C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Par Enzo

Dans 500 jours, je ne serais plus un vingtenaire. Je ne pourrais plus être encore considéré comme jeune, mais définitivement comme adulte. Dans la vie active depuis plusieurs années, aucune reprise d'études (je peux affirmer sans trop me tromper que je ne replongerais pas pour un doctorat).

Hier, c'était le début du Bac avec cette philo qui me manque un peu. Comme le faisait remarquer Nina, c'était il y a 11 ans pour nous. Si je compte, ça fait 18 années depuis que je suis rentré au collège. Ma psy me dit de dépasser ces mauvais souvenirs, d'aller de l'avant, mais au fond de moi je n'ai pas l'impression d'avoir énormément changé. Je reste l'archétype du gringalet timide (putain même cette expression fait vieux).

Malgré un indice de masse corporelle dans la zone saine (plutôt que dire zone normale et rajouter une dissertation sur le concept de normalité), l'environnement me soutient l'inverse : ma famille, ma belle-famille, la société. La nourriture ne sert plus à se nourrir, c'est une nécessité sociale avec des codes spécifiques.

Comme les codes spécifiques de l'apparence. Mince c'est bien, sauf pour un homme. Pour un homme, il faut des plus gros muscles dont on a pas besoin au quotidien (d'où la nécessité de forcer leur développement à la salle de gym). Et puis il faut faire attention aux combinaisons de code : mince + blanc + crane-ras, ça fait malade parait-il. Bon évidemment quand on a une chimio, les cheveux ont plutôt tendance à tomber que rester courts, mais si après il faut être logique, on ne s'en sort plus.

Aux plus mauvais moments de mon adolescence, je me disais que plus tard je serais grand, fort et musclé. Comme une revanche. Comme une intégration. A force de remettre les choses au lendemain pour rester à rêver, j'en suis peut-être toujours au même point. Malgré le recul ou l'analyse que je peux avoir sur certains mécanismes, je reste toujours touché par la subtile pression extérieure. Peut-être est-il temps d'accepter ce que la société veut de moi, correspondre à un cliché pour moins réfléchir, ne plus chercher à s'expliquer, laisser paraître l'explication. Intégrer l'exemple pointé du doigt et essayer d'y arriver.

Peut-être seulement pour adoucir le cap des 30. En 500 jours, est-ce possible ? A moins qu'il ne s'agisse que d'une énième résolution/rêve, un peu lié à l'attirance des chiffres ronds.

Postface: "Logan's run" est le titre d'une série télévisé où la date limite de péremption de l'humain est de 30ans*, age après lequel il doit être euthanasié pour le bien commun.

* 21ans dans le livre dont est tiré la série

Publié dans : Enzo
Vendredi 19 juin 2009

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Par Enzo

Elle m'a quitté. Après 5 ans. Je me rappelle notre début avec nostalgie. C'était lors de l'été de canicule terrible. Ca parait si loin, une éternité. Je me rendais bien compte qu'il y avait un problème depuis quelque temps. Elle n'avait plus la même pêche. Et puis la semaine dernière, la réalité m'est apparu clairement. C'était fini.

Ma tondeuse était sur le point de mourir. Même avec l'alimentation branchée, elle faisait le même bruit que quand elle était presque déchargée (c'est - c'était - une sans-fil). Aucun regret, l'investissement de départ était très largement rentabilisé. Aussi me suis-je arrêter dans un des rayons de mon centre-commercial que je ne visite jamais, celui des tondeuses, rasoirs électriques, sèche-cheveux et autres instruments bizarres.

L'étalage était intéressant. En effet, il y avait clairement la vague métrosexuelle qui était passé par là. Il y avait plus de tondeuses affichant une utilisation pour le corps que pour les cheveux. Ce qui me fait penser avec le recul que je devais être précurseur - sans le savoir et pour des raisons bassement pratiques - en utilisant la tondeuse familiale pour autre chose que mes cheveux à la fin du collège. Bon évidemment j'aurais préféré être précurseur dans le domaine internet ou autre, mais bon on se contente de ce qu'on peut.

Il y en avait des toutes fines dédiées aux dessins sur les cheveux ras et barbe de trois jours. Ah tiens il existe des tondeuses à narines et oreilles ! Toutes étaient devenus sans-fil (ah la modernité...). J'ai finalement jeté mon dévolu sur une tondeuse dont on pouvait enlever le sabot (pour des rasages à 1mm), qui allait sous la douche (on sait jamais, ça peut servir), à un prix raisonnable.

Bon comme rien n'est parfait, c'était celle qui avait le packaging le plus ridicule : avec une photo d'un torse musclé (qui devait être plus épilé que tondu mais bon...). Mais la raison l'a emporté sur le rejet ("rhaa ils vont penser que ça marche, les cons achètent cette tondeuse à cause de la photo en pensant qu'ils vont avoir le même torse").

Prochainement sur le blog boyly d'Enzo : "Enzo achète FHM"
Publié dans : Enzo
Mardi 19 mai 2009

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Par Enzo

Plutôt que de laisser un long commentaire, je rebondis sur le récent article de Nina "Si t'embrasses bien, tu baises bien" en écrivant un  moi aussi sur une variante du même thème (c'est tout bénéfice : nouveau contenu, lien interne vers un autre article pour favoriser la lecture et accessoirement le référencement). 



La question "Avec ou sans la langue ?" peut paraître infantile et ramener aux questionnements du collège mais elle me semble pourtant pertinente. Quel est ce dogme qui impose l'échange de langues comme pierre angulaire du baiser réussi ? 

Pour bien embrasser il faut obligatoirement pénétrer au plus profond la bouche de l'autre, échanger une quantité importante de salive ? Cette évidence qui ne me parait pas évidente (par réflexion biologique et par expérience) me trouble. C'est un peu comme si on était le seul non-fan d'une série que tout le monde adore. On se demande si on est un peu con ou si tous les autres le sont un peu ou si on est juste différent. 

Pourtant, quel délice peut concurrencer un baiser "à l'autrichienne" (cf Indiana Jones 3), lorsque l'on croque tendrement la lèvre de l'autre tel un quartier de mandarine (mangez cinq fruits et légumes par jour), quel romantisme peut concurrencer un baiser chaste qui ne veut pas mimer la pénétration...

Mais peut-être le débat dont je veux poser les bases est biaisé (et non pas "baisé") : serais-je un des rares êtres humains à avoir les lèvres plus sensibles, plus érogènes que la langue ? Ou alors je ne suis qu'un aigri frustré qui a une petite-b.. euh petite-langue !
Publié dans : Enzo
Vendredi 6 mars 2009

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Par Enzo

"Some dance to remember, some dance to forget" En paraphrasant "Hotel California", on pourrait dire que certains écoutent de la musique pour se rappeler, d'autres pour oublier... Pourquoi peut-on avoir besoin de musique lorsque l'on ressent certaines choses ? Peut-être pour mettre une mélodie sur des émotions, comme l'on peut mettre des mots sur des impressions. Une forme vaine de transcription physique d'un ressenti intérieur. 

Il existe le terme romanesque, pour une vie "comme dans les romans". Il manque le terme "filmesque" ou "cinesque" pour s'adapter à nos générations. La vie a besoin d'une bande son. Pour la sublimer peut-être, pour l'accompagner sûrement. Car la musique peut nous toucher si fort quand elle est liée a des évenements, des personnes ou des sentiments... Elle est le déclic, le moyen ou même renforcement mémotechnique.

Musique pour se remonter le moral ? C'est le cercle vertueux. Je suis plutôt dans le cercle vicieux pour ma part. Musique pour accompagner, pour amplifier, pour sublimer la tristesse... Que les associations soit fait au gré du contexte (situations, personnes) ou plus intentionnelles (films), le résultat est le même. Un véritable chien de Pavlov.

Ma playlist s'intitule "Sick Sad World", et vous ?
Publié dans : Enzo
Vendredi 20 février 2009

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Par Enzo

En ce moment j'ai un peu l'impression de travailler dans l'entreprise imaginée par Martin Vidberg, Corpocrec. Une entreprise où l'on peut rester en faisant semblant de travailler. Il y a quelques semaines, quand j'avais fini ma première journée (d'une heure) à Corpocrec, Nina m'avait dit que ça méritait un article. Je n'en avais rien fait sur le moment (harassé par cette journée de travail sûrement). Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire !

Lors de ma scolarité, j'ai pris plaisir à écrir pour un journal étudiant (traduire par "quelques feuilles A4 photocopiées et agraffées") un article sur les manières de gérer la confrontation professeur/étudiant pour ne pas se faire interroger en classe. Je vais réitérer dans le même style avec quelques conseils pour donner l'impression de bosser.

- Malgré l'avènement du numérique, il ne faut pas prêtez allégeance à l'objectif utopique du "zéro-papier" ! Un bureau de travailleur n'est pas un bureau minimaliste : parsemez votre bureau de photocopies et de vos notes. Ces feuilles doivent avoir un rapport avec votre travail, même si vous n'avez fait que recopier ou imprimer sur papier des informations futiles de l'intranet de votre entreprise. Pour les feuilles de notes, je vous conseille le crayon à papier au stylo bille, qui est moins lisible et donc passera une éventuelle inspection superficielle. Et un remplissage à 60% de la feuille. Moins, cela donne l'impression que vous venez de commencer à travailler ou que vous n'avez pas beaucoup d'idées. Plus, le risque est que si vous ajoutez quelques élements pour donner l'impression d'être actif, vous remplirez la page et devrez recommencer à zéro avec une nouvelle.

- Toujours dans cette optique "papier = travail", ayez un bloc-notes avec au minimum la première page à moitié remplie. L'avantage par rapport aux feuilles volantes est que vous pouvez remplir plusieurs pages et donner ensuite l'impression de chercher une information cruciale parmi celles-ci en feuilletant attentivement votre bloc. Des posts-it colorés peuvent agrémenter votre bloc pour donner l'impression d'un travailleur fourmilliant d'idées.

Avant de passer à la suite, je me permet de formaliser notre objectif : le but est de donner l'impression d'être concentré sur une tâche pour éviter qu'on vienne vous déranger. Dérangement qui peut résulter en la découverte de votre inactivité et une charge de travail nouvelle. Dans cette optique, l'impression de chaos créatif donné par des feuilles éparses sur un bureau sert la cause. Contrairement à un bureau vide à l'exception d'un ordinateur. Ou un bureau bien rangé avec une pile "choses à faire" et "choses faites" sur lesquelles il est plus difficile de simuler.

- N'hésitez par à intéragir avec vos feuilles : pour rajouter des mots ou des phrases en cas de menace proche (collègue qui passe à coté, ...) ou colorier une petite flèche en cas de menace plus éloignée.

- Les experts en communication s'accordent à dire que près des trois-quarts du langage est non-verbal, il est logique que celui-ci prenne une place importance également dans notre mission. Il convient de ne pas sourire. Un visage neutre avec les sourcils légèrement fronçés communique plus l'idée de concentration qu'un large sourire. D'autre part, les gens ayant tendance à aller plus vers les personnes souriantes, cela diminue les chances qu'on vienne vous solliciter pour rien. N'hésitez pas à fronçer les sourcils un peu plus de temps en temps, cela montre que vous rencontrez des problèmes sur votre travail important. Vous pouvez également jouer d'autres mimiques légères (sourires, frottage de menton, ...) pour montrer que vous surmontez ces problèmes.

- Sur votre ordinateur, ouvrez vos logiciels professionnels de façon à donner l'impression d'être au milieu d'une tâche (ouvrir un traitement de texte seulement est donc moins effectif que d'ouvrir un traitement de texte sur un document particulier par exemple). Pour votre navigateur web, privilégiez ceux qui ont un système d'onglet et multipliez les pages ouvertes relatifs à votre travail (80% est un bon ratio). De cette manière vous pourrez passer d'onglet en onglet, noyant dans la masse les onglets "loisirs" parmi les onglets "travail".

Pour conclure, je dirais que le meilleur moyen est d'avoir une mission réelle. En effet, votre jeu d'acteur est plus crédible s'il est supporté par une base réelle (les meilleurs menteurs mélangent le réel et le mensonge pour donner à ce dernier une vraie consistance). Tout en gardant à l'esprit que plus vite vous aurez fini cette mission, plus vite on vous en donnera une autre. Vous pourrez agrémenter votre éventuelle culpabilité par cette phrase "qui va lentement va surement" ou celle-ci pour les plus anarchistes "pour détourner un avion, il faut commencer par monter dedans".

Pour quelques astuces en plus, lisez l'excellente série de BD "Corpocrec : Planqués" !
Publié dans : Enzo
Vendredi 26 septembre 2008

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