C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Il y a une phrase qu'on entend souvent lorsque nous sommes célibataires « je ne comprends pas pourquoi tu es célibataire ». Ce qui constitue en soi un compliment, ça sous entend que nous avons toutes les cartes en main pour trouver une moitié mais tant de condescendance... Ca fait grincer les dents.



Le célibat n'est ni une maladie ni une tare, à priori, mais socialement, ce n'est pas si bien admis que ça, apparemment. Les gens ne conçoivent pas que le célibat peut aussi être un choix et non une croix à porter. Pourquoi suis-je célibataire ? As-tu seulement envisagé que c'était un choix personnel ? Dois-je forcément dire nous pour que tu arrêtes de te préoccuper de mon sort ? Pourquoi ? Pourquoi ? Et pourquoi il y aurait une raison précise, pour commencer ?



Parfois, je regarde des émissions comme Confessions Intimes. J'en ai honte. Autant j'assume mon visionnage de pas mal d'émissions merdiques, autant ce genre de programme me rend malade à regarder, je me trouve aussi déplacée que les gens qui regardent un accident en espérant voir du sang. Parce qu'au fond, c'est pareil : des couples qui ne s'aiment plus se battent devant les caméras, s'insultent mais nous expliquent qu'ils restent ensemble par amour (au moins oui) ou pour les enfants. Je ne suis pas sûre que voir ses parents s'insulter soit une bonne chose pour un enfant mais je ne suis pas pédopsy, peut-être ai-je tort. Alors, forcément, quand je vois ça, ça calme un peu mes envies de couple à tout prix.



Evidemment que parfois, on a envie de bras compatissants après une dure journée, de juste dormir avec quelqu'un sans être obligée de passer à la casserole, de faire des projets à deux... Mais je ne suis pas prête à le faire à n'importe quel prix. Sans vouloir péter plus haut que mon cul, je me sais jolie, drôle et j'ai une bonne situation, je ne vais pas me jeter au cou du premier qui dit oui juste pour ne plus être la célibataire de service.


Je peux aussi des donner des réponses au pourquoi. Outre le fait que je n'ai pas envie de m'engager avec n'importe qui (comme la plupart des gens, je n'enfonce qu'une porte ouverte), pour trouver quelqu'un, faut faire des rencontres et y a des moments où c'est pas facile, facile. Je commence un nouveau boulot, je ne sors jamais avant 19h30-20h et après, j'ai juste envie de rentrer me coucher. Oui, j'ai pas eu de vacances depuis Noël (dans une merveilleuse ambiance où j'ai passé mon temps à courir les magasins et à consoler ma mère qui pleurait souvent), je suis physiquement à bout. Je perds littéralement la tête, je tape mon code de carte bleue sur mon digicode, je me retrouve dans le métro sans me souvenir d'avoir pris le train... Heureusement, les vacances arrivent. Mais voilà, je n'ai ni le temps ni envie de chercher pour le moment.



Mais au fond, peu importe les pourquoi et les parce que. Répondre au pourquoi serait se justifier alors que je n'ai à me justifier de rien. Je ne ressens pas la morsure de la solitude et je ne vois pas vraiment comment je pourrais vu que je suis très entourée par mes amis et mes amants. Célibataire, oui, seule, non. Autant j'ai mal vécu mon absence d'emploi qui me faisait sentir incomplète (« c'est quoi ta profession ? - Heu ben je n'en ai pas... - Ah... »). Mais là encore, travail et amour se rejoignent. On ne sait pas toujours pourquoi ça ne le fait pas malgré la qualité de notre profil. Quoi que si je continue dans la comparaison, peut-être qu'en amour comme dans le travail, j'ai peut-être pas focalisé sur le bon truc. J'ai par exemple longtemps cru que mon diplôme était un argument vente mais que je souffrais d'un manque de réseau alors qu'aujourd'hui, je me rends bien compte que mon diplôme ne m'a servi strictement à rien mais ça, j'y reviendrai ailleurs. Peut-être qu'en amour aussi, je me focalise peut-être trop sur un truc, pensant que c'est un atout ou un défaut et qu'en fait, non, ce n'est pas ça. Bien qu'il me semble avoir isolé un point intéressant à ce sujet et j'y reviendrai une autre fois.



Quoi qu'il en soit, j'ai décidé aujourd'hui de répondre n'importe quoi à cette question. Le prochain qui me pose la question, je me demande s'il n'entendra pas un « parce que je suis hermaphrodite et que j'ai aussi un pénis, ça en effraie plus d'un... ». Très distingué.

Publié dans : Amour
Lundi 27 avril 2009

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Cher lecteur, au cas où tu ne travaillerais pas dans le milieu de la presse féminine comme moi, je vais peut-être t'apprendre un truc. Samedi, on sera le 14 février, c'est ce qu'on appelle communément la St Valentin. Alors choisis : tu es soit un célibataire déprimé d'être seul à cette occasion et qui cherche avec angoisse et frénésie une moitié de façon frénétique, soit un mec maqué qui doit à tout prix faire plaisir à ta chérie, soit une chérie qui angoisse à l'idée que son mec se plante ou oublie cette date. Ou alors tu t'en fous.




Donc voilà, les vitrines dégueulent de coeurs rouges et de roses de la même couleur et en réaction, l'anti St Valentinisme se radicalise. C'est quoi ? C'est cette attitude étrange qui pousse des gens à se réunir en groupe pour aller se moquer des amoureux ce soir là en allant dans les mêmes restos qu'eux. Pour ma part, des gens qui se forcent à sortir ce soir là et payer un repas une trentaine d'euros juste pour se moquer, je trouve que ça frôle le masochisme. Si je peux rester peinarde chez moi un 14 février, j'en suis plus que ravie.




Aujourd'hui, la St Valentin n'a plus aucune valeur pour moi et je ne suis même pas sûre que je réaliserais si je ne bossais pas dans la presse féminine où il faut parler d'amuuuuuuur à nos lectrices. Ado, c'était un jour plein d'un fol espoir d'une déclaration soudaine et inattendue de la part d'un jeune homme qui profiterait de cette fête de l'amour pour se déclarer. Evidemment, quand le soir venait, je déprimais sévère. A l'heure du coucher, je me sentais la fille la plus moche du lycée. 15 ans plus tard, je me fais rire toute seule avec mon romantisme adolescent exacerbé.




En grandissant, j'ai oublié la valeur de la St Valentin, ça n'avait plus d'intérêt. Pendant les 5 St Valentin que j'ai passé avec Guillaume 1er, on ne l'a jamais fêté et quand au matin, il me faisait un câlinou pour me souhaiter une bonne saint valentin, je répondais : « pffff, c'est débile ce truc ». Mais je ne le repoussais pas parce que j'aime trop les câlins. L'avantage de ne pas fêter la St Valentin en couple, c'est que si on se retrouve célibataire, on peut dire qu'on s'en fiche sans passer pour l'aigrie et frustrée de service.


Pourtant, je peux aussi comprendre que des couples aient envie de la fêter. Après tout, c'est toujours l'occasion de passer une soirée en amoureux et au vu de nos vies trépidantes, si on ne nous les impose pas, on ne prend plus le temps d'être juste à deux, sans télé, enfants, portables, boulot, choisis ton camp. Mon côté cynique et agoraphobe option misanthrope me conseille de ne surtout pas sortir ce soir là et de ne pas suivre la tendance mais pourquoi ceux qui ne font pas comme moi sont à clouer au pilori ? Ils ne sont pas hors la loi et on ne leur sert pas des nourrissons farcis au chaton, que je sache.




De plus, cette attitude anti St Valentin me paraît envoyer le message contraire. C'est la seule fête qui déclenche de telles réactions, il me semble. Si on prend Noël, il y a toujours des cyniques pour souligner que le Père Noël est une invention de Coca Cola (ce qui est faux, c'est une adaptation de Santa Klaus), que c'est trop commercial. Mais que je sache, personne ne va dans les grands magasins ce jour là pour se moquer des acheteurs et aucun ne va crier sur les enfants : « Mais le Père Noël n'existe pas, du con! ». Moi, je ne l'ai jamais dit à personne et j'espère ne jamais le faire parce que je refuse d'être la femme qui brise la magie de Noël.


Alors pourquoi tant de violence et de haine contre la St Valentin ? Ces anti qui se moquent ne souffrent-ils pas justement de l'amertume de leur solitude, du fait qu'une fois par an, on leur colle une fête dont ils sont exclus en temps que célibataire ? Pour ma part, je suis célibataire et qu'est-ce que je m'en fiche de l'être ce soir là comme les autres. J'aimerais à la limite qu'on fasse comme aux States avec des cartes à tous les gens qu'on aime. Bon ok, ça revient super cher mais des cartes, j'en donnerais et recevrais plein. J'ai pas de mec officiel certes mais je ne suis pas en déficit d'amour pour autant donc peu importe.




De toute façon, moi, cette année, le 14 février, je serai en week-end avec mon épouse facebookienne alors vous pensez bien que l'anti St Valentinisme, j'aurais pas pu de toute façon.


NB : C'est fou, en écrivant cet article, je me suis dit que ce doit être super marrant de se poser dans un grand magasin juste avant Noël et d'observer. Je suis légèrement psychopathe, des fois.

Publié dans : Amour
Mardi 10 février 2009

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(Non, toujours pas la suite de la recherche du prince charmant, toujours pas envie, là, de suite, mais ça reviendra, ne vous inquiétez pas...)


L'amour, il est partout : dans les romans que je lis, dans les films que je vois, les chansons que j'écoute, les magazines m'expliquent comment le trouver, on en parle entre copines. Bref, on a tous que ce mot là à la bouche mais finalement, sait-on réellement de quoi on parle ? Qu'est-ce que l'amour ? Je parle de l'amour que l'on donne à une seule autre personne, objet de nos désirs, avec qui on a envie de mélanger nos gênes. J'avais jamais remarqué que cet amour là était à priori égoïste puisqu'il ne se vit qu'à deux, normalement. D'un autre côté, à plus de deux, j'aurais du mal à gérer, je me connais. Sans compter qu'actuellement, entre mon boulot, mes séances du sport (oui, la Nina 2008 fait du sport figure toi et depuis un moment, en plus), mes soirées entre copines, mes soirées mondaines (au moins), je ne sais déjà pas quand je pourrais caser un mec alors deux... Voire plus... Non.


Quand j'étais ado, j'étais une perpétuelle amoureuse et j'aimais bien, en fait. J'avais comme spécialité de tomber amoureuse du « beau mec là bas », celui qui n'avait aucun ami en commun avec moi. Je passais mon temps à rêvasser, à imaginer nos premiers mots, notre premier baiser, à échafauder des plans pour aller lui parler. Ca m'occupait beaucoup. Evidemment, ce n'était pas de l'amour mais du fantasme mais à l'époque, je ne le savais pas. En grandissant, j'ai un peu perdu cette capacité à m'emballer. D'abord, j'ai été quatre ans et demi avec Guillaume 1er et même si durant cette période, j'ai secrètement craqué sur deux hommes dont le terrible démon tentateur, ça ne restait que du désir. Mais là, j'en avais conscience.


Aujourd'hui, je suis tombée dans l'excès inverse, je ne tombe plus amoureuse, plus du tout. Pourtant, j'ai fait des rencontres sympas, j'ai eu des petits coups de cœur, ça fait plus d'un an que je fréquente le même mec dans le cadre d'une relation libre et non impliquante mais non, je ne tombe pas amoureuse. A moins que... A moins que je ne sache pas ce qu'est l'amour. Peut-être qu'on me l'a tellement survendu que je crois que ça ne peut aller qu'avec les feux d'artifice, le cœur qui danse la polka, le love at first sight des films romantiques que je déteste, d'ailleurs. Oui, les belles histoires d'amour au cinéma, ça m'ennuie, on sait déjà comment ça va finir et je sais que dans la vie, on rencontre jamais le prince charmant pile au moment où on se sentait au fond du trou et hop, magie, tout s'arrange. Quand je suis au fond du trou, j'ai tendance à être aussi au fond de mon lit avec mon chat et un bon bouquin, je ne vois pas bien comment Patrick Dempsey viendrait sonner à ma porte pour changer ma vie. De toute façon, je le trouve vraiment pas attirant du tout Dempsey. Quoi que je le préfère à Tom Hanks qui a souvent joué l'homme prince charmant dans les films romantiques.


Bref, je m'égare mais des fois, je me demande s'il est possible que j'aime sans savoir. Je sais que la question paraît ridicule et que si je me pose des questions sur mes sentiments amoureux, c'est qu'ils ne sont pas là. Mais au fond, c'est quoi l'amour ? A quoi le reconnaît-on précisément ? Se loge-t-il dans l'ivresse des sens ? Dans l'envie de construire une vie à deux ? Dans la complicité entre deux êtres ? Dans la dépendance ? Rien ne me paraît si évident que ça. On dit qu'on aime parce qu'on le sait, parce que c'est évident. Mais pourtant, par le passé, j'ai cru aimer mais une fois l'étincelle du début éteinte, il ne restait plus rien. Et quand je me retourne, je me dis que, non, ce n'était pas cet amour mythique que je suis censée chercher à longueur de temps. C'était de l'affection, du désir, voire de l'orgueil, de l'optimisme, de l'envie d'y croire mais pas de l'amour. Y a qu'à voir à la vitesse à laquelle je m'en remets. Si j'étais réellement en mal d'amour, j'aurais pleuré bien plus que ça.



Parfois, quand on me parle d'histoires d'amour ou de chagrin d'amour, j'ai envie de soupirer. Non, tu n'es pas amoureux, non, tu n'as pas le cœur brisé, c'est juste une blessure d'ego. Ca fait mal, en effet, mais ne te cache pas derrière des « je l'aimeeeuh ! », ce n'est pas lui que tu aimes mais c'est l'idée d'être en couple, de sortir avec cette belle personne, de ne pas être seul et paria...


Et au fond, je me demande... L'amour entre deux êtres qui parlent à la première personne du pluriel, est-ce que ça existe vraiment ?

Publié dans : Amour
Mercredi 1 octobre 2008

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Sauf à tomber eux-mêmes sur des gens bien. L'autre jour, je parlais d'un garçon de ma connaissance que nous appellerons James. Sur le papier, James est grand et beau, une très bonne situation, intelligent, cultivé, intéressant, généreux et très sympa. Sans doute qu'il a des défauts, je ne le connais pas suffisamment pour les avoir vus. Ne vous emballez pas mesdemoiselles, James est en couple. Mais pourtant, je me dis que James est typiquement le genre de mecs qui est plus fait pour souffrir que faire souffrir, alors même qu'il a tous les atouts pour briser des tonnes de cœurs.


Alors voilà, les gens trop bien sont-ils faits pour être malheureux ? Scannez votre entourage, tous. Vous n'avez pas une personne, homme ou femme, qui cumule les sales histoires amoureuses alors que sur le papier, il/elle a tous les atouts dans sa main pour être heureux ? Moi, si j'en n'avais qu'une... J'en ai toute une collection. Et je me demande pourquoi, oh oui, pourquoi ? En pensant à James, j'ai cru entrevoir une explication et ça marche avec mes amis « bien et qui souffrent ». Déjà, James est victime du syndrome du trophée, je dirais. La première fois que j'ai dit James, je me suis dit « miam, j'en ferais bien mon 4 heures ». Mais en faire un petit ami ? Ohlala, non. Bon, la question ne se posait pas vu qu'il avait déjà sa copine, on est dans la fiction mais un mec beau comme ça, on l'imagine plus dans le rôle du prédateur que de l'homme d'une vie.


Explication deuxième qui découle de la première : ces gens bourrés de qualité sont effrayants. Imaginons que j'ai un James à la maison. Je le regarderais avec les yeux de l'amour, je l'écouterais parler pendant des heures mais si je repère pas vite les défauts dans cette cuirasse de perfection, je vais commencer à vite paniquer : merde, il est trop bien pour moi. Toutes les filles vont le vouloir, se jeter sur lui, il va peut-être rencontrer une fille mieux que moi, aaaaaaaah ! Oui, une fille, ça psychote pas mal quand on s'y met. Donc soit je prends confiance en moi et surtout en lui (rappelons que nous parlons d'un mec bien et super loyal) et tout va bien, soit je vais finir par le plaquer pour un mec moins parfait et moins angoissant, quelque part.


Explication troisième qui naît de la douceur de caractère de James et ses amis du genre. En général, ces personnes ont une grande générosité et une grande préoccupation pour autrui. Donc ce n'est pas le genre à provoquer une sale rupture, il fera les choses tout en douceur. Et d'ailleurs, en général, ce genre de personnes ne rompt quasi jamais, sans que je sache bien pourquoi.


Conclusion : je suis intimement persuadé que James est programme plus pour souffrir que pour faire souffrir, ce qui me désole. Ce qui peut le sauver ? Tomber sur quelqu'un d'aussi bien qui l'appréciera à sa juste valeur et se verra faire autre chose avec lui que de l'épingler à son tableau de chasse. Alors, oui, c'est possible, James en est la preuve. Mais James a rencontré sa belle après 30 ans comme quoi, il lui aura fallu du temps.

Publié dans : Amour
Lundi 11 août 2008

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Tu l'aimes, il ou elle t'aime, c'est le grand soleil au milieu d'un ciel bleu sans nuages avec des oiseaux qui font piou piou et des cœurs tudum tudum. Bref, vous vous aimez et c'est le peton. Sauf que. Sauf que pendant vos ébats enflammés, passionnés et tout ça, il y a une petit chose pas top agréable : la capote. Mais là, ça fait quelques mois que vous êtes ensemble, et si on passait à l'étape suivante.

Les couples de notre temps ont en effet une nouvelle étape à franchir pour se rapprocher encore plus : la disparition de la capote et, donc, le test HIV. Parce que faut dire ce qui est, la capote, ça a un côté pratique pour ce qui est écoulement post coïtal mais faut dire ce qui est, niveau sensation, c'est pas le top du top. Ils ont beau les nervurer, perler, chauffer, refroidir, ça ne vaut pas le vrai contact humain. D'ailleurs, j'ai testé les capotes effet froid, c'est très décevant. Bon, au début, j'avais peur que ça assèche ou que ça irrite mais finalement, ça pue juste le menthol. Avis partagé par le monsieur. Si quelqu'un ici a testé l'effet chaud pour témoigner, ce serait sympa, merci.


Ainsi, on a une nouvelle étape. Maintenant, c'est : on se rencontre, on couche ensemble, on fait le test HIV et on enlève la capote, puis on vivra ensemble et même que plus tard, on fera des bébés. En nos temps troublés, enlever la capote n'est pas anodin. Ca veut dire qu'on fait confiance à l'autre : tel jour, on a fait ensemble un test HIV et tu étais séronégatif. T'as intérêt à le rester. Sans dire que c'est une preuve de fidélité absolue, c'est au moins une preuve de « si tu couches ailleurs, aies au moins la décence de te couvrir ». Pour moi, ça représente une étape supplémentaire dans l'engagement et la confiance en l'autre, surtout que parallèlement se pose la question de la nouvelle méthode contraceptive. Ok pour enlever la capote mais c'est pas une raison pour faire un bébé en même temps. Et là, en général, qu'est-ce qu'on choisit ? La pilule (ou l'implant, c'est pareil) dans l'immense majorité des cas. Alors que la contraception se faisait à deux, là, c'est la seule femme qui en prend la responsabilité car je ne connais pas beaucoup de mecs qui vérifient que leur copine prend bien sa pilule. D'un autre côté, je sais pas si j'apprécierais...


Ce test et ciao la capote est devenu un vrai moment clé dans la vie du couple. D'abord, c'est traverser ensemble une « épreuve ». Tout ceux qui ont passé un test HIV le savent : on a beau savoir que, techniquement, on risque rien, on a toujours une pointe d'angoisse quand arrive le résultat. Et si la capote avait pété sans que je m'en rende compte ? Et si, et si... Puis la bonne surprise (enfin, en général, on va envisager le positif pour cet article) : tout va bien. Ensuite, les relations sexuelles changent. On n'a plus à vérifier que la boîte est encore garnie, à se demander ce qu'on fait de la capote vide, essayer de ne pas casser la belle érection de monsieur au moment de l'enfilage fatidique. Bref, le sexe devient à volonté si on veut. Et là, on découvre de nouvelles joies comme celle de partir en courant aux toilettes après le sexe car tout le sperme n'est pas parti dedans, une partie a décidé que dehors, c'était plus cool. Mais, ça, c'est un détail, finalement. La seule chose qui compte, c'est d'avoir fait un pas de plus dans l'engagement. Sans doute que la prochaine étape sera de vivre ensemble mais pour le moment, profitons du fait qu'on n'a plus besoin de bouchons en caoutchouc pour s'amuser. Et puis faut dire ce qui est, c'est tellement meilleur...


Mais c'est tellement meilleur qu'on ne le fait pas avec n'importe qui, bande de coquinoux ! La capote, jusqu'au test. Ceci était un message de prévention offert gracieusement par les vingtenaires and co.

Publié dans : Amour
Mardi 27 mai 2008

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