C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Avoir vécu 25 ans en province, ça laisse des traces, notamment au niveau de l'éducation. Par exemple, ma mère, dans son infinie sagesse, m'a appris à dire bonjour aux gens que je croisais. Tellement qu'à une époque, je disais bonjour à tout le monde dans la rue, ce qui est mignon mais peut-être un peu flippant.



Puis j'ai grandi et j'ai quitté le nid familial pour vivre dans différents immeubles où les voisins disaient toujours bonjour. Dans l'actuel, c'est déjà moins le cas et ça m'énerve. Typiquement, j'habite à côté d'un couple de vieux pas courtois du tout, on sent vraiment que de me dire bonjour quand on se croise, ça leur arrache la gueule. Leur fils n'est pas mieux, leur fille, que j'ai vue une fois, est plus sympa. Bon, à côté de ça, ils ne m'ennuient pas mais je trouve que dire bonjour est un minimum. Et y en a une foule comme ça dans mon immeuble. Hier, par exemple, je pars, je sors de l'immeuble et pour rejoindre le trottoir, y a un espèce de petit chemin goudronné qui permet de se croiser mais c'est quand même pas un boulevard. Là, je croise un vieux, je commence à sourire pour dire bonjour et là, le mec tourne la tête genre « je t'ai pas vue ». Connard.



Dans l'immeuble du boulot, c'est pire. Pour info, je ne suis plus dans les locaux aux murs pourris, on a déménagé début mai (quand j'étais en Martinique), on est maintenant dans un immeuble sans moisissure avec ascenseur et marches d'escalier normales. Il n'y a que des bureaux dans cet immeuble et sa particularité, c'est que quasi personne mais alors personne ne vous dit bonjour. Et je ne trouve pas ça correct du tout. Le nombre de gens qui tournent la tête pour ne pas vous parler... Le seul endroit finalement où les gens sont obligés d'être cordiaux, c'est dans l'ascenseur mais je le prends très rarement.



Hier, j'ai pu observer le phénomène de près, un peu malgré moi. En fait, au bureau, il y a trois jeux de clés : Rémi en a un, Martin un deuxième et Guillaume (un dont j'ai pas encore parlé, je vous ferai un point collègues à l'occasion) le dernier. Je récupère régulièrement celui de Guillaume selon nos horaires. Hier midi, je sors déjeuner et reviens plus tôt que prévu : porte fermée. Bon, comme j'ai la flemme de chercher mes collègues dans le quartier, je prends mon sandwich, mon bouquin et je m'installe sur une marche des escaliers. Expérience sociologique en place. Je précise juste avant de poursuivre que hier, j'avais un sublime chemisier rose fuschia que quand tu éteins la lumière, tu le vois encore. Donc expérience, je disais, je suis posée dans les escaliers et totalement visible, que se passe-t-il ?



Et bien précisément l'inverse du théorème de l'amabilité de mon immeuble : chez moi, c'est plus t'es vieux, moins t'es aimable et là, c'est précisément l'inverse. D'ailleurs, c'est pas la première fois que je le constate. Un homme d'une soixantaine d'année me lance même un « bon appétit bon baguépi ! ». Mais les jeunes, rien. Ils passent devant moi l'air gêné, limite me marcheraient dessus pour faire genre qu'ils ne m'ont pas vue (rose fluo, rose fluo !) mais surtout, surtout, ne me disent pas bonjour. Ca me fait limite penser à cet air un peu gêné qu'on prend dans le métro quand quelqu'un fait la manche et qu'on n'a pas de pièce à lui donner.  Mais merde, n'est-ce pas totalement ridicule de faire semblant de ne pas me voir alors qu'on ne peut objectivement pas me rater tout ça pour ne pas dire bonjour ? Mais c'est quoi cette mentalité ? Bande de cons.



De toute façon, je reste dramatiquement provinciale et polie. Par exemple, hier soir, je faisais la queue au supermarché, j'étais fatiguée, je voulais rentrer chez moi, un mec se pose derrière moi avec deux articles dans la main (j'en avais une bonne dizaine). Après deux minutes de débats intérieurs à base de « oh et puis je suis pas censée l'avoir vu et personne ne me laisse jamais passer, moi, quand j'ai juste une bricole à acheter... D'un autre côté, justement, ça m'énerve que personne ne me laisse passer, je ne veux pas être une connasse comme les autres... ». Alors je me suis retournée et je lui ai proposé de passer.



Incorrigible, je vous dis.

Publié dans : Nina
Jeudi 18 juin 2009

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Depuis que j'ai fini mon journal d'une démissionnaire, j'ai oublié de vous raconter mon arrivée chez Pubilon. Déjà trois mois, j'ai fini ma période d'essai, d'ailleurs. Le décalage entre ma vie et mes écrits me déprime, parfois.

Donc petit rappel : j'avais passé deux entretiens dans un café n'ayant pas vu les bureaux sauf l'entrée. Certains s'étaient demandé pourquoi, j'ai eu la réponse dès que j'ai découvert mon bureau : les murs sont totalement moisis. Le sol n'est pas droit et à ce moment là, je n'avais pas découvert les toilettes où il devait faire 10° les jours de beau temps. Ah ouais, c'était donc ça. Quand j'arrive, il n'y a que Rémi le chef puis arrive un gars, Pascal, que je connaissais pour sa réputation de blogueur : « Ouah, je suis crevé, je rentre de New York là... ». Ok, je sens le gros prétentieux, là...



On descend fumer avec Rémi pour discuter un peu, Anthony, l'Asiatique qui n'a pas un nom d'Asiatique (en fait, si, il en a un, mais il n'est pas usuel. Et pour la demoiselle qui trouve raciste que je puisse blaguer sur le fait qu'un Asiat ait un nom qui ne sonne pas de là bas, petit cours de rattrapage. Des fois, j'ai envie de jouer un requiem à l'humour). Retour dans mon bureau, j'allume mon ordi. Ah, l'écran n'est pas branché, expédition sous le bureau pour régler ça. Manifestement, si quelqu'un est payé pour faire le ménage, il est vraiment payé à rien faire, c'est dégueulasse. Retour en haut. Ah, l'écran n'est pas connecté à l'ordi, retour sous la table. Bon, maintenant, je suis pas connectée au net. Je repars sous la table, cherche un câble éthernet, quelque chose mais rien. Bon, au bout d'un quart d'heure de tripotage, je me décide à aller voir Rémi qui me dit d'attendre Fabien qui va me régler tout ça.



Je retourne à mon bureau et m'occupe comme je peux, un premier gars arrive (le bureau était divisé en deux) : Guillaume. Ouais encore un et c'est pas fini. Vers 10h30, Fabien arrive et m'installe tout. Alors dans mon bureau, je suis donc seule avec les deux gus et ce qui est très amusant, c'est qu'ils ont tous les deux démissionné et quittent le bureau le mois suivant. C'est amusant comme ambiance.



L'ambiance, parlons en, la première semaine fut assez curieuse, en fait. J'étais donc dans le bureau des démissionnaires qui continuaient à faire leur taf plus sérieusement que je ne l'ai fait à TGGP mais qui en avaient un peu gros sur la patate rapport à certains trucs et j'étais donc au courant de tout. Enthousiasme de la nouvelle arrivante vs lassitude des partants, je me sens un peu le cul entre deux chaises et j'ai légèrement peur. Dès le premier soir, je discute un peu avec Anthony, Fabien et Guillaume qui commencent à se moquer de Pascal : « t'attaches pas à lui, il va dégager ! ». Heu ? Le mercredi, deux jours après mon arrivée, Rémi m'invite à déjeuner pour parler un peu. Je suppose qu'il craint que ma localisation dans le bureau me démotive un peu, que je sois effrayée par les dires des partants. Et il me parle de Pascal : « Je ne sais pas si on va le garder, tu sais, il ne fait pas son travail, je ne suis pas très content ». Donc en gros, j'arrive dans une boîte et déjà on veut licencier un mec qui est arrivé 15 jours avant moi. Ca gèèèère.



Effectivement, le lundi suivant, débandade : alors qu'un nouveau, Martin,  vient d'arriver (il va y avoir plein d'arrivées durant les mois de mars avril, on est aujourd'hui 9, je suis la 3e par ordre d'ancienneté), une crise éclate rapport à un brief ultra urgent demandé par une agence. Guillaume pète un plomb, commence à crier, remettant notamment en cause un document que nous a rendu Pascal, Rémi lui répond « viens, on va parler en bas ». Pendant leur absence, Pascal s'interroge : « mais comment ça se fait que je suis pas au courant de ce brief ? ». Anthony, qui est en face, bafouille un : « je sais pas... ». Rémi et Guillaume remontent et attention, ça va aller très vite :

« Pascal, je peux te voir s'il te plaît.

- Oui pourquoi ? Ca va être long ?

- Heu... écoute, ramasse toutes tes affaires ».



Fin du contrat de Pascal. Alors forcément, quand on arrive dans une boîte où une partie des employés se barre et qu'un autre est viré au bout de même pas un mois de travail (mais il avait pris deux jours de congé maladie la semaine d'avant pour cause de sinusite), j'étais pas super détendue du string. Heureusement, je me suis fait ma petite place. Faudra que je vous raconte.

Publié dans : Nina
Mercredi 10 juin 2009

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Savez-vous que dans 24h, je serai dans un avion ? Et bien voilà, dans 24h, j'aurai mon fessier dans un avion et avec de la chance, je dormirai. Direction la Martinique pour une semaine de vacances amplement méritées. Quoi, moi, déjà en vacances ? Ben oui, le voyage était prévu depuis décembre, soit bien avant ma démission. Donc en entretien final, ça a donné : « je veux plus de sous et je pars en vacances du 02 au 09 mai ! ». Heureusement que ma candidature était très convaincante.



Donc demain, je pars et franchement, j'en suis ravie. Cette nuit, j'ai dormi 13h après une journée de boulot de quasi 12h et j'ai pas fini, je dois finir quelques trucs aujourd'hui. Je ne dis pas ça pour être plainte, je ne fais pas mon Caliméro vu que mon nouveau poste me plaît. Mais ces vacances tombent quand même à pic, le début d'année a été intense. Donc je jubile à l'idée de me dorer la face sur les plages de Martinique (même si dans mon cas, c'est plus du carbonisage), de me baigner dans l'océan, de faire de la plongée... Le peton !!



Sauf qu'avant, je vais devoir affronter une de mes plus grandes peurs : l'avion. Je hais l'avion. J'ai beau concevoir tout à fait comment ça marche, jouer avec les statistiques, me dire que je suis bien plus en sécurité là haut que dans ma voiture, non, ça ne passe pas. Je suis pas une aérienne et c'est tout. En fait, c'est pas le fait de voler qui m'angoisse mais l'altitude. Par exemple, dans les petits coucous ou en hélicoptère, j'ai pas peur. En octobre, je devais faire un tour en avion avec ma mère et une de ses amies qui devait piloter (parce que nous, on ne sait pas) mais ma grand-mère était à l'hôpital et on n'a pas pu. Mais j'étais ravie à l'idée de ce vol.  Mais les avions de ligne très très haut, là, ça passe moins. Même les oiseaux qui sont équipés pour voler ne vont pas si haut ! Heureusement d'un autre côté, ça évitera qu'ils aillent faire les malins dans les moteurs.



Donc déjà, première tension, je vais me taper 18h de vol en une semaine, aaaaaah ! Et comme si ça suffisait pas, un mal intentionné a écrit ceci sur le statut FB de ma sœur qui hurlait à ses contacts qu'elle se barrait en vacances : « J'espère que tu vas pas en Martinique car ils ont une invasion de serpents en ville ». Tiens, dans la rubrique de mes phobies, que trouve-t-on ? Les serpents.  Non mais c'est quoi ces vacances ? L'avion, je peux gérer, ce n'est que deux fois neuf heures mais les serpents ? Bon, finalement, après recherche, il s'avère que c'est un bon gros hoax. J'ai pas osé chercher si y avait des poissons dangereux dans les eaux martiniquaises. Des fois, l'ignorance, c'est bien.



Donc voilà, la semaine prochaine, je ne serai pas là. Je laisse à mes amis vingtenaires le soin de valider vos comms. Mais comme je suis sympa (malgré ce qu'en disent certains, hin hin hin), on va faire un petit jeu. Actuellement, il y a 43978 commentaires validés. Le 45 000e gagnera un petit cadeau made in Martinique. Evidemment, ce n'est pas une invitation au flood, hein...



Allez, bonne semaine à vous ! Je dirais bien que je penserai à vous mais c'est pas garanti, j'ai prévu plein de baignades, plongées, visites...


Le peton, je vous dis. Même avec 18h de vol.

Publié dans : Nina
Vendredi 1 mai 2009

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En ce jour férié où on glande chez nous au lieu de bosser (ouais !), je me disais qu'un article léger comme de la crème chantilly serait une bonne idée. Mon article sérieux prévu pour hier mais pas fini attendra la semaine prochaine. En attendant, je vous fais part de ma réflexion sur ma vie avec  deux chats.



En un, nous avons la célèbre Kenya Bartoldi, toujours aussi caractérielle. Kenya souffre du syndrome dit de l'enfant unique. Elle est en adoration devant les humains gentils (les autres, elle les ignore, c'est super utile comme info), fait sa belle, ronronne, attire l'attention. C'est ce que j'appelle globalement une fayote. Alors évidemment, quand un autre félin entre dans son environnement, ça ne lui plaît pas du tout. Justement, entrée en scène du deuxième félin : Carambar, la chatte de ma sœur, en pension jusqu'à mardi. En effet, je me suis dit que pour elle, ce serait mieux de vivre avec moi pendant 4 jours plutôt que de me voir 30 mn par jour pendant le même laps de temps. Carambar est du genre plus coulante, très collante et câline. Et aussi gourmande car voici la bonne blague du week-end : Carambar est au régime et doit donc manger des croquettes de régime. La mienne ne l'est pas vu que j'aimerais qu'elle pèse un peu plus lourd. Evidemment, ce qui devait arriver arriva, Carambar mange les croquettes normales de Kenya... Et Kenya celles de régime. Je crois que mon chat a un problème d'anorexie.



Donc jeudi soir, Anthony et Alice m'amènent Carambar, ils posent la sacoche sur le sol, l'ouvrent, Carambar sort la tête, Kenya arrive et « kssssssssssssss ! ». On va rire. Bon, jeudi soir, Carambar sous le lit, Kenya dans la salle de bain. Comme ça, au moins, c'est fait. Et si on excepte un petit coup de sifflage à 6h du matin car Carambar a tenté une excursion sur mon lit alors que Kenya y dormait déjà, tout va bien. Vendredi soir, c'est plus tendu puisque comme je suis très joueuse, je tente de mettre une Vicky en plus dans l'équation. La pauvre fut totalement traumatisée par une Kenya grognante, sifflante et agressive (j'ai récolté une belle balafre sur mon annulaire droit alors qu'elle ne m'avait pas griffée depuis facile 3 ans, du moins volontairement). Je sentais que mon appart ne survivrait pas.



Et puis finalement, samedi, ENFIN, elles ont commencé à jouer, ce qui n'est pas forcément mieux vu que le « tapatap tapatap » des galops des chats sur le lino, c'est pas forcément génial comme réveil, surtout que Kenya a tendance à tout ponctuer de roucoulements pas super félins.  Surtout que de temps en temps, la bagarre se localise sur le lit et plus précisément sur Vicky qui, rappelons le, vient de développer une félinophobie. Dormir du coté du mur, c'est le bien (en plus, quand il commence à faire chaud, on peut coller ses fesses contre le mur frais, ça fait vachement de bien).



Bon, maintenant qu'elles sont copines, on croit que tout va rouler mais bon. Kenya est retombée en enfance et fait des conneries genre manger mes roses. Cette bête ne mange rien mais elle est super motivée à l'idée de grignoter mes fleurs. Hein ? Carambar est en demande constante d'attention et me tient de grands discours, réclame toujours de l'eau au lavabo, des câlins... Au moins, elle ne fait pas de conneries, son seul crime est de pondre des crottes énormes et qui puent très fort sans pour autant les enterrer. Yerk !



Mais au fond, vivre avec deux chats me montre que j'ai quelques soucis de culpabilité mal placée. Les premiers jours, je me trouvais le cul entre deux chaises. Carambar se fait agresser par une furie qui fait la moitié de son poids donc je dois la câliner pour la rassurer. Ce qui provoquera la jalousie de Kenya qui est quand même mon chat. Mais si je câline Kenya sans me préoccuper de Carambar, celle-ci va finir traumatisée et je vais la rendre en mauvais état à ma sœur alors que la pauvre choute n'a rien demandé. Ah mais que faire, c'est pire que le choix de Sophie... Et là, je me dis que si j'en suis à ce point là avec des chats, j'imagine même pas avec des gosses qui seraient les miens. Genre « je vais mesurer le temps de câlin apporté à chacun pour que l'autre ne se sente pas abandonné ». Hé bé...



En attendant, le truc essentiel à retenir c'est qu'avoir deux chats, c'est réduire la possibilité de faire une nuit calme vu que ça réclame deux fois plus de câlins au petit matin. Super...

Publié dans : Nina
Lundi 13 avril 2009

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Et voilà, encore une année de plus au compteur. Il y a 29 ans, je naissais, petite chose tremblante, barbouillée de plasma, hurlante. Pas de dents, quelques cheveux, incapable de faire quoi que ce soit. Et 29 ans plus tard, je suis un être à part entière. Ca file un peu le vertige quand on y pense, non ?




Donc, voilà, 29 ans. Autant vous dire que là, je réalise pas. J'ai passé ses derniers mois entre état second et stress, des changements en pagaille. Bref, j'ai pas bien compris où sont passés les derniers mois (non, pas là, non) mais voilà, aujourd'hui, j'ai 29 ans. Soit 30-1. Je crois que c'est la première année qu'un chiffre m'interpelle autant, j'entame ma dernière année de vingtenaire.  Il me reste à peu près 365 jours pour faire tout ce que je voulais faire avant mes 30 ans. Alors je ne vais pas la faire à la Friends avec une liste de trucs débiles mais force est de constater que ma vie est très différente de ce que j'imaginais il y a dix ans.




Côté boulot, j'avoue que ma récente embauche au poste de ***** (vous le saurez bientôt, la série journal d'une démissionnaire sera terminée bientôt) avec des responsabilités et une paye pas dégueu. Evidemment, je n'imaginais pas il y a dix ans quitter l'univers du journalisme puisque désormais, je ne touche plus la presse ni de près ni de loin mais je n'ai pas le sentiment d'avoir raté ma vie, mon rêve pour autant. D'abord parce qu'à l'heure actuelle, il me reste près d'une quarantaine d'années de travail, je pense, vu que les années de travail vont encore s'allonger (enfin, à mon avis) donc ça laisse de la grosse marge pour retourner vers mes premières amours ou les oublier définitivement. Mais voilà, à 29 ans, je me dis que je m'en sors plutôt pas mal, finalement, surtout si on considère que je suis restée quasi 1 an et demi au chômage.




Côté vie privée, par contre, c'est pas forcément ce que j'attendais de la vie. En fait, j'étais persuadée dans ma prime jeunesse qu'à cette heure-ci, je serais en couple et maman. Bon, évidemment, étant jeune, je n'avais pas conscience de la peur panique que m'inspire le concept de maternité.  Je trouve déjà qu'avoir un chat est une énorme responsabilité et que je culpabilise dès que je ne lui fais pas assez de câlins alors un enfant à qui il faut tout apprendre et ben bonjour... Mais bon, de toute façon, avant d'être mère, faudrait avoir un mec et là, je dirais que ça va être compliqué. D'abord parce qu'en ce moment, je suis un peu trop métro, boulot, dodo pour sérieusement penser aller draguer. Que quand je vais sur meetic, j'en ai marre au bout de deux minutes, en plus. Que je ne suis pas pour autant en manque vu que j'ai quelques amants. Mais bon, de toute façon, faudrait déjà que je surmonte ma méfiance envers les hommes qui me disent qu'ils m'aiment. La question que je me pose toujours est : pourquoi ils me disent ça si ce n'est pas vrai alors que je ne leur demande rien ?




Bref, côté amour, faudrait que je m'y remette un peu, si j'ose dire mais bon, je me dis toujours que plus on cherche et moins on trouve(ou on trouve mal). Non parce que sinon, le reste, je me dis que ça va plutôt pas mal. La santé, je récupère un peu et je suis moins fatiguée, mon nouvel appart est drôlement bien, Kenya reste maigre mais heureuse, je fais du sport et j'ai le tonus, je sors pas mal (même si des fois, j'aimerais mieux me coucher)...




Non, en fait, ces 29 ans (je refuse de dire « cette trentième année ») s'annoncent pas si mal. A dire vrai, je suis un peu ennuyée car j'avais décidé de dire qu'à 29 ans, je changeais de boulot et c'est déjà fait. Une idée d'objectif ?

 

NB : Comme la question va forcément venir, non, le blog ne changera pas de titre l'an prochain, s'il est toujours là.

Publié dans : Nina
Lundi 6 avril 2009

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