C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.
A la fin des années 20, une femme célibataire campée par Angelina Jolie perd son petit garçon et alerte la police. Or, la police corrompue et pourrie de Los Angeles lui ramène un gamin qui n'est pas le sien, et s'efforce de la convaincre qu'il est bien celui qu'elle a perdu. S'en suit une éprouvante descente aux enfers et un combat acharné pour la vérité.
Je ne veux pas démonter le film, parce que je n'y ai pas été insensible, mais par contre j'aimerais souligner à quel point il est chargé de classicisme. Je me souviens avoir regardé les derniers films de Eastwood avec intérêt (Million Dollar Baby, Mémoire de nos Pères, et j'aurais aimé voir la facette de ce dernier qui se déroulait au Japon), mais là, vraiment, c'est trop. Trop catharsique, en fait. Bouh, les pauvres gentils, bouh, les vilains méchants. Oh c'est dur, les gentils souuuffrent (d'ailleurs, le personnage d'Angelina Jolie -au passage, c'est normal, sa bouche à elle ?- est maltraité à tel point que ç'en est nauséeux), et les méchants sont atrocement méchants, et quand ils sont punis à la fin, on se dit « miam, prend ça dans ta gueule, connard », et on jouit littéralement sur le siège du cinéma (bon, la toute fin exceptée, avec une mini-pseudo-simili réflexion sur la peine de mort, histoire de dire que bon, quand même, on n'a pas juste fait un mélo larmoyant.
Or, me dire que je vais au cinéma rien que pour calmer ma catharsis, ça me saoule un peu. J'attends d'un film un peu plus de subtilité dans la façon d'amener les choses, surtout si je vais voir un grand réalisateur (tout américain soit-il). Avouez que c'est vachement plus intéressant quand les méchants ont une pointe de gentillesse et les gentils une pincée de méchanceté, histoire de mettre un peu d'ambiguïté dans tout ça. Et puis bon, choisir un grand thème comme ça -au hasard ?-, je trouve que c'est facile et que ça manque de convictions, de personnalité. Si encore c'était un film pour dénoncer ouvertement quelque chose, comme le fait Moore, ça irait, mais là, on est trop dans la fiction pour ça.
Après, il faut se dire bien sûr qu'on est dans l'adaptation d'une « histoire vraie ». Ca m'agace toujours au début d'une histoire de lire « d'après une histoire vraie ». Ca veut dire quoi, que ça a plus de force qu'une histoire inventée, parce que des gens l'ont vécu ? Au contraire, la force du cinéma, je trouve, c'est de nous faire ressentir des choses fortes à partir de choses fausses, à partir « d'histoires », justement.
Ou alors, on peut faire du documentaire ou une reconstitution d'archives, si vraiment c'est la base du réel qui nous intéresse.
A la lumière de ce film, je me pose des questions sur les précédents de Clint. Finalement, est-ce qu'ils n'étaient pas un peu tous dans cette veine mélo ? Il m'avait semblé que non. J'ai pu me tromper.
Dans ces cas là, le mieux, c'est de les revoir...
Il y a des films comme ça qui vous scotchent au fauteuil et vous font vibrer les iris.
Je me rappelle de cette claque visuelle qu'a été pour moi ce fameux Sin City.
A l'époque je ne lisais pas de comics mais le nom de Franck Miller ne m'était pour autant pas inconnu.
Aussi, l'association Rodriguez-Miller m'a titillée.

Ne serait-ce que cette affiche...
Très graphique déjà à l'époque.
Et puis le casting : Bruce Willis, Mickey Rourke, Benicio del Toro, Rosario Dawson, Jessica Alba, Elijah Wood, Rutger Hauer, Michael Madsen, Clive Owen, Brittany Murphy, Josh Hartnett...
Le réalisateur aussi, Robert Rodriguez ! Ze Grand Pote de Mr. Tarantino !
Avouez que ça appate le client.
Et ça l'a appaté jusqu'au bout d'ailleurs.
Parce qu'en plus d'être, à l'époque, une révolution visuelle de par son côté noir et blanc hyper travaillé, c'est aussi un film sacrément couillu.
C'est vraiment un roman graphique mis en animation et ça respecte très bien l'esprit de la bande dessinée de Miller. Certains diront que ça la respecte sans doute
trop. Je ne suis pas pas du genre à chipoter alors zou !
Ne serait-ce que ces destins croisés avec des personnages tous plus maudits les uns que les autres (Marv qui sort de taule et a passé une nuit magique avec Goldie
qui se fait tuer, il cherche à la venger en remerciement. Dwight le seul flic intègre qui veut protéger sa petite amie de son ex qui est un ripou taré et tombe dans un engrenage infernal.
Canaghan qui sauve la vie d'une fillette qui allait être violée et tuée par un dingue qui se révèle être le fils d'un sénateur corrompu et du coup en subi les conséquences...), des dialogues
plutôt cools et des scènes d'actions complètement prenante... En passant par une violence très présente mais jamais choquante au point d'être malade (on est pas devant Saw).
C'est d'ailleurs un des aspects que j'ai le plus apprécié je pense. Le fait que malgré toute la violence montrée on reste captivé par le film. Comme je le disais
précédemment nous sommes face à un film graphiquement très travaillé. Du coup, c'est comme si on lisait un roman avec une scène très gore, on suit l'histoire sans être réellement atteint par le
côté répugnant.
Une musique bien énergique par-dessus tout ça et (très) peu de morale. On nous sert un cocktail explosif et plein de saveur.
Et puis on peut aussi dire que pour un retour en force de Mickey Rourke on ne peut qu'être ravis. Son personnage de Marv est tout simplement génial. Et chapeau aux
maquilleurs.
Vraiment un des films du début des années 2000 qui m'a énormément marquée de par la nouveauté visuelle et scénaristique qu'elle apporte.
Le re-nouveau des adaptations de comics et ce que ces bandes dessinées peuvent apporter au cinéma.
Ca faisait du bien quand on y pense. Et après tout, c'est toujours le cas !
Par Bobby
Rappelez-vous. Je vous ai déjà parlé de 21 grams, du même réalisateur. Aujourd'hui, je m'attaque à son film suivant, Babel, qui reprend le même principe (la croisée de plusieurs destinées autour d'un seul et même accident), pour l'étendre à l'échelle de notre planète, et non plus d'une ville comme dans Amores Perros ou 21 grams.

Maroc. Deux gamins tirent sur un car de tourisme avec un fusil, pour jouer. Une touriste américaine est gravement blessée et oscille entre la vie et la mort. Cette même touriste, venue avec son mari pour quelques jours de vacances, voyait son couple au bord du naufrage.
Mexique. Une nounou emmènent les enfants du couple américain avec elle et son neveu lorsqu'elle doit retourner à Mexico pour le mariage de son fils. Mais la frontière avec les Etats-Unis est un lieu de tension palpable et dangereux.
Japon. Une jeune adolescente sourde-muette, rebelle et en mal d'affection depuis le suicide de sa mère, nous fait entrer dans son monde, un univers de douleur. Son père est, mystérieusement, lié à l'accident qui a eu lieu au Maroc.
Des douleurs sur chaque continent. Des détresses qui n'arrivent pas à communiquer, et qui explorent tous les moyens possibles pour se faire comprendre (les mots, les signes, les expressions, la drogue, l'alcool, les cris, la violence, l'amour, la mort...). Une fresque magnifique, musicale, visuelle, solidement interprétée par des acteurs époustouflants : Brad Pitt, Kate Winslet, sublimes dans le rôle de ce couple américain perdu et détestable, et Gabriel Garcia Bernal, magnifique (je ne cite pas les autres, moins connus, mais qui sont tous aussi bons, de la mama mexicaine aux jeunes marocains, en passant par la poignante jeune japonaise).
C'est un film qui aurait pu explorer, sans fin, les répercussions d'un événement, passées, présentes et futures, qui aurait pu nous mener en Afrique noire, en Europe, en Russie, jusque chez les Inuits même. Un film qui nous montre des horizons terribles, tout en conservant une touche d'espoir, quoique tragique : malgré tout, les larmes sont le vecteur qui rapprochent, à un moment où à un autre, les individus, leur permettant d'exprimer le vide nébuleux, que nous ne pouvons exprimer sans le réduire, et qui bouillonne en nous.
Au cas où vous ne le sauriez pas encore, je suis une grande enfant. Plus communement montrée comme la fille au syndrome de Peter Pan, je n'ai jamais vraiment eu envie de grandir. Enfin ça a changé depuis quelques temps car j'ai enfin un but dans ma vie. Je progresse.
Je voulais donc vous parler de ce symbole cinématographique qu'est Disney.
Non, je ne vous ferai pas le traditionnel cours d'histoire de l'Art en mentionnant la naissance de Mickey dans Steamboat Willy rassurez-vous, mais simplement de ce
que ça représente à mes yeux.
Il vous faut savoir que pour moi les dessins animés Disney font partie de ce que je peux voir et revoir sans me lasser depuis mes... allez on va dire 3 ans et demi.

Mon Papa et ma Maman détestaient Dorothée donc j'étais biberonnée avec du lait Bambi, Blanche-Neige, Pinocchio and co.
Et je ne le regrette pas (sauf peut-être pour Dragon Ball, mais me suis rattrappée récemment). Car pour moi Disney c'est avant tout...
Un style. Je parle des anciens Disney hein, tout ce qui arrive à l'époque de leur version d'Hercules et ce qui existe maintenant c'est pas terrible.
Souvenez-vous de ce trait, de cet esprit Disney qu'on reconnaissait dès les premières secondes. Que ce soit visuellement ou musicalement !
Je veux dire, on se souvient tous de la tête des personnages, de leurs noms, des chansons !
Et puis c'est les premiers élans zoophiles ! Ne me dites pas que vous ne trouviez pas Robin des Bois super sexy ! (bon, là c'était l'interlude de la dingue de service).
Plus sérieusement, c'est aussi une façon d'inculquer des valeurs aux gosses et de leur faire "découvrir" des oeuvres littéraires. C'est grace à eux que j'ai eu
envie de lire Peter Pan. Que j'ai lu Le Livre de la Jungle, La Petite Sirène, Blanche-Neige et tous les autres contes adaptés. J'adorai lire petite, mais ma passion du conte de fée
(qui est un genre littéraire réellement passionnant quand on y regarde en profondeur) vient de ces dessins-animés.
Alors oui, vous pouvez toujours me sortir ces tirades de "Ah mais t'as vu Blanche-Neige elle passe son temps à faire le ménage, et Cendrillon aussi ! Bouh pas beau !". Ouais, ok, c'est des grognasses avec un balais, mais faudrait aussi voir à quelle époque ça a été réalisé. C'était comme qui dirait les codes de l'époque.
Aujourd'hui on nous sort du Mulan, de La Planète au Trésor avec des femmes actives et combattives, qui refusent d'être enchaînées à la tradition. Les choses
changent, les styles aussi. Et bizarrement je reste une grande fidèle du côté niais de l'ancienne époque (alors que tu peux toujours essayer de me faire passer le balais, tu
verras...).
Pourquoi ça me plait ? Je ne suis pas sûre. Je pense que j'aimais le côté niais parce qu'il était innocent à mes yeux d'enfants. Il l'est toujours d'une certaine façon. Ils ne faisaient que s'inspirer de ce qu'ils avaient alors sous les yeux, afin que les enfants s'identifient aux personnages et comprennent mieux la morale sous-jacente.
Oui, je le soutiens, il y a une morale dans Disney, des valeurs.
Ne pas faire confiance aux inconnus, ne pas être vaniteux, aimer sa famille, garder une âme d'enfant, aimer les histoires et être imaginatif, chercher qui on est
vraiment, etc...
C'est bête dans un sens, mais ça marche assez bien.
Et c'est pour cela que si je devais faire une liste, dans l'ordre, de mes Disney préférés ça donnerait ceci :
Peter Pan, Le Livre de la Jungle, Merlin l'Enchanteur, Robin des Bois, La Belle et le Clochard, Bernard et Bianca (le personnage de la libellule surtout), Le
Roi Lion, Bambi, Dumbo, La Petite Sirène, Pinocchio, La Belle aux Bois Dormants et le dernier que j'aime beaucoup pour son innovation visuelle et narrative (pas de chansons chantées) :
Tarzan.
Que les adultes et les anti-Disney me jettent la première pierre, j'assume totalement.
Ah, et Disney en animation 3D c'est très très bon aussi. Je ne les ai pas cités, mais le coeur y est vraiment, non mais vous avez vu Monstres et Cie et Wall-e au moins ?
Des tueries !
Dernier point : s'il y a des fautes d'orthographe dans cet article, je m'en excuse, mon logiciel Word est réglé sur un dictionnaire anglais automatique. Je corrige tant que je peux, mais il se peut que quelques mots anglais se soient glissés dans le texte...
Là je vais me coucher, j'ai un chouilla la flemme de me relire !
Par Bobby
Je ne sais pas si je suis le mieux placé pour parler de ce film, dans le sens où je n'ai pas vu beaucoup de films de Allen, donc je me sens un peu HS au milieu de son oeuvre. Je vais donc l'étudier sans faire de comparaison.
Deux jeunes américaines, donc, Vicky et Cristina, débarquent un été à Barcelone, l'une pour parfaire sa thèse, l'autre dans une optique plus poétique. La première est mariée à un riche beau gosse, l'autre est ouverte à toute proposition. Et justement, elles rencontrent un type qui en a une, de proposition, et pas des moindres... (haha, et vlan, si vous voulez savoir quoi, allez voir le film !)

La couleur du film est chaude, voire ultra chaude. Cliché torride d'une Barcelone complètement érotisée, sulfureuse même, où vibrent des accords de guitare la nuit, où Gaudi est omniprésent, où l'on ne manque QUE de la nourriture du pays. Des fois, je me dis que les américains sont vraiment à côté de la plaque et ne se doutent pas à quel point nous autres, les gens du Vieux Continent, sommes américanisés.
Ce qui m'a mis sur les nerfs avec ce film, c'est une voix off quasi permanente qui débite des infos à la vitesse de la lumière. Infos difficile à percuter (ben oui, entre ce qui se passe à l'image et ce qu'on nous dit, y a parfois comme un décalage), et souvent inutiles (on peut comprendre par nous-même, pas la peine de tout nous pré-mâcher).
Et puis, surtout, je crois que cette vision de l'amour (car c'est, il me semble, avant tout, un film qui parle d'amour sous toutes les formes qu'il peut revêtir) n'est pas celle que j'avais envie de voir pour le moment. Je m'explique : en ce moment je suis complètement in love, c'est beau, c'est niais, et ça se passe pas DU TOUT comme dans le film. Je sais pas pourquoi le cinéma s'enferme de cette manière dans ses propres clichés. Il a beau vouloir montrer l'amour dans toute sa modernité (sexe libre, bisexualité, couples à trois, le tout sans tabou), il reste prisonnier de scènes « faciles », sans jamais nous montrer des moments de l'amour que JAMAIS on ne nous montre à l'écran, des petites scènes qui sont pourtant dans n'importe quelle vie de couple et qu'on aimerait retrouver parfois et se dire « ah oui, c'est vrai, c'est comme nous ça ». Là, rien du tout, ça va et ça vient sans difficulté, comme si les personnages étaient davantage aimantés les uns aux autres par le script que par la vie même. C'est d'un naturel...
Heureusement, la fin est d'une délicieuse ambiguïté quant à ce que Allen pense réellement de cette « subversion » de l'amour, davantage présentée comme un échec, par lequel il faudrait passer au moins une fois, mais duquel il est nécessaire de revenir.






