C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Cet article se lit mieux avec la chanson ci-dessous
Voilà, c’est mon dernier coup de folaille sur Facebook : j’ai adhéré à un groupe masochiste : les Hommes préfèrent les Chieuses. Le
développement qui est fait à la suite est limpide et cet article en reprend les grandes idées. Idées que j’avais brossées il y a 2 ans juste avt mon accident/coma mais qui ont le mérite d’être
clairement dites sur ladite page : je ne vais faire que développer certains points. Bouh pas bien le plagiat.
Alors, oui, on kiffe les chieuses parce qu’elles disent clairement leur point de vue et qu’elles ont un sacré tempérament. Plus que tout, dans
un couple, je trouve que la nana doit avoir du répondant. Or, je suis sur que si on parle de chieuse, le terme vient pallier une absence de définition précise, celle d’une femme qui s’estime
vraiment l’égale de son mec et qui lui fait comprendre clairement. Je dérive 3s pour dire que si un jour je trouve une nana pour un bout de chemin ensemble, je ne vois pas pourquoi c’est elle qui
devrait se taper des RTT post accouchement pour s’occuper du chiard. Un couple équilibré c’est ça aussi. Fin de la dérive.
Donc quess qu’on cherche chez la chieuse ?
Peut-être à évincer une monotonie post coup de foudre, quand le stade amoureux devient de l’amour. Ouhai soit. Il y a quand même plein de
couples où la femme a cette énergie sans être une emmerdeuse pour autant. Peut-être aime t-on chez la chieuse cette propension à n’être jamais satisfaite, à vouloir toujours aller plus wohaut
où l’on oublie ses souvenirs, aller plus ohhhhhhh, se rapprocher de l’avenir… Voire même à dire clairement ce qui ne va pas dans le couple au lieu de laisser une situation stérile perdurer…
Ce qui est génial dans la chieuse c’est qu’elle fait voler en mille morceaux l’image du pater familias antédiluvienne et que pour le coup la femme est vraiment l’égale de l’homme.
Je sens que cette phrase va me valoir plein de comm de nanas offusquéees par mon propos et me rappellant qu’il n’y a pas b’soin d’être une chieuse pour être à égalité avec son mec. Mais p’tete
justement que nous les mecs de manière implicite on définit la chieuse comme telle parce que, quelque part, elle dispute l’hégémonie archaique du male dans le couple. Bon, OK, déjà chez moi entre
mes parents c’est le cas : ya pas une semaine sans engueulades !
Je crois que la chieuse est tellement éprise d’excellence qu’elle déguise parfois un manque de confiance en elle derrière une façade de winneuse. Réussir à débusquer en elle cette fragilité, savoir être présent pour elle, anticiper une crainte, une angoisse qu’elle pourrait manifester par une agression verbale, c’est ça aussi la gestion de la chieuse. C’est un challenge de tous les jours, subtil et autrement plus intéressant que la nana qui papillonne autour de toi avec des yeux béats d’admiration et la bave aux lèvres… Je caricature ? Si peu…
Au delà de ces portes ouvertes que je défonce avec allégresse, je crois que la chieuse est une humaniste en puissance qui veut sublimer sa vie
et rendre son quotidien plus joli. Je crois que la chieuse c’est un peu comme la mère qui légitime ses emmerdements en disant « C’est pour ton bien ».
Adopter une chieuse est donc une procédure réfléchie ! C’est un effort de tous les jours pour comprendre les circonvolutions de son caractère (une chieuse a toujours un caractère affirmé,
c’est une pléonasme mais surtout elle est d’une richesse et d’un relief qui nous offrent des surprises tous les jours aux détours du chemin. La vie avec une chieuse n’est pas une promenade, c’est
une randonnée.)
Si une nana est aussi volontaire, c’est la preuve qu’elle ne compte pas sur le fait que son couple s’endorme. D’ailleurs, se faire plaquer par
une chieuse est un signal d’alarme. Ca montre qu’on a peut-être perdu son caractère humain, cette propension à s’étonner, cette capacité à changer son regard sur les choses, à anticiper ou
comprendre ce que l’autre ressent ou ce dont elle a besoin. La chieuse nous transforme en SAMU, prêt à répondre à tout moment. Voire même à l’envoyer balader le cas échéant : hors de
question que la chieuse devienne dominatrice.
N'oublions pas un dernier trait de la chieuse, bien utile..
Sortir avec une chieuse empêche les boudins de trop coller l’éphèbe que je suis et de chercher à tout prix à me séduire. La chieuse est un repoussoir de qualité. Incisive, directe, sans détours.
Elle a cette qualité immense de dire clairement les choses sans chercher à biaiser. On ne sera jamais assez reconnaissant aux chieuses pour ça !
Par Lucas
Bon alors, tout d'abord, je tiens à m'excuser auprès de toi lectrice, lecteur. J'étais en cours pour valider mon cursus et ensuite je n'avais pas de sujet intéressant à te proposer alors j'ai préféré fermer ma gueule. Certes, j'avais bien pondu un article sur cette cochonnerie hypocrite des publicitaires qui nous prennent pour des abrutis, "le publi-redac", mais je me suis dit que ça n'avait pas sa place sur les pages des Twentiz. Pages dédiées à ce qui fait notre génération ; souvenirs, présent, avenir... Pas de complaisance !
Aujourd'hui, je voudrais évoquer ce moment feurmideuble qu'est la diplomation. Je sais je n'ai aucune imagination et je me centre sur ma personne mais c'est un
passage obligé pour tous les vingtenaires. Pour ma part, il se pourrait bien que j'ai tout validé dans mon école, que je sois libre comme Max et que vous disiez même que vous m'avez vu
voleeeeeer...
En théorie, une fois diplômé, on est censé sortir des chaines scolaires pour enfiler les chaines du salariat : en français, trouver un boulot et bosser. Dans ma Bizness Cool, c'est encore mieux :
on ne trouve pas un boulot, c'est le boulot qui nous trouve. Une bonne moitié est embauchée avant d'être diplômé et un bon quart dans les 3 mois qui suivent. Reste un quart qui va continuer à
chercher l'eldorado et dont je vais surement faire partie. Bizarrement, être auditeur chez Deloitte, être Marketteux chez Lindt ça me tente moyen...
Toujours est-il que le diplôme c'est, certes, un nouveau départ mais c'est aussi le moment du bilan. Pour ma part, après ma maitrise de Droit j'ai fait la Conférence Berryer, un concours d'éloquence. Or, ce soir là, après avoir fait mon show je me suis rendu compte que, dans le boulot d'avocat, le coté rhéteur me plaisait plus que le coté juridique. C'est ballot vu qu'en Droit des Zaff on ne plaide qwasiment jamais.
Je suis donc parti en école de commerce et j'ai l'impression d'en sortir plus vide que je n'y suis rentré. Alors, que faire ??
Ici je marque une pause dans mon "moi-je" un brin reulou pour vous parler de Gaëlle une demoiselle que j'ai rencontrée samedi soir.
Gaelle a fait 3 ans d'architecture avt de partir en école d'infirmière. A mes yeux, une entrée en religion, au service des autres. Un apostolat laïc, un dévouement indéniable. Peut-être cherchait-elle tout bonnement à donner du sens à sa vie et trouver sa raison d'être. Et pour elle, ça passait par le fait d'être présente pour les autres. Les gens bénévoles et bienveillants ont-ils un manque de confiance en eux qui les poussent à chercher dans la reconnaissance d'autrui une raison d'aller de l'avant ? Non, pardon, je pars ds un délire Luquien...
Je crois qu'en la matière diverses logiques simplistes s'affrontent.
La vie est trop courte pour s'arrêter sur les pbs des autres ?
Oui mais justement, on peut être heureux, trouver son bonheur dans l'aide apportée aux autres.
En fait, ce sont des siècles de religion chrétienne et un hédonisme égoïste qui s'affrontent ici. Je crois surtout qu'il faut trouver un truc où on peut s'engager à 100% et y croire
jusqu'au bout. Ah on me souffle dans l'oreillette que je viens plus ou moins de vous définir l'espoir...
L'espoir... Des jours heureux... Certes, mais le bonheur, quand tu as été élevé ds une famille qui ne manquait de rien, il passe par l'envie de maintenir un certain confort matériel : en français, par la thune (pourquoi ya un h à thune ?). Or les boulots pour y arriver passent par un abonnement à J'aiPasD'Vie.com pendant quelques années.
Quand tu es appelé à bosser 15h/jour pour faire tes preuves, il faut bien trouver quelque chose qui motive. Mes parents passent leur temps à me seriner l'exemple des enfants de leurs amis qui ont fait Etchici, X, etc. Mon père m'a encore vanté les mérites de la fille d'un de ses amis qui, après Dauphine, a été embauchée par une PME dynamique : deux ans plus tard, elle a un taff où elle est responsabilisée à 100% (mon rêve) et où elle est payée... 100 K€. Ca me parait édifiant et je me demande ce qu'elle peut apporter à la boite pour justifier un tel salaire. Dans mon école, on commence à 34K€ et 3 ans plus tard on est à 45-50 en bossant 15 heures par jour. Ya comme un gouffre. Pourtant 45-50 c'est déjà énorme comparé à un Smicard...
Bien sûr vous allez me dire que l'argent ne fait pas le bonheur. Wabon ? L'argent ne fait pas le bonheur ? Peut-être, mais il y contribue graaaaave ! De là conclure que travailler plus pour gagner plus a été pondu par un épicurien c'est aller un peu vite en besogne. Le sarkozysme n'est pas un hédonisme...
Pour autant, ça ne fait pas avancer mon schmilblick tout ça. Dans un monde de bisounours, je prendrais le RER le matin à bord d'un wagon rigolard où tout le monde se sourirait en chantant "aye ho, aye ho, on va tous au boulot". Puis j'arriverais dans ma boite pour y passer une journée trépidante avant de partir vers 22H00 poussé par la fatigue et par le balai de la femme de ménage nocturne... Allez je vous laisse sur une pub qui me fait rigoler...
Il y a quelques années, un de mes honorables enseignants a conclu son cours de 3 semaines en nous donnant un conseil...
Il nous a dit que tout ce qu'il pouvait nous apprendre n'était rien comparé à... un peu de bon sens et d'humanité.
Bien sûr, comme elle avait payé un p'tit peu 21K€ pour des cours de finances de market et de compta, l'assistance a fait un p'tit peu des sourires mi-figue mi-raisin...
Je crois qu'en fait il voulait dire qu'en entreprise on est trop centré sur nos taches, trop prompt à appliquer nos techniques et nos connaissances et qu'on ne prend pas assez de recul.
Donc, merci Hercule mais, sur le coup, une telle logique ça parait ridicule tant on est obnubilé par l'envie de s'investir dans ce qui est notre premier taff, d'y passer 15 heures par jour pour montrer qu'on a des aptitudes, qu'on est super fort, et qu'on mérite une augmentation maousse costo. Tout ça avant de réduire le rythme au bout de 3 ans car on a "fait ses preuves".
Seulement voila...
Le prof a vu nos mines perplexes... Il a alors dégainé d'un geste souple et élégant son feutre Velleda TM et il a scripturé au tableau le nom d'un bouquin. En se retournant vers nous, il avait un sourire 10000 watts et une phrase terrible :
"Tout ce que vous avez appris depuis que vous savez lire n'est rien comparé aux préceptes de ce livre. Ca, c'est le bouquin du pouvoir !"
Alors là, bien sûr, vous vous dites: "Purée, Lucas, tu nous saouuuules! C'est quoi le titre : accouche bordeeeeel !"
Non, pas encore.
Avant cela, penchons nous sur une autre publication.
Parmi nos lectrices et lecteurs émérites, il en est quelques uns qui sont des tronches en histoire. Si,si.
Ceux là même qui pourraient nous dire quel était le livre de chevet de Hitler.
Alors ?
Pour les non érudits et les lectrices de Minnie Parade qui nous survolent lisent, je donne la réponse : la bouquin de chevet de Hitler a été écrit en
l'an de grâce 1895 par un...français. Un psychologue appelé Gustave Lebon ; un raciste convaincu mais cela importe peu ici car dans ce bouquin il ne s'agit pas de classification Bon Aryen /
Sous Humanité, non, non.
Le titre du bouquin de notre bon Gustave c'est Psychologie des Foules.
Lu, relu, annoté, idolâtré par Adolf jusqu'à sa mort.
Disponible en pdf gratuit sur ce lien
Et j'en reviens au bouquin dont parlait mon prof, bouquin que nombre d'entre vous connaissent au moins de nom : Petit Traité de Manipulation à l'Usage des Honnêtes Gens par Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois (tout le monde n'a pas la chance de s'appeler Léo Bim)
300 pages que je dois fichedelecturer depuis 2 ans car tout peut se résumer en 6 pages, mais je suis velléitaire... La honte.
Petit Traité de Manipulation à l'Usage des Honnêtes Gens, donc...
Et tout est dit.
J'ai repensé à ce bouquin quand j'ai adhéré samedi dernier à un groupe sur FaceBook, un groupe crée par une nana qui se dit étudiante en psycho et qui fait une
thèse sur la création des sectes et leur propagation.
Elle a crée un groupe et elle appelle tout le monde à adhérer pour démontrer à Facebook que le site doit être plus rigoureux car les sectes peuvent y faire de la pub voire du prosélytisme.
Entre autres.
Mais ce qui m'a choqué ce n'est pas ça...
En fait, ce qui était super bien trouvé, c'est le titre du groupe. Super intelligent et bien pensé :
L'Expérience Interdite par Facebook.
Titre qui m'a poussé à m'intéresser au contenu de ladite experience et c'est ce en quoi la nana nous a manipulés, même si c'est à son corps défendant. Pour autant, je ne serais pas étonné qu'elle nous dise tous à la fin:
"Chers Adherents, je vous ai bien niqués, en fait ma thèse c'est sur l'art de faire prendre des vessies pour des lanternes et je vous ai bien euuuuuuus, na nanèèère.
Bon d'accord Hélène, j'arrête les médisances, mais reconnais que ton titre est pour le moins accrocheur.
Expérience qui a un p'tit coté aléatoire mais scientifique.
Interdite alors que ladite expérience s'impose sur un espace comme Internet où la liberté est la règle.
Allons plus loin...
Quand on voit la place de Facebook dans nos vies on se dit que celui qui a les clefs du site peut toucher un maximum de gens. L'élection du président de FB nous l'avait démontré (mais Arash était déjà un bouffon au sens littéral du mot il y a 8 ans alors qu'on étudiait le droit ensemble).
Si Hélène avait appelé son expérience "Expérience Amusante" aurait-elle eu autant de succès ?
J'en doute.
Elle a bien marketé son produit et c'est e-xac-te-ment ce qu'on nous apprend en école de commerce : à être glamour et policé, vendeur et attentif. Surtout,
elle a su faire preuve d'intelligence et d'astuce, comprendre les mécanismes pour toucher les gens.
Je n'ai pas envie de dire qu'elle a fait preuve "de roublardise et de duplicité" car après tout on avait tout notre libre arbitre pour choisir ou non d'adhérer. Ce genre de jugement me semble
venir de gens qui sont vexés de s'être fait embrigadés et qui se découvrent impuissants à posteriori... Pour autant saluons le travail d'Hélène qui a cherché les termes pour attirer le chalan et
y a très bien réussi. Quelque part on s'est fait un peu manipulé, même à notre corps défendant. Vous voulez une preuve ? Bah c'est simple. Vous avez pensé à "Prendre de la distance", "Ambition"
ou à "Tina Arena" en lisant le titre de cet article ?
Bon...
Et à ce sujet, j'aimerais bien avoir ton avis, ta pensée, tes traits d'esprits, toi lectrice toi lecteur ("Vingtenaires" inecloudide)...
Par Lucas
Cet article est le fruit de témoignages et de trois expériences de soirées où j'avais été invité il y a 10-15 ans, en tant que "pièce rapportée". Au bout de la troisième je m'étais dit :
plus jamais…
Chère lectrice, cher lecteur, si le mot rallye n'évoque en toi que Ari Vatanen ou Sébastien Loeb, oublie tout ça et pense donc au sens anglais du mot. To rally c'est rassembler. Un rallye, en France, est un rassemblement, sectaire le plus souvent. Une définition plus précise ? Pas de problèmes : le fait que la définition de Wiki ait subi 50 modifications concernant le prestige des soirées mais n'ait pas été expurgée sur le fond signifie que les gens qui font partie des rallyes n'ont pas jugé ces explications malhonnêtes. Donc, petite définition wiki (au 21/02/2008) :

En France, un rallye est un groupe composé de jeunes du même âge (les filles ont en règle générale un ou deux ans de moins que les garçons), provenant d'un même milieu dit
de « bonnes familles » qui se côtoient régulièrement (environ une fois par mois) au cours d'activités variées : golf, billard, polo, etc. puis cours de danse (rock) et grandes
soirées habillées (dansantes). Les membres d'un rallye sont issus principalement de la bourgeoisie et/ou de la noblesse. L'entrée dans un rallye peut être conditionnée par de nombreuses règles,
plus ou moins formelles et différentes selon les organisations. Par exemple, être enfants de tel ou tel type de personne (haut-fonctionnaire, directeur de société, chevalier de la Légion
d'Honneur etc..etc..) ou bien avoir un titre de noblesse ou encore être introduit par un autre membre. Ce sont les parents qui sont responsables de la soirée dont l'organisation est généralement
confiée aux jeunes sous la direction de leurs parents. On croise souvent dans ce type de soirée des enfants dont les parents ne sont pas inconnus...
Dans cette définition il y a plein de trucs que je trouve insupportables, notamment le fait que les auteurs parlent de noblesse…
Comme si, en opposition, il y avait encore un tiers-état en France voire plus largement des gens "ignobles". L'acception bourgeoisie est acceptable car elle définit une partie de la population aisée. Celle qui est détentrice d'un capital social (carnet d'adresses avec des gens ayant la même réussite, qu'elle soit financière, humaine ou artistique) d'un capital culturel et d'un capital économique (propriété, revenus élevés). On peut devenir bourgeois par le fruit de son travail mais on nait noble. Or, la noblesse n'a aucune préminence dans notre société moderne. Le plus souvent les gens nobles sont les derniers à avoir une "noblesse de cœur"…
J'entends déjà des lectrices hurler "Objection !" (on est pas aux ZetaZunis, bordel).
Vous me direz qu'on peut être bourgeois parce qu'on est fils de bourge et ce faisant n'avoir aucun mérite. Je suis parfitement d'accord car c'est mon cas. Pour autant, mes parents ne se
sont pas sentis tenus de mettre des barrières autour de moi pour me protéger de mauvaises influences et me garder dans un mileu social de qualité. Ils m'ont fait
confiance dans le choix de mes amis. Ils n'ont pas fait de manières quand j'allais à des "booms" chez des copains qu'ils ne connaissaient pas. Ils n'ont pas fait de manières quand je leur ai dit
que j'allais bosser 15h par semaine à Decath et qu'ils pouvaient arrêter l'argent de poche. Etc… Mon mérite c'est moi qui l'ait construit.
En fait, le rallye est l'outil préféré des mères anxieuses qui veulent que leurs enfants aient de bonnes fréquentations,
Ce faisant, et pour resumer la définition précédente, le rallye est un rassemblement de jeunes de bonnes familles entre 12 et 20 ans pour des soirées où le maitre mot n'est pas le divertissement mais le plastronnage et l'impression donnée
Tout ça sous le regard humide des mamans, discrètes mais bien présentes qui espèrent secrètement que leur enfant va ramener un alter ego de qualité.
Ces mères de famille anxieuses qui n'ont jamais mis les pieds dans le secteur 9-3,
ces mères inquiétées par les infos chocs servies par les media malhonnêtes à l'affut de l'audimat,
ces mères qui ne veulent pas prendre le risque de voir leurs chérubins côtoyer "la racaille".
Au-delà de ces clichés, ces mères de familles préfèrent appauvrir leurs enfants en les laissant dans un même milieu social, conformiste et rigoriste, avec une créativité limitée et une confrontation d'idées inexistante. Le débat politique, culturel, social n'a pas lieu d'être entre des personnes qui ont les mêmes conceptions...
Vous me direz qu'on peut, au contraire, échanger à donf dans un rallye. Sur les mérites comparés de Schopenhauer et Hegel, de Andy Warhol et Basquiat, de Tit
Michou/Gros Cachou et Tom-Tom & Nana... Ou plus prosaïquement sur Dolce & Gabanna vs Hugo Boss, Blur vs Oasis, Starac vs Nouvelle Star...
Certes, mais on va rester dans un environnement fermé où la culture est trop souvent celle transmise par les parents avec quelques épisodes de rébellion épars style "chuis trop un rebelle, j'écoute du métal" que les mères vont couvrir aux yeux de leurs amies avec un sourire soupir : "c'est la crise d'adolescence, ça lui passera…" (dédicace à toi Julien)
Pourtant, Mesdames, prenons un exemple pour vous démontrer à quel point vous êtes baffables et à quel point votre ésotérisme est gerbant et méprisable. Oui mesdames, venez avec moi : nous partons à la Fac de Droit de Nanterre… Batiment F rwipwizeunte
Là bas, des populations éparses se côtoient. Des jeunes issus de Neuilly et d'autres de la Garenne Colombes. Ceux qui arrivent dans la Clio sièges cuirs et ceux qui débarquent du RER A. C'est ce qu'on appelle la mixité sociale. Et là, vous allez être épatées, Mesdames ! Tenez-vous bien : chez les fils de smicards, il y a aussi des jeunes qui sont intelligents ! Et même des jeunes qui ont de la culture ! Des jeunes qui ont eu une éducation carrée avec des parents pas oppressants mais pas absents non plus (reconnaissez, Mesdames, que c'est vous qui menez le foyer pendant que votre époux bosse comme un taré de 8h00 à 21H00 pour assurer le train de vie de la maison et que ses enfants il les voit le week end…)
Et si, au lieu de chercher les meilleures fréquentations, vous laissiez ce rôle de tri sélectif à l'éducation nationale ? Non, je n'ai pas dit les collèges privés mais l'éducation publique. Entre ma classe de 6eme et la 3eme, je n'ai gardé aucun ami. Entre la seconde et la prépa ScPo, j'en ai gardé trois. Entre le Deug et la maitrise de Droit une petite dizaine. En arrivant en école de c… Bref, j'ai su faire des choix et cibler les gens. J'ai surtout su construire un cercle d'amis sans avoir de choix imposés au préalable.
Vous considérez que vos enfants sont trop naïfs pour choisir les bonnes fréquentations ?
Vous les prenez pour de gros teubé ?
Oui, c'est un mot de la banlieue qui veut dire stupide et ici naïf…
Pffffff....
Autant conclure avec une phrase qui évoque toute le mépris qu'on doit avoir pour les rallyes. Une phrase prononcée par l'un des chantres de la noblesse française, plus connu pour sa défense de la royauté et du gotha. C'est un souvenir d'une interview de Stephane Bern que j'avais réalisée à son bureau du Figaro, il y a 5 ans, pour le compte du 18-25, un magazine étudiant du style "Campus". Sa réponse me fait encore rigoler, ça donnait…
-
- Monsieur Bern, que pensez-vous des rallyes ?
-
J'adore les voitures !
Lectrices lecteurs, cet article est un plaidoyer qui va emmerder un grand nobmre d'entre vous. N'hesitez pas à l'exprimer en comm, ce qu'autant plus que j'ai peuplé mon texte de digressions. J'ai essayé de limiter ces anicroches mais j'ai eu la flemme pour le reste, la flemme de me centrer sur le sujet. Je vous prie donc de bien vouloir excuser ce manque de rigueur et tolerer les touches personnelles.
Je viens de tomber à l'instant au travers du profil d'un copain, sur un groupe bien installé sur Facebook :
Je hais Jean-Jacques Goldman.
Ouha le chooooc ! Ya donc des gens qui n'aiment pas Jean-Jacques ? C'est un truc de gueudin !
Du coup j'en suis venu à me remettre en question et à scribouiller un article. Allez, installe toi tranquillou lectrice/lecteur…
Goldman un gros nase ? Pour ma part j'avoue…
1) Je m'étais déjà dit que certaines paroles étaient faciles. Par exemple, au-delà du thème d'un quotidien monotone et de l'invitation à se prendre en main, le refrain de Encore un matin est su-per-niais (Un matin, ça ne sert, à rien ; un matin, sans un coup, de main, un matin c'est le tien, c'est le mien, un matin de rien, pour en faire… un rêve plus loin...)
2) J'avais effectivement noté que la batterie était parfois entêtante et que Goldman pouvait être insignifiant par moments…
Ces préalables avoués, je me suis posé la question : quess que je kiffe chez Goldman ? Est-ce simplement parce que c'est un chanteur de ma génération et que les djeunz cool le trouvent insignifiant/redondant comparé à LEUR(s) star(s) des 90's ? Est-ce que je n'aurais fait que reproduire le schéma ? Celui de mon grand père fan de Tino Rossi ou de mes parents dingues de Hugues Auffray & Brassens : des chanteurs de LEURS générations…
Je dois reconnaitre que j'avais souri il y a quinze ans quand j'avais trouvé, sur le livret de l'album Singulier, deux pages centrales dédiées aux
critiques envers Jean-Jacques et que celui-ci avaient glissé exprès. Critiques principalement écrites par un sale seul bonhomme, journaliste à l'événement du Jeudi et dont les propos sont
sur cette page. (Lucas ou l'art de fair des articles documentés...)
Dès lors comment argumenter mon panégyrique ? Paye ta mission Lucas !!
Envole-moi !
Pour moi, Goldman c'est un retour 20 ans en arrière à mes classes de primaire. La preuve en est : je ne me suis pas du tout intéressé à ses productions au-delà du CD "En passant". Je n'ai jamais
écouté "Chansons pour les Pieds" par exemple et je crois d'ailleurs que c'est son dernier CD.
Goldman c'est comme Balavoine et Julien Clerc : ils sont plus ou moins associés à mon enfance, une période où j'ai appris à les écouter car ma mère était fan avec plein de K7 et des… vinyles. J'ai le souvenir du dimanche matin où ma mère m'emmenait à la mer (je vivais près d'Avignon alors). Sur le chemin vers les calanques de Carry-le-Rouet, à travers les Alpilles (les Baux de Provence, les grillons, ah là là…) on écoutait Goldman à fond dans la voiture qui ronronnait gentiment en roulant vers la plage.
Or après une journée passée à bondir dans les vagues et à construire des forteresses imprenables t'y arriveras jamais essaye pour voir, il fallait rentrer… Et voila : dans mon subconscient, Goldman, c'est ça ! C'est rouler vitres ouvertes, sous un soleil éclatant, au retour de la plage avec cette odeur de bitume brulant et de lavande. Goldman, c'est chanter à tue tête J'irai au bout de mes rêves en m'aspergeant d'un brumisateur d'eau d'Evian parce que la 205 elle n'avait pas la clim…
Mais je m'écarte du sujet…
Enfin non pas trop…
Je crois que pour beaucoup d'entre nous Goldman est associé à des moments précis de notre vie et que chaque chanson est porteuse d'une atmosphère ou
d'un souvenir. Par exemple, chaque fois que j'écoute Je rêvais d'un autre monde de Téléphone, je pense à la cuisine de mon enfance où je débarquais
le matin, la tête dans le cul, pour gober un bol de Chocapic alors que ma mère était déjà partie bosser en laissant la radio allumée.
Goldman, c'est un peu pareil.
Il suffira d'un signe...
Je te donne est associé à une fête de fin d'année à mon école primaire (de la même façon, Life is Life de Opus est, pour moi, accolée à une fête foraine en CM1).
Mais surtout, Goldman, c'est un mélange entre rêveries/espoirs (Là bas, On ira) et réalités (La vie par procuration,
Elle a fait un bébé toute seule, Elle attend).
Et ça c'est hyper important !
Certes, chers détracteurs, certes, ses paroles, ses textes feraient parfois sourire un prix Goncourt.
Mais très souvent elles sont porteuses d'une subtilité, voire même et surtout d'un univers à part entière. Je crois que c'est ça qui me plait boucou chez Goldman. Allez
donc réécouter Tout était dit : perso, j'ai toujours un sourire en écoutant cette scène de vie, aussi intense qu'éphémère.
C'est peut-être ça que j'aime bien aussi. Ce caractère humain décrit sans fioritures et sans artifices. (NB : je crois que ce que j'apprécie également dans Tout était dit c'est son coté Blues. Ce petit coté Blues que je kiffe dans la seule chanson de Celine Dion qui me plait : le Ballet…)
De la même façon je me suis rendu compte, années après années, que Goldman avait graaaaave travaillé pour les autres, par exemple c'est
lui qui a écrit Il me dit que je suis belle interprété par Patricia Kaas. Je vous rappelle qu'il a entièrement écrit et composé l'un des rares albums de Djonny que j'apprécie
(lien de cause à effet ?) : Gang.
Dans Gang, il y a quelques titres que je surkiffe : le méconnu Ton Fils (repris par les Enfoirés par la suite) ou encore Laura (où Johnny
parle de sa fille), Je te promets (Je te promets le sel au baiser de ma bouche)et surtout J'oublierai ton nom, une chanson à chanter lors d'une rupture et qui
me fait toujours autant frissonner (surtout le refrain en anglais chanté par Carmel… Ayayaye.) Pour les paroles de ces chansons, un commentaire facile vient à l'esprit et résume tout : "c'est trop ça"
Et puis zut ! Goldman ce n'est pas que l'amour. C'est aussi plein de sujets "sérieux" (genre, l'amour ce n'est pas sérieux...)
- la Shoah avec Comme Toi ou encore
- le partage et l'ouverture d'esprit avec Je te Donne,
- la solitude des personnes âgées avec La Vie par Procuration…
Sans oublier tous ces titres où il pose clairement des questions existentielles (Filles Faciles qui anticipe la chanson Un homme qui aime les femmes de Tryo) ou même quand il évoque des choses qui nous font grave rêver. Ainsi, je suis certain que je ferais déprimer 5 ou 6 passagers Kostar Kravatt allant bosser un matin si je leur passai, dans la rame de RER, le refrain de J'irai au bout de mes rêves... voire même une partie du refrain précité de Encore un matin ("un matin de rien, pour en faire, un rêve plus loin...") Perso, j'en suis même réduit à faire une extrapolation de Là bas quand je pense à mon avenir sinistre de cadre supérieur (mais supérieur à quoi ?). Je me dis que créer une boite, si je trouve une bonne idée, c'est l'équivalent de partir à l'aventure. En terra cognita, là bas, là où il faut du cœur il faut du courage mais tout est possible à mon age… Oui, je l'avoue écouter Là Bas, ça me fait rêver. C'est déjà énorme, vous ne trouvez pas ?
22 years ago... Le clip de Je te Donne en playback avec Jones qui ne gratte rien du tout et les deux chanteurs qui sont en retard de deux temps dans leurs playback ! Le batteur, le saxophoniste
et le bassiste qu'on voit au dans le dernier tiers sont à mourir de rire ! Kitshissime !
(presqu' autant que le clip de Nuit de
Folie de Début de Soirée qui à l'époque était bcp plus torride et dont on fetera les 20 ans le 11 Juin !)







