Procrastination : mon grand talent

Aujourd’hui, j’ai envie de parler bêtises parce qu’on ne peut pas être sérieux tous les jours. Surtout qu’en ce moment, mon sérieux est monopolisé par mon nouveau taf parce qu’en fait, j’ai un peu changé de métier, c’était pas prévu. C’est cool mais usant. Du coup, pour le reste, je baigne dans la procrastination.

Procrastination

Bon, c’est pas tout à fait vrai, j’écris pas mal. A l’heure où je vous parle, j’ai un roman qui comptabilise 72 pages, un autre 30, un troisième 22 pages et un quatrième 12. Pas mal mais voilà : entre le nouveau boulot et mes mauvaises habitudes, j’écris pas autant que je ne le voudrais et je ne parle même pas de mes autres projets de type artistiques ou culinaires. Le sport ? Une fois en passant. Not perfect.

La flemme de faire du sport

Et mes histoires de blogs, là. J’avais annoncé la fin des vingtenaires en mai et… hmmm… Le pire, c’est que j’ai acheté le nom de domaine, il ne me reste qu’à tout préparer et go mais je traîne, je traîne. J’ai de bonnes excuses, hein, la première étant donc que je change de métier par surprise et ça implique de beaucoup apprendre et réfléchir et ça me vide. Sauf qu’avoir une bonne explication ne calme pas la frustration…

Frustration

Parce que ça m’agace. J’ai réussi à me débarrasser de mon addiction pour Candy Crush… mais au lieu d’écrire le soir, je passe mes soirées sur Instagram à regarder des gens réaliser des trucs que j’aimerais faire (et aussi faire des truc que je pige pas comme manger de la craie, écraser de la craie avec une voiture, faire et jouer avec du slime). Bon au moins, j’écris dans les transports saaaaauf que… depuis lundi, je fais la moitié du trajet avec mon adoré donc 15 bonnes minutes d’écriture en moins. Donc à un moment, faut arrêter de glander parce que ça ne me rend pas très épanouie.

La procrastination : ne rien faire de sa vie

Souvent, je me dis que mon plus grand problème, c’est vraiment que j’en veux trop. Si je résume mes désirs, je voudrais écrire, lire, faire du sport et accessoirement travailler, tout le même jour, en n’oubliant pas l’essentiel : profiter de mon amoureux. Du coup, je m’obsède sur mon emploi du temps, je me dis que je devrais me remettre au morning miracle, me lever à 6h pour aller à la salle faire un peu de vélo, tapis, elliptique, vibre-couenne en écoutant un livre audio mais… ben la flemme quoi. Surtout que me lever à 6h, ça veut aussi dire… pas de câlinous du matin vu que mon adoré ne se lèvera pas si tôt donc bon… Et puis après il y a la journée, je dois bien passer une heure (minimum…) à traîner sur Twitter à picorer l’actu et m’énerver sur la connerie de plein de gens (même si je suis assez fascinée par la capacité de  certains à être systématiquement à côté de la plaque) alors que je pourrais utiliser ce temps pour écrire. Je me suis mis comme objectif d’écrire une page par jour sur chaque roman (deux sur Augura qui est le plus avancé) et je pourrais si je ne perdais pas de temps. Et le soir, c’est cata, je fais rien, je fusionne avec le canapé en regardant des gens manger de la craie. A peu près.

Manger de la craie

Mais… est-ce si grave ? A la limite, le seul truc un peu gênant, c’est d’être sur Twitter plutôt que d’avancer sur mon travail parce que ben… c’est ce qui me permet de manger, m’acheter des trucs et surtout partir en vacances, une de mes grandes passions dans ma vie. L’écriture, de mes romans ou de mon blog (bientôt au pluriel), c’est du loisir. De la passion, ok. Mais j’ai la chance que ce ne soit pas mon métier justement et de n’avoir aucune pression pour le faire mais… j’ai la plume qui gratte en ce moment. Je veux écrire sur tout, tout le temps, j’ai des phrases qui m’envahissent en permanence et je me dis… Et si je testais l’écrit marché ? Après tout, en cumulé, je dois avoir bien trente minutes de marche par jour… Mmmm

Marcher pour sa santé

C’était pas du tout la chute prévue de cet article, en vrai, je voulais juste dire que je traîne de ouf sur mes projets persos. Deux lignes pour résumer un article plein de vide mais j’assume.

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Les cabinets de recrutements ou les fausses joies

Hé hé, un peu de chômagie, ça faisait longtemps hein ?

Tout chercheur d’emploi, en quête effrénée ou en veille active, a un jour eu affaire à un cabinet de recrutement. Je me souviens la première fois que j’ai été contactée, j’étais fière comme une poule. J’y ai cru quand ils m’ont raconté qu’ils allaient chercher du taf pour moi, que je serais la candidate que tous s’arracheraient. Je te le dis : bullshit.

Quand j’ai commencé à chercher à m’échapper de Pubilon, j’ai croisé le chemin de quelques cabinets de recrutement surtout un qui m’a proposé rien de moins qu’un poste d’éditrice de site. Un peu la chef d’orchestre, quoi. Un peu comme sur mon blog sauf que c’est professionnel, faut négocier du partenariat, tout ça. Pas ma came du tout. A la fin de l’entretien, nous étions tous dubitatifs, je devais quand même rendre un travail pour expliquer ce que je ferais sur le bien du site en matière de design, contenu, référencement et partenariat. J’ai envoyé un beau powerpoint, jamais eu de retour.

Ensuite, ce fut ma recherche d’emploi suite à la fin de mon contrat chez boite-qui-n’a-pas-de-nom. Le premier, j’ai passé plusieurs entretiens pour un poste pas mal mais à la fin, je n’ai pas été retenue car, entre autres, « je n’écrivais pas assez bien ». Mmmm, oui, alors je veux bien entendre les critiques mais alors là, tu me fais rire, Elvire. Il faut dire que pour jauger mon écriture, plutôt que de me faire écrire un article sur un de leurs sujets de prédilection, je devais écrire une sorte de document d’intention sur ce que j’imaginais pour ce futur emploi, les stratégies à mettre en place… Le genre de documents où la prose se fait naturellement littéraire, aisée à lire et surtout, surtout, sans aucune bullet point. Bullshit again.

Autre cabinet : ils cherchent un community manager pour faire un truc trop cool. Hé mais oui, je suis community manager dis donc, on dirait que c’est dans mes cordes. Premier entretien (il neigeait, j’avais les pieds mouillés et glacés) nickel même si j’ai chié la partie anglais un peu prise de surprise. Ils m’ont quand même envoyé chez le client en disant que je speakais l’english. Et bah tiens… Entretien chez le client, je sens au fur et à mesure de l’entretien que le poste n’a rien à voir avec mes compétences, qu’ils cherchent un business developper et que je suis un peu une sous merde dans le domaine, j’aime pas négocier, démarcher… Bref, ils ont eu la bonne idée de pas me prendre, ça me paraissait évident que je ne correspondais pas. Quelque jours plus tard, un autre cabinet m’appelait pour le même poste ! Ils ont appelé à peu près tous les community managers de Paris et y en a un bon paquet.

D’autres exemples ? J’en ai à la pelle, mon profil fait rêver les cabinets, j’ai des propositions en pagaille. J’ai donc eu la dame qui m’appelle pour un poste correspondant à peu près à mon parcours, je lui indique que je ne suis pas intéressée. Elle me demande donc de lui donner des noms (j’aime faire le boulot des autres), je lui donne instantanément le nom de la fille qui m’avait recommandée… Elle m’a fait répéter deux fois alors qu’elle connaissait son nom ! Avant d’enchaîner : « et dans votre boîte, personne ne veut partir ? Non parce que j’ai repéré une personne avec un nom allemand, là… ». Ben si tu l’as repérée, t’as qu’à la contacter. Et cherry on the cake : le cabinet qui m’appelle officiellement pour remettre mon profil à jour(je les avais déjà rencontrés) avant de me proposer un poste… junior. Ben oui, tiens, je vais quitter mon poste senior pour un poste junior moins bien payé, c’est une bonne idée.

Bref, plus je les côtoie, plus je comprends que faut pas compter sur eux, du moins sur le digital. Ils ont dit à Isadora qu’elle était brouillonne. Genre la fille la plus organisée du monde… Si vous avez juste à expliquer qu’on nous a préféré un autre candidat, restez en là, y a pas besoin d’inventer des pourquoi… J’ai souvent la sensation que les cabinets de recrutement doivent faire du chiffre à tout prix et balancent un max de candidats à leurs clients pour justifier leur travail. Après tout, c’est effectivement leur rôle à la base. Sauf qu’en ne se montrant pas sélectifs à la base pour grossir le chiffre, ils créent un espoir chez ceux qui cherchent et ça, ça me met les nerfs en pelote. Aujourd’hui, je ne cherche pas à bouger donc leurs coups de fil à côté de la plaque me font rire mais par le passé, j’ai cru, naïvement, que s’ils me présentaient au client, j’avais mes chances. Avant de découvrir par moi même que j’avais pas le profil. Heureusement qu’arrive un moment, je fais la part des choses et ne prends pas les choses personnellement, c’est quand même assez démotivant de se prendre des refus, même si on n’était juste pas fait pour le job.

Mais bon, l’avantage par rapport au Pôle Emploi, c’est que ça entraîne pour les entretiens.

PS perso : Un petit coucou à une ancienne recruteuse en cabinet et son ex collègue car pour le coup, c’est la seule exception à la règle avec les cabinets de recrutement : j’étais relativement taillée pour le job même si j’avais pas le look luxe (mais j’avais pas le salaire non plus)

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Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile

J’ai honte de le dire mais assumons : Secret Story m’a révélé un truc. Non pas que les candidats ne maîtrisent pas la base du français (et qu’on ne me dise pas qu’ils sont étrangers, ils sont francophones !) mais que pour mener les hommes par le bout du nez, rien ne valait la fragilité. Mince, ça fait 15 ans que je joue sur un tout autre registre. Moi, l’empathique, la plutôt fine psychologue, je suis tombée complètement  à côté.

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Quand j’étais petite, genre en primaire, mon atout numéro 1 était mon côté garçon manqué, les garçons m’aimaient parce que j’étais comme eux (et accessible). Bon, malheureusement pour moi, le garçon dont j’étais folle amoureuse du CE1 au CM2 (j’ai gardé de lui mon attirance pour les longs cils chez les mecs mais je n’ai remarqué ça que récemment, en lisant Biba… Oui, la sous-culture me révèle beaucoup de choses) n’a jamais partagé mes sentiments. Tiens, Facebook me l’a proposé en ami l’autre jour et curieusement, il est toujours aussi craquant. Je me demande si je devrais pas l’ajouter et le draguer histoire de réaliser mon plus vieux fantasme. Même si un amour quand on a moins de 10 ans s’associe difficilement à la notion de fantasme, je savais même pas qu’il fallait mettre la langue à cet âge là alors le reste… Bref. Forte de ce succès de mon enfance, même si je me suis féminisée par la suite, j’ai donc pris pour acquis que les garçons n’aimaient pas les « pisseuses » mais les filles fortes. Alors forte, je fus.

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Donc depuis que je suis en âge d’avoir des relations amoureuses, je retiens orgueilleusement mes larmes devant les garçons parce que je suis forte. Vice majeur : de forte, je suis passée à soignante qui m’a été expliqué ainsi par Tribulanne : en gros, j’ai souvent des
crushs (j’aime bien ce mot) pour des garçons fragiles et je veux les guérir de leurs mots. Problème : dans soignante, il y a soi niante. Et surtout, à prendre la position de forte dans le couple, on peut difficilement revenir en arrière. Or la vie m’a appris que, non, j’étais pas indestructible même si j’avais envie de croire le contraire. Moi aussi, je pleure (et c’est pas une honte, faut que j’arrête avec ça, aussi), je craque, je dois même parfois prendre des cachets pour aller travailler tellement je suis au fond du trou (ce n’est plus le cas, je parle de mon ancien taf). Bon, y a aussi des fois où tout va bien, que je vais gaiement sur les chemins de la vie en chantant des airs entraînants, je ne suis pas qu’une petite chose fragile. Mais oui, j’ai parfois besoin de bras réconfortants, comme tout un chacun. Et le vice ultime de la soignante forte, testé par votre aimable blogueuse, c’est que le mec tout cassé par la vie, tu le rafistoles bien comme il
faut et qu’est-ce qu’il fait ? Il repart gaiement sur le chemin de la vie… sans toi. Mais c’est pas grave, t’es forte, tu vas encaisser, hein ?

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Alors voilà, je voyais la petite Stéphanie qui faisait sa fille fragile et qui a peur de se tromper (mais maintenant, tout le monde la déteste, je comprends rien) et je me disais que, merde, elle avait tout compris et que j’étais dans le faux. Alors attention, mon but n’est pas non plus de manipuler qui que ce soi. J’ai un peu autre chose à faire et puis c’est fatigant. Ce que je veux dire c’est que ça fait une éternité que je planque bien ma fragilité sous une épaisse couche de cynisme et d’air blasé (je n’ai pas trouvé le nom commun associé à
blaser…) et qu’en fait, j’avais tort ! Bon, ok, j’étais pas très crédible apparemment mais je le faisais quand même, quitte à ravaler mes larmes pour pas montrer que j’étais un peu sensible. Sauf que ravaler ses larmes, ça finit par faire mal à la gorge (si) et à force, ça finit par péter n’importe comment genre quand on se pète un ongle ou qu’on se coupe avec une feuille (ce qui fait très mal quand même) ou que le monsieur de free ne veut pas vous changer la box mais vous renvoyer la prise (c’était la 6e! Je suis chez neuf depuis). Mais bon, toutes ces années de conditionnement à faire ma forte tête, ça va mettre du temps à apprendre à montrer que je ne suis pas qu’une wonder woman. Je progresse mais j’ai encore du mal à accepter l’idée de regarder un film qui peut faire pleurer en présence d’une autre personne.

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Mais voilà, la vérité, c’est qu’ils semblent nous aimer fragiles, torturées et complexes. Pas chieuses mais pleureuses. Enfin pas trop non plus, faut pas abuser, être dépressive n’est pas sexy. Car la question que je me pose, c’est pourquoi ? Réponse simple : ça flatte leurs instincts protecteurs. Mais oui, bien sûr, suis-je bête. Attention cependant à ne pas dévoiler sa fragilité trop vite, certains prédateurs mal intentionnés s’en délectent.

PS : En faisant la recherche icono pour l’article, je me souviens pourquoi  j’aimais pas le côté fragile, je pleure… Parce que c’est un truc d’ado faussement torturé. Exemple :

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Les jeunes, rebelles du sexe

Il y a des jours, j’aime bien lire des magazines. Oui, d’abord, c’est mon métier mais en plus, c’est fascinant comme on a le sentiment qu’ils sont à côté de la plaque, des fois. Parmi les thèmes qui plaisent et qui font vendre : le sexe. Jusque là, rien de nouveau, j’ai déjà parlé du sexe dans les magazines. Non, moi, ce qui me plaît, c’est la notion de « nouveau » en matière de sexe.

 

Cet été, dans un élan de sérieux, j’ai lu un essai, Génération 69, ou la complainte incessante des trentenaires qui en veulent aux soixante-huitards d’avoir eu une plus belle vie qu’eux. Ouais, moi aussi, ça me fait chier de pas avoir de boulot, de pas être considérée et tout ça mais dans la génération 68, y a notamment mon papa (bon, lui, il a pas manifesté, il était à la plage) qui est ma principale source de revenus donc j’ai un peu de mal à lui reprocher quoi que ce soit. Alors, oui, si on veut, y a conflit des générations mais c’est pas le sujet de l’article, de toute façon. Donc, dans ce livre, arrive un chapitre un peu surréaliste genre « ahah, vous les soixante huitards, vous avez le pouvoir, l’argent et les avantages sociaux garantis mais nous, on a le sexe ! ». Bon alors, messieurs les trentenaires, sachez que si vous avez écrit ce livre, c’est que vous existez et si vous existez, c’est que votre papa a mis son pénis dans votre maman et puis le reste, vous connaissez. Y a que ma sœur et moi qui sommes nées de l’immaculée conception (ah et Jésus, aussi pardon !). Soyons sérieux trente secondes : en matière de sexe, on n’a carrément rien inventé.

Comme je l’ai dit dans un autre article, j’ai fait une histoire de la sexualité et du genre et j’avoue que ça me passionne. Oui, le sexe, c’est pas juste pour  jouir, c’est un sujet follement passionnant. Je pense que les mœurs sexuelles d’une société sont un excellent indicatif de sa santé. Alors regardons un peu l’histoire, la Grèce, par exemple. Alors, là, ça s’enfilait dans tous les sens. Au gymnase, les jeunes éphèbes étaient initiés à toutes sortes de sport. Et encore, se limiter à la Grèce comme exemple, c’est une erreur : allez dans n’importe quel musée antique, vous trouverez forcément un vase, une amphore ou une assiette avec le kama sutra dessiné dessus. Le Kama Sutra, parlons en ! Ca a été écrit au IV ou Ve siècle après JC et ça reste THE référence absolue en matière de sexe. Sinon, on a Sade, aussi, dans le genre « sexe méga pervers » où l’on découvre que les partouzes ne sont pas un concept des tenanciers des clubs échangistes parisiens. Je suis pas une mère la vertu mais je vous avoue qu’à la fin de « La philosophie dans le boudoir », j’avais limite
la nausée. Bon, je vais pas étaler ma culture 107 ans sur le sujet, vous avez compris l’idée.

Et pourtant, chaque génération se croit inventrice d’une sexualité plus débridée que la précédente. Bon, évidemment, on a du mal à imaginer nos parents et leurs amis en train de joyeusement forniquer (mon Dieu, quelle horreur, je me traumatise toute seule, là) mais on n’est pas la première génération à pratiquer un sexe relativement libre (ça dépend des personnes) et, rassurez-vous, on n’est pas la dernière non plus. Quand on étudie l’histoire avec l’impératif de la virginité, faut pas se leurrer, ce sont des normes bourgeoises. Autrement dit, chez les paysans, lors des bals populaires, les garçons et les filles ne se privaient pas pour cafouniter (spéciale dédicace à ma mère qui me lit pas) dans le foin. Bon, les filles mères, c’était la honte mais voilà, à part ça, on pouvait s’ébattre dans les prés sans créer un scandale.

Alors pourquoi ce besoin que chaque génération a de se sentir créatrice d’un sexe débridé ? Non parce que c’est pas nouveau, regardez 68, puisque j’en parlais tout à l’heure,les « faites l’amour pas la guerre » et la réclamation de cités universitaires mixtes… Bon, outre le fait qu’on a du mal à concevoir que les parents aient du sexe, je suppose que quelque part, affirmer sa sexualité et la vivre pleinement, c’est un peu s’affranchir de l’enfance. « J’ai du sexe, je suis adulte ». C’est rompre avec la génération précédente, rejetant ses valeurs morales et tout ça. Evidemment, de nos jours, c’est peut-être plus facile de se trouver des partenaires sexuels, on allume son ordinateur, un coup sur meetic ou assimilé et hop, en une heure,on peut se retrouver avec quelqu’un dans son lit. Enfin quoi qu’à y réfléchir, je pense que chaque génération a eu son « meetic », ses boîtes échangistes où on rentre dans qui on veut, ses soirées privées qui dérivent en partouze, comme toutes les soirées où sont invités les gens de Paris Dernière.

Alors, non, le « nouveau sexe » n’existe pas, nous n’avons rien inventé, tout a déjà été fait, nous ne faisons que redécouvrir, ré expérimenter. Les hommes forniquent depuis que le monde est monde, avec plus ou moins de raffinement. Alors « libéré(e) », oui, « novateur », non. 

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Marabout d’’ficelle

Hier soir, je suis allée voir un voyant qui lit l’avenir dans le marc de café. Il est fort, il est très fort, ça en devient gênant… On a l’impression qu’on peut rien lui cacher ! Avant de vous raconter mes prédictions (plutôt positives) d’hier, revenons un peu sur mes expériences de voyance.

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Pendant longtemps, je me suis « contentée » de faire des échanges sur un forum ésotérique, c’est à dire tirage contre tirage. Mais j’ai arrêté la voyance depuis quelques temps, essentiellement parce que j’en avais marre de trop vivre en fonction des prédictions qu’on me faisait. Mes dernières expériences datent de septembre, en voici le récit ! 

Début septembre, je suis allée voir un voyant dans un restaurant avec Zoé, mon ancienne collègue, et Gauthier. Le principe est simple : on mange au resto et, si on veut, on se fait lire l’avenir dans le marc de café pour la modique somme de 15 euros. Ce n’est pas très cher pour une voyance. Personnellement, je ne suis allée voir des voyants payants que deux fois, dont notre ami caféinomane. La première fois, je n’avais payé que cinq euros pour une voyance totalement à côté de la plaque : « vous allez trouver l’amour auprès de quelqu’un que vous connaissez déjà, un collègue qui est plus jeune que vous. Ça se fera pendant une soirée. Vous savez qu’il est attiré par vous mais vous ne voulez pas le voir. »

– Heu… Là, je vois pas.

– Non mais vous verrez au moment venu. »

Alors résumons : je suis au chômage donc pas de collègue. Au moment du tirage, j’étais en stage… Si on rajoute le stage précédent, deux jeunes hommes avaient la donnée « plus jeune » mais :

– le premier, certes très mignon, était très sympathique et plutôt mignon mais nous nous sommes vus qu’une paire de fois et nous ne nous sommes jamais dragués.

– le second, très gentil, m’a draguée comme un malade en commençant toutes ses phrases par : « et alors, ma copine… ».

Bon, en gros, j’ai perdu 5 euros et je suis un poil énervée car on avait le « choix » entre trois voyants et j’ai pris le plus mauvais. 2 heures d’attente pour dix minutes de cartomancie, n’importe laquelle de mes copines ésotériques aurait pu le faire. Et puis quatre mois plus tard, toujours pas de collègue plus jeune… Alors, certes, Guillaume est plus jeune que moi mais c’est pas mon collègue et on n’a pas « conclu » en soirée ! Donc plantade.

 

Suite à ce premier échec, je me laisse convaincre par Zoé d’aller voir M. marc de café. Elle m’a vanté ses qualités mais comme je suis St Thomas, j’aime voir pour croire d’autant que le monsieur lui a prédit ce qu’elle voulait entendre, on a toujours tendance à les croire, ces gens-là.

 

Donc on se rend au restaurant avec Gauthier et la demoiselle, elle passe à la voyance en premier puis je lui succède. Je bois le café, infâme et plein de dépôt (mais c’est fait exprès), je dépose ma tasse en faisant une grimace et j’attends car M. marc de café est parti. Il revient, me salue en me demandant mon prénom puis il regarde dans la tasse avec attention.

« Vous avez une personne importante pour vous dont le prénom commence par A. Qui est-ce ?

– Heu… ma sœur, Alice ?

– Elle a deux ans de différence avec vous ?

– Oui.

– Bon, c’est donc elle. »

Voilà, dès le départ, je suis calmée. Et il est fort, le monsieur, j’ai l’impression qu’il lit directement dans ma tête, me révélant mes hantises les plus profondes. D’abord, ça commence de façon soft, il explique que ma présence ici n’est pas logique. Je le regarde, me demandant ce qu’il veut bien dire…  Il m’explique que je ne veux pas écouter ce qu’il me dit, que je suis sceptique. Ce n’est pas faux : quand la prédiction m’arrange, je la garde, sinon, je jette. Après, il me parle de mon manque total de confiance en moi avec les hommes mais je devrais pas… Ensuite, il me dit qu’il faut que j’arrête d’avoir peur de finir seule, ça n’arrivera pas puis il me sort : « Ça sert à rien d’avoir peur des enfants, vous en aurez ! » Pourquoi il utilise le pluriel ? Ensuite, il me dit d’être plus égoïste et que je n’étais pas ma mère… Ensuite, il part sur autre chose : « vous allez bientôt avoir une proposition d’emploi, faudra l’accepter ». Comme si j’allais refuser ! Mais sur le coup, je suis un peu étonnée : je vois pas comment on pourrait me proposer quoi que ce soit, je pense plutôt que ce sera une réponse positive à un de mes envois de CV… Puis il me parle d’un homme plus âgé que moi dans mon entourage « j’espère que c’est le bon car c’est quelqu’un de bien ! ». A l’époque, j’étais avec Arnaud, plus âgé que moi donc j’ai tendance à penser que c’est lui.

 

Puis il repart sur ma sœur : « elle a une fatigue qui n’est pas normale, elle devrait faire du sport ». Ma sœur est hypothyroïdienne… Mais le plus fort, ce qui m’a beaucoup émue : « Qui est mort dans votre famille ?

– Ben, plusieurs personnes, hélas.

– Qui est mort près de l’eau ? »

Sur le coup, je pense à une noyade, personne n’est mort ainsi puis je me connecte sur mon grand-père, décédé à Perpignan, près de la mer donc je lui dis ça et il me fait :

« Oui, c’est lui, il vous protège. »

C’est con mais je suis émue aux larmes, essentiellement parce que j’ai toujours su que mon grand-père était auprès de moi, je rêve souvent de lui alors que ça fait 19 ans qu’il est mort…

 

Bon, petit bilan. Alors pour la proposition d’emploi, j’en ai eu deux, une qui n’a abouti sur rien (le remplacement de Bouki) et mon entretien de lundi qui est en attente (j’en parlerai quand j’aurai la réponse). Côté cœur, mon histoire avec Arnaud a tourné court donc bon…

 

Hier soir, nouvelle tentative, je bois mon café pas bon, le monsieur me regarde et me fait : « Détendez vous, vous êtes toute stressée ! ». Effectivement, ma vie est tellement au point mort que s’il me fait une mauvaise prédiction, je vais me mettre à pleurer. Il regarde et me fait : « A ou C, c’est vous.

– Heu… Non.

– Si, si. C’est quoi votre nom ?

– Nina.
– Votre nom de famille ?
– Bartoldi. »

Bon, mes autres prénoms et mon signe astrologique ne coïncidant pas, il finit par penser à quelqu’un d’autre, ma sœur, en l’occurrence (encore). Il me demande si elle m’influence… Mmmm… Il est sûr que de voir ma sœur avoir réussi ce dont je rêvais (un boulot dès la sortie des études) et qu’elle m’envoie des annonces, essaie de me conseiller donc, effectivement, je ne peux nier une certaine influence sur moi. Mais ma sœur ne reviendra plus dans les prédictions. Après, il fait : « vous avez assez pleuré ! » puis il me signale qu’il serait temps de se mettre au sport (heu…) et que j’avais tout pour plaire aux hommes et que je devais arrêter d’en douter (c’est pas moi qui en doute, ce sont eux !). Puis, il reprend : « N’ayez pas peur de finir seule, ça n’arrivera pas, vous aurez des enfants…Trois ! »

 

Trois enfants ! Bon, je vais m’acheter un dictionnaire des prénoms, en prévision… Y a quelques prénoms qui me plaisent déjà mais en général, ils ne plaisent pas à mes compagnons…C’est marrant, ado, j’étais persuadée que j’aurais trois enfants, c’était un espèce d’idéal : 2 garçons et une fille. Mais trois, c’est chiant : tout est fait pour 4 ou pour 6, pas pour 5 ! Enfin bref.

 

On passe sur le professionnel : « vous allez avoir une proposition d’emploi très vite, en février, c’est réglé. Il y a quelqu’un avec un double prénom, c’est avec lui que vous allez travailler. » Je lui parle de mon entretien de lundi et il me décrit une des personnes que j’ai rencontrées de façon très convaincante, je suis bluffée. Donc, pour lui, j’ai le boulot. Youpi !

 

Ensuite, l’amour, houuuuu ! Bon, tout va évoluer durant les trois prochains mois, je vais être raide dingue d’un homme qui a une « faiblesse aux yeux »… Ce qui ne m’étonne pas, vu ma passion pour les binoclards. Oui un homme à lunettes, je trouve ça sexy ! Sauf s’il a des lunettes en plastique à la Annette dans Premiers Baisers parce qu’on n’a plus huit ans, quand même… Je lui demande si je le connais déjà et il me fait « j’espère pas parce que vos histoires sentimentales jusque là, c’est pas ça, sauf le garçon avec qui vous étiez en 2001 (Guillaume, donc). » Pif, paf, dans les dents ! Enfin, cerise sur le gâteau, cherry on the cake (oui, j’aime bien faire mon Nelson Monfort, des fois), il me sort spontanément : « vous allez publier un livre… un livre pour enfants. » Alors là, je suis aux anges ! Un livre ! Le rêve de ma vie.

 

Franchement, je suis bluffée. Je sais que certains voyants se basent sur la psychologie mais il y a des choses qu’on ne peut dire comme ça… Comment pouvait-il savoir que j’aimais écrire ? Que ma meilleure histoire d’amour était avec le garçon avec qui j’étais en 2001 ? Que je cherchais un métier dans la communication (oui, il me l’a dit) ? A quoi ressemblait l’une des personnes que j’ai rencontrées lundi ? Il y a des choses trop précises pour n’être que du flan…Enfin, on verra déjà en février où j’en suis niveau boulot !

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