C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Keira

The Phanthom of the Opera.

 

Par Keira

 

Bon.

J'ai décidé de vous parler de choses positives pour changer de ma note précédente.


Oui, parce que je ne suis pas qu'une fille "dark". Loin de là. J'ai mes moments, comme tout le monde je suppose.

 

Par exemple, je suis une fille qui adore la musique. Bon, évidemment j'ai mes préférences... je ne suis pas une fan de rap ou de techno ou de metal ou encore de "nouvelle variété française". Je suis plus dans un esprit rock, pop, musiques du monde et tout le tralala. Avec évidemment des racines profondes qui remontent aux années 60-70. J'ai dû vivre Woodstock dans une vie antérieure pas si loin de celle-ci.


Et quand je dis que j'aime la musique c'est au point que tous les soirs, pour m'endormir, je dois impérativement en écouter. Ca me détend. La musique berce mon imaginaire et mes humeurs.


J'ai énormément de chansons qui m'ont accompagnées dans divers moments de ma vie. Que ce soit les moments heureux à base de "Hit the road Jack" de Ray Charles, "Paint it black" des Rolling Stones,  "Don't stop me now" de Queen, "ABC" des Jackson Five, "Tiny Dancer" d'Elton John, "Dreaming of you" de The Coral ou "Bad Day" de R.E.M qui sont consacrées aux amies ou alors "Onde Sensuelle" de M et "Love burns" du Black Rebel Motorcycle Club qui sont mes chansons d'action au lit avec des amants passés... Et voilà, je sais qu'à partir de maintenant dès que vous entendrez ces chansons vous penserez à moi en pleine le... lessive. On dit merci qui ?

 

Autre détail important dans la musique, j'ai mes chansons dédiées à certains moments de ma journée. Ca fonctionne par périodes, ces chansons changent suivant les mois et les années, mais elles sont consacrées à des choses bien précises.


Si vous prenez "Ocean" du groupe John Butler Trio, elle me sert exclusivement à la relaxation en fin de journée ou dans les transports en commun.


Pour aller en cours en ce moment c'est "Africa" de Toto. Cette chanson me met de très bonne humeur.

Pour un trajet à pied j'opte pour les Dandy Warhols et leur "Thirteen tales from urban bohemia" qui est un album très efficace pour marcher longtemps (parfois rapidement) et se régaler en même temps avec une musique à la cool.


Si vous êtes super pressé, "Hot'n cold" de Katy Perry est trèèèès efficace. Mais attention à l'essoufflement.

Dans mes grosses phases loose j'ai tendance à tomber dans la pop guimauve. Mais bon... ça arrive à tout le monde. En revanche je ne me met pas en pyjama, je ne mange pas de glace et je n'écoute pas Céline Dion en chantant comme une casserole par dessus. J'ai plutôt tendance à retourner à de vieux tubes de Lene Marlin, Coldplay, Snow Patrol et autres chanteurs qui me dépriment et me font plaisir à la fois.

Et enfin, pour m'endormir vraiment, je me passe quelques chansons de Ray LaMontagne, avec en tête "Be Here Now" qui a un effet hypnotisant. Si vous aimez les belles voix et la guitare... bah achetez ses albums. Et allez le voir en concert.


Et puis, encore une fois, chaque personne à sa chanson. Enfin pas encore toutes, mais un paquet.

Une copine est depuis de nombreuses années associée à "Call me" de Blondie pour une gaffe lors d'une représentation de théâtre.


Une autre à "Bad Day" pour les rocks endiablés dansés dessus. Et chantés aussi... il pleuvait déjà rassurez-vous.


Pour certaines de l'école de maquillage de l'année dernière on retrouve A-Ha et leur "Take on me"... oui, on a pas tous des super chansons, c'est la vie.

 

Et puis il y a ces moments où vous écoutez une chanson qui vous bouleverse sans raison. Chose qui peut évidemment se produire avec le cinéma et la lecture. Mais je ne sais pas, c'est encore une émotion différente, parce que l'image réelle comme l'image que nous avons en tête entrent en jeu, tandis qu'avec la musique, il n'y a que le son. La musique et le frisson qu'elle produit... cette montée d'émotion incontrôlable.... c'est un délice et une torture à la fois. Ca vous prend par surprise, vous transporte aux limites de votre inconscient. Pourquoi cette musique et pas une autre ? Qu'est-ce que ça réveille ? Pourquoi les larmes coulent-elles ? Pourquoi cette envie de fermer les yeux et de plonger dans ces notes ?


Parfois la nostalgie de quelque chose qu'on ne peut définir prend le dessus complètement. Ca épuise un peu la musique. Ca travaille trop niveau émotionnel.


Par exemple, j'ai la chair de poule dès qu'on me passe le thème créé par Ennio Morricone pour le film "Mission". Et franchement tu te sens un peu con à ressentir une telle émotion quand c'est la chanson utilisée par GDF... Merci la pub...


Et là ce soir j'ai redécouvert la chanson "Don't look back in anger" d'Oasis. Sachant qu'en plus Oasis et moi ça n'a jamais été fusionnel, loin de là... je n'ai pas trop compris le pourquoi du comment quand j'ai commencer à pleurer comme une madeleine sans aucune raison. Et ce n'était même pas de la tristesse. Juste une vague foudroyante d'émotion pure. D'où cet article... hein, je ne pouvais pas le zapper.

 

J'aime particulièrement cette idée qu'un jour, dans disons... 30 ans, j'écouterai ces vieux morceaux que j'aimais étant une jeune vingtenaire et tous les souvenirs qui me prendront par surprise.


Et je construis peu à peu ma vie et ces associations de rythmes et de gens. Parce que finalement, garder ma tête pleine de gens et de sons, je trouve ça bien.


D'ailleurs, une certaine personne dans mes lecteurs n'a pas encore sa chanson. C'est mal. Il faudra y remédier. Quoique Mister Ennio Morricone a souvent participé à nos soirées poker. J'hésite... est-ce que je le retiens ?

 

Allez, la prochaine fois je parlerai peut-être bouquins ou ciné. En attendant, j'ai mis tous les trucs à connaître en gras, et ce n'est pas pour rien. Si vous ne connaissez pas, essayez et laissez-moi vos avis dans les commentaires !

Publié dans : Keira
Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 01:30

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Par Keira

 

Cela fait déjà quelques années que je cultive cet art si précieux qui m'a permis de nouer des liens avec d'étranges individus.

Il faut, pour commencer, avoir une bonne grosse dépression nerveuse pendant votre adolescence. Ca permet de mettre en place de bonne bases de manque de confiance en soi et tout ce qui va avec. Que ce soit le manque de relations, la peur de l'autre et la phobie du futur.

 

Après avoir découvert un substitut à vos problèmes, qui dans mon cas s'est appelé internet, et rencontré via des forums, un bon paquet de gens dans votre cas, prenez soin de prendre rendez-vous avec un psy-psychopathe qui vous terrorise tellement que vous décidez de retourner passer votre bac après trois mois d'absence au lycée.

 

Finalement vous arriverez sans doute à passer le bac sans problème grâce à une chance de cocu. Que vous ne pouvez pas être car toujours desesperement seule.

 

Votre bac en poche vous refusez la pression parentale qui vous voit diplômée de Science-Po dans un futur proche pour vous orienter en fac de cinéma-audiovisuel.

Vous y rencontrez plein de gens bien et vous amusez follement. Vous rencontrez aussi votre premier connard. Que vous larguerez d'une manière aussi minable que le mec. Mais ça vous fera toujours plaisir des années après.

 

Après trois ans sur les bancs de la fac, un autre petit ami (cette fois beaucoup plus réussi), des flirts et compagnie, vient le moment de se dire que finalement la fac ne sert à rien. Mais ne croyez pas que cette réalité vous soit venue naturellement, vous êtes un peu trop stupide pour cela. Non, vous avez reçu l'aide de connard numéro 2. Celui-là vous ne vous y attendiez pas à son côté connard. Certes, votre mère ne le sentait pas, mais bon... faire confiance à 200% au jugement de sa mère, il faut du temps pour l'accepter. Et vous n'étiez visiblement pas prête.

Erreur de débutante là encore. Vous vous laissez entraîner dans un cycle infernal qui vous fait quitter à la fois la fac et votre maison familiale pour vivre avec des potes et votre mec. Autant dire que l'évolution psychique = zéro et que l'évolution de votre pourcentage de matières grasses dans le corps monte en flèche.

 

Après un an et quelques mois passés à ne rien faire (sauf cas de grande urgence financière), votre connard et vous ne vous sentez pas en osmose totale et vous retournez chez vos parents. Deux mois après Noël, jackpot, vous êtes cocufiée comme jamais, tout le monde le savait mais personne n'a eu la courtoisie de vous prévenir. Et cela, vous l'apprenez, tant qu'à faire, le jour de la Saintt Valentin.

 

Evidemment vous vous trouvez dans la foulée un mec gentil que vous traitez mal parce que dans votre tête ça débloque pas mal. Et donc vous le laissez tomber comme une vieille chaussette, ce qui n'est pas dans vos habitudes et crée le début d'une nouvelle boucle de "je suis trop conne, je ne vaux rien".

 

Quelques mois plus tard, vous reprenez du poil de la bête et vous dites "fuck les cons, je vais faire ce que j'aime". Vous voici pleine d'entrain, vos parents vous soutiennent comme toujours et vous avez une illumination "tiens, maquillage c'est bien !". Ni une, ni deux... vous foncez !

La rentrée inquiète, c'est pouffe-land à l'horizon, pas trop votre tasse de thé.

Mais vous avez encore de la chance, votre classe est la plus âgée, la plus mature, donc ça se passe bien. Même très bien.

 

Vous aviez décidé de faire une croix sur l'amour pour les deux années à venir histoire d'éviter les rechutes dans la connerie. Bon choix, vous économisez vachement sur la crème dépilatoire. La première année se termine bien , vous avez même réussi à partir à Londres comme vous le vouliez. Votre stage à la télé était intéressant, vous avez rencontré des célébrités, on dit que vous savez bien maquiller. L'ego est gonflé à bloc.

 

Deuxième année de maquillage... une classe sans vos copines. Une classe avec son lot de boulets. Ca pourrait aller si vous n'étiez pas l'une des plus âgée, la majorité ayant l'âge de votre petit frère mais avec les envies et les délires de jeunes de 16 ans.

Vous découvrez aussi que vos "amis" de longue date sont chiants. Oui, ça se plaint tout le temps. Et la conversation ne vole pas bien haut. Les soirées sont chiantissimes. Les gens bien ne viennent plus justement pour cette raison.

Les amis ont des métiers qui leurs prennent tout leur temps et parfois ont tellement changé qu'on se dit qu'on a plus rien à leur dire.

Il paraît que c'est ce qu'on appelle "entrer dans l'âge adulte". Ouais, bah merci bien....

Vous collectionnez donc la lose.

Que ce soit les plans foireux, les soirées pourries, les gens qui vous prennent pour leur mouchoir quotidien mais ne retournent jamais la faveur quand il y a besoin.

Votre crispation est telle qu'on la remarque. Vous êtes à deux doigts d'insulter tout le monde, de hurler, de dégueuler toute la haine et la rage qui vous habite.

Vous n'avez pas souvent été dans cet état. Même jamais. Et c'est difficile à gérer.

 

Actuellement vous retournez hiberner sous votre couette le soir pour éviter de sortir et voir des gens qui vont forcément vous énerver.

Vous ne retournez pas les appels, vous faites la morte.

Et vous vous dites que la seule solution c'est de prendre son mal en patience, de gagner de la thune et de partir très loin d'ici.

 

Les petits posts amusants reviendront peut-être un jour. L'esprit léger est souvent là pour votre famille. Qui heureusement ne change pas et à même tendance à s'améliorer tous les jours. Le reste de l'humanité ne vous intéresse pas. Sauf ces gens incroyables qu'on découvre dans Rendez vous en Terre Inconnue. Parfois vous enviez leur ignorance et leur vie dure mais bien remplie de choses essentielles.

 

Vous avez besoin de spiritualité. Et vous vous demandez si croire enfin en quelque chose ne serait pas un réconfort.

En attendant, c'est le boulot qui vous fait tenir. Dans un sens, c'est déjà ça.

Publié dans : Keira
Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 01:14

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Par Keira

 

Je vous l'avais promis cet nouvel épisode des coulisses du monde de la télévision.

Eh bien, le voici !

 

Comme je l'ai mentionné la semaine dernière, je vais cette fois m'intéresser au côté humain.

Parce qu'ici c'est comme dans une jungle, on est confronté à des espèces complètement différentes et toutes (ou presque) intéressantes.

 

Commençons par les moins visibles :

Les monteurs :

Vous ne les trouverez jamais et ne saurez jamais leur prénom. Ils évoluent dans des lieux sombres et où la seule lumière provient de l'écran de contrôle de leur salle de montage. Ils sont peu bavards (sauf entre eux) et généralement très occupés. On pourrait les comparer à des insectes, super utiles et très discrets. Tu peux les croiser de temps en temps à la cafét' et dans ce cas ils te saluent d'un espèce de grognement incompréhensible ou d'un simple hochement de tête. Ah ils sont aussi reconnaissables par leur manque de bronzage. Ce qui me les rend sympathique, je me sens moins seule dans mon teint de pot de yaourt.

 

Les mecs en régie :

Eux c'est une espèce complètement à part.

Toujours au taquet dès qu'on doit lancer une émission enregistrée ou un direct.

Pas très causants car vivant en milieu fermé derrière des vitres, ils ont l'habitude de parler par phrases courtes et efficaces. Ils ont leur propre langage. Ils tolèrent les présences étrangères si elles se font discrètes et ne les empêchent pas de se mouvoir d'un ordinateur à un autre. Le mec de la régie c'est aussi la langue de pute du coin. Il fréquente les animateurs toute la journée et ne se prive pas de critiquer ceux qu'ils n'aiment pas quand le micro est coupé. Il râle beaucoup parce que les monteurs ne sont parfois pas assez rapides et surtout il sue beaucoup si jamais un sujet arrive en retard. Bref, ces mecs là, ils font un boulot monstre donc on évite de les embêter. Il faut les caresser dans le sens du poil.

 

Les rédacteurs :

Entrer dans la rédaction et devoir la traverser c'est un peu comme si on me lâchait à poil sur un boulevard un jour de grande affluence. C'est atroce !

Le couloir est super long et de tous les côtés il y a des gens qui travaillent sur leur ordinateur à des articles et qui me regardent passer.

C'est comme si dans cet endroit particulier, on ne voyait que moi. Et j'ai horreur de ça.

Bon, c'était l'impression personnelle, maintenant étudions la bête.

Globalement le rédacteur est sympa. Il se déplace beaucoup en troupeau, mais il tolère les animaux d'autres troupeaux. Donc il ne t'enverra jamais bouler. Il est toujours très occupé à mailer, téléphoner, courir à droite et à gauche. Mais si tu as un problème, il t'aide.

Il prend pas mal de pauses parce qu'être assis derrière un bureau collé à un ordinateur ça le gave au bout d'un moment, mais il ne râle pas pour autant. Bref, le rédacteur est un animal relativement cool et sociable.

 

Les mecs derrières les bureaux vitrés:

Eux, tu ne sais pas vraiment ce qu'ils font. Et parfois eux non plus. Ce qui est déconcertant.

Si tu as des questions à leur poser sur les invités de la semaine ou sur les horaires des enregistrements, il t'envoient voir quelqu'un d'autre qui en réalité n'en sait pas plus que toi. C'est un peu comme la maison de la folie dans Astérix. Tu ne sais jamais quand tu vas réussir à briser le cercle vicieux.

Globalement les mecs des bureaux vitrés tu ne les croises que si tu as un pépin majeur. Ils évoluent eux aussi en troupeau mais se mélangent avec plaisir avec les rédacteurs. C'est d'ailleurs en leur compagnie qu'ils parlent le plus. Le reste du temps, c'est un peu comme regarder des statues qui tapent sur un clavier.

 

Le mec de l'accueil :

Lui il est sympa, il passe son temps à s'ennuyer (un peu comme toi dans les périodes de creux) et donc est ravi qu'on lui parle.

Il est serviable et sociable, ce qui fait que tu t'entends bien avec lui. C'est aussi ton allié en cas de problème car il peut appeler tout le monde de son poste et toi, du coup, tu n'as pas à courir partout pour rien.

 

L'homme à tout faire :

Lui il a été acheté en même temps que les locaux. Il est tout le temps en train de faire quelque chose qui doit aider tout le monde à se sentir bien au boulot. Et quand il ne fait rien, il discute, beaucoup. Il se plaint, beaucoup. Il parle fort, beaucoup.

Mais d'un autre côté, quel que soit ton problème, tu peux être sûr qu'il a la solution et qu'il t'aidera volontiers. Il est l'ami de tout le monde, le soigneur, le bricoleur, le peintre. Il bosse dix fois plus que toi, alors quand il parle, tu es gentil et tu l'écoutes. C'est un animal qui n'a pas de troupeau, il se promène de bande en bande et tutoies même les invités. La classe !

 

Les invités :

Ce qu'il faut savoir avec les célébrités et donc même celles du sport, c'est qu'elles débarquent toujours à la dernière minute.

Donc psychologiquement il faut te préparer à les voir passer la porte de ta loge à n'importe quel moment. Ce qui veut dire : ne pas remonter ton pantalon qui tombe de façon vulgaire, te retenir de péter, ne pas tousser bruyamment, ne pas laisser traîner des pinceaux partout et maintenir en permanence un poudrier avec une houppette propre à portée de main.

Vigilance constante.

Quand la célébrité arrive, en général elle est polie et te dit bonjour. Mais elle est suivie de trois présentateurs qui la brieffent, ce qui signifie qu'il faut être rapide et efficace tout en essayant de lui apprendre à parler aux autres via le miroir. C'est comme jongler. Ca s'apprend. Généralement, une fois le maquillage terminé, la célébrité se retourne vers toi pour te remercier, tu souris en remerciement de cette délicate attention. Pour le démaquillage, même chose, tu es sympa, il ou elle est moins stressé donc tu peux lui accorder plus de temps et lui permettre de se détendre en lui enlevant la couche de peinture qu'il/elle a sur le visage. En général il/elle vérifie que sa tête n'a pas fondu dans le processus en se regardant rapidement dans le miroir et ensuite se lève, te serre la main, et s'en va.

C'est comme un colibri, ça bat des ailes tellement vite que tu ne le voies pas vraiment.

 

Les présentateurs !

Je sais, vous l'attendiez cette partie n'est-ce pas ?

Alooooors, les présentateurs.

Espèce Supérieure de l'endroit où tu travailles, ne l'oublies jamais. Ils sont à la fois à la télé et journalistes, donc en salle de rédaction la majeure partie de la journée. Ils tiennent les rênes du navire. Littéralement.

Si un problème survient, ils ont le droit de te critiquer et de te faire savoir que tu as bâclé ton travail.

Donc tu les respectes et surtout tu te tais.

Généralement une espèce polie, qui échange un bonjour, se fait maquiller, raccorder et ensuite se démaquille seul (pour la majorité), te remercie et s'en va.

Mais parfois certains individus du groupe se démarquent en étant absolument adorables.

Et là, tu te régales. Ils peuvent s'intéresser à toi, te poser des questions, te conseiller aussi sur le type de maquillage qu'ils désirent. Ils te bénissent lorsque tu caches un bouton. Bref, pour eux, tu es une sorte de Dieu qui va les recréer, les améliorer, pour qu'eux deviennent les Dieux de la télé. Donc ils t'aiment. Et ils te le font savoir. Ce qui est plaisant.

C'est aussi l'espèce la plus proche de toi car tu la voies toute la journée, donc tu finis forcément par sympathiser.

Ils ont beau être les maîtres ici, parfois, sans toi, la soirée de la veille montrerait à quel point ils sont humains.

N'oublie jamais ça, finalement, tu as le pouvoir.

Publié dans : Keira
Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 09:49

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Comme vous ne le savez pas, je suis actuellement en stage à sur une chaîne de télévision sportive.

Je ne sais pas si je peux me permettre de parler de cela sur internet, mais je le tente quand même.

Mon job est de rendre les présentateurs présentables et surtout moins luisants sur les plateaux.

Ce qui est difficile puisque entrer sur un plateau équivaut à partir aux Bahamas en terme de température ambiante.

 

Aujourd'hui, ça fait trois semaines que mon stage à commencé.

Ca passe vraiment très vite.

Le premier jour j'étais hyper stressée. Normal me direz-vous... Oui mais non. Parce que lorsque je stresse, j'ai tendance à trembler, et trembler lorsqu'on maquille, ce n'est pas très pratique.

 

Heureusement pour moi la présentatrice du JT a été adorable et m'a donné pas mal de conseils qui m'ont permis de vite me mettre dans le bain.

Ici il y a deux catégories de personnes : les gens sympas qui parlent et s'intéressent à moi même si je ne reste qu'un mois et qu'ils ne me reverront pas avant longtemps, et heureusement, cette catégorie est une majorité. Et les autres qui pensent que je suis invisible. Mais quand je dis invisible c'est au sens premier du mot. Ils ne disent pas bonjour, ne croisent jamais mon regard, font en sorte que je m'écarte dans les couloirs, ne disent pas un mot et disparaissent pour aller s'occuper à des tâches qui doivent être très importantes puisqu'ils n'ont pas le temps d'être polis.

 

Etrangement cette catégorie, même si minoritaire, est très féminine.

 

Le deuxième facteur stressant est arrivé la deuxième semaine de mon stage lorsque j'ai dû couvrir un shooting photo de TOUS les présentateurs de la chaîne. Et ça fait du monde... Mais j'ai survécu. Jusqu'à l'arrivée de mon premier invité célèbre. Du genre célèbre façon champion du monde de foot en 98. Et j'ai complètement foiré mon coup niveau maquillage. Mais heureusement la caméra à cadré de façon à ce que cela ne se voit pas trop (merci cameraman !).

Du coup je me suis dit : ressaisis toi, t'es ridicule. Et le lendemain, deuxième gros invité, champion du monde de boxe cette fois. Et j'ai déchiré.

 

Je travaille de 16h à 23h-23h30 selon les jours. Et donc je m'occupe d'une émission du soir avec 4 personnes à maquiller. Et le présentateur principal est vraiment le mec le plus adorable du monde. Dès le départ, mise en confiance totale. Et il m'a même pardonné le coup d'éponge dans l'oeil ! (Oui... j'ai quand même réussi à me planter à ce point...).

Dans ce métier il faut être hyper observateur, tu traînes en régie pour voir si ça brille quelque part, tu cours poudrer, tu repars en courant, toujours. Il faut être hyper hygiénique, tu te laves les mains après chaque personnes, tu désinfectes le matériel. Et je dois dire que je deviens douée pour tout ça.

Le jour le plus agréable c'est lorsque deux des présentateurs de l'émission du soir m'ont dit que je maquillais très bien, là je dois le dire, j'ai littéralement implosé de joie.

 

Et j'enchaîne, cette semaine j'ai eu droit à un nouveau shooting photo, enchaîné avec une émission (4 personnes et un invité lui aussi champion du monde en 98), un enregistrement avec trois personnes, et l'émission du soir avec la bande habituelle. Aujourd'hui mardi, j'ai maquillé un célèbre ex-seléctionneur de l'équipe de France de Rugby et comme il y a des matches de foot à 20h45, l'émission du soir commence plus tard, donc je partirai sûrement vers minuit parce qu'après eux, j'enchaîne avec le trio pour l'enregistrement. Jeudi je maquille un entraîneur de natation qui dit souvent "et pis c'est tout", pourvu qu'il ne le dise pas sinon je vais rire...

J'espère avoir des RER pour rentrer...

 

Heureusement j'ai aussi des longues pauses, passées en bas, à l'air libre, ou, comme en ce moment devant mon ordinateur à pianoter sur le clavier pour vous expliquer ma vie du moment.

 

Cet article était le côté paillette du travail. Je reviens dans un prochain épisode pour mieux développer le côté humain.

Dites-moi si ça vous intéresse dans les commentaires !

 

 

Publié dans : Keira
Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 10:06

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Par Keira


Non, je ne parle pas de la vingtenaire, je parle du titre de la rencontre Youtube à laquelle j'ai participé il y 15 jours de cela.

 

Partie le vendredi 28 à 9h30 du matin heure de Paris, arrivée à King's Cross - St Pancras à 10h36 London time.

Autant dire que j'ai passé une très mauvaise nuit à imaginer les pires scénarios possibles. Mais étrangement, une fois dans le train c'est plutôt avec un sourire grandissant que j'ai commencé mon aventure.

 

Une fois à Londres, prendre mes travel tickets m'a bien bouffé 45 minutes (les anglais aiment bien, comme les français, n'ouvrir qu'un guichet sur deux), mais une fois mes sésames en main, j'étais comme une aventurière en terre inconnue (même si civilisée).

Première épreuve : le métro. Bah oui, ils ont un système à lignes de métros multi-branches qui paraît étrange au premier abord, et heureusement, je me suis pas trop trompée pour ma première fois. Ensuite, une fois à la station Swiss Cottage, trouver l'hôtel a été un jeu d'enfant. Hôtel trèèèès sympa soit dit en passant.

Si jamais vous n'avez pas peur des dortoirs, pour 20 euros pour avez un lit et le petit déjeuner inclus. Cool, non ? (l'hôtel s'appelle Palmer's Lodge).

 

Une fois le "check in" terminé, j'ai pu me poser quelques minutes dans le salon qui possède des canapés vraiment trop confortables, bien failli m'endormir.

Sortie poser mes bagages j'ai discuté avec une irlandaise super sympa et très étonnée de voir une française se débrouiller en anglais (comme quoi... ça existe).

Midi arrivé, le temps d'acheter un sandwich dans un magasin à côté, j'ai sauté dans le métro avec mes accessoires de touriste : appareil photo, guide, lunettes de soleil et crème solaire. Qui soit dit en passant était inutile ce jour-là.

 

Arrivée à Waterloo, je me suis plantée au moins 4 fois de chemin avant d'atteindre le London Eye, là je suis tombée sur un des organisateurs que j'ai reconnu, lui ai demandé où était le lieu de rendez-vous et c'était bien évidemment juste à côté.

 

Là j'ai connu mon premier moment de terreur absolue. Entourée d'une foule de gens parlant tous anglais et devant trouver le courage de m'approcher du groupe qui faisait la fête sur la pelouse et qui ressemblait fortement à ce que je cherchais. Au bout de 20 minutes j'ai foncé tête baissée. Et là autre moment de surprise totale... on m'a littéralement broyée.

Ouais, ils font des câlins les anglais jeunes et contents. Et ça surprend. Surtout quand on connaît mon côté "j'aime-pas-qu'on-me-touche.com".

Au bout de quelques instants un géant me surplombe, Andy, allemand et super content de rencontrer quelqu'un du continent. Puis vient Sian, une anglaise qui m'a reconnue comme une de ses abonnées sur Youtube. J'ai immédiatement sympathisé avec elle. Et notre duo a ensuite été rejoint par une canadienne nommée Shannon. En gros elles m'ont aidé pendant tout le week-end et sans elles je ne sais pas si j'aurai été aussi enthousiasmée par cet évènement.

 

Une fois tout le monde arrivée (et on était quand même plus de cent personnes ce jour-là), on commence la visite du coin en nous séparant en groupes.

Notre guide est nul mais on se marre bien, surtout grâce à deux écossais complètement dingues qui nous refont l'histoire d'Angleterre à leur sauce.

La journée se termine à Leicester Square puis dans une espèce de centre de jeux où l'ont se fait courser par des zombies, des parties d'auto-tamponneuses etc.

Retour à l'hôtel où je bois un verre avec les filles et dodo.

 

Le samedi, réveil à 6h. Pourquoi ? J'en sais rien, mon horloge interne est déglinguée. Donc douche dans le calme et attente du petit déjeuner où Danny et d'autres mecs de la veille me rejoignent. Attente ensuite dans le salon.

Direction Hyde Park pour midi où nous sommes cette fois près de 250. On papote, on se marre, je fais des super rencontres, je discute avec des mecs que je suis sur Youtube depuis près d'un an, je distribue les bouteilles de vins que j'ai apporté de France (autant dire qu'ils étaient aux anges). Bref, une journée ensoleillée avec des gens supers, des organisateurs surprenants et très accessibles. Je me suis régalée.

Le soir c'est le concert. Direction une petite salle appelée Luminaire qui est au nord de Londres. Comme j'arrive avec les organisateurs principaux, je rentre très rapidement avec mes deux compères Sian et Shannon. C'était visiblement une très bonne idée puisque certaines personnes arrivée un tout petit peu après nous n'ont pas pu entrer ! La salle est remplie, l'alcool coule à flot et je retrouve ma pote irlandaise du premier jour qui est là avec une amie. Autant dire que la soirée se passe très bien, les musiciens assurent un spectacle d'enfer et apprécient que tout le monde connaisse leurs chansons, on achète des CD, des T-Shirt et encore de l'alcool.

Autant le dire, je suis rentrée une fois le concert terminé avec les derniers métros et j'étais pompette. Donc me suis endormie comme une...

Les autres sont restés dans la boîte pour continuer à boire et se marrer, perso je ne tenais plus debout : fatigue + vodka ne font pas bon ménage.

 

Réveillée par ma voisine du dessous qui met les voiles avec son groupe d'autrichiennes. Je lui demande quelle heure il est, lui demande même de répéter : neuf heures moins le quart, cool, temps de prendre la douche et manger.

Revenue de la douche, le dortoir dort à poings fermés. Etrange... Et il fait nuit... Encore plus étrange.


Du coup j'allume mon portable et là une envie de meurtre me saisis. Il est 5h20...  Si seulement l'autrichienne était encore là, je crois que je lui aurai fait manger ses dents.


Me recouche les cheveux mouillés, autant dire qu'une fois neuf heures et demi arrivé, quand je me lève, je fais fureur avec ma coupe à la Dragon Ball.


Ma mésaventure fait beaucoup rire Sian qui elle a dormi comme un bébé.

Apparemment la fin de soirée au Luminaire valait le détour car tous les organisateurs étaient chiffons. D'ailleurs nous les retrouvons dans le salon pour une partie de Wii et il semble que certains n'aient pas beaucoup dormi.

 

Pour le dimanche le programme c'était de glander à Leicester Square, et nous avons très bien rempli notre contrat vu que nous étions tous dans le gaz. On a chanté, mangé, dormi un peu, beaucoup parlé, filmé plein de choses inutiles.

Vers 15h Karen et Jackie les deux irlandaises doivent partir.


Vers 16h Sian et Shannon partent en mission shopping, pour ma part je reste avec le groupe vu que l'heure du départ s'approche de plus en plus.


Et j'ai bien fait car 15 minutes plus tard le groupe décide de retourner au London Eye à Waterloo.

Une fois là-bas on se refait les auto-tamponneuses et autres bêtises et j'ai l'occasion de beaucoup parler avec Rob, un anglais très sympa et très entiché d'un des organisateurs.


Rob est linguiste, fan de Muriel Robin et parle très très bien français. Autant dire qu'on s'est bien marrés.

L'heure du départ à sonné, pas envie d'y aller.

 

Une fois à la gare j'ai envie de pleurer, je serai bien restée quelques jours de plus.


J'ai peu de photos vu la carte mémoire de merde de l'appareil photo qu'on m'a prêté.


Mais bon sang, mon cerveau est plein à craquer de souvenirs magiques et j'ai plein de nouveaux potes que je veux revoir le plus rapidement possible.


Ils ont décidé de remettre ça l'année prochaine dès le lendemain.


Et devinez quoi ? J'y serai !

Publié dans : Keira
Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /2009 09:50

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