C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.




(Cette série est normalement très fictionnelle mais cette fois-ci, quasi pas)


Martinique, 16h30 heure locale, 5 métropolitains blancs comme des bidets débarquent. On la fait comme la Croisière s'amuse, attention : « Love, exciting at you, and the boat, is expetiiiiiiiiing you ! » avec (image dans un hublot avec grans sourire et effet de cheveux pour celles qui les ont longs) : Papa Bartoldi, Maman Bartoldi, Anthony, Alice, Nina. Ils sont 5, 3 femmes et 2 hommes donc même les plus nuls en maths l'auront compris : je suis la célibataire de service.



Arrivés à l'hôtel, on explique au monsieur de l'accueil que non, les deux soeurs Bartoldi ne dorment pas dans la même chambre, y en a une avec M. Rosso qui est censé être seul dans la chambre et une soeur qui dort seule. A partir du moment où je suis clairement identifiée comme la célibataire de service, j'ai droit à un joli jeu de drague mais rien de bien sérieux. Le lendemain soir, rebelote, deux Martiniquais nous invitent à danser le souk, ma mère et moi, je sens mon compagnon de danse très emballé (alors que je ne sais pas danser en plus). Ma mère est très fière : « Ben dis donc, ma fille, tu as du succès ici ! ». Ouais, enfin, comme toutes les filles, quoi... Faut dire que ma peau laiteuse et mes cheveux clairs sont un solide atout, apparemment.



Mais le top du top, c'est la virée en bateau. Il y a quatre membres d'équipage : le capitaine Aziz, l'hôtesse Coralie, la photographe Delphine et le marin Domé. Dès le début du périple, Domé me colle un peu, il pose avec moi sur des photos, c'est assez amusant et je prends ça pour ce que c'est : du jeu. Même si à un moment, il commet un grosse faute : quand je remonte dans le zodiaque après une escale, il me chatouille la voûte plantaire. Il ne faut JAMAIS faire ça, c'est très dangereux ! J'ai assommé Guillaume 1er un  jour où il s'amusait à ça, je me débattais, il a lâché mon pied qui a atterri direct sur son front. DANGER!



Bref, Domé arrive à choper mon prénom (l'a-t-il entendu ou demandé?), explique à ma mère que nous allons nous fiancer... Ouhla, va falloir que je lui explique que j'ai quelques soucis d'engagement, moi... Mais bon, c'est rigolo, je ne prends pas ça au sérieux. Surtout que je ne suis pas du tout à mon avantage : la chaleur m'a fait gonfler, on dirait que j'ai pris 20 kg, mes cheveux sont en bataille, ma face rouge et je ne suis même pas maquillée. A table, quand il me sert mon plat, il s'assoit à côté de moi et me sussure « mmmm, tu dois être douce! ». DANGER  je suis extrêmement sensible des oreilles, ça m'émoustille un peu quand on me chuchote des trucs. Ma mère en face rigole qu'elle n'en peut plus (le planteur, c'est le mal).



A un moment, à la faveur d'une escale, on discute. Il est très sympa en fait, beaucoup moins clown dès qu'il ne joue plus son rôle, on parle de nos amours, il me dit que je dois faire attention à me préserver (avec un préservatif, s'entend). Il m'explique qu'il a deux doudous en ce moment mais « y a le corps mais pas l'esprit ». Il me raconte aussi qu'il a parfois eu affaire à quelques nanas un peu olé olé sur le bateau qu'il s'amusait à dragouiller un peu pour l'ambiance mais elles se prenaient tellement au jeu qu'il devait expliquer au mari que, non, il n'avait pas de vues sur elles. Y en a même une qui, au moment de quitter le bateau, lui a planté une bise juste à côté de la bouche. Y a de ces connasses des fois...



Lors du dernier jour, je pars faire de la plongée seule et je sympathise avec un mec sur le bateau, je lui ai même prêté ma crème solaire indice 50. Ne nous emballons pas, le monsieur était marié. Mais à peine descendu du bateau, ma mère me voit dire au revoir à cette personne et me demande qui c'est et s'il m'a laissé son numéro.



Conclusion ? Mes vacances ont été beaucoup plus torrides dans l'imagination de ma mère que dans les faits. Non que ma mère ait imaginé la partie torride de l'histoire justement (mais ça va pas non !) mais parce qu'à l'écouter, je suis incapable de me rendre dans un endroit sans briser tous les cœurs.

Publié dans : Où trouver l'homme ?
Mardi 26 mai 2009

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A la recherche du prince charmant
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(Petit lecteur, je te rappelle des fois que tu débarquerais que tout ceci n'est qu'une fiction même si, pour cet épisode, y a un gros fond de vérité genre que je passe mon temps à la mairie en ce moment)


Ouais, super, mes parents ont eu une grande idée : un ultime voyage de famille tous ensemble avant l'arrivée de la 3e génération. D'ailleurs, ma sœur serait gentille d'y penser un peu, je veux être tata ! Donc voyage avec de l'avion et tout. Sauf que qui dit voyage dit pièce d'identité.  Permis, ok, passeport périmé depuis 2002 et carte d'identité (portée disparue) depuis 2007. Il faut donc refaire les papiers.




Après plusieurs tentatives refoulées par un « mais elle va pas votre photo, on voit pas bien vos oreilles ! ». Je sais que mes oreilles sont incroyablement mignonnes mais là, on voit bien que j'en ai deux, quand même. Et la mèche qui traîne sur le front, ça va pas non plus. Tu veux dire que tu veux vraiment que ma ridule apparaisse pour les 10 prochaines années sur ma carte d'identité ? Sérieux ?  Okayyyy. Après une ultime tentative, la photo passe (ouais !) mais voilà, il faut deux mois pour une carte d'identité, pas moins. Alors que je commence à pleurer en pensant aux vacances familiales que je suis en train d'assassiner, la dame me dit : « mais le passeport, c'est 15 jours ! ». Bouge pas cocotte, je vais acheter mes timbres fiscaux (88 euros dans la face) et je reviens.




Le lendemain, je suis fièrement avec mes timbres fiscaux, ma photo avec ridule intégrée, mon justificatif de domicile, bref, je suis parée. Alors que je vérifie toutes les pièces avec la gentille dame de la mairie [du genre trop gentille pour qu'on l'envoie promener quand elle refuse mes photos pour la 2e fois] entre un homme genre business man équipé d'une mallette qui vient refaire ses papiers lui aussi. Mmmm, un peu au dessus de l'âge de mes conquêtes ordinaires mais pas mal. L'effet costard peut-être.




Pendant que je remplis ma fiche pour dire qui je suis, qui sont mes parents, pourquoi je suis française, que mes yeux sont bleus et que je suis née dans le sud, un homme entre, le type businessman avec son attaché case qui se lave les cheveux avec Petrol Hahn genre quadra pas trop mal. Voilà qui devient intéressant. Pendant que la dame saisit mon dossier sur son ordinateur, option je tape avec un doigt, je jette des regards à la dérobée au quadra qui râle : « non mais ça fait la troisième photo que vous me refusez, tout ça parce que j'ai un reflet dans les cheveux, j'en ai marre maintenant ! En plus, les infos qu'il y a sur le site Internet du ministère ne sont même pas bonnes. Alors vous me prenez cette photo et si elle passe pas, je ferai une procédure, j'en ai marre maintenant ! ». Bon, ok, le coup de la procédure, c'est un peu bidon. Ensuite, le monsieur n'a pas de papiers d'identité vu qu'il les a tous perdus et quand il apprend le délai pour une carte d'identité, il re-râle (je valide, 6 semaines, faut pas déconner !). Du coup, je lui jette un œil et on s'échange quelques regards de connivence. Manifestement, il est ravi d'avoir un public.



« Vous avez toujours les yeux bleus ? »me demande la dame depuis son ordinateur. Alors soit les yeux peuvent changer de couleur entre 17 et 28 ans et je ne suis pas au courant, soit c'est une question très très con qui a le mérite quand même de faire remarquer à l'assemblée que mes yeux sont bleus. Pas si mal.

Je surveille l'air de rien l'avancée de son dossier mais son scandale lui a fait perdre du temps et je récupère tout ce qu'il me faut bien avant lui. Or je dois aller bosser, je vais pas traîner dehors pour le plaisir. Miiiiiiiiiiiiiiiiinceeeeeuh ! Ah mais reste une possibilité : on a fait tous les deux un passeport donc si sa photo passe on viendra le chercher en même temps.




Dans 15 jours, je fais péter la jupette. Enfin, si l'hiver veut bien aller voir ailleurs si j'y suis.

Publié dans : Où trouver l'homme ?
Mercredi 25 mars 2009

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(Lecteur tombé ici par hasard, je te rappelle que tout ceci est une fiction. En vrai, je n'ai pas assisté au tournage dont je vais parler mais Pink Lady. Et pour ceux qui cherchent de quoi est morte Chardonnay, c'est d'anorexie.  Je vois que ça en travaille beaucoup en ce moment)


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En tant que blogueuse influente, je suis invitée à plein de super opés dont une participation au tournage de Plus Belle la vie. Ne sachant pas exactement de quoi il retourne, j'y vais, curieuse. Je ne suis pas une fana de la série (en vrai, je ne l'ai jamais vue) mais un tournage, c'est toujours une expérience sympa. Arrivée sur place, je rejoins le gang des blogueurs, on va rigoler, hihihi ! Une fois enfouis dans la foule, le réalisateur explique le but de la scène : on doit jouer l'amour et la paix et embrasser les gens qui nous entourent. Plaît-il ? C'est pas que je sois farouche mais embrasser des tas de gens comme ça, ça me paraît un peu curieux. Est-ce que tout le monde a un certificat médical attestant de leur bonne santé buccale ? Non parce que choper une mononucléose à 28 ans ¾, ce serait la loose.




Mais je me suis un peu emballée, les bisous, on peut se les faire sur les joues et s'étreindre pudiquement. Ah bon, voilà une base plein plus intéressante pour faire connaissance. Non parce que si on joue le roulage de pelle dès les premières minutes, bon courage pour attiser le désir ensuite, on a déjà donné une bonne partie de soi. Même si le baiser permet de détecter les mauvais amants.



Un, deux, trois, c'est parti, ça tourne, action ! Alors je fais des câlins à mes voisins et mes voisines, je claque des bises, je rigole, je m'amuse. Deuxième prise, on recommence, les câlins, les bisous, les éclats de rire. Ah, il faut se tourner de l'autre côté et se refaire des bisous et des câlins. Forcément, je repère un peu à qui je dois faire des câlins, histoire de rentabiliser l'expérience. Ah, tiens, j'ai un contact visuel avec un mec pas trop mal... Bon, jouons la fine, approchons nous du monsieur en profitant des différents câlins pour se déplacer, l'air de rien. En deux scènes, c'est fait et j'ai même droit à une bise. Léger mais le réalisateur veut encore faire des prises donc la perspective de câlins m'enchante.




Et ça tombe bien car le tournage commence à se faire long. Rester deux heures sans bouger et dans le froid, ça commence à lasser un tout petit peu. Les sourires se font crispés, les étreintes mollassonnes et les bises, seuls ceux qui ont leur tube de dermophyl indien continuent de pratiquer. On commence à se demander combien d'orteils cette petite aventure va nous coûter, le tout petit de mon pied droit ne répond plus. Ok, il est totalement microscopique et ridicule mais à priori, s'il est là, c'est qu'il doit un tout petit peu servir à mon équilibre. Déjà qu'avec tous mes orteils, il m'arrive de tomber, avec un en moins, je sens que ma démarche féline ne sera plus qu'un vague souvenir.




Avec le jeune homme, on se retrouve partenaire de câlin attitré surtout quand le caméraman passe dans la foule caméra à l'épaule pour filmer les gens en gros plan. Avantage du câlinou : on ne verra pas ma tête. Non que je n'assume pas de participer à Plus Belle la vie mais j'ai une réputation à tenir... Une réputation de quoi, je sais pas, tiens, bonne question.




Sauf que ça n'en finit plus et le jeune homme finit par nous saluer pour partir travailler. De toute façon, à force de froid, je sens mon nez se liquéfier légèrement et se frotter la morve à l'écharpe d'un quasi inconnu, non vraiment, ce n'est pas du tout un bon plan drague...

Publié dans : Où trouver l'homme ?
Jeudi 5 mars 2009

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(Lecteur, je te rappelle que ce qui suit est une fiction bien qu'il serait plus que temps que je me bouge le popotin pour que ça devienne une réalité, mes lunettes sont tordues)


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L'inconvénient quand on cherche l'homme et qu'on est myope, c'est qu'on a du mal à identifier des cibles potentielles. Il était donc temps de me prendre en main et de changer mes lunettes. Quitte à mettre quelque chose sur mon visage, autant que ça m'embellisse. Après avoir fait révisé mes yeux par l'ophtalmo qui a dit que je devrais venir un peu plus souvent qu'une fois tous les 4 ans (ahem), me voici chez un opticien pour choisir quelle paire m'ira à ravir.




La première fois que j'ai acheté des lunettes, c'était terrible, je ne savais pas quoi prendre. Là, je sais déjà ce que je ne veux plus mais pas pour autant ce dont j'ai vraiment envie. Ceci étant dit, il vaut mieux car parfois, je pars faire du shopping avec une idée tellement précise que je ne veux rien d'autre et qu'in fine, je n'achète rien ou par dépit car mon idée précise n'existe pas dans la tête des créateurs de boutiques de fringues à pas très grand prix. A la limite, je peux trouver pile ce qui me fait rêver dans certaines vitrines mais le logo Chanel ou autres marques hors de prix me fait partir en pleurant.




Me voici dans la boutique, je suis posée devant le portant à lunettes, l'air dubitatif. Y a pas foule en ce petit matin. Un vendeur finit par s'approcher de moi et me demande s'il peut m'aider, je lui fais un petit topo de la situation. Me sentant un peu obligée de prendre une décision, je montre une paire de lunettes que j'aimerais essayer. Le vendeur s'en saisit et, me faisant face, la pose délicatement sur mon nez, rangeant au passage mes cheveux derrière mes oreilles tout en me regardant intensément. Troublée, je suis. Surtout qu'il est mignonnet le petit opticien avec ses lunettes montures fines et son rasage de pas très près.




Tiens, je vais finalement essayer d'autres montures, celles là ne me vont pas tip top. Et c'est reparti pour le contact capillaire. J'adore qu'un homme me touche les cheveux, ils sont si beaux, si soyeux en plus (faut dire que j'en prends très grand soin). Non, celles là non plus. Celles-ci ? Non, non, j'hésite, j'hésite. A la 6e paire, il finit par prendre les choses en main et se la jouant visagiste me propose des montures qui ne peuvent que me séduire.




A la dixième paire, j'ai compris que je suis allée trop loin. Quand ai-je dépassé la ligne blanche exactement, je ne sais mais là, l'opticien, je le sens plus du tout impliqué dans le caressage de mes cheveux soyeux. Limite, si j'essaie une paire de plus, je sens qu'il va me les tirer pour m'apprendre la vie. Bon, ok, je vais donc prendre la paire qui me sied le plus dans toutes celles que j'ai essayées soit à peu près les premières. C'est moi ou il y a eu comme un éclair d'énervement dans les yeux de mon beau brun binoclard quand je suis revenu à mes premiers choix. Attention ma fille, tu t'es savonnée la planche toute seule, il va falloir rattraper le coup.




Je reviens quelques jours plus tard pour récupérer mes lunettes. J'ai maquillé mes yeux avec grand soin pour bien qu'il remarque à quel point ils sont bleus, grands et profonds. J'ai aussi fait tous les masques et gommages de rigueur vu qu'il va voir mon visage de près. Nous voici face à face à nouveau, je tends le visage pour qu'il y pose la paire de lunettes désormais à ma vue pour régler les branches. J'entrouve légèrement les lèvres pour faire la fille jeune et désirable, je le laisse tripoter mes cheveux avec délectation. Ca va ? Oui ? Bon, ça vous fera 158 euros, merci de régler en caisse.




A peine ai-je eu le temps de dégainer ma carte bleue qu'il est déjà en train de faire le coup des lunettes à une autre femme qui a au moins 20 ans de plus que moi. Pffff. Non mais passer ma vie avec un mec qui passe sa journée à glisser des mèches féminines derrière les oreilles, ce n'est pas possible. Dommage, un opticien, c'est pratique pour  les ristournes sur les lunettes.

Publié dans : Où trouver l'homme ?
Mercredi 25 février 2009

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A la recherche du prince charmant
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(Petit lecteur, je te rappelle que tout ceci n'est qu'une fiction car en vrai, au Center Parcs, j'ai fait une opération « je m'habille comme un sac » donc pour draguer...)


Pour la St Valentin, cette année, j'ai eu un cadeau : un week-end à Center Parcs avec Vicky, son frère et la copine de celui-ci. Un endroit peuplé de Parisiens qui viennent s'aérer les poumons, ouais, chouette !




Naïve ! A peine arrivée, je vois fleurir les monospaces et autres voitures familiales, il y a plein de petits enfants partout qui font du vélo à roulettes. Ca du Francilien, je vais en trouver mais il sera accompagné de sa femme et de ses enfants. Pourri le plan drague. Mais ne jurons de rien : après tout, je suis bien là, moi, femme célibataire et séduisante, un homme peut aussi être dans ma configuration, faut juste le trouver, quoi.




Au Center Parcs, tu peux tout à fait rester dans ton « cottage » (ton appart quoi) puisqu'il y a une cuisine donc les restos, tu oublies pour draguer. Après, il y a un karaoké et une soirée disco mais comment dire... Le karaoké, c'est non. Je suis sortie avec un mec qui aimait ça pendant 4 ans et demi et les deux ou trois soirées karaoké m'ont parues interminables, surtout qu'il a chanté du Michel Sardou. Quelques soirées de plus et notre couple aurait duré beaucoup moins longtemps, je déteste viscéralement Michel Sardou, sa musique (et surtout les paroles de ses chansons) me donne envie de m'arracher les tympans. En plus, je ne pense pas avoir de dons particuliers dans cette discipline (je ne chante pas en public). Reste la soirée disco mais y a marqué « notre DJ vous fera danser sur les tubes de toujours » et je ne danse pas sur du Johnny Hallyday, point.




Mais en journée, que font les gens : ils vont à la piscine ! Bon, j'ai déjà dit que la drague en piscine était périlleuse mais là, j'ai au moins pas le bonnet et pas les lunettes, c'est plus crédible. Bon, faut slalomer entre tous ces enfants et leurs parents mais je vais bien trouver quelque chose à me mettre sous la dent. Tiens, allons au toboggan, c'est pour les « grands » ça. Interdit au moins de 8 ans, ça élimine une bonne partie de la population. Sauf que, mauvais plan, le toboggan n'attire que les grands ados ou les quinquas mais entre, c'est le vide intersidéral. Or, sans vouloir être sectaire, il est hors de question que je fasse ma vie avec un être à peine pubère ou un autre qui a l'âge de mes parents.




En fait, globalement, la population est quand même assez beauf. Le dimanche, nous avons droit à un débarquement de gros bœufs meuglant. Dans les toboggan ? « MOUEEEEEEEEEEEEEEEEE ! », dans la piscine : « MOUEEEEEEEEEEEEEEEE ». En fait, on comprend pas toujours pourquoi ils gueulent mais ils le font beaucoup. Potentiel de séduction : aucun. En fait, les seuls mecs potables ne risquent pas d'être le père de mes enfants vu qu'ils le sont déjà de ceux d'une autre femme. La garce.




Bon, il va falloir jouer mon va-tout. Oublions le MNS (maître nageur sauveteur) qui n'a pas l'air motivé à l'idée de sauver qui que ce soit, je me demande même s'il ne dort pas un peu, là. Bon, on va taper plus haut et taper dans le pompier. En repartant de la piscine, j'entraîne donc Vicky du mauvais côté et nous voilà contraintes d'errer dans le noir avec une température de -2°, on ne devrait plus tarder à perdre connaissance. Comme ça, les pompiers viendront nous sauver. Sauf qu'on reste sur un chemin et qu'à un moment, on nous montre gentiment un panneau. Est-ce que le fait de savoir où on est nous transforme automatiquement en personnes qui n'ont pas besoin d'assistance ? Vraiment ? Mais j'ai froid, mes cuisses se sont transformées en bloc de marbre. Le froid est certes plus efficace que mes supers crèmes raffermissantes qui coûtent un bras mais j'ai un peu peur qu'on finisse par m'amputer quelques orteils à la longue.



Mais non, finalement, on retrouve notre douillet cottage où il fait chaud, le sang recircule tout partout dans mon corps.


En conclusion, retenons deux choses : draguer en milieu familial n'est en aucun cas une bonne idée, y a rien à se mettre sous la dent. Et aussi que je peux survivre sans homme (mais avec une chérichounette), la preuve.


NB : On s'est vraiment perdues par -2°, on a marché 45 mn avant de retrouver la voiture mais ce n'était pas du tout volontaire, surtout qu'on sortait de la piscine et qu'on avait les cheveux mouillés.

Publié dans : Où trouver l'homme ?
Mercredi 18 février 2009

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