C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Pas le temps de vous écrire la suite de mes aventures martiniquaises mais sachez que vous aurez droit à : où trouver l'homme en vacances avec les parents, les inondations, le monde est petit, sans doute un article "les trucs trop bien que j'ai fait", peut-être des photos. A l'occase, je vous parlerai sans doute de la grippe porcine, de Ségolène Royal et de la fierté d'être neuneu.

En attendant, une vidéo sympa même si un peu trop longue à mon goût sur le chômage.
Publié dans : Bienvenue en chômagie
Jeudi 14 mai 2009

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Bienvenue en chômagie
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Sauf qu'ils n'auront pas tous l'honnêteté de te payer à ta juste valeur. Pour ceux qui ne sont pas au courant, ô joie, le journal 20 ans ressort. Bon, je ne le lisais pas à  l'époque mais tiens, pourquoi pas. Je n'ai même pas eu le temps de l'acheter que je veux déjà ne plus rien savoir de ce torchon. Je ne parle pas des papiers (après tout, de prime abord, ils valent ceux des autres féminins) mais des révélations pas jolies jolies qui ont été faites sur la rémunération des « journalistes ». Entre guillemets parce qu'à ce niveau là, j'appellerais plutôt ça de pauvres victimes.



Il était une fois un groupe presse qui se dit « tiens, si on ressuscitait un magazine féminin connu pour se faire plein de blé ? » « Ouaiiiiiiiiiiiiis ! ». Alors prenons un magazine féminin mort style 20 ans qui bénéficie d'une bonne image nostalgique chez ses anciennes lectrices. Maintenant, prenons de très jeunes filles genre blogueuses ou étudiantes en école de journalisme ou comm et faisons leur une proposition d'enfer : « Alors, tu vois, tu vas travailler avec nous, ça va être trop top pour ta carrière, ça va faire super joli sur ton CV ! La paie ? 20 euros les deux pages, 10 euros l'une, 5 euros la demi page ». En gros, on t'encule à sec avec verre pilé sans lubrifiant et t'es mignonne, tu souris, merci.  Des tarifs scandaleux, une équipe inexpérimentée : la rédac chef avait 19 ans, stagiaire et s'est d'ailleurs fait remercier avant la sortie du 1er numéro. Et curieusement, le gentil directeur (Frédéric Truskolaski) rechignent à leur donner leur argent de poche. Oui, moi, j'appelle pas ça un salaire mais de l'argent de poche.



J'ai déjà parlé de ce patron de presse qui m'avait tenu sensiblement le même discours dans le temps. Pourtant, je n'ai rien contre la pige bénévole puisque j'en ai déjà fait (et que ça m'arrive encore), je pense même que c'est un bon tremplin. Mes deux ans de pige bénévole en tant que chef de rubrique sur un webzine étudiant m'a drôlement aidé à trouver du boulot. Il y a aussi l'aventure Sensuelles montée de toute pièce par une équipe motivée et bénévole. Mais là où il y a une énorme différence, c'est qu'en l'espèce, rien qu'une page de pub dans le magazine permettra de payer nos pauvres journalistes et le reste, direct dans la poche du patron. C'est ce qu'on appelle de l'exploitation, non ? Si.



Oui mais il reste quand même le volet expérience vont souligner les esprits grognons ou ceux qui ne savent pas ce qu'est la précarité et la course à la moindre pige. Non mais c'est vrai, elles font chier ses petites connes à chouiner alors qu'elles ont écrit sur 20 ans et ça va faire trop bien sur le CV. Et bah tiens ! 20 minutes ayant révélé ce qu'il se passait en coulisses, bonjour la crédibilité. Même si pour ma part, j'admire Claire Crepon, la jeune de 19 ans qui a réussi le lancement du mag en 1 mois et demi, sachant que tout se faisait par MSN vu qu'il n'y avait pas de locaux. Claire si tu me lis, je te paie un verre quand tu veux, ça me ferait plaisir de te rencontrer, ceci sans ironie. Le challenge qu'elle a relevé est juste énorme. Sauf que voilà, 20 ans, ça sent un peu mauvais suite à ce mini scandale. Travailler par MSN, c'est bon pour les magazines amateurs, pas pour les titres de presse avec plein de gros sous investis dessus.



Et voilà dans quel monde on vit. Entre les stagiaires et les piges payées avec les billets qui traînent dans la tirelire, on est loin de se sortir du trou. Tout ça m'écoeure et me donne envie de hurler. Parce que j'ai vécu ce genre d'expérience, parce que j'ai parfois été trop conne d'accepter parce que j'espérais que ça  m'ouvrirait des portes et que je m'en suis prises sur le bout du nez.  Que je vois nombre de webzines ne pouvant payer les gens qui écrivent dedans et qui s'excusent platement de ne pouvoir le faire (genre le très bon Save my brain ou Madmoizelle) et qu'à côté de ça, des mecs peu scrupuleux se font construire une jolie maison en exploitant nos espoirs en une belle carrière,  notre envie de bosser coûte que coûte, même si le salaire n'est pas là...



Et après, on nous dit que les jeunes ne sont pas travailleurs. Et bien...

Publié dans : Bienvenue en chômagie
Jeudi 16 avril 2009

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Bienvenue en chômagie
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Parfois, en période de recherche d'emploi, on tombe sur des gens indélicats, les mésaventures de Tatiana cette semaine me l'ont rappelé (1,2 et 3). Elle m'a fait suivre le premier mail insultant d'un recruteur, assez énervée mais elle a eu la bonne réaction : répondre calmement.




Il y a des fois où ça démange fortement. Je me souviens de cette fois où j'avais traversé tout Paris (une heure de trajet) pour un entretien où le mec m'avait expliqué qu'il ne travaillait qu'avec des étudiants non rémunérés, « pourquoi je paierais pour quelque chose que j'ai gratuitement » avant de me demander si je ne connaîtrais pas des étudiants à Toulouse ou Bordeaux pour distribuer ses journaux. Evidemment que j'ai eu envie de lui jeter son torchon à la gueule, évidemment que j'ai eu envie de crier très fort mais je suis restée calme, j'ai dit « je vais voir », je lui ai serré la main, je suis sortie dignement avant d'appeler ma sœur pour lui expliquer tout le bien que je pensais de ce monsieur. Et que dire de ce responsable d'un site Internet permettant de passer une annonce si on a eu un petit béguin dans le métro pour se signaler qui non seulement ne m'a jamais rémunérée pour les vidéos que j'avais faites mais qui en plus expliquait ensuite que notre collaboration s'était mal passée. Ah ? Je n'étais pas au courant, ce monsieur a toujours été très courtois par devant. On dit faux cul, plutôt, au temps pour moi.




Alors oui, on a envie de leur dire d'aller se faire foutre et que ce n'est pas parce qu'ils sont du bon côté de la barrière (employeur) qu'ils ont forcément le droit de nous traiter comme de la merde. Parce que franchement, si on avait le choix, on ne bosserait certainement pas pour eux.  Sauf que voilà, on ne sait pas si Monsieur l'énorme goujat n'a pas des copains qui travaillent dans une boîte où on va aussi postuler.  Parce qu'il peut se passer deux choses : si on ferme notre gueule, il nous oubliera dès qu'on aura passé la porte de son bureau. Mais si on l'insulte et que le monsieur est très susceptible, il va se faire une joie de nous faire une réputation bien merdique. Et déjà qu'il n'est pas évident de trouver du boulot en temps normal, se faire une sale réputation, même si elle n'est pas méritée, ce n'est pas vraiment conseillé.




Je sais qu'il est parfois dur de fermer sa gueule au moment T mais respirez un bon coup et dites-vous que s'ils n'ont pas su reconnaître vos compétences, d'autres le feront. Il est important de toujours faire la part des choses même si c'est plus facile à dire après. C'est un peu le principe du « il faut embrasser plusieurs grenouilles pour trouver un prince charmant ». Sur le coup, on est énervés, indignés mais voilà, on n'est pas du côté de celui qui peut ouvrir sa gueule. Alors faut se dire que de ne pas travailler pour un tel con est forcément une bonne chose in fine car un mec qui ne respecte même pas les gens qui viennent passer des entretiens ne doit guère être plus sympa avec ses employés. Par exemple, pour le monsieur des annonces du métro, là, j'ai su grâce à un stagiaire mécontent cette histoire de « notre collaboration ne s'est pas bien passée » sinon je n'aurais même pas été au courant. La seule chose à faire, c'est de rentrer chez soi, continuer à répondre à des annonces ou envoyer de nouveaux CV et se dire qu'un connard pareil se prendra forcément un retour de manivelle un jour.




Bon, ok, vous avez le droit de faire du vaudou sur une poupée à son effigie. Ca ne marchera pas forcément mais ça défoule, au moins.

Publié dans : Bienvenue en chômagie
Jeudi 9 avril 2009

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Bienvenue en chômagie
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Il y a quelques temps, j'ai lu dans un magazine féminin (hum...) un article assez intéressant sur la discrimination à l'embauche. Je résume l'article : c'est plus facile de trouver du boulot quand tu t'appelles Marie Dupont et que tu vis dans un chouette quartier que quand tu t'appelles Naïma Ben Arfa d'une banlieue toute moche.  Ah ?




Donc je lis cet article et je me gratte la tête. En fait, je trouve ça profondément con. Evidemment, je ne me suis jamais retrouvée en position de recruteur même si j'ai déjà eu un avis à donner sur la sélection d'un futur stagiaire (qui n'avait pas encore été choisi quand j'ai quitté TGGP). Evidemment, on a rigolé en googlisant le nom des stagiaires (rendez vos profils Facebook inaccessibles, je l'ai déjà dit, ça fait TRES mal quand on voit qu'un mec a adhéré à tous les groupes genre « je suis alcoolique et cool »), on s'amusait à choisir un candidat ou une candidate parce que sa nationalité nous plaisait bien (y avait une Canadienne !) mais dans les faits, c'était juste un jeu quand on recevait une candidature. Ensuite, on regardait vraiment la partie expérience et on s'en foutait bien de la nationalité et même du nom.




A la limite, je peux comprendre que certains coins inquiètent un peu. Non que vivre dans un quartier donné rend plus intelligent ou plus stupide, aucun rapport, juste une question de transports. Etant moi-même une victime récurrente de la SNCF/RATP (quoi qu'en ce moment, pas tellement), je sais que c'est difficile d'être à l'heure quand on vit dans certains endroits. Donc je peux éventuellement comprendre que des employeurs soient légèrement effrayés par ça mais est-ce la faute des gens si les transports transiliens sont vétustes ? Non. Mais bon, se dire que Naïma fera du moins bon boulot que Marie, ça me désespère. De la même façon qu'on refuse des apparts à la même Naïma en inventant des prétextes bidons juste pour pas louer à une Arabe (marche avec les Noirs, aussi, voire les Asiatiques des fois que ce soient des sans papiers qui font dégeler des crevettes dans la baignoire...).




Alors la solution toute trouvée semble être le CV anonyme et perso, je suis totalement pour. Mais côté recruteur, ça ne plaît pas. Je me souviens une fois avoir déjeuné avec une fille avec qui j'avais passé un entretien, très sympa mais en gros, elle m'avait dit que ne pas mettre la photo donnait la sensation que je cachais quelque chose. Ok pas de soucis, je mets une jolie photo et roule. Mais je suis super occidentale comme fille. La question essentielle est : mais pourquoi ça pose tant de soucis d'anonymiser un CV ? Pourquoi c'est pas encore la norme ? On pourra me dire que certains métiers sont obligés de vérifier la présentation du candidat notamment pour tout ce qui est hôtesse d'accueil, commercial ou je ne sais mais faut pas exagérer, on est très loin de la majorité des postes.




En plus, l'anonymisation systématique permettrait aussi de sortir d'une éventuelle victimisation. La discrimination existe, ok, mais elle sert parfois un peu trop d'alibi : « je ne suis pas embauché parce que je suis ci, ça ou que je vis là ». Dans certains cas, le problème vient surtout du fait que l'expérience n'est pas la hauteur du poste, voire que le CV est tout pourri. Car comme nombre de candidatures envoyées restent sans réponse, il est toujours difficile de mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Au moins, avec le CV anonyme, on saurait que si discrimination il y a, elle ne vient pas du nom ou de l'adresse. Peut-être de la fac qu'on a fréquentée ?

Publié dans : Bienvenue en chômagie
Jeudi 2 avril 2009

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Jeudi dernier ou par là, je m'éveille avec le doux ronron de mon réveil qui me raconte que le chômage a atteint son plus haut niveau depuis des lustres et que plein de gens cherchent du travail. Là, je me suis dit : « heureusement que je ne vis plus en chômagie, je crois que je me serais mis un sac sur la tête et la tête dans le four.




A l'époque de mon chômage, le phénomène était globalement inverse : le chômage ne cessait de baisser même si les syndicats dénonçaient la radiation de certains chômeurs de l'ANPE pour diminuer le chiffre. Toujours est -il que quelque soit le calcul, j'étais encore du mauvais côté de la barrière, même si on m'expliquait que les hauts diplômés (enfin, les bac++) mettaient en moyenne un an et demi à décrocher leur premier CDI. Je ne pense pas qu'être dans la norme m'ait consolée...




Mais là, c'est la criiiiiiiiise. Celle qui va tuer le capitalisme paraît-il. Je ne disserterai pas sur ce point. Ca licencie à tour de bras, les embauches sont gelées, c'est la merde. Comment continuer à y croire ? Surtout que même le gouvernement nous dit que ça va durer au moins jusqu'en 2010. Et y a même pas que Fillon qui le dit, ils le disent tous. Non parce que Fillon, je trouve que plus ça va, plus il ressemble au fossoyeur de Lucky Luke et il m'inquiète. Je ne croid pas qu'un premier ministre sous lexomyl nous aide beaucoup pour cette satané crise. Mais alors que faire pour sortir de la chômagie dans ces temps difficiles ?




Et bien, il n'y a pas de solution miracle mais rien n'est joué, certains secteurs continuent leur vie pépère. Je sais de quoi je parle, je viens de changer de boulot. Evidemment, certains profitent de la crise pour geler salaires et embauches et réserver les bénéfices 2008 aux actionnaires mais même en période de gel des embauches, un CDD est toujours possible. Bref, en un mot : la crise ne doit pas servir de prétexte à baisser les bras, interdit ! On n'a pas dit que ce serait facile mais rien n'est impossible. Même s'il est vrai que dans certains secteurs, c'est franchement la cata.




En fait, en cas de criiiiiiiise, je crois que la seule solution pour ne pas se faire bouffer par l'alarmisme médiatique, c'est encore de le snober. On n'écoute plus ni télé ni radio, on ne lit plus que les articles concernant son métier, histoire de toujours être au courant des dernières évolutions mais pas plus. Bon, si vous travaillez dans le secteur de la banque, pas de chance... Mais le chômage est suffisamment pénible à vivre sans que les oiseaux de mauvaise augure viennent encore étouffer l'atmosphère. De toute façon, est-il réellement nécessaire de regarder un JT tous les jours ? Moi, je me contente des journaux en ligne, j'en peux plus de la télé de toute façon. Puis y a des jours, on a l'impression de revoir exactement les mêmes journaux que la veille. Quant à la crise, ils en parlent tous les jous sans rien dire de nouveau, super utile ! Et après, on s'étonne de l'aspect auto-réalisateur de la crise : plus on parle, moins les gens consomment, plus c'est la crise.




Bref, la seule façon de continuer à chercher efficacement en ce moment est de couper un peu ce brouhaha médiatique. Sauf pour ceux qui aiment les défis : trouver un job en temps de crise, la classe !

Publié dans : Bienvenue en chômagie
Jeudi 12 mars 2009

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