense se dresse devant vous : la bande de potes de Jules. Ou son/sa meilleur-e pote toujours accroché à ses basques. Or je sais pas vous mais moi, dans mes tentatives subtiles de séduction, je tente d’abord d’isoler ma proie puis de badiner, mes yeux plantés dans les siens en tentant de démontrer l’air de rien que je suis brillante, cultivée et que j’ai envie de lui mordre les fesses. Or Jules se balade toujours avec sa petite meute. Pire, ils ne parlent quasi qu’entre eux, se mêlant peu aux autres. Donc à moi. Moralité : je finis par laisser tomber alors que s’il le faut, Jules et moi, ça aurait été du tonnerre.

couple-parfait

Alors évidemment, peut-être que Jules reste avec ses potes car il n’en a juste rien à faire du reste du monde (dont moi). Qu’il a une moitié qui est juste absente de la soirée et qu’il n’a en aucun cas envie d’être disponible. Mais si je me mets moi-même sous la loupe, je me rends compte que je suis pas la reine de la disponibilité… Exemple flagrant : lors de la dernière soirée célibataire, alors que je discutais avec le fumeur qui me plaisait bien, j’ai intégré Anaïs à la conversation pour pas qu’elle reste en rade. Quel message ai-je envoyé au mec ? Tu m’ennuies ? Voici ma copine, drague la ? Un plan à 3 ça te dit ? Et si finalement, en matière de séduction, notre non solitude était notre pire ennemie ?

groupe-amis

Alors que faire ? Pointez vous seule dans un bar, pour sûr qu’on vous draguera mais faut voir qui… Je veux dire que le but n’est pas de choper le premier audacieux venu mais bien une personne avec qui nous avons quelques affinités. Sauf que pour ressentir une éventuelle affinité, encore faudrait-il laisser un espace pour permettre à l’autre de venir discuter avec nous et voir si ça accroche ou non. Or nous évoluons de plus en plus en troupeaux urbains, nous débarquons en gang quelque part et impossible de nous désolidariser. Il y a quelques années, je discutais avec un mec m’expliquant que pour draguer, il fallait aller vers un groupe et taper le maillon le plus faible pour y entrer (“jamais j’irais vers toi” me dit-il pas très sympathiquement). Ben j’avoue que ça me saoule en général quand ça arrive. D’abord parce que je suis occupée à papoter avec mes amis et ensuite, je ne trouve ça guère poli. Et que quand ça nous arrive avec Anaïs, c’est souvent du cas social hautement alcoolisé. Ouais, en fait, je suis comme Jules…

Disponible, moi ? Apparemment, c’est pas si évident.

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Courrier des cœurs, réponse à Yannick

Cette semaine, Yannick nous a posé la question suivante : « Salut. J’ai un petit problème. J’ai 24 ans et je suis encore puceau. Je pense que je vais être grillé « ma première fois », non ? Mais je me demande juste comment <<bien faire l’amour>>. Comment on sent si la fille trouva ça bien ou pas ? »

 La cellule Love and sex s’est réunie, voici ce que nous en pensons :

 Enzo : « Je pense que je vais être grillé « ma première fois », non ? » En même temps, si tu avais fait ça à 16ans, tu aurais été
grillé tout autant ? Plus généralement, vu les niveaux disparates en matière de prouesses sexuelles, il n’est pas obligatoire que tu sois grillé pour peu que tu sois bien informé (documentaires, etc). « Mais je me demande juste comment <<bien faire l’amour>>. » Vaste question. Comme précédemment, voir les documentaires. Puis tout oublier et laisser parler son coeur et son instinct animal.
« Comment on sent si la fille trouva ça bien ou pas ? » Alors là, il faut éviter les documentaires trop romancés et extravertis (un cri n’est pas égal forcément à un plaisir). Et faire baisser la pression (facile à dire je sais). Vois ça comme un « Docteur Maboul » en mode expert : sois attentif aux réactions (respiration, yeux (on devient photophobe avec le plaisir), …) et agis en conséquence.
Hypothèse. Action. Analyse de la réaction. Nouvelle hypothèse avec de nouveaux paramètres qui prennent en compte l’analyse précédente. Dégrossis juste un peu le travail en te documentant pour apprendre de l’expérience des autres (exemple: Coup de poing dans les cotes > ne pas tester)

Keira : .. Que dire ?

Déjà, le point important si tu es sur le point d’enfin passer à l’action avec une fille que tu aimes (pas dans le cas du coup d’un
soir donc…), il faut qu’elle soit au courant de ta situation. Parce que si tu te foires, elle va juste croire que tu es nul et puis c’est tout. Tandis que si tu n’es pas au top lors de ta première fois officielle, et bien elle va t’aider.

Il ne faut pas croire que tout s’apprend d’un coup. C’est comme embrasser pour la première fois, au début tu ne sais pas trop comment
gérer le roulage de pelle ou alors le baiser mignon, c’est avec le temps et l’expérience que tu apprends à doser.

Ne te met pas la pression, ça ne sert à rien. Ne sois pas en panique, les premières fois c’est toujours délicat.

Quant à « bien faire l’amour ». Là aussi cela dépendra énormément des attentes de ta partenaire. Tout ce que je peux te conseiller c’est
d’y aller en douceur au début, parce que si tu bourines comme un malade sans avoir chauffé un peu la demoiselle, tu risques de ne pas avoir l’occasion de recommencer une seconde fois. (oui, ça peut faire mal !)

Enfin… les cris ne sont en effet pas toujours des signes de plaisir. Il faut être à l’écoute. Et observer les réactions.

Et comme le disais mon camarade masculin, il y a plein de moyen pour se documenter. Maintenant, les manuels théoriques c’est bien,
mais rien ne vaut la pratique pour s’améliorer dans cet art très particulier qu’est le sexe.

Bon courage en tout cas !

Petite Cervoise : pareil « … que dire ? »

J’ai 24 ans et je suis encore puceau.

=> Note pour les lecteurs de moins de 20 ans : ne laissez pas passer l’occasion de tester, avant de souffler vos 20 bougies. Sachez
qu’à cet âge là, les filles non plus ne savent pas faire grand chose et vous serez donc tout à fait pardonnés.
A 24 ans, je pense que ça doit plaire aux MILF, voir aux Cougar. Surtout aux Cougar.

Je pense que je vais être grillé « ma première fois », non ?

=> L’injustice de la vie fait que non, justement. Une fille se fera certainement griller -physiologie oblige-, mais pour un homme
le scénario peut varier. Soit ça se passe bien, l’instinct prend le dessus et la dame apprécie. Soit ça se passe pas très bien, et elle peut penser soit que tu es un mauvais coup, soit que tu n’as pas énormément d’expérience (à 24 ans, ça peut arriver aussi)

Mais je me demande juste comment <<bien faire l’amour>>.

=> Mon coeur, même à 45 ans, certains n’ont pas encore compris.

Comment on sent si la fille trouva ça bien ou pas ?

=> Le meilleur moyen de savoir, c’est si elle y donne suite ou pas. Si tu aperçois un texto où elle écrit « LOL sors moi de là » à sa
meilleure copine, il est possible qu’elle n’aie pas totalement apprécié. Le mieux est de lui consacrer du temps, être attentif à ses réactions, ne pas TROP trainer non plus là où on pense qu’il est bien de s’attarder… parfois la technique du miroir est payante (reproduire les mêmes gestes de l’autre)
Voila.
=> Voila.

Nina : Vaste question que nous nous sommes tous posés, sans que l’âge entre en ligne de mire, finalement. Parce que nous sommes
clairement dans une société qui valorise « l’étalon » ou « la geisha », ceux qui maîtrisent le plaisir comme des rois. Sauf que dans les faits, il faut bien comprendre que le bon coup de l’un peut être le coup foireux de l’autre. En clair si je te donne une recette du comment bien faire l’amour, c’est une recette qui marchera sur moi, point barre. Perso, si tu as des affinités particulières avec celle qui va te déflorer, dis lui franchement et transforme ça en jeu « comme je sais pas faire, je veux que tu m’apprennes, dis moi ce que je dois faire ». Sans faire trop le boulet non plus mais qu’elle t’invite à la caresser là ou là, tu t’appliques, tu lui demandes si elle aime ou pas (pas toutes les 2 secondes non plus). Et si tu veux pas lui dire, tu peux tenter direct le scénario du « jeune élève et de sa prof qui l’initie aux joies du sexe » mais pas dit qu’un scénar dès la première coucherie emballe la demoiselle. Maintenant, juste un dernier mot : dédramatise ! Etre encore puceau à 24 ans, c’est pas grave, tu n’es pas du tout une exception. Et au pire, si ta prestation n’est pas terrible, tu ne pourras que t’améliorer.

PS à Petite Cervoise : ma perte de virginité est passée pour ma part inaperçue 🙂 (même si j’étais raide comme un piquet)

Voilà, si toi aussi, tu as une question à nous poser, n’hésite plus, un petit comm, un petit mail [nina.bartoldi(a)gmail.com], un message facebook ou twitter et c’est parti !

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Si t’embrasses bien, tu baises bien

Il y a quelques années, je discutais avec la Rouquine d’un garçon dont j’avais osculté les amygdales avec ma langue. « Il embrasse bien ? Parce que s’il embrasse bien, il baise bien. » Je fronce les sourcils : c’est quoi cette théorie ? Mais en y réfléchissant bien, force est de constater que dans mon top amant se trouve aussi mon top embrasseur. Ah ben ça alors !

Qu’est-ce que bien embrasser ? Bonne question, tiens. Chacun ses goûts. Pour ma part, le mec qui va tatouiller ma trachée avec sa langue ou qui se croit obligé de me rouler une pelle durant 10 minutes sans pause, c’est mal parti. J’aime les baisers mi tendre mi sauvages avec une langue ferme mais pas brutale. Le pire étant la langue molle qui me donne
l’impression de rouler une pelle à Bob l’éponge. Depuis que j’ai remarqué ça, il est vrai que plus un mec sera « brutal » dans ses baisers (sans pour autant me péter les dents), plus la suite le sera aussi. Et inversement, le baiser Bob l’éponge annonce une brouette molle et ça, c’est pas bon du tout.




Pour autant, je n’arrête pas les frais au premier échange buccal insatisfaisant, on ne sait jamais. Après tout, il paraît qu’il existe toujours des exceptions à toutes règles. Mais quand l’homme a une façon de m’embrasser qui ne me plaît pas, je soupire intérieurement, espérant que le reste sera plus intéressant. Et ce n’est jamais le cas.

Mais embrasse-t-on réellement comme on baise ? Le baiser est un préliminaire très important, c’est un peu la montée en température. Et si elle est ratée, je ne serai pas forcément dans les conditions idéales pour la suite du programme. Donc en gros, si je rate le démarrage, pourrai-je rattraper mon retard dans la course à la jouissance ou je finirai
forcément perdante ? La petite voix qui commence à râler dans ma tête parce que « oh non, j’aime pas comme il embrasse » va-t-elle arrêter de geindre pour apprécier à sa juste valeur la suite ? Ou quoi qu’il arrive, la suite sera aussi mauvaise que le départ ? Qui de la poule ou de l’oeuf, blablabla.




A moins que ce ne soit qu’une question d’affinités, finalement. Je parlais y a pas très longtemps du fait d’être accro à la peau d’un autre et il reste évident que le mauvais coup de l’un est le meilleur amant de l’autre, selon nos désirs et attentes en matière de sexe. Il paraît logique qu’on embrasse comme on baise donc forcément, si la personne ne
correspond pas à votre amant idéal, le reste va difficilement coïncider. Ben oui, si vous êtes amateur des bonnes baises bien violentes et que vous tombez sur quelqu’un qui déteste ça et adopte plus volontiers la position de l’étoile de mer, ça va être long et pénible.




Alors mauvais embrasseur, on arrête dès l’entrée ? Et bien ça dépend aussi de votre ambition quant à la relation qui se dessine. Si vous n’envisagiez qu’un one shot, si vous vous sentez capable de vous arrêter là (c’est quand même délicat), why not. Si vous pensez que la personne qui a sa langue dans sa bouche peut être un compagnon de route de longue durée, ne désespérez pas non plus, rien n’est perdu. Le sexe à deux, ça se construit aussi, petit à petit.

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Que faire de ses anciens collègues ?

Ces derniers temps, j’ai eu pas mal l’occasion de retrouver d’anciens collègues, que ce soit Claude de mon premier boulot ou les éternels Simon et Ioulia de TGGP. Parallèlement, dans ma boîte actuelle, on a eu un joli claquement de porte et un autre collègue qui nous expliquait qu’il ne gardait pas contact avec ses anciens collègues car il n’en voyait pas l’intérêt. C’est vrai, ça sert à quoi les anciens collègues ?

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Depuis deux ans et demi que je suis solidement implantée dans le monde du travail, j’en ai croisé des gens. Des gens que j’ai appréciés, d’autre moins. Dès que j’ai oublié à peine la porte franchie pour la dernière fois, d’autres que je revois plus ou moins régulièrement avec plaisir. Par exemple, je déjeune régulièrement avec Simon et Ioulia (plus parfois d’autres de TGGP) même si la demoiselle vit désormais à Londres (oui, elle a réussi son évasion de TGGP) ce qui complique légèrement la tâche. On est toujours ravis de se revoir, partageant nos bons vieux souvenirs, nos rêves de retravailler tous ensemble (mais pas chez TGGP, paraît que c’est encore pire que quand je suis partie). Bref ces anciens collègues là sont devenus des amis. Et 9 mois après mon départ, le fait qu’on soit toujours en relation montre que nous sommes au-delà d’une relation professionnelle qui s’éteint à petit feu.

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Oui mais en dehors de ça ? En général, je « collectionne » mes anciens collègues sur Viadeo et Linked In, histoire de faire grossir mon réseau, puisque c’est à ça que ça sert. J’en reste souvent à ce degré minimal de lien (voire une mise en contact sur Facebook) qui ne m’apporte pas grande information. Je peux à la limite voir qui part de la boîte mais j’ai souvent ces infos par d’autres biais (notamment ceux qui sont restés). Rester en contact, c’est juste pour alimenter la boîte à potins ? Tututut, c’est plus compliqué que ça.

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Dans nos milieux, ça se croise. Et ça se croise beaucoup. Récemment, un copain m’a appelée pour me demander si je connaissais une dénommée Julie Boisvert que j’ai en relation sur viadeo. Il s’agit en fait d’une ancienne collègue de chez TGGP avec qui j’ai eu peu de relations et avec qui je n’ai jamais travaillé directement mais en tant que personne, j’en pensais du bien. Et oui, c’est le pouvoir de la recommandation. Imaginons que je cherche à recruter (huhuhu, j’aime me donner de l’importance), je vais donc sur viadeo ou linked in et je tape la fonction qui m’intéresse. Oh mais que vois-je ? Telle personne est en contact avec des gens que je connais déjà… Elle marque déjà des points.


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Evidemment pour un rapport plus proche qu’un simple lien sur Viadeo et consort, je dirais que là, faut pas se forcer non plus. Il y a des gens avec qui on a des affinités et d’autres non. Il y en a que je n’ai pas revus depuis mes démissions et j’avoue que ça ne me dérange pas trente secondes. Et quand je dis revu, j’étends ça à tous les moyens de communication existants. Parce que je n’ai pas des affinités avec tout le monde, il y en a même que je n’aime pas et l’idée de ne plus les revoir est plus un soulagement qu’autre chose.

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Mais je peux comprendre la réaction de mon collègue. Est-ce que trop fréquenter ses anciens collègues, c’est un peu refuser de tourner la page ? Je ne sais pas. J’ai une certaine affection pour ma première boîte, qui va actuellement très mal, et j’ai eu quelques attachements chez TGGP aussi même si leurs galères me fait doucement ricaner. Je suis une garce professionnelle, ouais mais quand je constate que mes recommandations faites alors n’ont pas du tout été suivies et qu’un an après, on essuie encore les mêmes critiques, oui, ça me fait rire. Et rien que pour ça, j’ai bien fait de garder contact avec mes anciens collègues (mais aussi parce qu’un jour, on fondera notre boîte et on dominera le monde, hin hin hin !)

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Courrier des cœurs, réponse à Joseph

Cette semaine, Joseph nous a posé la question suivante : « Ma question est simple : est-il possible d’aimer deux personnes en même temps. En fait, voilà, j’ai une copine depuis un an et demi et y a quelques mois, j’ai rencontré une autre fille. Je suis amoureux des deux même si avec la 2e, je n’ose pas franchir le pas. Quand je suis avec l’une, je ne pense pas à l’autre mais je me sens tellement bien avec les deux. Elles sont différentes, je ne vis pas les mêmes choses, on n’a pas les mêmes centres d’intérets. Alors que faire? Qu’en pensez
vous? »


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce qu’on en pense.

Diane : Pour résumer les choses: dans ta tête, oui, dans la vie, non.
J’aurais tendance à penser que le truc du « on ne peut aimer qu’une personne à la fois » qu’on a pu nous servir à la sauce prince charmant meg ryan/tom hanks âmes soeurs et tout le tralala, c’est juste un fait culturel et que à partir du moment où on s’entend bien et qu’on est attiré physiquement par deux personnes, je vois pas pourquoi notre cerveau serait conditionné pour accorder son amour à l’un et pas à l’autre. Après, il faut faire un choix, parce que dans la vie pratique, ça ne t’apportera qu’une quantité astronomiques d’emmerdes. Parce que la société, justement, elle est pas adaptée pour ,et les mentalités non plus. De plus, j’aurais aussi tendance à citer le facteur neuro-biologique qui fait que Hommes=programmés hormonalement pour procréer le plus possible (vu la quantité astronomique de petits soldats à envoyer au front), donc peut-être plus enclins à vouloir multiplier les partenaires de vie. (et comme aujourd’hui, pour bcp de gens pour niquer il faut aimer, eh bien faites l’équation ===> plus on aime de personnes, plus on a de chances de multiplier son quota. Penisus est dominus) et que donc Femmes=un seul petit ovule à féconder= instinct de bien choisir LE partenaire idéal et unique. Oui, je sais, tant de poésie, ça vous émeut.

Bobby : Ben selon moi, tout dépend de ta définition de ce qu’est l’amour. Si c’est juste le besoin de combler une solitude, tu
peux aimer la Terre entière, mais après, je doute que ce soit ça qui te rendra heureux (après, on a tous également notre conception du bonheur). Si par amour tu entends en revanche l’idée de vivre et de partager des choses avec un alter ego, je vois pas l’intérêt d’en avoir deux. Je trouve pas ça spécialement cool pour les deux personnes que tu dis « aimer », d’ailleurs (même si, j’en conviens, on peut se laisser prendre au piège par ses sentiments). Mais voilà, l’amour, c’est pas de la magie à mes yeux, c’est comme une petite plante, il faut bien s’en occuper. Si tu la négliges, une mauvaise herbe peut pousser. Et remplacer ta plante. Attention, cependant : les mauvaises herbes donnent des fleurs bien moins belles.

Lucas : C’est rigolo, moi je suis le king pour sortir avec une nana et 3 jours plus tard la virer en lui disant que je repense
encore à une autre et encore 3 jours plus tard me rendre compte que j’ai fait une connerie…
Mais là je suis désolé je n’ai pas d’aide à donner car je serais moi aussi partagé entre tout lâcher et l’aventure… Non, Raoul, on peut avoir le beurre l’argent du beurre et le cul des deux crémières. Quoique parait-il les couples à trois sont légions… Alors…

Enzo : Je vais me faire l’avocat du diable (parce que j’adore ce rôle) :

Biologiquement, -qu’on me corrige si je me trompe- il ne me semble pas qu’il y ait d’impossibilité. On peut rappeler l’exemple (je sais ce n’est pas pareil mais c’est comparable sur le principe) de l’amour filial qui ne se divise pas avec la multiplicité des enfants.

Sur le plan sociologique, ce n’est pas vraiment accepté et encore moins encouragé (quoique quand on voit la real tv), pourtant il a existé (et existe) de nombreuses sociétés polygames, que ce soit polyandrie ou polygynie (ton cas). Selon les anthropologues, plus des trois quarts des sociétés sont polygames de droit (en gros tu n’iras pas en prison pour cela, tant que tu ne veux pas te marier). D’ailleurs si cela peut te conforter dans l’idée, nos sociétés occidentales sont majoritairement de la « polygamie sérielle » (la vraie monogamie consisterait à n’avoir qu’un seul partenaire pendant toute sa vie, ce qui n’est pas le cas de la majorité des gens).
Pour revenir sur le plan biologique, il y a des chances que Summer ait raison. L’état amoureux a biologiquement une durée de péremption, ton corps ne produit plus les mêmes substances et tu es moins « dopé » au bout d’un moment. Ce dopage peut revenir avec une nouvelle personne, ce qui semble être ton cas. Avec l’une tu as le dopage biologique, avec l’autre tu as la complicité d’un an et
demi qui a pris le relais sur le dopage biologique initial.
Alors que faire ? On ne peut te le dire, on peut juste te donner des éléments pour réfléchir…
Une précision : « avec la 2e, je n’ose pas franchir le pas » Cela peut être alors seulement du domaine du fantasme, si ça se trouve elle sera incompatible et chiante avec toi en couple ! Ou pas.
(je tiens à remercier Wikipédia pour le rafraîchissement des références)

Keira : Bon, je vais être méchante mais je vais expliquer pourquoi.
Je suis sortie pendant un moment avec un mec qui était dans ta situation d’homme casé.
Ce gars m’a dit qu’il m’aimait, je l’aimais mais il aimait toujours son autre compagne.
Déjà : le rôle de la maitresse est insupportable. Pour la fille que tu as rencontré récemment ça va être difficile de tenir longtemps dans cette situation sans qu’elle te pose un ultimatum en te disant de faire un choix. Ce qui est totalement son droit. Mais ça va te mettre une pression de fou et tu ne fera te prendre la tête avec cette fichue hésitation entre cette jeune femme qui t’attire et avec qui tu voudrais aller plus loin, et ta compagne avec qui tu as cette complicité d’un an et demi.
Secondo, ton autre compagne, si tu la quittes pour la nouvelle, va être détruite, mais comme elle t’aime, si tu changes d’avis après avoir goûté à la nouvelle, elle te reprendra. Mais ça sera moisi par ce nouveau manque de confiance qu’elle aura en toi.
Dans les deux cas tu es comme qui dirait baisé (pardonne-moi ce langage) parce qu’en effet tu ne peux pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière.
Enfin, pour faire le moins de casse possible, tu ne sors pas avec la nouvelle et tu continues à vivre avec ta compagne que tu aimes et avec qui tout à l’air d’aller.
Sinon tu vas faire du mal à tout le monde.
Alors arrête de jouer l’andouille et profite de ce que tu as déjà.
Et garde la nouvelle comme amie, comme ça si jamais avec ton actuelle compagne ça casse finalement, tu l’aura toujours sous le coude et ça se fera sans que tu passes pour le plus infâme des salopards.

Tatiana : hum alors là j’aimerais bien te répondre mais je sens que je ne vais pas être objective sur la question. Moi je pense
sincèrement que tu peux « aimer » deux personnes mais ce ne sera pas le même amour et aussi je pense qu’avec l’une des deux tu seras dans une phase bof. Je m’explique : peut être que même si c’est pas flagrant tu es dans une phase où tu est un peu plus détaché de ta copine actuelle et donc plus ouvert aux autres filles autour de toi. Et comme tu dis l’autre fille t’apporte des choses que tu n’as pas avec ta copine actuelle. D’où le fait que tu aimes les deux.
Par contre je ne suis pas d’accord avec Tink’ Bell dans le sens où si tu reste avec ta copine actuelle tu ne feras souffrir personne. A toi de voir entre les deux celle qui t’apporte le plus. Mais dit toi bien qu’il y aura de la casse quoiqu’il arrive.

Petite Cervoise : oh, je suis peut être la seule interloquée, mais avec la 2e, concrètement, il ne s’est rien passé ? c’est juste
de l’attirance ? si c’est le cas, je te répondrais qu’un peu de ‘stimuli’ extérieur ne fait pas de mal, si le cap n’est pas franchi. Ca maintient alerte et en bonne santé. si j’ai pas tout compris (et Dieu sait que c’est possible), et que tu as fait quelques pas dans le bac à sable, dans ce cas, je te renverrais juste à Moïse et à ses commandements (et évidemment le châtiment qui accompagne le non-respect des 10 points évoqués). Mais avant ça, pose toi surtout la question de savoir si ce sont effectivement les qualités de chacune que tu recherches ou bien le fait d’avoir deux « sources de qualité »…

Nina : Hum, déjà, c’est bien beau tout ça mais l’autre fille est-elle attirée par toi ? Non parce que tu t’emballes, tu remets en question ton couple mais une grande partie de l’équation reste une inconnue. Ensuite, pour la question en elle-même, tout dépend de la définition de l’amour. Pour en rester sur l’amour qui se limite à des rapports entre un homme et une femme, je dis non dans ton cas. Parce que l’amour est un sentiment qui se construit au jour le jour en développant une intimité avec l’autre et là, de n’intimité, tu n’as point. Je ne doute pas de ton attirance pour elle et des affinités qui existent entre vous mais tu ne la connais pas dans l’intimité et mine de rien, pour moi, il te manque une grosse partie du puzzle pour qu’on puisse parler d’amour.

Voilà, si toi aussi, tu as une question qui t’interroge, tu peux nous demander notre avis sur les commentaires ici, par mail ou même en passant par facebook si le cœur t’en dit !

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Où trouver l’homme ? Episode 22 : à l’inscription

 A la recherche du prince charmant

(Cher toi, derrière ton écran, si tu tombes ici pour la première fois, tu ne le sais pas mais l’article qui suit est une fiction. La preuve : dans l’histoire, je suis super motivée par la rentrée alors qu’en vrai, mon moral est plombé par le climat hivernal de ce mois de septembre. L’été indien, tu parles !)

 Comme bonne résolution de rentrée, j’ai décidé de faire pleiiiin d’activités, histoire d’enrichir mon intérieur. Mais comme je suis une fille rentable, je me dis que c’est aussi une bonne occasion pour trouver l’Homme avec un grand H. L’avantage de draguer dans une activité culturelle qui nous plaît, c’est qu’à priori, on va avoir des affinités avec le monsieur. Par exemple, je ne vais pas m’inscrire à l’association des fanas de tuning parce que même si c’est un nid à mec, c’est un art que je n’apprécie guère. Voire pas du tout.

Me voici donc avec ma liste d’activités, première étape : l’inscription. Ca va me permettre de prendre un peu le pouls. Comme je veux prendre des cours de russe à l’année, je commence par là, je note sur mon petit papier l’adresse, je prends mon chéquier puisque le savoir n’est pas gratuit en ce bas monde. Il est même très cher sur Paris. C’est parti. Après le travail, je me rends fière et conquérante à la conquête de mon futur fiancé slave. Le russe, c’est sexy comme langue, imaginez des mots russes glissés dans l’oreille en pleine
levrette… On comprend rien donc on interprète comme on veut. Mais je précise que je veux un beau slave, pas le même que Carrie dans la dernière saison de Sex and the City. Parce qu’il a beau être russe et artiste, le sexagénaire, c’est pas ma came.

Me voici maintenant devant l’école, je rentre et… ah ben je sens qu’il va pas falloir être trop dure sur les sexagénaires. Bon, ne paniquons pas, ça ne veut rien dire, ce n’est pas parce que les gens qui font l’inscription irait plus facilement boire le thé avec ma maman qu’un cocktail avec moi que les élèves auront le même âge. Peut-être que le prof sera,un beau slave légèrement trentenaire qui me motivera énormément. Parce que j’ai pas commencé que je sais déjà que ce sera dur et j’aurai besoin d’un prof enthousiasmant.

 

Pendant que je remplis ma fiche, je zieute un peu les gens qui passe. Si je me réfère à la moyenne d’âge des hommes et femmes qui passent, je me sens très jeune… Les gens qui s’inscrivent flirtent plus avec la cinquantaine. C’est bien d’apprendre toute sa vie mais j’aimerais des camarades de mon âge quand même car c’est légèrement angoissant. Je commence à me demander si je vais continuer à remplir ma fiche ou si je vais partir en douce voir dans une autre école. Mais qui dit cours pour adultes dit adultes. Ok, moi aussi, je suis adulte mais je le suis depuis pas si longtemps, je suis à l’aube de mon adultorat. Peut-être que je devrais choisir une autre langue ? Genre l’italien, la langue des lovers ? Le japonais, la langue des geeks et nerdz ? Le chinois, la langue à la mode ? Oui mais non : l’italien, je connais déjà un peu, les geeks et nerdz qui apprennent le japonais veulent souvent épouser une japonaise et j’en suis pas une et le chinois, ça me tente pas. Mon papa a beaucoup m’expliquer que je ferais mieux d’apprendre le chinois que le russe, je lui réponds que vu que tout le monde apprend le chinois, ça ne m’apportera rien. Alors que le russe, si. Comme ça, après, quand je maîtrise, je me fais engager comme JRI à France 2 (avec mes 3h et demi de cours d’audiovisuel lors de mon DESS) et je pars en Géorgie avec Loïc de La Mornay et on fera plein de bébés.

Tout à coup, me revoilà gonflée à bloc. Allez, je finis ma fiche, je donne mon chèque. J’ai du temps avant le premier cours mais j’ai prévu plein d’autres choses en attendant. Le prince charmant ne s’appelle pas forcément Pyotr.

PS : Je t’aurais bien mis une photo de Loïc de la Mornay mais j’en ai pas trouvé. Tu aimes quand je mets plein de photos ou pas (deux, c’est plein)

PPS : Si tu es Loïc de la Mornay, n’hésite pas à me faire signe, surtout !

 

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La gratuité, ça coûte cher

Début janvier, je suis allée prendre un verre avec Lo, notre amie New Yorkaise de passage sur Paris. Elle travaille dans la comm, métier assez proche du mien donc ça crée pas mal d’affinités, surtout qu’elle s’intéresse pas mal au cinéma et moi, comme je bosse sur Modo… A un moment, elle me parle de viadeo, site Internet permettant de se faire un réseau. Si je veux, elle m’invite. Oui, je veux bien

Comme je fais les choses bien, je remplis mon profil, j’envoie des invitations à tout le monde ou presque et je me retrouve rapidement avec 8 contacts donc certains qui en ont très beaucoup donc j’ai plein de gens en contact indirect. Oui, je vous explique comment ça marche : je linke les gens que je connais, par exemple, ma sœur, qui est donc un contact direct. Ses contacts à elle sont des contacts niveau 2 pour moi et les contacts des niveaux 2 sont des niveaux 3 et les contacts niveau 3 sont niveau 4. T’as compris lecteur ou je t’ai déjà perdu ? Bref, c’est top pour se faire des relations, ouah ! Je m’inscris aux « hubs » (fils de discussion) qui m’intéressent genre « recherche d’emploi » et « journalisme ». Bref, je le trouve fantastique, ce site.

Mais, il y a un mais. Au bout d’un mois, hop, ma période d’essai est terminée et là, ô surprise, je ne vois plus les noms de ceux qui visitent ma fiche, je peux plus entrer en contact avec les gens, je peux plus faire des recherches par mot clé. Je décide donc de m’abonner, pour voir. Ah oui mais c’est vachement bien foutu : ça me coûte 5 à 8 euros par mois, soit un versement unique de 125 euros (parce qu’on en prend pour plusieurs années) ! Heu… Ils sont cons ou ils ont pris des cours ? Résumons-nous : voici un site qui permet de se créer un réseau de relations, ce qui nous
aidera dans notre recherche d’emploi (car y a pas mal de gens qui cherchent du taf dessus). Et pour se faire, je dois payer 125 euros. Ben oui, chuis au chômage, j’ai tout à fait les moyens de me payer un abonnement à 125 euros, tiens ! Là, j’avoue que j’ai du mal à saisir le raisonnement. Je peux tout à fait concevoir que ce service soit payant mais ils pourraient pas mettre soit des tarifs moins onéreux, soit la possibilité de payer effectivement par mois ? Non parce que, sincèrement, je me demande qui peut bien payer autant juste pour ce genre de site. Parce que bon, une fois qu’on est mis en contact, voilà, c’est fait. Après, on s’écrit pas des mails sur le site, on bénéficie juste du réseau de ses amis.

Une fois de plus, je me dis qu’un outil qui serait fantastique pour les chômeurs nous est limité par les prix. Parce que le problème, c’est que je ne peux être sûre de trouver du boulot par là mais c’est une piste comme une autre et c’est dommage que je ne puisse pas pleinement en profiter. J’ai un peu l’impression que c’est un espèce de club des cadres où les gens sans emploi sont tolérés mais bon, on va pas trop faciliter leur intégration non plus. Tant pis si ce sont les chômeurs qui pourraient le plus profiter de ce genre de site.

Alors voilà, moi, je suis emmerdée. Parce que je peux pas me permettre de me fermer une voie intéressante mais que payer 125 euros (c’est le forfait le plus intéressant), je trouve que c’est vraiment trop cher pour les services que l’on m’offre. Et puis je suis un peu dégoûtée car je ne pensais pas que la version gratuite était aussi limitée. Heureusement, dans mon récapitulatif hebdo, je vois le nom de la personne ayant visité ma page (notamment un blogueur que je connais de nom mais je sais pas s’il a percuté que c’était moi, vu que j’ai pas parlé des vingtenaires sur viadeo,
des fois que vous auriez envie de fouiller). Bref, c’est un outil fantastique mais cette sélection par l’argent me gonfle profondément. J’ai cherché le bouton contact mais j’ai pas trouvé, histoire de leur suggérer de changer un peu de formules. Parce que payer 5 euros par mois, ok, 125 euros d’un coup, non. Faut que je vive, moi aussi…

Enfin, je ne désespère pas que ça évolue… On ne sait jamais !

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La stratégie du dérivatif

Une rupture douloureuse ? Une envie de vous arracher le cœur de la poitrine et de lui donner un grand coup de pied pour l’envoyer valser loin, loin ? Un désir de se frapper la tête contre les murs pour faire un coma et oublier ? Ne cherchez plus, nous avons la solution : le dérivatif.

Oui, bon, ok, on le sait que j’ai raté une carrière dans la pub, je vais arrêter de me la ramener à ce sujet. Mais bon, je continue quand même mon publireportage sur le dérivatif. Alors, qu’est-ce que le dérivatif ? Alors voilà, imaginons que Sagamore me quitte (‘foiré, va !), j’ai le cœur en lambeaux, les seuls trucs qui passent par ma bouche sont la fumée de ma clope et de l’alcool pour oublier, je pleure, je dors, je pleure, je dors… Oui parce que je trouve que pleurer, ça fatigue, quand même, plus que de rire. Vous en conviendrez,
je ne peux rester dans cet état. Bon, passé la période où je cogne tous les mecs mignons car ce sont de potentiels briseurs de cœur, des connards parce que « tous des connards » (oui, curieusement, la tristesse semble aussi affaiblir notre capacité à raisonner de façon à peu près intelligente), il faut que je me prenne en main. Et c’est la qu’intervient le dérivatif.

Le dérivatif est un concept simple qui regroupe des tas de choses. Le dérivatif, c’est LE truc qui rendra votre blues post-rupture plus supportable. Le dérivatif, ça peut être du sport (comme Die Die). C’est d’ailleurs une bonne chose. Parce que d’abord, quand on fait du sport, le corps délivre des endorphines qui rendent heureux. Et puis il faut comprendre aussi qu’on restera pas l’ex de mais qu’on peut potentiellement être le (ou la) futur(e) d’un(e) autre. Donc un esprit sain dans un corps sain, ça aide. Mais bon, pour les plus feignants d’entre nous, on peut choisir autre chose : un projet professionnel (ça occupe la tête), l’écriture (ça libère), une autre personne… Enfin, chacun choisit selon ses affinités. Mais non, la drogue et l’alcool ne sont pas des dérivatifs.

 

Quand j’ai rompu avec Guillaume, j’ai d’abord passé un week-end à dormir. Bon, ma mère m’avait filé des cachets pour mais comme je prenais des anti-allergiques en plus, je me levais pour me recoucher aussi sec, épuisée. Ca m’a bien aidée à réviser le partiel que j’avais quelques jours plus tard (où j’ai obtenu un brillant 5/10, note très honorable quand on sait que j’ai séché la moitié des cours et que le prof avait filé le même sujet que l’année précédente, là où on avait tous fait impasse)… Bon, une fois les partiels terminés, je me suis lancée à corps perdu dans la recherche d’un stage. C’est con mais une quinzaine de lettres de motivation écrites à la main, ça vous occupe une Nina. Le stage ayant été décroché, il me restait un mois de vacances. Et là, je me suis lancée à corps perdu dans le sport (aquagym et stepper) et dans la confection de bagues en perles. Oui, ok, j’avais plus 15 ans mais ça aussi, ça vous occupe une Nina.

C’est fou comme dès que je subis une rupture, une fois les larmes séchées, je me lance à corps perdu dans une activité à tendance professionnelle. Oui, c’est pas parce que ma vie privée est pourrie que je dois gâcher ma vie professionnelle. Donc soit j’en profite de chercher du boulot, soit je me défonce dans celui que j’ai déjà. Oui, le boulot, c’est bien, ça vous remplit la tête en un temps record. Mon cœur est tout brisé ? Mais que c’est passionnant la problématique de la place des jeunes dans la société ! Si, si !

 

Alors, là, j’entends des voix s’élever. « Oui mais tu ne fais qu’ignorer le problème au lieu de le résoudre ». Tut tut tut ! C’est pas tellement le but du dérivatif. Enfin, si, un peu. Une rupture, c’est jamais agréable que l’on en soit responsable ou victime. Il faut certes en tirer les conclusions qui s’imposent et en faire son deuil. Mais à trop s’appesantir sur la question, on risque de noircir le portrait. C’est du : « bouh, mais pourquoi il/elle m’aime pas ? Je suis horrible, détestable… » ou « je suis un monstre incapable d’aimer mais qu’est-ce qui cloche chez moi ? ». Des fois, entre deux personnes, ça le fait pas et c’est tout. Ca fait mal, c’est sûr. Mais à trop chercher les causes, on en trouve des mauvaises. C’est comme tout problème. Des fois, à trop se pencher dessus, on ne voit pas la solution alors qu’elle est toute bête.

Par ailleurs, une rupture renvoie toujours une mauvaise image de soi, c’est quand même un échec. S’épanouir dans autre chose, c’est aussi se prouver qu’on n’est pas un bon à rien dans tous les domaines, c’est retrouver une estime de soi dans un autre domaine que celui où on a « failli ». Ok, il m’aime pas mais je réussis dans mon boulot et même que je peux faire une demi-heure de rameur sans claquer d’une crise cardiaque au bout d’une minute. Ok, me revoilà célibataire mais comme je suis douée avec mes perles ! Enfin, bref, vous saisissez l’idée, on va
pas y passer trois heures.

Mais attention, il faut bien choisir son dérivatif. Celui qui consiste à se consoler dans les bras d’un autre mec ou d’une autre fille peut s’avérer dangereux. Après la disparition d’Arnaud dans ma vie, je me suis jetée à corps perdu dans plein de bras différents (enfin, plein, faut pas exagérer non plus) pas toujours avec grande réussite. J’ai donc eu droit à la bise
post-fellation de Benoît, un grand moment de solitude qui n’aide pas à regonfler son ego. Après la fin de ma relation avec Guillaume II, j’ai plutôt choisi l’abstinence et la recherche active d’emploi et je m’en suis pas forcément plus mal portée. Actuellement, je suis en phase de « j’ai pas envie de retomber amoureuse, mon cœur est encore trop fragile », ce qui ne veut pas dire que je suis pas capable de donner tendresse et affection à un homme mais de l’amour, non. Or il faut jouer carte sur table dès le départ car se foutre avec quelqu’un juste par dérivatif, c’est risquer que l’autre tombe amoureux de vous (ben, quoi, ça peut arriver) et briser le cœur de quelqu’un d’autre. Pas bon pour l’ego ni pour le moral donc mauvais dérivatif. Et puis en plus, c’est vexant pour une personne de savoir que l’on sort avec elle juste pour oublier quelqu’un d’autre. Moi, j’aimerais pas, en tout cas.

Bref, le dérivatif, c’est en quelque sorte une façon de reprendre sa vie en main et d’éviter de ressasser toujours les mêmes idées noires. Et ce qui est bien avec le dérivatif, c’est qu’on peut même en avoir plusieurs, aucun risque d’overdose !

 

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La bisexualité, c’’est le pied !

Imaginez que vous vivez dans un monde où vous aimez les hommes et les femmes, quel que soit votre sexe. Imaginez que vous avez deux fois plus de chance de tomber amoureux. Imaginez que vous pouvez trouver votre âme sœur avec une personne quel que soit son sexe… En général, les monosexuels (on va dire ça pour les hétéros et les homos, ça m’évitera de préciser à chaque fois)
ont une vision assez idyllique de la chose. Pourtant, si la bisexualité était simple, ça se saurait.

Quelque part au printemps 2004, Douschka et moi sortons du cours de comm po et on se tape une bonne marche de dix minutes pour aller poser nos fessiers dans un amphi surchauffés pour faire semblant de suivre un cours de systèmes comparés avec une prof en toge dépressive (la prof, pas la toge, hein !). Je sais pas si vous avez remarqué mais au printemps, quand dardent les premiers rayons du soleil post hivernal, tout le monde est beau. On respire tous l’épanouissement, les fringues colorées sont toutes ressorties du placards, nos cœurs sont légers comme des plumes. Et là, je dis à Douschka : « Des fois, je me dis que c’est le pied d’être bisexuelle. Tu imagines, je peux potentiellement tomber amoureuse de tout le monde. » O vision naïve ! Non parce que je me connais : vu comme je suis assez difficile avec les mecs, je ne serai guère plus conciliante avec les filles, déjà. Et je ne suis pas sûre que la multiplication des amant(e)s potentiel(le)s soit vraiment pour me simplifier la vie.

L’autre jour, je regardais une série à la télé et une fille disait à une autre qui affichait clairement sa bisexualité : « ouais mais être bisexuelle, c’est risquer qu’on nous brise deux fois plus le cœur ». Oui, ce n’est pas faux. L’amour n’est jamais simple, ni avec un sexe ni avec l’autre. Et puis être bisexuel ne signifie pas aimer deux personnes de sexe différent en même temps. Si je suis avec un mec et que je vis une rupture douloureuse, je vais pas forcément avoir une demoiselle sous le coude pour me consoler.

C’est marrant comme les monosexuels ont souvent une vision idyllique de la bisexualité. Oui, c’est formidable d’être attiré potentiellement par tout le monde mais en vrai, ce n’est pas si simple que ça, les quelques bisexuels que je connais me l’ont bien montré. Ce que je trouve amusant, c’est l’idée qu’on a qu’on a une période mec, une période fille… A y réfléchir trente secondes, c’est un peu curieux comme théorie. En tant qu’hétéro, j’ai pas une période blond, une période brun, par exemple. On ne choisit pas une période en fonction du sexe qu’on préfère, je suis même pas sûre qu’il y ait une préférence. C’est plus une question d’affinités.

Pour autant, je ne suis pas bisexuelle. L’autre jour, à la gay pride, j’ai vu des tas de femmes qui aimaient les femmes… Et je ne me suis pas du tout sentie attirée par l’une d’entre elles. De toute façon, comme dit si justement Gauthier : « non mais toi, t’aimes trop la queue ». Heu…oui. Ceci étant dit, ce n’est pas pour autant que je refuse l’idée d’être un jour attirée par une femme. Mais pour l’heure, même si je reconnais qu’une femme est belle, je n’ai pour les femmes qu’une attirance intellectuelle. J’en parlais l’autre jour avec une amie bisexuelle, je lui expliquais que je ne pouvais ni ne voulais envisager une relation homosexuelle « juste pour voir ». Je pense que je ne retirerai aucun plaisir de cette expérience et ça pourrait même vexer la fille en face. Puis de façon totalement sexuelle, autant je suis assez clitoridienne, autant j’adore la pénétration. Oui, il y a des artifices pour compenser mais je sais pas si ce sera pareil. De toute façon, comme j’expliquais à Gauthier :

« Moi, si je dois coucher avec une fille, je fais ma passive ! Je la touche pas, on fait dans le noir, elle a des cheveux courts et pas de seins…

– Et des poils et une bite. Un mec, quoi.
– Heu… »
 

Il y a quelques années, je fréquentai un temps Pierre le pervers qui m’expliquait avoir eu des aventures homosexuelles. La première pour voir, la seconde parce qu’à un moment, il s’est senti bien avec un homme. Pour ma part, je ne peux envisager une expérience homosexuelle que comme ça. Parce qu’une fille, tout à coup, m’apportera ce dont j’ai besoin, sans que ce soit prémédité. Même si, dans l’absolu, j’aimerais savoir ce que ça fait de coucher avec une fille, je refuse de le faire juste par expérience. Je ne coucherai pas avec un mec qui ne m’attire pas « pour l’expérience », pourquoi je le ferais avec une fille ? Ce serait lui manquer de respect, en plus. Enfin bref.

Mais revenons à la bisexualité de façon générale. Pour ma part, je pense que la bisexualité « pure », du 50/50 n’existe pas dans les faits, on est forcément plus attirés par un sexe que par l’autre. Des études américaines menées dans les années 70 abondaient dans ce sens, révélant que l’hétérosexualité ou l’homosexualité « pure » n’existait pas non plus. Il y a toujours un peu de nuance et je pense qu’on devrait resservir cette étude à pas mal d’homophobes forcenés. Enfin, pour la bisexualité, il est intéressant de constater qu’on la
retrouve surtout chez les jeunes qui n’osent pas encore se déclarer franchement homo. Il fut un temps (lointain) où Gauthier se définissait comme bi. Bon, même si techniquement, il a déjà couché avec une femme, c’est un peu abusé, cette appellation… D’ailleurs, il est le premier à le reconnaître aujourd’hui. Ceci étant, je ne dis pas que tous les bi sont des homos refoulés, certains sont
effectivement attirés par des personnes du même sexe parfois mais sont globalement plus hétéros. D’ailleurs, si un jour je devais avoir une expérience lesbienne, je ne pense pas que c’est ce qui me ferait devenir automatiquement lesbienne. Ça me plaira sans doute, je prendrai mon pied, j’espère. Mais c’est pas pour autant que je vais renoncer aux hommes. En 26 ans, je n’ai été attirée
que par des individus à pénis, je vois pas comment, du jour au lendemain, je pourrais ne plus m’intéresser à eux.

 

Rêver de pouvoir être attiré par tout le monde, c’est beau. Mais dans la réalité, c’est vraiment plus compliqué que ça. Comme toujours.

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