C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Par Lucas

Je ne sais si vous êtes au courant mais Maillekeul Djèyksseun est mort.
Ah ah ah, trop drôle Lucas ! Comme disait Mahomet, "on était pas au Coran".



Tout le monde y est allé de son p'tit statut sur FaceBook et j'ose même pas imaginer sur Twitter.

Pour manifester d'une émotion, plus ou moins factice, plus ou moins édulcorée.
Pour montrer qu'on existe ?
Bon, les lecteurs les plus rigoureux me diront que je m'aventure sur des terrains où je ne maitrise rien : help, I Need A psy to clear up the issue !

C'est tout de même affligeant...
Cette publication de tout et surtout n'importe quoi, c'est un truc que je ne comprends pas.
Que certains donnent l'info certes. Mais une fois qu'elle est publique, à quoi bon couiner des restinepice...?

Dans mes statuts FB j'ai toujours des scrupules à mettre des sentiments, des choses pragmatiques de ma vie. Je me pose toujours la question : quess que mes potes en ont à foutre de cette information ? de cette remarque ? de cette pensée ? de mes sensations à un moment donné ?

Mais bon j'avoue : parfois, souvent même, je me laisse aller à poster qq mots sans maintenir cette rigueur.
Tiens, d'ailleurs, dorénavant, je vais mettre des statuts à la con.

Lucas : Se lit très frais.
Lucas : Aujourd'hui j'ai mangé du thon
Lucas : Vous êtes ici,
Lucas : Votre boisson est en cours de préparation,
Lucas : Et vous ça va ?
etc...



FB est donc une sorte de forum latin ou tout un chacun peut alpaguer le passant honnête et lui mettre le nez dans l'étalage. Étalage de pensées, de ressentis, de convictions politiques ou culturelles ; un besoin de se rassurer certainement.

Parce que FB c'est ça aussi. Se rassurer, voir qu'on est pas seul à penser ça ou à agir ainsi.
Je ne vois pas d'autre raison au succès des pages "Fan de", les plus niaises. Faire la grasse mat avec son chéri, en tête.
On donne une image glamour et lisse, on se rassure sur sa normalité et la promesse de découvertes est elle aussi entrainante.
J'ai le souvenir d'une copine, en Droit, qui était littéralement accroc à Friendset. C'était un peu l'ancêtre de FB et on était déjà en quête d'info. Que ce soit pour choper ou mieux comprendre qq'un. Les reseaux sociaux servent donc à ça ? (vous me direz que les reseaux pro eux aussi vendent avant tout du rêve...)

Sur FB on donne l'info qu'on veut quand on veut.

On maitrise tout son environnement, on donne les images qu'on souhaite, le masque qu'on désire : on est souverain en son royaume.
Ca me fait penser aux contenus des communiqués officiels de la République. Que ce soit un car de gamins happés par un train ou la mort d'un chanteur, les mots seront toujours les mêmes.
Par exemple, pour revenir à Maillekeul, Sarko y est allé de son p'tit laïus.
Mais oui, vous savez bien...
Face à un décès, qu'un homme politique soit sincèrement touché ou qu'il n'en ait rien à foutre, il aura toujours "une grande émotion".
Ca n'a pas loupé.

Quelle est donc cette nouvelle époque où regne la sterilité de sensations ? Une stérilité aussi dans l'image donnée ???

Et nous, on fait quoi ?
On arrête Facebook ?
Bah non, malheureux(se) !
J'insiste, FB c'est le besoin de se rassurer sur son rôle social, de croiser de nouvelles têtes nécessairement promptes à s'intéresser à nous. Là ou MSN permettait de donner une image édulcorée, Facebook permet un peu la même chose. Bah oui...
Je repense à une copine d'école...
Du temps où j'étais sur MSN, il y a quelques années, si je tchatais avec elle pendant 3 minutes, j'étais bon pour avoir 10 smileys et 15 LOL.

C'est infect le LOL !! C'est la stérilité à l'état pur !!!  Je le refuse !! Et Nina aussi !

Or, sur FB c'est pareil. Par exemple, lorsqu'on souhaite un bon anniversaire sur un Wall c'est un cortège de copiés collés. Comment manifester de l'émotion si tout le monde brode un "bon anniversaire"...?
Un peu comme Kristin Scoot Thomas dans 4 Mariages et un enterrement : "Comme vous devez être fier !".

De l'art de donner l'image qu'on veut,
un peu comme ces chaines télévisées nord américaines qui montrent avant tout des images chocs pour attirer les teuleuspeuctateurs, quite à broder un laïus débile autour.
L'info comme produit de consommation en prenant un plateau repas.
Une image que Roald Dahl donnait déjà dans Mathilda. Un truc que Douglas Kennedy évoque dans Les Charmes discrets de la vie conjugale (State of The Union).
Some Things Never Change...
Publié dans : Lucas
Mardi 30 juin 2009

Voir les 24 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi je me suis posé la question de la pertinence de mon "friendorat" sur FaceBook. (Quand on s'inscrit, FB scanne nos adresses et envoie une invite à tous ceux dont on a le mail. CQFD).

Il y a 3 mois j'avais donc fait une coupe : j'avais gardé des anciens camarades avec qui j'avais trippé, des copains, des amis proches... entre autres. Et puis aussi ceux que j'espérais revoir dans un futur proche, une fois boulot trouvé, une fois que j'aurais toute légitimité et toute money pour les inviter. J'ai donc viré 150 personnes (connaissances d'école, membres d'un groupe de travail, ex reuloues, ex pas reuloues, histoires d'un soir, etc.). Bref, j'ai donc fait le ménage… Je me suis retrouvé à 280 personnes, un peu etonné d'avoir autant d'individus liés à moi : ce n'était que le début de la fin...

En effet, parmi les gens virés, j'en ai repris qq'uns en me rendant compte à terme que j'avais été un peu rapide:
"ah bah je comprends pas ce qui s'est passé. On était pas friends ?".
Personne n'était dupe… 
Devant mon hypocrisie latente, mes parents vous diront que ce sont les conséquences du trauma cranien, ce qui est bien joli comme excuse facile mais bon j'ai aussi mon honnêteté intellectuelle. Alors je tiens à m'excuser de cette vile lacheté.


 
En fait, si j'étais vraiment honnête je pense que je mettrais une partie de mon friendorat out.
Juste après en avoir dispatché un bon nombre sur Linked In et Viadeo.
De manière somme toute très utilitariste.
Je ne leur parle jamais, ils ne me parlent jamais, on vit nos vies. Basta.


D'un autre coté je me dis que certaines personnes, connues pendant les études, ont peut-être évoluées et que je suis bien con de les zapper. Je parle, notamment, des gamin avec qui j'étais en école de commerce dont beaucoup ont gagné en maturité, en sagesse, en humanité, une fois enlevée la carapace de l'élève  qui se miurge à longueur de soirées. Pareil pour tous ceux qui n'étaient que des copains. Le terme friends est des plus larges et j'ai eu la connerie d'oublier qu'il pouvait englober l'acception "pal". Faut-il donc que j'arrête de limiter le terme friends à sa traduction et que je le remplace par "connaissances" ? Serait-ce une hypocrisie latente ? Sommes nous tous complices de cette complaisance ? (votre opinion m'interesse, comme d'hab)

Je me suis rendu compte, récemment, qu'un esprit libre de mon école, une jolie nana qui a passé deux ans après le diplome, à bosser à la Comédie,  à Reims, au SMIC, eh bien cette naiade ma zappé de ces friends…
Je salue ici son honneteté intellectuelle, dans la droite ligne de son attitude générale.
Sans aucune ironie.

Faut-il donc être complaisant comme je le fais ou integre et droit comme j'avais voulu l'être et comme Chloé l'a été ? Vous me direz que, si ca se trouve, Chloé m'a zappé parce qu'elle a bien senti qu'elle ne pouvait rien tirer de bon de ma présence dans son reseau, mais laissez moi croire qu'elle n'est pas comme ça (spéciale dédicace à ta féérie, Chloé)


 Dans la fourmillière, c'est l'Ultra Moderne...


Au-delà de mon idiotie avec le zapping des freundz (idiotie sociale, honneteté morale…) que j'assume pleinement et devant la profusion de reseaux sociaux je me demande ce qui est pertinent.
Faut-il mieux avoir un réseau dédié au taff et un autre dédié aux loisirs ?
Mais dans ce cas, entre Viadeo et Linked In, je privilégie lequel ?
Le premier n'est-il pas franchouillard quand l'autre est wordlwide ?? Tout celà n'est il pas un rêve, du vent vendu, l'espoir minuscule qu'un jour un DRH va voir mon profil et dire "il me le faut" ?
Faut-il maintenir les deux ?
Mais attendez, Flicker aussi c'est un reseau ludique. Et la blogosphère, et...
Faut-il trop que pas assez ? Cette myriade de cercles est un peu étourdissante...

Tout cela me rappelle le personnage d'Arash Derambarsh, un mec que j'ai connu alors qu'il était étudiant en droit à Paris X. C'est bien simple, à l'époque, Arash disait bonjour à tout le monde et donnait ses cartes de visite à tous les étudiants. Aujourd'hui, Arash, vous le connaissez tous : c'est le mec qui s'est autoproclamé président de Facebook il y a un an, avec, comme prétexte, une pseudo élection à la con (perso, j'ai jamais voté…) .Sur FB, il doit avoir la masse de friends donc la masse de contacts. Je présume qu'il doit faire une petite niouzletter mensuelle pour tenir les gens au courant de sa vie ou demander des aides pour des projets et....


CA, c'est un truc que je n'ai jamais réussi à faire.


J'ai fait Sup de Co Reims, ca fait un an que je galère à trouver un boulot  (mais seulement 6 mois où je cherche de façon ninesque intense). Lors de la diplomade en décembre, pendant deux heures le mot réseau est revenu un p'tit peu 40 fois. A croire qu'on a intégré avant tout une communauté avant un institut de formation. Etre d'un commerce agréable...

Je n'ai jamais osé frapper à la porte de mon réseau d'anciens (nb : un parisien sur 100 a fait Reims Management's Cool. Je n'ai connu que 5 promo mais je me rends compte de cette vérité au vu du nombre d'anciens que je croise dans le métro de façon impromptue…). Je n'ai jamais osé parce que je n'avais aucune légitimité, aucun savoir faire et que je vois mal comment un ancien, même sympa, pourrait accepter de m'aider si je n'ai que ma bonne volonté à apporter à l'entreprise.

Tout ça pour dire que je ne me reconnais pas dans ce monde de faux semblants et de relations professionnelles mais que c'est un mal nécessaire et qu'il faut que je me bouge le cul. Ma conseillère AFEC ma dit de prendre contact avec des anciens afin de leur demander si je pouvais les rencontrer afin de "leur demander des précisions sur leur boite..."
Quand elle m'a dit ça, j'ai hurlé en disant que l'ancien ne serait pas dupe et qu'il comprendrait, aux premiers mots, au téléphone, que ce que je voudrais savoir c'est si il y a une place à pourvoir dans sa boite et s'il peut m'aider à y rentrer ou alors s'il connait qq'un ailleurs qui… Elle a souri, elle a acquiescé : "Et alors ?".
Faut-il donc multiplier ce genre d'actions hypocrites pour avoir, un jour peut-être, la chance qu'un ancien pense à moi s'il a connaisssance d'un poste qui se libère ?


 J'ai peut-être un p'tit coté bisounours et je pense qu'une intègre expatriée ne va pas manquer de se foutre de ma gueule. Bon je vous quitte de façon abrupte mais je vais aller fouiller mon annuaire des anciens et dégotter des noms. Mais votre avis m'intéresse, lectrices, lecteurs, égarées, égarés.



Red Hot Chili Peppers - My Friends
Publié dans : Lucas
Mardi 9 juin 2009

Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire

Par Lucas


Pour les gens qui ont passé les 10 dernières années sur une ile déserte, IRL est l'acronyme de  "In The Real Life"…


Vous connaissez  FoxyTunes ?
Mais siiiiii ! Foxitiounz, c'est le site rigolo qui a développé un moteur de recherche orienté miouzik !
Quand vous tapez U2 par exemple, vous avez une page qui présente dans de petits cadres proprets tout ce qu'il faut savoir sur le groupe : biographie, chansons phare, site officiel, paroles, videos sur You Tube,  CD sur amazon, etc. Un moteur super complet pour la miouzik…

NB : Faut-il en déduire qu'on va avoir de plus en plus de moteurs de recherche dédiés à des sujets en particuliers ? J'en doute vu que pour moi Google aura toujours le monopole du cœur. Bon d'un autre coté, je n'ai aucune connaissance et encore moins d'expérience dans ce domaine donc je n'ai aucune vista (ouarf, ouarf ouarf)


Toujours est-il…

 


J'ai voulu taper le nom d'une demoiselle avec qui j'échange des pensées éparses sur le filet mondialisé, suite à un article à la con de votre serviteur. Oui, histoire de voir s'il n'y avait pas des photos d'elle qui trainaient et que je pourrais mater comme un crevard concupiscent. On ne change paaaaaaaaaaaas...
J'ai donc tapé son prénom, "Raoulette" et son nom "Zgo".

NB : je tiens à rappeler à mes aimables lecteurs que les jeux de mots à deux balles de Louka c'est comme la France de Nicolas : soit on les aime soit on les quitte.
Et pour revenir au sujet hilarant des MDR (ouarf ouarf ouarf, désopilant cet article)…


J'ai donc tapé Raoulette Zgo sur Google et là j'ai obtenu un lien.
Vers un site, en franglais dans le texte : 123 People.
Un site over méga badant...
 
Vous tapez nom / prénom de la demoiselle et là vous avez :
-    Les numéros de téléphone référencés par le 118 000
-    les articles qui citent la donzelle ainsi que les brèves dans les actualités,
-    les documents (pdf, word, etc…) où son nom apparait,
-    les photos, les films où elle est taggée (les photos du profil Facebook par exemple mais manifestement c'est uniquement pour ceux qui n'ont pas verrouillé leur profil)
-    les  sociétés en rapport avec son nom (que la personne y ait été employée, qu'elle y ait fait un séminaire, peu importe),
-    ses adresses mail publiques (3 pour Raoulette en l'occurrence, du mail pro au mail perso…)
-    sa bibliographie (articles parus en ligne)
-    le lien vers tous ses profils communautaires ( de Viadeo à Facebook)

Ce à quoi je rajouterai, justement, que la donzelle a laissé ouvert son profil FB : n'importe qui peut s'y ballader pour voir où elle est partie en vacances, les groupes auxquels elle appartient, etc. (c'est pourtant pas compliqué de tout verrouiller: barre de menu bleue,  Settings, Privacy Settings).

Bref…
Juriste prouve que tu existes.
J'ai l'article 9 qui me démange alors je gratte un p'tit peu... 


Je me demande si les proprios de 123 People vont pouvoir se défausser en arguant que les infos qu'ils ont publiées sont ratissées dans l'espace public donc qu'il faut reporter la faute sur les épaules de celui qui a divulgué les infos le premier…  J'ai tapé le nom d'une copine dont on va fêter l'anniversaire ds 15 jours. Eh bien pour le coup, 123 People reste silencieux ! Quelques articles dans des publications juridiques, des tags associés à ses études, à son employeur, à sa fac aux USA : probablement un ratissage de son profil Linked In. Rien de violent, rien de gênant. Alors quid ??

Alors il est évident qu'on a une responsabilité personnelle dans l'affaire (ce qui est sympa quand tu défonces une porte ouverte c'est que tu ne te fais pas mal à l'épaule)
Toute la question maintenant est de savoir quelle est la durée de vie d'une page web et nos recours histoire de limiter nos erreurs passées… Comment faire pour contrôler la diffusion de nos dénominations et qualités par des tiers. Voire contrecarrer l'intrusion implicite des DRH ou des fouineurs qui vont se ruer sur 123 People. Rappelez-vous l'article du Zebre qui nous décrivait de A à Z la vie d'un inconnu rien qu'avec des infos glanées sur le web...

Perso,  je suis le king du proxy mais il est des sites  un peu trop inquisiteurs qui veulent prévenir les emmerdes, donc qui contrôlent à fond l'entrée de leur BDD et qui empêchent l'accès à la main pour se logger si on vient d'un serveur tropical (reconnu comme un proxy qui  nous rend anonyme). Ce qui est marrant, c'est que ma cousine m'a justement envoyé un guide pour lutter activement contre hadopi, un petit guide bien utile, histoire de télécharger en toute quiétude mais aussi inciter les gens à se protéger encore plus !  Mais attendez, on fait quoi maintenant ???

 


Faut-il donc devenir un être inhumain, une sorte de Paranoid Android et limiter tout ce qu'on dit ?
J'ai d'ores et déjà le sentiment de vivre dans une société qui s'américanise à vitesse grand V.  Une société où dire les choses clairement c'est mal et où il faut constamment utiliser des mots diplomates et stériles.

Une société où même les infos du JT de 20h n'ont rien de sincère. Seulement un p'tit coté images choc/émotions faciles histoire de fidéliser le spectateur avide de sensations (c'était la pause "Louka découvre la vie"). Ma télé a une couche de poussière énorme mais il y a 3 mois en regardant le journal de Claire Chazal, oui vous savez

la journaliste-de-France2-qui-ne-sait-pas-parler-aux-téléspectateurs-sans-avoir-la-tête-de-traviole-et-donc-qui- nous-regarde-toujours-de-manière-oblique,

j'ai fait la démarche de couper le son lors des reportages.

Eh bah, les images n'apportaient rien d'intéressant et aucune info. Je sens que pour les niouzes je vais rester fidèle à France Inter & BFM…

Mais je m'égare encore excusez moi… Je pars du postulat que l'internaute est naïf  mais comme dirait une demoiselle avec beaucoup d'à propos : "es tu sûr que ces infos soient justes ?". Elle continue en évoquant le postulat d'une vie en société où tout serait markété (dans mon langage, "sublimé"). Faut-il donc croire qu'on va arriver à un société artificielle à la Philippe K Dick où nos avatars virtuels vont prendre le dessus sur notre vrai personnage : cf cette vidéo

Bon, les lecteurs les plus rigoureux diront surement que 123 People n'est là que pour vendre du rêve à celui qui cherche des infos tel le mateur classique sur Facebook.  123 laisse croire qu'on va tout savoir sur tout le monde. De quoi attirer les ingénus et justifier un prix élevé pour les pubs présentes sur la page… Et même si on découvre que Raoulette bosse chez Bidochon Corporate, qu'elle a commenté un article sur un blog, qu'elle en possède un, qu'en est-il de sa personnalité propre ? Est-elle vraiment comme ça en vrai. Poncif facile, mais j'ai besoin de me rassurer et de croire que l'ireel est loin de l'IRL et que les DRH sont suffisament futés pour ne pas tirer des conséquences faciles de ces impressions recueillies… Z'en pensez quoi vous ?

 

Autant en rester là, avec une anecdote personnelle.

Il  y a qq mois en mettant mon CV en ligne j'avais inséré des tags et metatags assez clairs "Lucas" "d'Amore", "Reims Management's Cool",  "Stratégie", "Conseil", "Et vous ça va ?", etc.
En conséquence, il y a encore 2 mois, quand on tapait mon patronyme, j'étais premier sur Yahoo,  40eme sur Gogol (là c'est le contraire : va comprendre…) De fait j'avais clairement choisi de ne pas être un cowboy solitaire dans le Wid Wild Web. Toute la question est donc de savoir où commence la vie privée et si le magistrat doit suppléer le citoyen pour l'estimer… J'aimerais bien avoir ton avis, oui toi la gente del barrio Vingtenaires !

Publié dans : Lucas
Mercredi 3 juin 2009

Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
Par Lucas

La nana qui est assez cultivationnée pour me trouver d'où sont pompés 6 des 7 mots de ce titre grotesque (mais un peu vrai tout de même) gagnera un diner avec Louka ! Wa la veinaaaarde !!
(toi aussi essaye de créer un espoir chez tes lectrices alors que l'espoir il est seulement en toi...)


Et venons-en aux fêtes,



Il y a quelques semaines, la philosophe des Vingtenaires,
La Pythie exilée,
Hè, la Sage Ella Sykes,
Partie sous de joyeux tropiques,
Au Queubeuk libérée,

La Grande Ella donc me disait une vérité essentielle. Je la cite sans même lui demander son autorisation mais comme c'est déjà publié en comm ailleurs, je prends toute liberté avec l'article 9CC. Ouhai même que. Elle disait donc...

Quoiqu'il en soit, je te rassure tant que tu seras au chômage aucune meuf digne d'intérêt ne s'intéressera à toi. C'est ça la réalité. Les mecs veulent une meuf bien gaulée et pas conne, mais la meuf parisienne, elle, elle veut un mec friqué et bien sapé. Chacun ses priorités, pal. Et, si une femme est brillante, cultivée et jolie, ce n'est pas sur internet qu'elle se trouve, je te rassure tout de suite.



Ah bah me voila bien rassuré, Mademoiselle Saillekce.
L'habit fait le moine, tout n'est qu'impression donnée, les illusions sont la vérité, etc.  Au moins ça c'est du tangible, pas besoin de se poser de questions !

So What ??

Alors sur le coup j'ai donc supputé - avec un bon sens et un cynisme qui composent tout mon être - qu'Ella, elle avait peut-être raison... Et puis, en reprenant ma vie, en faisant le test 3 jours plus tard, je me suis rendu compte que la prêtresse avait partagé avec moi une vérité essentielle : les filles à Paname (et sûrement ailleurs aussi) veulent un mec qui les sublime, dont la présence leur permet d'être portée aux nues ou au moins de leur faire honneur. Le mec qui trottine avec des fringues qui ont des années, sans aucune prestance, sans une image glamour, un mec qui ne puisse pas être un piédestal de marbre pour la stature sans faille de la donzelle, eh bah ce mec là aura beau être une tronche, avoir une intelligence qui fuse, distiller un humour déliiiiiire, être un bogoss interstellaire et avoir un charme incroyable, la parisienne lui suggèrera de rester cool bebé et lui dira Bye Bye.

C'est là qu'on touche cette vérité essentielle qui veut que nous les mecs ne sortions qu'avec des bonasses.
Il y a dix ans peut-être.
Mais là tout de suite... Il y a autre chose. Une complicité, un regard commun, un... OK, j'arrête les poncifs !



Tout ça pour dire que si effectivement on cherche qq'un qu'on aime on veut aussi qq'un qui nous donne envie de faire des efforts, de maintenir une humanité, un souci pour l'autre, une envie quotidienne d'aller de l'avant...
Je garde en moi à vie cette phrase prononcée par Jack Nicholson dans un navet sorti il y a 10 ans, "Pour le pire et le meilleur", une phrase qui est en moi depuis toutes ces années, une phrase lâchée alors que Helen Hunt exige de Jack qu'il lui fasse un compliment. Cette phrase je rêve de la dire un jour à une nana :

"Vous me donnez envie d'être meilleur" - (You make me wanna be a better man)

Ce n'est pas un égoïsme de dire ça, même s'il y a un part de fierté personelle. Mais ce qui anime le geste, c'est cette envie d'être meilleur pour la donzelle, de faire un effort pour lui apporter une sérénité, qu'elle porte un regard plein de fierté, apaisé et...

Seulement voila, j'ai du oublier un détail. Minuscule.
Ce détail c'est qu'avant d'en arriver là il faut déjà, soi même, faire l'effort d'être "aimable". Marketé, plaisant, vendre du rêve. C'est un cercle vertueux. Il faut initier le mouvement.

D'où ma quête d'un job.
Le job comme moyen de m'acheter des fringues dans lesquelles je me sente bien et qui me mettent en valeur.
Le job comme annihilation de mon égoïsme et comme prétexte à l'usage de mon cerveau pour faire qq chose d'autre que raconter des histoires et penser à mon avenir.
Le job comme sens à donner à mon quotidien jusqu'ici stérile, me sentir utile et efficace, reconnu, apprécié, perspicace...
Le job comme lien social tous les jours au lieu de poser un regard de drogué sur les annonces de Cadremploi et de balader mon insignifiance sur FaceBook.
Le job, c'est la vie.

Ca fait un an que je glapis.
Mes parents médecins me répètent que je ne suis pas guéri pour avoir un job alors que je hurle cette vérité essentielle : le jour où j'aurais un job je serai guéri. J'en parlais encore hier soir avec mon papa qui a des arguments très intelligents et qui ne veut pas bruler ses cartes pour l'instant, donc qui m'invite à renouer avec mes velléités entrepreneuriales. Pour aller de l'avant. Pour atteindre ce que je veux. Confiance, reconnaissance, respect de soi, rôle à jouer. Ce seront les instruments pour me rendre ma dignité et me donner une fierté que je n'ai jamais eue au vu de mes résultats scolaires et pour cause : trop aux livres le trouble fêtes...
Bon demain je mets des annonces dans toutes les boulangeries du quartier pour donner des cours de céfran, d'anglais, de maths, d'histoire géo...

Et pour ceux qui cherchent l'énigme et qui, en passant, se demandent aussi le pourquoi du titre de cette bafouille c'est simple. Etre humain c'est vouloir aller de l'avant, se dépasser, faire des efforts, progresser. Or le snob cherche à atteindre les sphères auxquelles il n'est pas convié, à obtenir un paraitre, une apparence futile et fugace car elle sera mise à mal par un esprit éclairé en deux secondes. Mais au moins aura-t-il fait l'effort pour essayer de se hisser là haut. C'est donc logique : La Condition Humaine est un Snobisme Evanescent. (le concours tient toujours...)
Publié dans : Lucas
Lundi 18 mai 2009

Voir les 23 commentaires - Ecrire un commentaire
Par Lucas

Suite et fin de mes pensées stériles amorcées il y a quelques années et dont le dernier épisode était Donner un sens à sa vie. Promis, j'arrête de vous saouler avec ce sujet mais j'ai besoin de croire que des gens sont comme moi. Merci de jouer les bons samaritains ou de m'envoyer chier honnêtement, ami(e)s lecteurs (trices)


Ce soir je suis allé avec mes parents chez mon p'tit frère, 23 ans, en 4ème année de médecins, installé en coloc à Paname dans un immeuble de 32 étages pas loin de Montparnasse avec piscine tout en haut : le truc bien sympa. Financé par le paternel...  (bah oui c'est pas avec ses gardes à l'hosto que mon breuzeur va payer ça)
 
On en est venu à discuter de l'existence et je dois dire que ça m'a permis d'assoir une réalité :
je suis à des années lumière d'avoir compris comment marche la vie.


 

Mon père a parlé de copains à lui qui prennent 1500€ l'opération de la rétine, d'autres qui sont  à 300 € la consultation en cabinet. Il a évoqué la fille d'un de ses amis, (Dauphine, 2007), qui, à mon âge, quasi 30 ans, gagne déjà 80000€ par an dans une SSII. Ou le fils de son meilleur ami (HEC, 1995) qui après une dizaine d'années chez Estin & Co a voulu calmer le jeu, bosser moins, profiter de ses gosses et qui, de fait, ne gagne "que 300K€" (trois cent mille) par an. Voire sa petite soeur qui après Normale Sup a enseigné quelques années avant d'être embauchée par une maison d'édition de DVD à un salaire loin, trèèèèès loin du professorat...
Et ce discours toute la soirée.
Et ce discours toutes les soirées, plutôt

Car ce discours on me le sert depuis que je suis arrivé chez mes parents à l'age de 11 ans.
Car les exemples sont légion de personnes qui ont eu des trajectoires comme celle là dans leur environnement amical.
Alors j'avoue,
 
Je suis perdu.
 
Ces parcours sont peut-être le fait d'individus brillants mais en bossant comme un chien on peut arriver à de grandes choses.
L'argent ne fait pas le bonheur?
Face à ce poncif j'ai toujours eu un sourire amusé.
Je reste persuadé que ceux qui se vautrent dans cette affirmation sont des gens qui n'ont pas compris le système ou qui n'ont pas eu la chance d'avoir un environnement familial adéquat et qui sont aigris comme je le suis aujourd'hui. Oui, déjà, à même pas 30 ans.
 
L'argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue.


Un boulot où on est payé 300K€ par an est nécessairement un boulot où il faut s'agiter du bocal donc un boulot  gratifiant en termes intellectuels.
Ici, on va m'avancer qu'un physicien fonctionnaire-chercheur, lui aussi, a un boulot stimulant pour la réflexion et ce pour un salaire médiocre. Mais ce n'est pas pour rien que de nombreux chercheurs partent dans le privé…
 
Et au-delà,
Un smicard gagne 1300 € par mois s'il est à 39h.
Loyer, pass Navigo, bouffe, gosses, frais divers, taxe d'hab,etc…  quess qui lui reste à la fin ?


Je parle du SMICARD parce que je sais bien que de nombreux lecteurs vont me fusiller et me dire de fermer ma gueule avec mes velléités.
Bah non, vous pouvez aller vous faire foutre.
Je refuse ce schéma facile du" ya toujours pire que soi".


Quand j'étais gamin et que ma mère était encore vivante, on finissait souvent le mois avec des pâtes et des sardines. Arrivé chez mon oncle devenu mon "père", j'ai changé de vie.


Je refuse de me contenter de peu et d'en être heureux.
L'accident, le coma, les 9 mois à Garches m'ont mis de coté un an mais j'ai qu'une envie c'est revenir à la vie normale. Le pb c'est que je suis trop con pour comprendre comment sortir de mon existence vulgaire et insipide, comment faire un effort parfaitement légitime pour qui a de l'ambition (cf Nina), un effort qui soit utile pour être efficace et sortir de cette merde. Par où prendre cette putain de réalité scabreuse pour en faire un quotidien où je puisse me défoncer afin de faire mes preuves et à terme me lever le matin heureux de la journée que je vais passer au boulot.

Et ce n'est pas parce qu'il y a seulement une personne sur 100000 sur Terre qui arrive à faire ce qu'elle aime que je dois baisser les bras. La question essentielle c'est "où dois-je aller pour retrousser mes manches et porter le poids d'une fonction lourde mais motivante". Voire d'une fonction qui puisse me donner en quelques années un boulot où je sois à 100% responsable de mes rendus, invité à toujours faire mieux, y trouver une envie d'aller de l'avant....

"The only thing that kept me going was that I love what I did"
Cette phrase de Steve Jobs est en moi à jamais...

 
"Spéciale dédicace à la flaque où on nage où on se noie..."


Ce qui m'agace et qui contribue à mon aigritude et ma honte quotidienne, ce n'est pas le fait d'être sur le bord de la route c'est le fait d'avoir eu, à un moment donné, tous les tenants et aboutissants, c'est à dire tous les éléments pour comprendre ce système et ne pas avoir eu l'intelligence assez vive pour aller au bout de ses logiques tout rebelle que j'étais à ces schémas à mes yeux stériles alorsqu'en fait on y apprend plein de choses (auditer des comptes chez PrixMoulinàeauTonnelier, par exemple : pas glamour mais motivant car formateur...).

Quand je suis rentré à Sup de Co Reims on m'a fait miroiter 34K€ par an de salaire moyen brut, 41 au bout de 3 ans.
Je n'y croyais pas une seconde et je me disais que 24K€ brut serait déjà très bien pour commencer. Pourtant j'ai des copains qui ont été embauché à ce niveau de 34K€ pour des jobs où ils ont appris plein de choses.
Je prends l'exemple d'un camarade de cours. On va l'appeler Chacal. Un mec très intelligent, Chacal.
Après un apprentissage chez France Télécom qui lui a payé Sup de Co Reims, il est rentré consultant chez Iwaille et il est maintenant chez Younailletide Technolodgizes où il affute ses savoir faire en matière de M&A.
De ses débuts à 33,5 K€ il y a 3 ans, il est maintenant à 47.
Et il apprend tous les jours d'un boulot qui exige de lui une reflexion quotidienne et une rigueur des plus humaines…
C'est mon idole, quoi.
 
J'ai fait la connerie de ne pas comprendre que le stage de 2A était hyper important et je m'en mords les doigts. Aujourd'hui,  ca fait un an que je cherche un boulot sans succès parce que je n'ai pas de savoir faire.
Là où Nina pouvait écrire et écrire pour maintenir et son style et son sens critique et ses capacités de synthèse, en un mot ses savoir faire acquis avec les études et l'experience, je n'ai rien trouvé pour me maintenir en éveil. De toute façons je n'avais pas de techniques et de compétences. Mes copains hurlent que c'est faux mais ils ne sont pas à ma place devant le sourire gêné du recruteur. Non, même pas gêné le sourire vu que je n'ai même pas le droit à un entretien. Le recruteur doit prendre 30s pour mater mon CV, se bidonner tout seul derrière son bureau ou soupirer en se disant qu'il perd son temps et passer au CV suivant.
 
 J'en ai tellement marre de trainer chez moi que depuis 10 jours je me dis que je vais prendre le premier emploi au SMIC que je vais trouver. Mais encore faut-il le trouver.
 
Je suis perdu. Eperdu. Une demoiselle m'a dit : "Je viens de lire ton CV. Mais, qu'est-ce que tu fous au chomâge ?" C'est une très bonne question, Soledad. Une question qui appelle des réponses. "Ohéééé, les réponses !"
Je ne sais pas où je dois aller,ce n'est pas que je ne sais pas ce que je veux c'est que je ne sais pas ce que je peux... Avec tous ces DRH qui m'envoient chier j'ai l'impression d'être un moins que rien. Alors quid...?
 
Choisir une voie et s'y tenir ?
Je veux bien.
Mais même en commençant au smic pour faire mes preuves, emmagasiner des savoir faire et assoir ma légitimité (le mot  clef à mes yeux) encore faut-il trouver qq'un qui me donne ma chance.

Me reinscrire à la fac pour être stagiaire ?

Une copine qui bosse dans un groupe de presse m'a dit que son assistante stagiaire avait passé un entretien avec la DRH, puis avec elle, puis avec son N+1.
3 entretiens...
Trois entretiens pour adouber une demoiselle qui va être exploitée pendant un stage, payée 330 € par mois sans même être sure d'emmagasiner de l'expérience et des compétences qu'elle pourrait faire valoir par la suite... Moralité de l'histoire ? Pas de morale dans l'histoire.

Pfff, allez autant finir en musique...
Je cherche un doute, un ton, une boite et son adequate dimension...
Publié dans : Lucas
Lundi 4 mai 2009

Voir les 14 commentaires - Ecrire un commentaire

W3C

  • Flux RSS des articles

Liens

 
logiciel de création de site internet sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus