C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Parfois, dans la vie, il m'arrive de rencontrer des hommes avec qui je couche (pas avec tous, évidemment). Suite à une folle partie de jambe en l'air (qui peut se décliner au pluriel d'ailleurs), arrive le moment de se séparer parce que la vie continue en dehors du lit, tout de même. Et en général, au moment de se quitter, on s'embrasse pour se dire au revoir. J'ai déjà traité de la bise post coïtale, on n'en reparlera pas ici.



Bref, un baiser avant de se quitter. Et bien je suis toujours aussi nulle pour en déduire quoi que ce soit. Le baiser post coïtal est-il un élément qu'il est impossible à analyser. Si je liste quelques hommes dans ma vie, je me souviens de quelques baisers d'au revoir assez passionnés qui laissent penser que le monsieur en veut plus... et je n'ai plus jamais de nouvelles.



De l'autre côté, j'ai le baiser poli déposé vite fait sur les lèvres. Je me souviens de la première fois que Gabriel est venu chez moi. D'abord, il n'a pas voulu rester dormir (à l'époque, j'aimais pas quand ils partaient juste après) puis le baiser fut... poli. Amical mais pas chaleureux. Je l'ai regardé partir en me disant en mon for intérieur : « celui là, je ne le reverrait jamais ». Et bien j'avais tort.



Alors le baiser chaleureux est-il un signe d'adieu et un baiser poli un signe d'à bientôt ? Ben non, ça ne marche pas non plus. Si je prends le cas de Guillaume IV, chacun de ses baisers d'au revoir étaient très, très chaleureux. Alors que d'autres ont eu des baisers d'adieu qui voulaient bien dire ce qu'ils voulaient dire : « bon, on va en rester là, hein, te fais pas de film ! ».



Evidemment, la question est : « au fond, la réponse à la question du va-t-on se revoir est-elle si importante ? ». C'est vrai que le one shot n'est pas un crime même si parfois, j'aurais bien retenté l'aventure, juste parce que c'était bien (de mon côté bien sûr, on ne peut jamais savoir de l'autre côté malgré des compliments parfois échappés). Franchement, pour moi, le sexe n'est pas une simple question de technique mais d'alchimie avant tout et je ne l'ai pas avec tous les hommes (heureusement, j'ai presque envie de dire) alors quand l'alchimie est là, je suis toujours un peu déçue si ça ne poursuit pas. Et puis ça m'éviterait de me demander si je dois relancer ou si un silence radio de plus d'une semaine est suffisamment éloquent. Ouais mais si moi je me dis ça et que lui aussi, s'il le faut, on avait tous les deux envie de se revoir et on passe à côté. Ceci étant, le dernier one shot- baiser tout tendre et chaleureux, ça fait trois semaines qu'il a pas répondu à mon mail de proposition de 2e prise donc j'ose supposer qu'on en restera là (ou qu'il reviendra un jour où ça le grattera dans le boxer).



Et pour brouiller encore plus les pistes, nous avons le « à bientôt ! » qui veut dire « je dis ça par réflexe mais en fait, je t'efface dès que je rentre de MSN et je jette ton numéro alors n'y compte pas trop quand même ».  C'est pas comme si on était entre adultes consentants et que je peux tout à fait comprendre qu'une partie de jambe en l'air n'est pas une demande en mariage...



Bref, un jour, je saurai peut-être voir et lire les signes pour comprendre si un à bientôt veut dire ce qu'il veut dire ou son exact contraire. Ou alors je rentrerai dans un couvent comme ça, ça m'épargnera ces petits jeux de dupe qui sont parfois un peu fatigants, trop stratégisant pour moi (ne pas rappeler avant 72h, ça fait désespérée, gna gna gna). De toute façon, j'en ai toujours fait qu'à ma tête et 72h pour une impatiente comme moi, c'est une éternité un peu trop longue. Mais bon, il est vrai qu'on peut difficilement sortir un "bon, écoute, c'était bien sympa mais on en reste là, hein. Salut!". Mais je ne désespère pas de trouver la clé !


Publié dans : Sexe et séduction
Vendredi 3 juillet 2009

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L'autre soir, je matais distraitement une série australienne Nos vies secrètes où on retrouve notamment une nana qui jouait dans Hartley Cœur à vif (Jodie la chanteuse). A un moment, un mec est en rendez-vous avec une fille et comme il n'a pas envie d'aller plus loin avec elle, il se lance dans la stratégie de la froideur : « je réponds par monosyllabe et je ne la regarde plus jusqu'à ce qu'elle parte d'elle-même ». Je n'ai qu'une chose à dire : crétin.



Bon, prenons au hasard une fille, moi. Oui, je me prends en exemple, je me connais bien, c'est plus pratique. Donc imaginons que je me retrouve avec un homme qui me fait le coup de la froideur. Et bien comme une conne bien élevée que je suis, la même qui dit bonjour aux gens qui ne lui répondent pas, j'aurais essayé d'entretenir la conversation. Bah oui, comment savoir dès le départ que ce mutisme est une marque profonde de désintérêt pour ma personne plutôt que de la timidité. Souvenez-vous comme je m'étais gentiment fait remonter les bretelles sur l'épisode d'où trouver l'homme où je narrais un rendez-vous d'un profond ennui, un lecteur me faisant remarquer que c'est facile de se moquer mais que j'avais qu'à parler, moi aussi. Oui, j'aime les gens qui s'emportent contre des fictions.  Bref, au lieu d'utiliser de vieilles stratégies merdiques, pourquoi ne pas tenter la franchise, pour voir ?



Evidemment, ce n'est jamais facile. Nous avons tous été dans le cas d'une soirée où l'autre est intéressé mais nous, pas. Comment s'en sortir tout en restant respectueuse et polie ?En général, je joue le langage corporel en évitant les regards appuyés et en me « fermant » physiquement (épaules rentrées, corps un peu avachi, bras croisés...) et en maintenant une distance mais je reste quand même courtoise. Parce que ce n'est pas parce que le monsieur ne m'attire pas qu'il est forcément un abruti congénital dont la conversation va profondément m'ennuyer. Si je peux passer une soirée sympa à discuter à défaut de faire des folies de mon corps, voire des folies de mon cœur, franchement, c'est tout bénef.



Parce que la stratégie de la froideur est doublement vicieuse. D'abord, c'est la garantie d'une mauvaise soirée pour les deux personnes. Franchement, à moins de tomber sur une personne totalement égocentrique qui ne se rend même pas compte que vous ne répondez que par monosyllabe, la soirée va être pénible pour tous les deux et même gênante. Oui, vous savez, ces silences gênants où une petite voix dans notre tête nous supplie de trouver quelque chose à dire. Mais qui peut sérieusement s'imposer ça ?



Et puis surtout, la stratégie de la froideur est odieusement vexante. Bien sûr qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, c'est un fait, même Angelina Jolie ou Megan Fox ne font pas l'unanimité. Moi, je l'aime pas par exemple Megan Fox, elle est trop vulgaire. Mais ce n'est pas parce qu'un mec n'a pas envie de moi qu'il doit se montrer tellement désagréable que j'ai l'impression d'être non seulement moche mais en plus la fille la plus inintéressante de la planète. Très bon pour mon ego. Et ça, j'ai du mal. Sans parler de ceux qui se montrent carrément méprisants, des fois qu'on puisse éventuellement croire, sur un incroyable malentendu, que le monsieur est intéressé. Un minimum de respect s'impose à la fin. Je pense que personne n'apprécie ce genre de pratique, pourquoi donc l'utiliser ? Surtout qu'il m'est déjà arrivé de changer d'avis sur un homme qui ne me plaisait pas de prime abord mais en le connaissant un peu mieux, finalement... Bref, on peut fermer la porte mais inutile de la claquer, on risquerait de le regretter. J'ai déjà vécu ça, un mec qui m'a jetée pour mieux revenir après, il a couru longtemps avant de... se prendre un vent.



Y a des jours où le jeu de séduction m'épuise. Le pire étant le mec qui ne m'intéresse pas mais qui se croit suffisamment irrésistible pour que je sois forcément sous le charme et me joue le jeu de la froideur. Dans ce cas là, je le lui rends bien, je ne fais aucun effort mais en plus, je prends un air détaché, genre, « ranafout de la tension entre nous ». Comme ça, c'est lui qui a l'air con. Mais bon, un jour, on apprendra à se comporter correctement. J'espère.

Publié dans : Sexe et séduction
Mardi 23 juin 2009

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Hier soir, il y avait une émission fortement passionnante sur M6 sur les nouveaux comportements sexuels. Je ne vais pas encore m'énerver sur le caractère « nouveau » que l'on colle chaque année et ce depuis que j'ai l'âge de comprendre ce qu'est le sexe sur ces reportages, je me suis déjà exprimée longuement sur le sujet. Mais hier soir, je sais pas, je trouvais que tout ça avait quelque chose de pathétique.



Je n'ai pas regardé longtemps, ça m'a énervée. D'abord, il y avait les femmes « d'un certain âge » qui aimaient les petits jeunes, présentées comme des croqueuses d'hommes. La première accueillait plein de jeunes chez elle et dansait devant eux dans une indifférence hallucinante « les hommes sont captivés ». Tellement captivés qu'ils préfèrent boire et fumer entre eux et laisser la demoiselle exécuter une danse prétendue lascive mais que je qualifierais de... épileptique. Puis vient l'éternel reportage sur la bisexualité « je roule des pelles à une pote, je suis bi ! » ou l'éternel mais toujours drôlatique : « je fantasme sur Angelina Jolie, je suis bi ». Toute femme a un jour fantasmé sur Angie (moins maintenant, elle me fait peur), j'ai même fantasmé sur Shane de The L wolrd (qui ressemble à Jared Leto, vive mon lesbianisme refoulé, hein...), ça ne fait pas de moi une lesbienne, c'est bien plus compliqué que ça. Le reportage était suivi d'une interview de Maïa Mazaurette qui expliquait que : « si, si, plein de filles embrassent leurs copines pour draguer des mecs ». Comme je l'ai déjà dit, attraper un homme uniquement parce que j'embrasse une femme n'est guère flatteur. Et comme je concluais sur twitter : « Aujourd'hui, pour séduire les hommes, il faut prétendre coucher avec les femmes. Y a pas comme un paradoxe ? »



J'ai fini par zapper puis je me suis posée la question. Pourquoi ça m'énerve ? Par jalousie ? Ahahah, non, j'ai passé le stade où pour intéresser un homme, j'ai besoin de fouiller la bouche d'une autre fille, j'ai d'autres atouts. Je ne mets même plus ma sexualité en avant. D'abord ça leur fait peur mais surtout, j'ai autre chose à offrir. De toute façon, à trop en dire, on finit parfois par en inventer un peu, à se la jouer super open et à se retrouver un peu coincée quand la personne en face nous propose une pratique qui ne nous branche pas du tout. Bref, de façon générale, je ne suis pas qu'un vagin, merci bien. Donc ce n'est pas une réaction de jalousie, qu'est-ce ? Suis-je à ce point lassée d'entendre parler de sexe ? Ai-je à ce point pitié de ceux qui survendent leur sexualité pour masquer le vide abyssal de leur personnalité ? Suis-je donc en train de devenir vieille à l'esprit obtus voire coincée ? Est-ce que ça veut dire que bientôt, je vais me limiter à un missionnaire dans le noir à 22h37 les jeudis soirs ? Aaaaaaaaaah !



Et puis j'ai poursuivi ma réflexion et me suis rendue compte que le problème n'était pas de parler sexualité mais la façon de le faire. Je lis des blogs érotiques ou nouvelles sur des forums et certains, même s'ils racontent des faits, sont rédigés de façon si subtile et élégante que ça ne me fait pas cet effet d'étalage pour se rendre intéressant mais plus de partage. Les mots peuvent être crus, les actions violentes, les corps bondés, maltraités, c'est juste qu'il n'y a aucune vulgarité. Car c'est finalement ça qui m'énerve et que j'ai eu du mal à identifier : la vulgarité. On peut parler de sexe de façon légère et ludique, même de façon sérieuse mais autant j'apprécie chez certains, autant l'étalage exagéré verse dans la vulgarité et m'épuise. Autant j'aime la viande bien cuisinée, par exemple, autant le spectacle d'une boucherie avec carcasses qui pendent, de suite, ça m'attire moins.



Finalement, plus le temps passe et plus je me dis que la seule façon intéressante de parler de sexe, c'est d'éviter toute surenchère voire mythomanie. Parce que hier soir, la grande gigue blonde qui dansait en prétendant être une déesse de l'amour pour des hommes qui semblaient surtout s'intéresser à son appart (lieu où on peut boire et fumer tranquille tandis que la propriétaire remue n'importe comment), ben au fond, ça m'a fait de la peine.

Publié dans : Sexe et séduction
Lundi 15 juin 2009

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Partons du principe qu'ici, en terme de beauté, je parle au sens large du terme, ça évitera d'entrée de jeu des commentaires désagréable sur une éventuelle prétention de ma part sur mon apparence physique. Ceci étant posé, attaquons l'article.

 



Pendant longtemps, j'ai rêvé d'être une beauté froide un peu à la Carole Bouquet ou Grace Kelly, ce genre de femmes mystérieuses qui semblent connaître les mystères de l'univers mais n'ont pas le droit de les partager et ça les rend un peu triste. Vous voyez l'idée ? Bref, je me rêvais de ces héroïnes sublimes et inatteignables, marchant avec fierté, le corps droit, le menton dressé tel un défi à ... à on ne sait pas trop qui. Mais force est de constater que je suis à des milliers de kilomètres de la beauté froide, je suis même précisément l'inverse : je suis une beauté chaude.

 



Qu'entends-je par beauté chaude ? Alors je ne parle pas en terme chromatique puisque justement, si on prend mes couleurs (peau blanche, yeux bleus, cheveux clairs), je suis plus dans le froid. Je parle plus de l'effet produit sur autrui : la beauté froide glace, la beauté chaude est plus chaleureuse. Prenons un exemple tout bête : Nina dans la rue. Prenons mardi par exemple. Mardi, j'étais légèrement à la bourre (j'ai du mal à me lever en ce moment) donc je fonce prendre le train, une première personne me demande un renseignement. Train pris, me voilà dans mon quartier, je marche vite, les écouteurs vissés aux oreilles. Et là, une dame d'un certain âge m'arrête « excusez-moi, mademoiselle, je vois bien que vous êtes pressée mais... ».  Ca, c'est à peu près mon quotidien : dès que je ne suis pas de mauvaise humeur, les gens viennent spontanément me demander des trucs, me parler... Je ne fais pas peur, je ne suis pas une beauté froide. C'est un fait.

 



Alors quelque part, c'est sympa que les gens vous prennent systématiquement à la bonne. Je fais rarement une mauvaise première impression parce que oui, j'ai l'air sympa et que j'ai une bonne bouille. Et je souris beaucoup aussi. Ca a des avantages certains, je m'intègre facilement dans n'importe quel groupe, les gens sont souvent gentils avec moi. Des fois un peu trop. Vu que j'ai dû intimider deux personnes dans toute ma vie entière (l'amoureux secret de ma meilleure amie du lycée qui n'osait pas lui parler car il avait peur de moi (bonjour l'excuse bidon) et un mec qui m'a dit que j'étais impressionnante car quand je rentre dans une pièce, je suis comme chez moi (mais je pense qu'il se foutait de ma gueule (c'est lourd toutes ces parenthèses (mais j'aime bien)))), les gens viennent spontanément m'adresser la parole... y compris les hommes qui en veulent à ma vertu. Oui je me fais draguer et relativement souvent mais normal : je ne fais pas peur aux hommes.

 



 Je n'ai donc rien en commun avec la beauté froide mystérieuse. Ce n'est pas un drame non plus. Certaines me diront même qu'être une beauté froide, c'est pas si drôle quand on n'est pas actrice, que les gens nous prennent d'abord en grippe en pensant qu'on se la pète alors que pas du tout et que ça fait 3 ans qu'un homme ne les a pas draguées. Pas faux. De toute façon, j'ai jamais voulu être actrice. Par contre, il va vraiment falloir que j'apprenne par cœur un plan de Paris, ça m'évitera de donner des mauvaises directions quand je veux vraiment aider les gens mais que j'ai confondu des rues.

 



NB préventif : le SIDA, c'est mal, tu sais que c'est un peu ma marotte, mettre des préservatifs et tutti quanti. Et en plus, le SIDA est hyper moche, comme tu pourras le constater ici. Il a même des lèvres en forme de vagin.

 

NB informatif : Pour ceux qui ont raté la fête des mères (bouh, pas bien !), une petite boutique de bijoux bien sympa.


NB : Non, plus rien, j'ai fini.

Publié dans : Sexe et séduction
Vendredi 12 juin 2009

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Il y a presque 4 ans, j'avais écrit un article indiquant que les femmes préféraient les connards, article m'ayant valu moult insultes par des gars « gentils » qui n'appréciaient pas qu'on les apprécie à leur juste valeur. T'en fais pas, gars, vu comme tu m'insultes,  c'est normal que je n'ai aucune envie de te connaître. Donc j'avais dit ça. Depuis, j'ai vieilli (oui, je vieillis maintenant, je le sais, je vous expliquerai) et finalement, je me rends compte que j'ai totalement changé d'avis. Les connards ne m'attirent plus, ils me lassent et, limite, ils me font pitié. Explication.



Connaissez-vous How I met your mother ? Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous résume rapidement : Ted est un trentenaire New Yorkais célibataire à la recherche du grand amour. On sait déjà qu'il va le trouver puisqu'il raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère mais ça fait 4 saisons qu'il raconte sa vie sans l'avoir vue. La série gravite autour de 5 personnages : Ted, le romantique, Robin la carriériste, le couple parfait Lili-Marshall et Barney, le connard. Pendant longtemps, je n'ai trouvé aucun attrait à Barney : il est super drôle, entendons nous bien, j'adore mon personnage mais je n'aurais pas envie de coucher avec son personnage parce que c'est un connard qui accumule les conquêtes et les jette de façon assez discutable. C'est un des ressorts de la série, d'ailleurs. Puis à un moment, Barney tombe amoureux et montre ses failles et là, paf, je le trouve absolument craquant. Et c'est là que j'ai réalisé : je n'aime plus les connards, plus du tout même. Parce que le connard joue un rôle et m'épuise.



Les connards, j'ai pratiqué, beaucoup trop à mon goût avec le recul, je m'en suis pris méchamment plein la gueule, des insultes les plus immondes possible juste pour le plaisir de me blesser. Mais pourquoi le connard agit ainsi ? J'ai trois explications :


- Parce que le connard est narcissique et se fout des autres et préférera te marcher sur la gueule pour avoir 33 secondes de gloire que de te ménager un peu. De toute façon, hors de lui, rien n'existe alors t'es gentille, tu écartes les cuisses le temps qu'il fasse son affaire et après, tu fermes ta gueule, merci, au revoir. Tu es aussi priée de tomber amoureuse de lui, de pleurer sur le fait que ce n'est pas réciproque, d'insister pour qu'il ait le plaisir de te jeter méchamment.


- Parce que le connard est faible.  Il n'a aucune confiance en lui (à tort ou à raison) et il n'a rien trouvé de mieux pour se vendre auprès des filles que de se créer une image de playboy briseur de cœur, l'Everest des nanas en gros : le conquérir est le défi ultime. Sauf que le connard exagère parfois considérablement son tableau de chasse et une fois au lit, on se rend compte qu'il a une connaissance très limitée du corps féminin et qu'on s'ennuie un peu... beaucoup.


- Le connard est du type pervers narcissique qui ne trouve de valorisation de son ego que dans la destruction de celui d'autrui et plus précisément le vôtre. Il a couché avec vous mais c'était par pitié/ivresse ou ceux que vous voulez mais certainement pas parce que vous êtes assez bien pour lui. Non mais ça va pas la gueuse ? Vous n'êtes ni assez jolie ni assez brillante, spirituelle, drôle, cultivée, grande, petite, mince, plantureuses, blonde, brune, blanche, noire ou peu importe pour pouvoir faire jeu égal avec lui. Vous devriez d'ailleurs lui baiser les pieds pour le remercier d'avoir daigné partager un lit avec vous. Et c'est là que tout le vice du pervers narcissique agit : ça ébranle votre confiance en vous, vous vous sentez comme une toute petite merde de lapin constipé et dès qu'il revient pour vous sauter, vous en tombez accro parce qu'un mec aussi merveilleux daigne quand même vous honorer à nouveau. Oui, dans pervers narcissique, y a pervers.



Et puis surtout, le connard ne présente aucun intérêt ludique. Il veut vous mettre dans son lit et ne s'en cache pas. A partir de là, le jeu de séduction est très limité, autant dire oui de suite. Aucune surprise, aucune montée en tension érotique, rien. Pas d'attente, c'est à consommer de suite parce que le connard n'attend pas. Or ce qui m'excite, moi, c'est précisément le jeu de séduction. Du coup, le connard m'ennuie, me laisse indifférente et à ce niveau là, je me dis qu'une masturbation me procurera certainement plus de plaisir que ça.



Finalement, les romantiques à la Ted Mosby ne sont pas si mal que ça.

Publié dans : Sexe et séduction
Jeudi 11 juin 2009

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