Le support fait-il l’oeuvre ?

On dirait un sujet de dissertation de philo (celle qu’on fait en devoir surveillé en terminale quand on débute, quoi). L’autre jour, en me baladant sur Instagram, je vois un dessin style BD sur Orgueil et préjugés (de Margaux Motin, je crois) et je me souvins avec un peu de nostalgie de ces petites BD en fin de Je bouquine qui présentaient une oeuvre littéraire majeure. Et y a certains bouquins que j’aurais préféré lire ainsi. Mais ne perd pas t-on un peu (beaucoup) de l’essence d’une oeuvre en la changeant de support ?   View this post on Instagram … Continuer de lire Le support fait-il l’oeuvre ?

The girls d’Emma Cline : secte et adolescence

Aperçu quelques fois dans ma timeline Twitter, j’ai craqué et acheté The girls d’Emma Cline, sans rapport avec Girls, la série de Lena Dunham (que j’ai détestée pour les trois épisodes matés). Ce qui m’avait intriguée : pas l’histoire vu que je m’en savais rien mais quelques phrases méchamment stylées. L’histoire (maintenant que je l’ai lu, le roman) : Evie Boyd est une femme quelconque… en apparence. Occupant la maison d’un ami pour la surveiller, elle croise l’enfant de celui-ci qui connaît son passé. A 14 ans, alors que son été débutait dans un ennui poisseux, à traîner avec une … Continuer de lire The girls d’Emma Cline : secte et adolescence

Peut-on tout écrire ?

Dans une optique de publication. La semaine dernière, je traînassais sur Twitter quand je vois une blogueuse littéraire hurler son indignation sur un roman, “Outrage” de Maryssa Rachel. Celle-ci dénonçait notamment que ce roman soit vendu par Hugo Roman, spécialisé dans toutes les merdes romantico-perverses de type After où on t’apprend que c’est normal d’être un paillasson maltraité par son mec car l’amour fait souffrir. Tiens, va acheter des dessous Agent Provocateur et des fringues Karl Marc John pour oublier que si tu ne souffres pas, c’est que ton histoire est en mousse. Sauf que là, c’est archi pire… Peut-on … Continuer de lire Peut-on tout écrire ?

Les sites de rencontre nous pervertissent

Il y a 10 jours, petite pause dans l’hystérie de ma semaine, je jette un œil sur Twitter et voit quelqu’un ricaner sur un article des Inrocks évoquant la culture du plan cul qui prend ses aises en France. Heu… Je voudrais pas vous choquer les gars mais le plan cul, c’est pas nouveau nouveau comme concept. Je pense que dans les années 80, déjà, VSD et autres titres putassiers devaient déjà réaliser des enquêtes sur ce nouveau phénomène qu’est le plan cul. Phénomène qui n’avait lui-même rien de nouveau à l’époque non plus. Pour moi,la réelle évolution n’est pas … Continuer de lire Les sites de rencontre nous pervertissent

Accusé de réception

« Cher Père Noël, Alors que je m’apprêtais à écrire à ton SAV pour dire que j’avais pas reçu l’homme idéal que j’avais commandé, le voilà qui m’arrive enfin ! Avec une semaine de retard sur le délai que je t’avais demandé mais on va pas chipoter pour une semaine. J’avoue que ce fut une belle surprise, je l’ai pas vu venir. Tu as plutôt bien respecté mes demandes, excepté les yeux verts et les 3 heures de train… Oui, faudra un jour qu’on m’explique comment je me débrouille pour toujours trouver des mecs qui vivent loin. Bon, je te … Continuer de lire Accusé de réception

La drague dans la rue

Long débat depuis la création de ce blog, la drague dans la rue est-elle à encourager ou à proscrire ? En tant que vingtenaire « potable » (copyright NWH), voilà pourquoi la drague dans la rue est pénible à supporter.   Posons le décor. Un jour comme un autre, mettons en été. Il fait beau et il fait chaud, j’ai donc rangé ma burqa au placard et j’ai enfilé ma tenue fétiche de l’été, à savoir une robe bleue assez courte avec un décolleté carré. Ok, elle est sexy, cette robe, elle a même traumatisé Gauthier qui se souvient très bien du soutien-gorge que je … Continuer de lire La drague dans la rue

De la nécessité (ou non) de ne pas coucher le premier soir

En feuilletant mon magazine féminin d’un œil morne, commençant à glisser vers une agréable sieste, je découvris la phrase suivante : « si vous voulez que votre relation dure, ne couchez pas le premier soir ». Pourquoi donc ? Cette phrase mérite réflexion et j’ai cherché à comprendre en quoi c’était mal de s’adonner au plaisir physique dès le premier soir. Flash back : 2 février 2000. Après une semaine à essayer de se trouver un moment tranquille, je ramène ce jeune homme chez moi. Au bout de 10 minutes, nos langues font connaissances et c’est parti pour une séance de pelotage … Continuer de lire De la nécessité (ou non) de ne pas coucher le premier soir