Créer de l’enjeu : le grand défi de l’écriture

Je vous parlais il y a quelques temps de ce livre que j’ai abandonné en cours de route avec, entre autres raisons, le manque d’enjeu. Pourtant, sur le papier, le héros devait sauver le monde, ce n’est pas rien… sauf qu’on savait très bien qu’il y arriverait et sans froisser sa chemise, s’il vous plait. Du coup, sacrifier des heures de lecture pour savoir ça, non merci. C’est difficile de créer un réel enjeu dans un roman. Pour reprendre le roman horribilus dont j’ai tant parlé, l’enjeu était de savoir comment l’héroïne s’en sortirait… et encore, on était plutôt sereins … Continuer de lire Créer de l’enjeu : le grand défi de l’écriture

Réécrire son œuvre : Neon genesis Evangelion

Pendant notre virée japonaise, j’ai été très étonnée de voir Evangelion partout. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit d’une série animée japonaise de la toute fin des années 90 que j’avais adoré pour cause de robot géant, mysticisme chelou et ambiance poisseuse. On suit Shinji, jeune ado lambda qui se retrouve pilote d’une Eva (les robots géants) car son père est directeur de la Nerd, consortium militaire chargé de défendre un Tokyo futuriste face à l’attaque des anges, des créatures mi-étranges, mi-degueulasses. Oui, si vous avez vu Pacific Rim, vous avez un peu idée du truc. Bref, la … Continuer de lire Réécrire son œuvre : Neon genesis Evangelion

Peut-on aimer un roman dont l’héroïne est stupide ?

Non ! (générique de fin) . Ecrire un livre est un équilibre difficile à trouver, surtout si tu veux mettre un peu de suspense dans ton histoire. Par exemple, sur tout ce qui est enquête, il faut donner un minimum d’éléments pour faire progresser la narration mais garder suffisamment de mystère pour ne pas se mettre à hurler sur le héros ou l’héroïne “putain mais t’es con, c’est Michel le tueur, tout le monde le sait sauf toi !”. Et dans le roman horribilus, l’héroïne est stupide. Stupide et immature… Peut-on avoir envie de gifler un être de papier. Là, … Continuer de lire Peut-on aimer un roman dont l’héroïne est stupide ?

C’est quoi un bon roman ?

Depuis quelques semaines (enfin une puis j’étais en vacances), je vous parle d’un roman horrible mais si on peut tous définir un mauvais roman (le truc qui nous tombe des mains, qu’on oublie sur un coin de la table de nuit en privilégiant une bonne partie de candy crush plutôt qu’une séance lecture). Du coup, un bon roman, c’est quoi ? Je vais passer sur les qualités littéraires de l’oeuvre. Je ne suis pas éditrice et je considère le style comme du sel : ça rajoute du goût au plat mais si c’est dégueu à la base, ça ne sauvera … Continuer de lire C’est quoi un bon roman ?

Leçon d’écriture 1 : ne pas s’auto-spoiler

Je vous l’avais promis [il y a un mois], nous allons aujourd’hui parler d’un des pires romans qu’il m’ait été donné de lire. Ou plutôt de ce que j’estime des défauts rhédibitoires parce que bon, le roman en lui-même, je vais vous le résumer en deux lignes : un parti genre FN gagne les élections de mai dernier, l’héroïne Michelangela dite Mickey (déjà, rien que ça) est déportée en tant qu’opposante politique sauf qu’en fait non, elle a juste autopublié un roman pourri sur sa liaison avec Emerald, petit fils de la famille Labenne (Labenne, La benne, Le Pen… vous … Continuer de lire Leçon d’écriture 1 : ne pas s’auto-spoiler

Sharp objects de Gillian Flynn ou comment je lis en anglais

J’ai lu ce polar il y a quelques temps et ne trouvais pas forcément qu’il y avait matière à en dire beaucoup mais son contexte de lecture, lui, est plus intéressant. Donc aujourd’hui, en plus de vous parler de Sharp objects de Gillian Flynn(“Sur ma peau” en français), je vais vous reparler un peu de Grèce et du fait que je lis en anglais. Tout commence sur un énorme paquebot quelque part dans les Cyclades, Victor et moi nous posons sur deux transats sur le pont supérieur battu par le vent, luttant pour lire nos livres. Alors qu’au loin se … Continuer de lire Sharp objects de Gillian Flynn ou comment je lis en anglais

La scène que tu n’arrives pas à écrire

Chacun sa technique d’écriture. Comme j’ai déjà dû le dire cent fois, quand je débute un roman, j’ai en gros le début, la fin et quelques scènes éparses à recoller dans le récit. Une sorte de squelette avec la tête, les pieds, la colonne vertébrale et quelques côtes de ci de là. Au fur et à mesure de l’écriture, je donne chair (et os manquants) à mon squelette sauf que tout à coup, j’arrive à une côte imaginée depuis longtemps… et j’arrive pas à la coller au puzzle. La maudite scène que tu n’arrives pas à écrire. Il ne s’agit … Continuer de lire La scène que tu n’arrives pas à écrire

La fatalité des héros lourds

Dans le cadre de l’opération : lisez pendant les ponts, j’ai quelques titres à vous conseiller comme par exemple Nuit de Bernard Minier ou Un fond de vérité de Zygmunt Miloszewski. Oui, pas un mais deux romans parce que je les trouve assez cools et que j’ai déjà parlé de ces auteurs. Car oui, ce sont des suites. Hé oui, je sais pas pourquoi mais quand on reprend un personnage, il semble victime de la fatalité des héros lourds Mais les romans sont bien, je vous les conseille vraiment, surtout Miloszewski qui est mon petit chouchou même si j’ai du mal … Continuer de lire La fatalité des héros lourds

Am Stram Gram, ce thriller que tu ne reposes pas

Saison des ponts oblige, je voulais vous filer quelques joyeux conseils de lecture car j’ai quelques petits titres dans ma besace. Et en premier lieu : Am Stram Gram de M.J. Arlidge. En premier lieu parce que je l’ai vraiment bien aimé, que je ne l’ai pas lâché avant la fin et que j’avais pas trouvé le coupable en milieu d’histoire. L’histoire : l’inspectrice Helen Grace se retrouve en prise avec une serial killer qui kidnappe deux personnes et les enferme avec une arme entre elles : pour survivre, il faut tuer l’autre. Alors que les morts s’accumulent, Helen commence … Continuer de lire Am Stram Gram, ce thriller que tu ne reposes pas

Sale temps pour le pays de Michaël Mention

  Je ne vais pas parler de ce livre. Enfin, si, un tout petit peu mais je veux surtout vous parler du rôle qu’il a occupé dans ma vie et comment ceci est un moteur. Parce que sur mon exemplaire de Sale temps pour le pays, y a une dédicace. Parce que oui, Michaël Mention, je l’eus connu, à une époque où il était pion pour gagner un peu d’argent le temps que sa carrière décolle. Depuis, il a publié 7 autres romans, gagné 4 prix et a sa propre page Wikipedia. Ouais, rien que ça. Pour en revenir au … Continuer de lire Sale temps pour le pays de Michaël Mention