C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Par Marine
Désolée de pas avoir répondu à vos commentaires lors de l'épisode précédent.
Désolée de pas avoir fait mon dernier épisode, lundi.
Désolée, mais il est parti.
Lundi 3 septembre.
Pour les lecteurs des Vingtenaires, c'est la fin de la saga de l'été de Marine.
Pour Marine, c'est la fin de son été avec Benoît.
Lundi 3 septembre, 3h20, on s'embrasse encore après avoir fait l'amour, mais il faut dormir.
Lundi 3 septembre, 7h45, il se lève.
Lundi 3 septembre, 8h20, je me lève.
Lundi 3 septembre, 9h, nous achetons des croissants.
Lundi 3 septembre, 9h55, on arrive chez ses parents.
Lundi 3 septembre, 10h40, ses bagages sont bouclés, on part à l'aéroport.
Lundi 3 septembre, midi, il est parti.
Oh je suis pas triste. Il est parti, mais c'est pas fini. Je suis pas triste, mais je suis fatiguée. Alors j'ai dormi. Et j'ai repensé aux fois où il m'a dit "je t'aime", aux moments où je l'ai engueulé, aux vacances, au nouveau souffle qu'il a donné à mon travail (oui bah ça a l'air neuneu mais c'est vrai). Alors j'ai continué de dormir. Et puis je me suis rendu compte que j'aurais dû finir ma saga de l'été et que je l'avais pas fait.
Alors désolée, lecteur. J'ai raconté un peu ce qui m'est arrivé en avril et en mai. Me voici en septembre et je vous en raconte la fin sans vous dire ce qui c'était passé depuis Dante. Est-ce bien la peine de le raconter? Après tout, rien que de très commun, pour vous. C'est quand on le vit que ça devient peu commun. Une histoire commune. Qui se termine le 3 septembre en mots pour vous, le 3 septembre dans un avion pour moi.
C'est to be continued une fois de plus, mais cette fois-ci, uniquement pour moi.
Le début !
Le sommaire
Désolée de pas avoir répondu à vos commentaires lors de l'épisode précédent.
Désolée de pas avoir fait mon dernier épisode, lundi.
Désolée, mais il est parti.
Lundi 3 septembre.
Pour les lecteurs des Vingtenaires, c'est la fin de la saga de l'été de Marine.
Pour Marine, c'est la fin de son été avec Benoît.
Lundi 3 septembre, 3h20, on s'embrasse encore après avoir fait l'amour, mais il faut dormir.
Lundi 3 septembre, 7h45, il se lève.
Lundi 3 septembre, 8h20, je me lève.
Lundi 3 septembre, 9h, nous achetons des croissants.
Lundi 3 septembre, 9h55, on arrive chez ses parents.
Lundi 3 septembre, 10h40, ses bagages sont bouclés, on part à l'aéroport.
Lundi 3 septembre, midi, il est parti.
Oh je suis pas triste. Il est parti, mais c'est pas fini. Je suis pas triste, mais je suis fatiguée. Alors j'ai dormi. Et j'ai repensé aux fois où il m'a dit "je t'aime", aux moments où je l'ai engueulé, aux vacances, au nouveau souffle qu'il a donné à mon travail (oui bah ça a l'air neuneu mais c'est vrai). Alors j'ai continué de dormir. Et puis je me suis rendu compte que j'aurais dû finir ma saga de l'été et que je l'avais pas fait.
Alors désolée, lecteur. J'ai raconté un peu ce qui m'est arrivé en avril et en mai. Me voici en septembre et je vous en raconte la fin sans vous dire ce qui c'était passé depuis Dante. Est-ce bien la peine de le raconter? Après tout, rien que de très commun, pour vous. C'est quand on le vit que ça devient peu commun. Une histoire commune. Qui se termine le 3 septembre en mots pour vous, le 3 septembre dans un avion pour moi.
C'est to be continued une fois de plus, mais cette fois-ci, uniquement pour moi.
Le début !
Le sommaire
par Marine
publié dans :
La saga de l'été
Par Marine
Ca vous est déjà arrivé, quand vous êtes avec quelqu'un, de vous demander si vous ne vous fourvoyez pas?
Nina disait, la semaine dernière, que Ben avait beaucoup de qualités... Pour peu qu'il vive à Paris, il serait idéal.
Moi ça me dérangeait pas. Je rencontre trop rarement des gens qui me plaisent. Mais, et si je rencontrais quelqu'un aussi bien que Benoît, mais à Paris, du coup? Ce serait pas un peu trop de bonheur, ça?
Un soir, je suis invitée chez une amie, Sarah, pour son anniversaire. Prenant Audrey (une ancienne colocataire) sous le bras, je m'y rends. J'y rencontrai Dante (ce passé simple est dédié à Summer, je sais qu'elle aime qu'on emploie ce temps dans les articles). Dante, donc. Ouais vous foutez pas de mes pseudos, ils sont pas si éloignés que ça de la réalité. Dante il était beau. Il était grand. Il faisait de la musique. Il aimait les films d'action américains. Il avait un t-shirt orange avec Superman dessus. A ce stade de ma démonstration, je tiens à rappeler que non, Marine n'a pas 15 ans, mais bien 25. Dante il était marrant, et discuter avec lui dans la soirée fut très agréable.
Même moi je crois que j'étais classe. Quand on connaît mes mésaventures culottesques et épilatoire, on se rend compte que c'est beaucoup beaucoup BEAUCOUP, venant de moi. J'étais assez chic. Et mondaine. Dans une soirée où je connaissais quasi-personne, la présence d'Audrey était salutaire au début. Celle de Sarah aussi, bien évidemment. Sa mère, avec ces pseudos que je donne à mes copines, j'ai l'impression d'être au collège. C'est vrai, quoi, qui n'a jamais été "amie pour la vie avec Audrey", ou trop adoré les Doc violettes d'une Sarah? Bref. Mais Dante, c'était la bonne surprise. Un mec bien. Intéressant. Sympa. Tout bien. A côté de ça, je m'en fous, j'ai un mec. Ouais il habite loin, mais c'est mon mec, jsuis sa nana. Ouaip ouaip. Avant la soirée, je me gargarisais déjà de ce statut de fille à copain, mais qui s'en vante pas, juste qu'il existe et que ça la rend radieuse. Première fois que je peux avoir cette posture, j'en jubilais. Même Sarah, qui la semaine précédente m'avait dit "tu fais chier, je voulais te présenter quelqu'un moi!!!", me rendait fière de moi. Eh ouais. Plus besoin!
Eh ouais.
Au détour d'une conversation passionnante avec Dante au sujet des films de John McTiernan, celui-ci me demande d'arrêter de parler, parce que, je le cite "la seule chose chiante que t'aies dite depuis tout à l'heure c'est 'mon copain blablabla'". Rire gêné. Mais merde, ouais mon Ben il est trop bien. Dante est pas mal, il est devant moi, mais Benoît, bien. Benoît, à moi. Moi, pour Benoît. Benoît, là avant. Benoît, plein de qualités mortelles.
Benoît loin.
Sarah en remet une couche. "Putain tu sais pas ce que tu rates, Dante c'est un coup fabuleux. Super agréable, attentionné, tout"
Rhhhhaaaaaaa je vais exploser!
Je tiens bon. "Dante, tu repars par où?" "Ah ben je vais du côté de *la place qui est à 20 mètres de chez toi* c'est là que j'habite. Si tu veux on rentre en taxi ensemble. Tiens mon numéro, et mon mail, à l'agence de pub où je bosse." Ciel ciel ciel...
...
Non, je n'ai pas craqué. Ma culotte - LA guest-star de cette saga -, je suis la seule à l'avoir vue ce soir là. En fait, j'ai même pas pensé en termes de craquer. Du moins sur le vif. Quand je suis rentrée, j'ai fait un mail à Benoît relevant d'un body call caractéristique. Réussi en plus. Un truc que seule une fille à 2 doigts du coma éthylique pourrait écrire. J'étais contente. Mon Benoît il était drôlement bien. Et drôlement chic. Et drôlement intéressant. Et drôlement rigolo.
Et drôlement loin. Ca c'est ce que j'ai pensé au réveil, entre "aspirriiiiiine ma têêêêêteuh" et "où sont les toilettes".
Bordel mais quelle conne. Y a un mec bien juste en bas de chez moi. Mignon. Bon coup. Fan de moi. Mais qu'est-ce que j'ai fait????? Et là j'ai regretté. Je me suis demandé ce qui clochait chez moi, de ne pas être foutue de trouver un mec bien pendant des années, d'en trouver 2 coup sur coup en l'espace d'1 mois, et de choisir celui qui habite à 6000 km. Ouais je me suis trouvée conne. A bouffer du foin.
Ce que je n'ai pas fait, d'ailleurs, le foin aurait trouvé aussi sec le chemin des chiottes via mon oesophage. Oui, j'étais malade. Personne n'était disponible pour me parler. Or laisser quelqu'un ruminer pendant sa gueule de bois, chers lecteurs (vous 6), c'est in-ter-dit. INTERDIT.
J'ai bad-trippé pendant toute une soirée, partagée entre une envie terrible de parler avec Benoît, un énervement croissant à son égard, pour tout ce qu'il était, et l'envie d'appeler Dante. Le lendemain - je n'avais toujours rien fait, trop déprimée et malade pour ça - je parlais avec Benoît. Enfin... je MSNais avec lui, donc, vu que mes exploits digestifs du week-end m'avaient tellement détruit la gorge que j'arrivais ni à parler ni à avaler la moindre nourriture. Envie de pleurer, en face, il est de bonne humeur. Il se fout de moi, il me taquine, il est gentil. Il m'énerve. Il est adorable, je le trouve insupportable. Il me console, je l'envoie chier. Il me fait livrer un repas, je lui dis que je suis mal par rapport à Dante. Ce que je vomis, désormais, ce sont des mots.
Il est abattu, je me sens mal. Il essaie de me comprendre, je n'arrive plus à trouver mes mots. Il pense que je lui demande de me larguer, je panique.
Bordel mais quelle conne. Y a un mec bien juste en face de moi. Mignon. Bon coup. Fan de moi. Mais qu'est-ce que j'ai fait????? Et là j'ai regretté. Je me suis demandé ce qui clochait chez moi, de ne pas être foutue de voir quand un mec est un mec bien. Je me serais giflée. C'était ce genre de crypto-mélodrame que seul Internet sait créer. Je parlais la semaine dernière de l'importance des téléphones portables dans l'expression des sentiments amoureux (et surtout lubriques, il faut bien l'admettre). Pour cet épisode, ce sera la webcam. Je voyais Benoît encaisser et être mal. Et moi je me sentais plus légère. Facile, non? Tout cela restait silencieux. Ni lui ni moi ne parlions. On se voyait mais nos réactions restaient sans paroles.
Putain mais faut pas laisser quelqu'un ruminer pendant une gueule de bois, c'est IN-TER-DIT!
Dante, je l'ai plus revu. C'est lui qui a pas donné de nouvelles.
Benoît, je l'ai revu. Des nouvelles, ça oui, j'en ai eues. J'en ai donné aussi.
Ce soir-là, à la soirée de Sarah, pour la première fois de ma vie, j'avais quelqu'un dans ma vie. Première fois que j'ai cette posture. Je pensais jubiler, mais le lendemain, ça m'a fait peur comme jamais.
Le début
Le dernier épisode
Le sommaire
Ca vous est déjà arrivé, quand vous êtes avec quelqu'un, de vous demander si vous ne vous fourvoyez pas?
Nina disait, la semaine dernière, que Ben avait beaucoup de qualités... Pour peu qu'il vive à Paris, il serait idéal.
Moi ça me dérangeait pas. Je rencontre trop rarement des gens qui me plaisent. Mais, et si je rencontrais quelqu'un aussi bien que Benoît, mais à Paris, du coup? Ce serait pas un peu trop de bonheur, ça?
Un soir, je suis invitée chez une amie, Sarah, pour son anniversaire. Prenant Audrey (une ancienne colocataire) sous le bras, je m'y rends. J'y rencontrai Dante (ce passé simple est dédié à Summer, je sais qu'elle aime qu'on emploie ce temps dans les articles). Dante, donc. Ouais vous foutez pas de mes pseudos, ils sont pas si éloignés que ça de la réalité. Dante il était beau. Il était grand. Il faisait de la musique. Il aimait les films d'action américains. Il avait un t-shirt orange avec Superman dessus. A ce stade de ma démonstration, je tiens à rappeler que non, Marine n'a pas 15 ans, mais bien 25. Dante il était marrant, et discuter avec lui dans la soirée fut très agréable.
Même moi je crois que j'étais classe. Quand on connaît mes mésaventures culottesques et épilatoire, on se rend compte que c'est beaucoup beaucoup BEAUCOUP, venant de moi. J'étais assez chic. Et mondaine. Dans une soirée où je connaissais quasi-personne, la présence d'Audrey était salutaire au début. Celle de Sarah aussi, bien évidemment. Sa mère, avec ces pseudos que je donne à mes copines, j'ai l'impression d'être au collège. C'est vrai, quoi, qui n'a jamais été "amie pour la vie avec Audrey", ou trop adoré les Doc violettes d'une Sarah? Bref. Mais Dante, c'était la bonne surprise. Un mec bien. Intéressant. Sympa. Tout bien. A côté de ça, je m'en fous, j'ai un mec. Ouais il habite loin, mais c'est mon mec, jsuis sa nana. Ouaip ouaip. Avant la soirée, je me gargarisais déjà de ce statut de fille à copain, mais qui s'en vante pas, juste qu'il existe et que ça la rend radieuse. Première fois que je peux avoir cette posture, j'en jubilais. Même Sarah, qui la semaine précédente m'avait dit "tu fais chier, je voulais te présenter quelqu'un moi!!!", me rendait fière de moi. Eh ouais. Plus besoin!
Eh ouais.
Au détour d'une conversation passionnante avec Dante au sujet des films de John McTiernan, celui-ci me demande d'arrêter de parler, parce que, je le cite "la seule chose chiante que t'aies dite depuis tout à l'heure c'est 'mon copain blablabla'". Rire gêné. Mais merde, ouais mon Ben il est trop bien. Dante est pas mal, il est devant moi, mais Benoît, bien. Benoît, à moi. Moi, pour Benoît. Benoît, là avant. Benoît, plein de qualités mortelles.
Benoît loin.
Sarah en remet une couche. "Putain tu sais pas ce que tu rates, Dante c'est un coup fabuleux. Super agréable, attentionné, tout"
Rhhhhaaaaaaa je vais exploser!
Je tiens bon. "Dante, tu repars par où?" "Ah ben je vais du côté de *la place qui est à 20 mètres de chez toi* c'est là que j'habite. Si tu veux on rentre en taxi ensemble. Tiens mon numéro, et mon mail, à l'agence de pub où je bosse." Ciel ciel ciel...
...
Non, je n'ai pas craqué. Ma culotte - LA guest-star de cette saga -, je suis la seule à l'avoir vue ce soir là. En fait, j'ai même pas pensé en termes de craquer. Du moins sur le vif. Quand je suis rentrée, j'ai fait un mail à Benoît relevant d'un body call caractéristique. Réussi en plus. Un truc que seule une fille à 2 doigts du coma éthylique pourrait écrire. J'étais contente. Mon Benoît il était drôlement bien. Et drôlement chic. Et drôlement intéressant. Et drôlement rigolo.
Et drôlement loin. Ca c'est ce que j'ai pensé au réveil, entre "aspirriiiiiine ma têêêêêteuh" et "où sont les toilettes".
Bordel mais quelle conne. Y a un mec bien juste en bas de chez moi. Mignon. Bon coup. Fan de moi. Mais qu'est-ce que j'ai fait????? Et là j'ai regretté. Je me suis demandé ce qui clochait chez moi, de ne pas être foutue de trouver un mec bien pendant des années, d'en trouver 2 coup sur coup en l'espace d'1 mois, et de choisir celui qui habite à 6000 km. Ouais je me suis trouvée conne. A bouffer du foin.
Ce que je n'ai pas fait, d'ailleurs, le foin aurait trouvé aussi sec le chemin des chiottes via mon oesophage. Oui, j'étais malade. Personne n'était disponible pour me parler. Or laisser quelqu'un ruminer pendant sa gueule de bois, chers lecteurs (vous 6), c'est in-ter-dit. INTERDIT.
J'ai bad-trippé pendant toute une soirée, partagée entre une envie terrible de parler avec Benoît, un énervement croissant à son égard, pour tout ce qu'il était, et l'envie d'appeler Dante. Le lendemain - je n'avais toujours rien fait, trop déprimée et malade pour ça - je parlais avec Benoît. Enfin... je MSNais avec lui, donc, vu que mes exploits digestifs du week-end m'avaient tellement détruit la gorge que j'arrivais ni à parler ni à avaler la moindre nourriture. Envie de pleurer, en face, il est de bonne humeur. Il se fout de moi, il me taquine, il est gentil. Il m'énerve. Il est adorable, je le trouve insupportable. Il me console, je l'envoie chier. Il me fait livrer un repas, je lui dis que je suis mal par rapport à Dante. Ce que je vomis, désormais, ce sont des mots.
Il est abattu, je me sens mal. Il essaie de me comprendre, je n'arrive plus à trouver mes mots. Il pense que je lui demande de me larguer, je panique.
Bordel mais quelle conne. Y a un mec bien juste en face de moi. Mignon. Bon coup. Fan de moi. Mais qu'est-ce que j'ai fait????? Et là j'ai regretté. Je me suis demandé ce qui clochait chez moi, de ne pas être foutue de voir quand un mec est un mec bien. Je me serais giflée. C'était ce genre de crypto-mélodrame que seul Internet sait créer. Je parlais la semaine dernière de l'importance des téléphones portables dans l'expression des sentiments amoureux (et surtout lubriques, il faut bien l'admettre). Pour cet épisode, ce sera la webcam. Je voyais Benoît encaisser et être mal. Et moi je me sentais plus légère. Facile, non? Tout cela restait silencieux. Ni lui ni moi ne parlions. On se voyait mais nos réactions restaient sans paroles.
Putain mais faut pas laisser quelqu'un ruminer pendant une gueule de bois, c'est IN-TER-DIT!
Dante, je l'ai plus revu. C'est lui qui a pas donné de nouvelles.
Benoît, je l'ai revu. Des nouvelles, ça oui, j'en ai eues. J'en ai donné aussi.
Ce soir-là, à la soirée de Sarah, pour la première fois de ma vie, j'avais quelqu'un dans ma vie. Première fois que j'ai cette posture. Je pensais jubiler, mais le lendemain, ça m'a fait peur comme jamais.
Le début
Le dernier épisode
Le sommaire
par Nina
publié dans :
La saga de l'été
Par Marine
Bienvenus dans la saga de Marine, la seule saga de l'été qui tient compte des avis des lecteurs (oui, OK, ils vont faire ça pour
la saison 2 de Heroes, mais techniquement, elle est pas encore sortie, donc moi, je suis à l'avant-garde). La semaine dernière, j'ai cru comprendre que je donnais trop de détails crus. Trop
trash, Marine? Bien.
Reprenons. Romantique, cette fois.
C'est sur ce thème que je veux m'attarder cette semaine : qu'est-ce que le romantisme?
D'aucuns vous diront que c'est très verbeux tout ça.
Ca tombe bien, ma vie sentimentale est en passe de devenir elle-même essentiellement verbeuse... Car Benoît doit repartir chez lui (il habite sur un autre continent, pour ceux qui ne suivent pas, mais je les invite à cliquer sur le lien grâcieusement mis par Nina en fin d'article). Mais ce départ n'est pas une fin. C'est au contraire le début d'une histoire. Une fille attend d'un homme des pensées, des attentions, des gestes. Et quand on a été célibataire pendant trop longtemps, on oublie ces choses, et ce sont ces petits riens qui nous retournent au début d'une histoire. Ce sont ces riens qui changent tout. Moi, je les avais oubliés. Voire je les avais fantasmés sans jamais les connaître. Allez comprendre, je suis cassante au moindre mot gentil, toute désarçonnée que je suis. C'est face à ces attentions et à la façon dont je perdais mes moyens que je vois à quel point j'ai pu me murer, des fois. Ces riens, ces attentions, c'est ce qui caractérise le mieux une histoire. Tout le reste, on peut le trouver ailleurs, amis, potes, one-shots, en faisant le calcul, on s'y retrouve...
Mais Benoît n'est pas dénué de ce romantisme old-school, il n'en est pas avare non plus.
Un jour, je lui ai demandé pourquoi il avait voulu qu'on continue... Moi je sais pourquoi j'ai voulu : comme ils disent sur meetic, "il correspondait à mon idéal sur au moins 5 de mes critères" (ouais je viens de me créer un profil meetic, l'éclate les enfants, l'é-clate). Mais si je savais pourquoi je restais avec Benoît, je me demandais un peu la raison de la réciproque. Dans le sens où, même si je lui plaisais peu ou prou, je savais par Nico qu'il était assez peu stable émotionnellement, et surtout, vue la complication d'une histoire-à-distance-aggravée (c'est-à-dire que la distance implique au minimum la traversée d'un grand lac salé), je me demandais ce qui faisait que moi, plus qu'une autre.
- Benoît?
- Oui...
- C'est quoi qui a fait que tu as voulu que ça dure finalement (oui bon, ben quand on discute tard le soir on n'a pas la syntaxe classe, Marine s'excuse...)
- Ben je saurais pas dire... Tu vois, le soir où on a passé la nuit ensemble à Paris?
- Oui??? (réponse fantasmée par Marine : "la fusion de nos deux corps était magique"/"tu es un coup fabuleux"/"être à tes côtés", j'en passe...)
- Ben le lendemain, on a mangé une entrecôte au bistrot en bas de chez toi, j'ai trouvé que c'était un moment super.
- Ah... classe...
- Non, je sais pas, j'étais content.
(remarquez qu'il est quand même question de chair fraîche agréable au goût...)
- Ah et aussi, le soir, à la Flèche d'Or, sur cette techno pourrie et avec les stromboscopes, t'étais vraiment super canon!
(et là, il paraît qu'il y aurait une référence à Kids de Larry Clark, je vais l'accepter comme tel, histoire d'y voir quelque chose d'un tant soit peu glamour et pas un sombre remake d'une quelconque édition de l'Ile de la Tentation, si vous le voulez bien)
Allez, après tout, une fille attend d'un homme des pensées, des attentions.
Dans le même esprit, Benoît est imbattable sur le body call.
Un soir, à Londres. Marine est en voyage professionnel. Seule dans sa chambre. Ne trouvant pas le sommeil. Soudain, sur son téléphone, un message s'affiche (Nina en parlait l'autre jour, ça tombe bien).
"Je suis avec Nico et son pote. Je perds au ping-pong. Tu me manques. Je rêve de te latter au ping-pong"
Eh oui, mesdemoiselles, je comprends votre jalousie.
N'empêche, celui-ci m'a fait sourire, le "je suis fou de toi" m'a fait plutôt pas mal de guilis dans le ventre et le sourire a eu du mal à partir.
Le body-call est la chose qui fait que les téléphones portables et les sms représentent une réelle révolution pour les moeurs amoureuses. Benoît est fort en body call. Pas moi. Un soir, 3h du matin. Ne trouvant pas le sommeil, je lui écris à quel point je sens que je m'attache de plus en plus à lui. Le message reste sans réponse. J'ai dû mal m'y prendre... Car, on vient de le voir, l'art des mots doux est difficile à maîtriser. Bon. Finalement, je m'étais juste plantée de destinataire, et il m'a fallu me confondre en excuses auprès de mon collègue de bureau le lendemain, et passer pour la blonde de mon département... Ben oui, mais moi je suis célibataire depuis trop longtemps, j'ai oublié ces petits riens qui font le début d'une histoire et qui vous retournent.
A quoi ça sert, tout ça? Nan parce que, au-delà de son phrasé cocasse, le Benoît est pétri d'attentions permanentes. C'est nouveau pour moi. Comprendre que je dois faire de la place pour quelqu'un dans ma vie. Un soir, alors que j'étais malade, je parlais avec Benoît. Non, en fait on MSNait. Je pouvais pas parler. J'étais malade. Deux jours plus tôt, à l'anniversaire d'une amie, j'avais un peu forcé sur les mélanges d'alcools blancs de toutes espèces (pouvant aller de la Kro, au Martini bianco puis au Ruinart, c'est dire). Ca m'avait rendu malade. Tellement malade que j'ai pas pu manger pendant 2 jours entiers. Tellement malade que j'étais affamée sans arriver à me préparer à manger. Quand sonne à ma porte un livreur qui m'apporte un repas complet de chez Emile (mortel resto dans le 1er). Le genre de petits riens qui vous retournent au début d'une histoire.
Alors oui. Je voulais parler de romantisme. Je vous ai évoqué une boutade, une vanne, et une livraison de barback. N'empêche. Benoît, il est pas dénué de romantisme old-school. C'est le genre à faire livrer des fleurs et à inventer des jeux de piste pour entrer dans la vie de quelqu'un. Mais c'est aussi quelqu'un qui exprime des attentions via une partie de ping-pong (très MatchPoint, ça) ou de la bouffe. (Larry Clark aussi). Benoît, c'est le gars le plus romantique que je connaisse. Le genre qui peut toucher en plein coeur.
Putain que ça fait du bien.
J'ajouterai que me faire livrer un repas avait été d'autant plus chic de la part de Benoît que de mon côté, je lui faisais mal... to be continued.
Le début !
Le sommaire
Reprenons. Romantique, cette fois.
C'est sur ce thème que je veux m'attarder cette semaine : qu'est-ce que le romantisme?
D'aucuns vous diront que c'est très verbeux tout ça.
Ca tombe bien, ma vie sentimentale est en passe de devenir elle-même essentiellement verbeuse... Car Benoît doit repartir chez lui (il habite sur un autre continent, pour ceux qui ne suivent pas, mais je les invite à cliquer sur le lien grâcieusement mis par Nina en fin d'article). Mais ce départ n'est pas une fin. C'est au contraire le début d'une histoire. Une fille attend d'un homme des pensées, des attentions, des gestes. Et quand on a été célibataire pendant trop longtemps, on oublie ces choses, et ce sont ces petits riens qui nous retournent au début d'une histoire. Ce sont ces riens qui changent tout. Moi, je les avais oubliés. Voire je les avais fantasmés sans jamais les connaître. Allez comprendre, je suis cassante au moindre mot gentil, toute désarçonnée que je suis. C'est face à ces attentions et à la façon dont je perdais mes moyens que je vois à quel point j'ai pu me murer, des fois. Ces riens, ces attentions, c'est ce qui caractérise le mieux une histoire. Tout le reste, on peut le trouver ailleurs, amis, potes, one-shots, en faisant le calcul, on s'y retrouve...
Mais Benoît n'est pas dénué de ce romantisme old-school, il n'en est pas avare non plus.
Un jour, je lui ai demandé pourquoi il avait voulu qu'on continue... Moi je sais pourquoi j'ai voulu : comme ils disent sur meetic, "il correspondait à mon idéal sur au moins 5 de mes critères" (ouais je viens de me créer un profil meetic, l'éclate les enfants, l'é-clate). Mais si je savais pourquoi je restais avec Benoît, je me demandais un peu la raison de la réciproque. Dans le sens où, même si je lui plaisais peu ou prou, je savais par Nico qu'il était assez peu stable émotionnellement, et surtout, vue la complication d'une histoire-à-distance-aggravée (c'est-à-dire que la distance implique au minimum la traversée d'un grand lac salé), je me demandais ce qui faisait que moi, plus qu'une autre.
- Benoît?
- Oui...
- C'est quoi qui a fait que tu as voulu que ça dure finalement (oui bon, ben quand on discute tard le soir on n'a pas la syntaxe classe, Marine s'excuse...)
- Ben je saurais pas dire... Tu vois, le soir où on a passé la nuit ensemble à Paris?
- Oui??? (réponse fantasmée par Marine : "la fusion de nos deux corps était magique"/"tu es un coup fabuleux"/"être à tes côtés", j'en passe...)
- Ben le lendemain, on a mangé une entrecôte au bistrot en bas de chez toi, j'ai trouvé que c'était un moment super.
- Ah... classe...
- Non, je sais pas, j'étais content.
(remarquez qu'il est quand même question de chair fraîche agréable au goût...)
- Ah et aussi, le soir, à la Flèche d'Or, sur cette techno pourrie et avec les stromboscopes, t'étais vraiment super canon!
(et là, il paraît qu'il y aurait une référence à Kids de Larry Clark, je vais l'accepter comme tel, histoire d'y voir quelque chose d'un tant soit peu glamour et pas un sombre remake d'une quelconque édition de l'Ile de la Tentation, si vous le voulez bien)
Allez, après tout, une fille attend d'un homme des pensées, des attentions.
Dans le même esprit, Benoît est imbattable sur le body call.
Un soir, à Londres. Marine est en voyage professionnel. Seule dans sa chambre. Ne trouvant pas le sommeil. Soudain, sur son téléphone, un message s'affiche (Nina en parlait l'autre jour, ça tombe bien).
"Je suis avec Nico et son pote. Je perds au ping-pong. Tu me manques. Je rêve de te latter au ping-pong"
Eh oui, mesdemoiselles, je comprends votre jalousie.
N'empêche, celui-ci m'a fait sourire, le "je suis fou de toi" m'a fait plutôt pas mal de guilis dans le ventre et le sourire a eu du mal à partir.
Le body-call est la chose qui fait que les téléphones portables et les sms représentent une réelle révolution pour les moeurs amoureuses. Benoît est fort en body call. Pas moi. Un soir, 3h du matin. Ne trouvant pas le sommeil, je lui écris à quel point je sens que je m'attache de plus en plus à lui. Le message reste sans réponse. J'ai dû mal m'y prendre... Car, on vient de le voir, l'art des mots doux est difficile à maîtriser. Bon. Finalement, je m'étais juste plantée de destinataire, et il m'a fallu me confondre en excuses auprès de mon collègue de bureau le lendemain, et passer pour la blonde de mon département... Ben oui, mais moi je suis célibataire depuis trop longtemps, j'ai oublié ces petits riens qui font le début d'une histoire et qui vous retournent.
A quoi ça sert, tout ça? Nan parce que, au-delà de son phrasé cocasse, le Benoît est pétri d'attentions permanentes. C'est nouveau pour moi. Comprendre que je dois faire de la place pour quelqu'un dans ma vie. Un soir, alors que j'étais malade, je parlais avec Benoît. Non, en fait on MSNait. Je pouvais pas parler. J'étais malade. Deux jours plus tôt, à l'anniversaire d'une amie, j'avais un peu forcé sur les mélanges d'alcools blancs de toutes espèces (pouvant aller de la Kro, au Martini bianco puis au Ruinart, c'est dire). Ca m'avait rendu malade. Tellement malade que j'ai pas pu manger pendant 2 jours entiers. Tellement malade que j'étais affamée sans arriver à me préparer à manger. Quand sonne à ma porte un livreur qui m'apporte un repas complet de chez Emile (mortel resto dans le 1er). Le genre de petits riens qui vous retournent au début d'une histoire.
Alors oui. Je voulais parler de romantisme. Je vous ai évoqué une boutade, une vanne, et une livraison de barback. N'empêche. Benoît, il est pas dénué de romantisme old-school. C'est le genre à faire livrer des fleurs et à inventer des jeux de piste pour entrer dans la vie de quelqu'un. Mais c'est aussi quelqu'un qui exprime des attentions via une partie de ping-pong (très MatchPoint, ça) ou de la bouffe. (Larry Clark aussi). Benoît, c'est le gars le plus romantique que je connaisse. Le genre qui peut toucher en plein coeur.
Putain que ça fait du bien.
J'ajouterai que me faire livrer un repas avait été d'autant plus chic de la part de Benoît que de mon côté, je lui faisais mal... to be continued.
Le début !
Le sommaire
par Nina
publié dans :
La saga de l'été
Par Marine

Recommandé par des Influenceurs
Au début d'une histoire, c'est une affaire toujours assez épineuse de savoir si on doit coucher le premier soir ou pas, notamment pour garder un homme. Nina avait d'ailleurs proposé une analyse sur le sujet, je sais plus quand, mais elle sera chou de mettre un lien, là. [note de Nina : je suis chou!]
En l'occurrence, pour moi, la question ne se posait pas vraiment de vouloir garder Benoît, puisque, comme vous n'avez absolument pas pu suivre à travers mon méandre de paroles, la semaine dernière, Benoît était un CDD. Mais par orgueil, je voulais pas être un plan cul au milieu de milliers d'autres.
Au-delà de ça, que faire? Coucher le premier soir ou pas?
Autant lever tout de suite le malentendu : la fille qui ne couche pas le premier soir ne craint absolument pas de passer pour une salope. C'est juste qu'elle n'est pas épilée et que, vivante, on ne la déshabillera pas. On en revient toujours à une question de dignité, ceci dit. Car si coucher le premier soir ne fait pas de la fille une salope, coucher alors qu'elle n'est pas correctement épilée fait de la fille une salopiote.
Eh vazy, jsuis pas une salopiote, moi.
Au moins c'est dit. Le premier soir où j'ai eu Benoît dans mon lit, j'étais pas épilée. Et ça, encore c'était que la partie émergée de l'iceberg. Parce que si je récapitule, ça donnerait quelque chose comme :
- des poils partout (2 semaines sans que mon frêle petit corps ait approché le moindre rasoir/pot de cire) et les vêtements afférents : un t-shirt snoopy gris à manches longues avec des coeurs blancs partout et un superbe pantalon de pyjama à rayures 100% coton, et maintenant je SAIS que je veux rester à tout jamais anonyme pour les lecteurs de ce blog
- mes règles, les vêtements afférents, ie : une culotte pocket de Dim déchirée délavée détendue sur laquelle on devine grâcieusement collées les ailettes de la serviette always ultra sans bavures - que la nana qui n'a jamais eu de culotte de règles me jette le premier tampax, je suis sûre qu'on se comprend toutes, là. Nan puis quand-même, mes règles, quoi.
- 40°C de fièvre, les vêtements afférents, en l'occurrence une énorme couette en plume enroulée autour de moi, même pas en rêve on me l'enlève, je suis congelée.
- un Nico qui dort à 1,30 m à côté, les vêtements afférents à savoir "PUTAIN MAIS BENOIT, BAS LES PATTES TU TE CROIS OU BORDEL!!!!" (et j'ai bataillé dur sur ce coup là, Nico, tu n'imagines pas). Y en a que ça gêne pas, voire que ça fait fantasmer. Moi pas. C'est pas dans l'éducation que ma mère m'a donnée. Enfin... c'est-à-dire que maman ne m'a pas dit "Marine chérie, évite de baiser en présence d'amis à toi, s'il te plait, tu seras une bonne fille", mais, dans la mesure où elle ne voulait pas me voir montrer mon nombril, j'en déduis que l'éventualité que mon nombril soit visible avec ni pantalon, ni t-shirt trop court, mais en option un homme sur moi, cette éventualité était exclue.
Alors voilà, le problème du "premier-soir-quoi-qu'on-fait" était réglé, bien malgré moi. Rageant. 18 mois. Pour rien. J'ai dû être une roulure dans une autre vie et on me fait payer ma débauche antérieure.
Mais si le problème du premier soir est réglé, la question reste quand-même entière : est-ce qu'il voudra de moi après consommation??? Quelques jours plus tard, alors que j'étais revenue à Paris-je-t'aime, Benoît vient m'y rendre une petite visite. Evidemment, ça s'est pas tout à fait passé comme prévu. Mais ça s'est passé. Un vendredi soir. Ensuite, Benoît, je devais le voir dans le week-end, et il a fait preuve d'un silence radio plus qu'assourdissant. Je voudrais pas avoir l'air d'insister mais... je perds de mon intérêt ou quoi??? C'est pas que je me vexe, mais bon... merde, c'est un CDD, et en plus il me plante après m'avoir sautée (pardonnez, je suis vulgaire).
Je finis par l'avoir au téléphone. Le dimanche soir.
"Dis-donc, je te demande rien, non plus, mais tu pourrais avoir la décence de me prévenir, si tu comptes absolument pas me revoir. Je veux dire c'est pas une question de sentiments, juste de bonnes manières", je fais, me drapant dans ma dignité offensée mais néanmoins suprême
"Ouais je suis désolé, j'ai pas eu le temps", il bafouille
"Mouais, un texto, ça prend pas 30 ans, non plus, aux dernières nouvelles", j'insinue, hargneusement
"Mais c'est parce que j'ai réglé quelques histoires pourries d'avant. Je voulais faire le ménage, ce ménage je l'ai fait pour toi, tu sais", il déclame (en fait non trop pas, mais je savais pas comment le dire pour faire style)
"Ouais. Super. Moi je t'ai rien demandé. Je voulais juste te voir ce week-end, c'est tout", je réponds, en me disant que ben merde faut bien que je réponde un truc après tout je suis dans le rôle de la meuf énervée
"Putain mais on dirait que tu t'en fous!!", il proteste
"Mais attends, t'as dit que t'appelais, tu le fais pas t'abuses aussi!", je bougonne
Moi, une chieuse? Peut-être, mais pas salope et encore moins salopiote. Pour le reste,
To be continued...
Le début !
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Recommandé par des Influenceurs
Au début d'une histoire, c'est une affaire toujours assez épineuse de savoir si on doit coucher le premier soir ou pas, notamment pour garder un homme. Nina avait d'ailleurs proposé une analyse sur le sujet, je sais plus quand, mais elle sera chou de mettre un lien, là. [note de Nina : je suis chou!]
En l'occurrence, pour moi, la question ne se posait pas vraiment de vouloir garder Benoît, puisque, comme vous n'avez absolument pas pu suivre à travers mon méandre de paroles, la semaine dernière, Benoît était un CDD. Mais par orgueil, je voulais pas être un plan cul au milieu de milliers d'autres.
Au-delà de ça, que faire? Coucher le premier soir ou pas?
Autant lever tout de suite le malentendu : la fille qui ne couche pas le premier soir ne craint absolument pas de passer pour une salope. C'est juste qu'elle n'est pas épilée et que, vivante, on ne la déshabillera pas. On en revient toujours à une question de dignité, ceci dit. Car si coucher le premier soir ne fait pas de la fille une salope, coucher alors qu'elle n'est pas correctement épilée fait de la fille une salopiote.
Eh vazy, jsuis pas une salopiote, moi.
Au moins c'est dit. Le premier soir où j'ai eu Benoît dans mon lit, j'étais pas épilée. Et ça, encore c'était que la partie émergée de l'iceberg. Parce que si je récapitule, ça donnerait quelque chose comme :
- des poils partout (2 semaines sans que mon frêle petit corps ait approché le moindre rasoir/pot de cire) et les vêtements afférents : un t-shirt snoopy gris à manches longues avec des coeurs blancs partout et un superbe pantalon de pyjama à rayures 100% coton, et maintenant je SAIS que je veux rester à tout jamais anonyme pour les lecteurs de ce blog
- mes règles, les vêtements afférents, ie : une culotte pocket de Dim déchirée délavée détendue sur laquelle on devine grâcieusement collées les ailettes de la serviette always ultra sans bavures - que la nana qui n'a jamais eu de culotte de règles me jette le premier tampax, je suis sûre qu'on se comprend toutes, là. Nan puis quand-même, mes règles, quoi.
- 40°C de fièvre, les vêtements afférents, en l'occurrence une énorme couette en plume enroulée autour de moi, même pas en rêve on me l'enlève, je suis congelée.
- un Nico qui dort à 1,30 m à côté, les vêtements afférents à savoir "PUTAIN MAIS BENOIT, BAS LES PATTES TU TE CROIS OU BORDEL!!!!" (et j'ai bataillé dur sur ce coup là, Nico, tu n'imagines pas). Y en a que ça gêne pas, voire que ça fait fantasmer. Moi pas. C'est pas dans l'éducation que ma mère m'a donnée. Enfin... c'est-à-dire que maman ne m'a pas dit "Marine chérie, évite de baiser en présence d'amis à toi, s'il te plait, tu seras une bonne fille", mais, dans la mesure où elle ne voulait pas me voir montrer mon nombril, j'en déduis que l'éventualité que mon nombril soit visible avec ni pantalon, ni t-shirt trop court, mais en option un homme sur moi, cette éventualité était exclue.
Alors voilà, le problème du "premier-soir-quoi-qu'on-fait" était réglé, bien malgré moi. Rageant. 18 mois. Pour rien. J'ai dû être une roulure dans une autre vie et on me fait payer ma débauche antérieure.
Mais si le problème du premier soir est réglé, la question reste quand-même entière : est-ce qu'il voudra de moi après consommation??? Quelques jours plus tard, alors que j'étais revenue à Paris-je-t'aime, Benoît vient m'y rendre une petite visite. Evidemment, ça s'est pas tout à fait passé comme prévu. Mais ça s'est passé. Un vendredi soir. Ensuite, Benoît, je devais le voir dans le week-end, et il a fait preuve d'un silence radio plus qu'assourdissant. Je voudrais pas avoir l'air d'insister mais... je perds de mon intérêt ou quoi??? C'est pas que je me vexe, mais bon... merde, c'est un CDD, et en plus il me plante après m'avoir sautée (pardonnez, je suis vulgaire).
Je finis par l'avoir au téléphone. Le dimanche soir.
"Dis-donc, je te demande rien, non plus, mais tu pourrais avoir la décence de me prévenir, si tu comptes absolument pas me revoir. Je veux dire c'est pas une question de sentiments, juste de bonnes manières", je fais, me drapant dans ma dignité offensée mais néanmoins suprême
"Ouais je suis désolé, j'ai pas eu le temps", il bafouille
"Mouais, un texto, ça prend pas 30 ans, non plus, aux dernières nouvelles", j'insinue, hargneusement
"Mais c'est parce que j'ai réglé quelques histoires pourries d'avant. Je voulais faire le ménage, ce ménage je l'ai fait pour toi, tu sais", il déclame (en fait non trop pas, mais je savais pas comment le dire pour faire style)
"Ouais. Super. Moi je t'ai rien demandé. Je voulais juste te voir ce week-end, c'est tout", je réponds, en me disant que ben merde faut bien que je réponde un truc après tout je suis dans le rôle de la meuf énervée
"Putain mais on dirait que tu t'en fous!!", il proteste
"Mais attends, t'as dit que t'appelais, tu le fais pas t'abuses aussi!", je bougonne
Moi, une chieuse? Peut-être, mais pas salope et encore moins salopiote. Pour le reste,
To be continued...
Le début !
Le sommaire
par Nina
publié dans :
La saga de l'été
Par Marine
Salut salut, chers lecteurs
Alors aujourd'hui, pour vous, la suite. En un mot comme en cent, le CDD.
Qu'est-ce qu'un CDD? Un Contrat à Durée Déterminée.
Benoît me dit, après l'épisode dit "de la culotte", la chose suivante (somme toute assez peu marquante dans la formulation, mais plus intéressante niveau interprétatif, ok promis j'arrrête de digresser). Benoît me dit donc :
"Bon. Je suis à Paris la semaine prochaine. On se voit?".
Traduction : Benoît n'est donc pas un coup d'un soir.
Cependant, il ne m'a pas échappé que Benoît n'est que de passage furtif à Paris. Benoît ne durera pas.
C'est donc un?
Un?
Un CDD. Merci de suivre.
La belle affaire, un CDD.
Nina nous a raconté les affres de ses plans les plus nazes, de mecs qui font la bise pour pas s'engager, y a eu débat. Oui mais les hormooooones, tout çaaaaa (si si rappelez-vous...). Oui mais non. Je vous invite donc à entrer avec moi dans la catégorisation relationnelle. Même s'il est possible que je raconte un brin n'importe quoi. En fait, Benoît, par sa question, me fait comprendre qu'il ne sera pas qu'un one shot, et ce changement de catégorie me ravit. J'ai rien contre les one-shot, mais au bout d'un moment, c'est pas très épanouissant. Avec un océan d'écart, le Benoît, il peut difficilement être plus qu'un CDD, et ça me convient. Ouais parce qu'entre mes 825 one-shots, ceux d'avant la re-virginisation, veux-je dire, j'ai eu un would be CDI, et ben la chute est dure. Trop dure. M'a fait chier, Guillaume. M'a fait de la peine. Moi pas vouloir ça. CDI pas bien. CDD mieux. Gnarf.
Qu'est-ce qu'un CDD, donc?
Un Contrat à Durée Déterminée. Sans engagement à la clé. Limité dans le temps. T'emballes pas ma belle, t'as vu où j'habite, t'as vu où t'habites? C'est pour le fun, toi et moi. Oui oui, bon, ça va, j'ai rien demandé, non plus, c'est pas comme si j'avais pas remarqué qu'il y a un océan entre toi et moi, ça va.
Notons que par ce biais, le CDD reprend de la valeur ajoutée, lui qui est tout le temps dans l'ombre du CDI (cqfd, allez hop, soyons fous).
C'est mal, la durée déterminée? Oulà mon dieu, non. Mais j'ai comme dans l'idée que l'homme a du mal à concevoir que la femme puisse ne pas être en attente de projets de vacances ensemble, et de coups de fil ennamourés, de justifications sur les soirées... Marrant, ça.
Re-visionnez la pub meetic, rules have changed (pas taper pas taper Nina, c'était une blague).
Ne pensez pas que je vais vous raconter ma vie sentimentale par le menu, c'est fort mal me connaître, je ne mange pas de ce pain là.
Bon, Benoît, aka le CDD. Bah oui, il est mignon, et intéressant. Et manifestement coeur d'artichaud et polygame. Ca c'est Nico qui me l'a dit.
"Mouiiii à ta place je ferais gaffe, tu sais Benoît, je le connais un peu, et tu vois quoi... enfin... il tombe hyper facilement amoureux, tout çaaaaaa...."
(note pour Nico qui me lit, je le sais : depuis je pige l'intertexte à base de "Oui mais Benoît ce que tu sais pas c'est qu'il a déjà deux meufs à Paris, deux plans cul ici, plus les nanas qui lui tombent sous la main, y croit pas trop, quoi")
Donc : polygame et coeur d'artichaut. Et pas précisément un voisin. Ne pensez pas que je vais vous étaler ma vie privée, ce serait mal me connaître (quoi? quoi? c'est le but de cette saga de l'été? on m'aurait menti, alors?). Bon, mais je voulais parler de Benoît parce que bon, c'est une histoire que j'ai trouvée chouette. Limitée dans le temps. Parce que limitée dans le temps à la base.
Benoît a été surpris par ma zénitude à son égard. Il avait jamais connu de fille aussi coulante, aussi souriante, aussi légère, etc. Ben oui. Je vais pas lui faire la gueule s'il a 1h30 de retard à un rendez-vous (et qu'il me prévient, hein), parce que ça fait 8 mois qu'il est pas revenu dans sa ville natale et qu'il a des amis très proches à voir, une famille et modérément le temps pour une gonzesse croisée au détour d'un bar (et d'une culotte, je sais je sais) deux semaines plus tôt... Je vais pas m'insurger de ne pas avoir de nouvelles un soir où il devait m'appeler, ou d'apprendre, au détour d'une conversation, qu'il voit une autre fille depuis plusieurs mois. Je me fous assez de l'opinion de ses potes à mon sujet, ou même de son jugement sur mes fringues (le muffle... me traiter MOI, de Punky Brewster). Oui, car le CDD permet ça (parce qu'en vérité, je suis pas tout le temps si coule, non plus). Le CDD permet de profiter des bons moments jusqu'à la lie, sans trop se soucier du reste. Bon, cela n'empêche pas un léger pincement de type "Mmmmh... il est chou quand même, c'est con, on s'entendrait bien si on était pour de vrai ensemble". Mais en fait, le CDD, c'est un teaser, celui de la relation qui un jour durera et marchera. Parce que c'est aussi intense. Mais limité. Voilà tout. Mais si on le sait au départ, on fait comme si c'était pas grave (phrase de Cheyenne à Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l'Ouest, un de mes films préférés). Faire comme si c'était pas grave. C'est ça l'état d'esprit. Et puis, comme j'ai dit à mes girls, par mail : " Au final, ça fera une mini-histoire de 3 semaines sans prise de têteavec des sentiments et là bordel j'ai mis des italiques parce que ça coooooompte. Perso, ça me fait trop plaisir."
Cher lecteur, j'espère que tu apprécies cet effort de polyphonie que je fais depuis le début de cet épisode, sachant qu'en plus j'écris à la veille de mon départ en vacances, une telle recherche stylistique relève de la performance.
Pour finir, je tiens donc à dire que je suis pour le CDD et que c'est une expérience géniale.
Seulement voilà, mon argumentation est fragilisée : je suis passée de CDD à VIA sans m'en rendre compte, mais ça, c'est pour la semaine prochaine, les enfants....
La prochaine fois, donc, pour vous, l'épisode "Il m'arrive des trucs improbables du genre j'ai un mec anciennement polygame qui devient monogame pour moi alors que j'avais même pas demandé". Aussi dit "Putain mais vrai, ça m'arrive jamais, ça...". Les concepts ont une formulation plus longue, c'est vrai.
Bref. Tout ça pour dire... to be continued...
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Salut salut, chers lecteurs
Alors aujourd'hui, pour vous, la suite. En un mot comme en cent, le CDD.
Qu'est-ce qu'un CDD? Un Contrat à Durée Déterminée.
Benoît me dit, après l'épisode dit "de la culotte", la chose suivante (somme toute assez peu marquante dans la formulation, mais plus intéressante niveau interprétatif, ok promis j'arrrête de digresser). Benoît me dit donc :
"Bon. Je suis à Paris la semaine prochaine. On se voit?".
Traduction : Benoît n'est donc pas un coup d'un soir.
Cependant, il ne m'a pas échappé que Benoît n'est que de passage furtif à Paris. Benoît ne durera pas.
C'est donc un?
Un?
Un CDD. Merci de suivre.
La belle affaire, un CDD.
Nina nous a raconté les affres de ses plans les plus nazes, de mecs qui font la bise pour pas s'engager, y a eu débat. Oui mais les hormooooones, tout çaaaaa (si si rappelez-vous...). Oui mais non. Je vous invite donc à entrer avec moi dans la catégorisation relationnelle. Même s'il est possible que je raconte un brin n'importe quoi. En fait, Benoît, par sa question, me fait comprendre qu'il ne sera pas qu'un one shot, et ce changement de catégorie me ravit. J'ai rien contre les one-shot, mais au bout d'un moment, c'est pas très épanouissant. Avec un océan d'écart, le Benoît, il peut difficilement être plus qu'un CDD, et ça me convient. Ouais parce qu'entre mes 825 one-shots, ceux d'avant la re-virginisation, veux-je dire, j'ai eu un would be CDI, et ben la chute est dure. Trop dure. M'a fait chier, Guillaume. M'a fait de la peine. Moi pas vouloir ça. CDI pas bien. CDD mieux. Gnarf.
Qu'est-ce qu'un CDD, donc?
Un Contrat à Durée Déterminée. Sans engagement à la clé. Limité dans le temps. T'emballes pas ma belle, t'as vu où j'habite, t'as vu où t'habites? C'est pour le fun, toi et moi. Oui oui, bon, ça va, j'ai rien demandé, non plus, c'est pas comme si j'avais pas remarqué qu'il y a un océan entre toi et moi, ça va.
Notons que par ce biais, le CDD reprend de la valeur ajoutée, lui qui est tout le temps dans l'ombre du CDI (cqfd, allez hop, soyons fous).
C'est mal, la durée déterminée? Oulà mon dieu, non. Mais j'ai comme dans l'idée que l'homme a du mal à concevoir que la femme puisse ne pas être en attente de projets de vacances ensemble, et de coups de fil ennamourés, de justifications sur les soirées... Marrant, ça.
Re-visionnez la pub meetic, rules have changed (pas taper pas taper Nina, c'était une blague).
Ne pensez pas que je vais vous raconter ma vie sentimentale par le menu, c'est fort mal me connaître, je ne mange pas de ce pain là.
Bon, Benoît, aka le CDD. Bah oui, il est mignon, et intéressant. Et manifestement coeur d'artichaud et polygame. Ca c'est Nico qui me l'a dit.
"Mouiiii à ta place je ferais gaffe, tu sais Benoît, je le connais un peu, et tu vois quoi... enfin... il tombe hyper facilement amoureux, tout çaaaaaa...."
(note pour Nico qui me lit, je le sais : depuis je pige l'intertexte à base de "Oui mais Benoît ce que tu sais pas c'est qu'il a déjà deux meufs à Paris, deux plans cul ici, plus les nanas qui lui tombent sous la main, y croit pas trop, quoi")
Donc : polygame et coeur d'artichaut. Et pas précisément un voisin. Ne pensez pas que je vais vous étaler ma vie privée, ce serait mal me connaître (quoi? quoi? c'est le but de cette saga de l'été? on m'aurait menti, alors?). Bon, mais je voulais parler de Benoît parce que bon, c'est une histoire que j'ai trouvée chouette. Limitée dans le temps. Parce que limitée dans le temps à la base.
Benoît a été surpris par ma zénitude à son égard. Il avait jamais connu de fille aussi coulante, aussi souriante, aussi légère, etc. Ben oui. Je vais pas lui faire la gueule s'il a 1h30 de retard à un rendez-vous (et qu'il me prévient, hein), parce que ça fait 8 mois qu'il est pas revenu dans sa ville natale et qu'il a des amis très proches à voir, une famille et modérément le temps pour une gonzesse croisée au détour d'un bar (et d'une culotte, je sais je sais) deux semaines plus tôt... Je vais pas m'insurger de ne pas avoir de nouvelles un soir où il devait m'appeler, ou d'apprendre, au détour d'une conversation, qu'il voit une autre fille depuis plusieurs mois. Je me fous assez de l'opinion de ses potes à mon sujet, ou même de son jugement sur mes fringues (le muffle... me traiter MOI, de Punky Brewster). Oui, car le CDD permet ça (parce qu'en vérité, je suis pas tout le temps si coule, non plus). Le CDD permet de profiter des bons moments jusqu'à la lie, sans trop se soucier du reste. Bon, cela n'empêche pas un léger pincement de type "Mmmmh... il est chou quand même, c'est con, on s'entendrait bien si on était pour de vrai ensemble". Mais en fait, le CDD, c'est un teaser, celui de la relation qui un jour durera et marchera. Parce que c'est aussi intense. Mais limité. Voilà tout. Mais si on le sait au départ, on fait comme si c'était pas grave (phrase de Cheyenne à Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l'Ouest, un de mes films préférés). Faire comme si c'était pas grave. C'est ça l'état d'esprit. Et puis, comme j'ai dit à mes girls, par mail : " Au final, ça fera une mini-histoire de 3 semaines sans prise de têteavec des sentiments et là bordel j'ai mis des italiques parce que ça coooooompte. Perso, ça me fait trop plaisir."
Cher lecteur, j'espère que tu apprécies cet effort de polyphonie que je fais depuis le début de cet épisode, sachant qu'en plus j'écris à la veille de mon départ en vacances, une telle recherche stylistique relève de la performance.
Pour finir, je tiens donc à dire que je suis pour le CDD et que c'est une expérience géniale.
Seulement voilà, mon argumentation est fragilisée : je suis passée de CDD à VIA sans m'en rendre compte, mais ça, c'est pour la semaine prochaine, les enfants....
La prochaine fois, donc, pour vous, l'épisode "Il m'arrive des trucs improbables du genre j'ai un mec anciennement polygame qui devient monogame pour moi alors que j'avais même pas demandé". Aussi dit "Putain mais vrai, ça m'arrive jamais, ça...". Les concepts ont une formulation plus longue, c'est vrai.
Bref. Tout ça pour dire... to be continued...
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