Je vous avais parlé récemment de mes retrouvailles programmées avec Victoire, une de mes premières copines parisiennes perdue de vue depuis un bon moment. Après
qu’elle m’ait retrouvée sur linked in, nous sommes donc allées boire un café. 4 ans à rattraper, y a du travail.
C’est étrange ce qu’on retient ou non. J’avais oublié l’existence de son chat, de certaines personnes qui évoluaient dans notre périphérie à l’époque. Mais
finalement, le mieux, c’est que, en discutant, on découvre qu’on a changé et plutôt en bien, je trouve. A l’époque, j’adorais la voyance, même si ça n’était qu’un jeu pour moi. Aujourd’hui, ça
doit faire plus d’un an que j’ai pas touché à mon jeu et que je me fiche de savoir ce qui va m’arriver. Parce que je n’ai plus de réelles angoisses. Je suis en cdi, j’aime mon nouvel appart. Ah
ouais, évidemment, je suis encore célibataire, vilaine de moi mais vu l’activité de mon célibat, c’est plus l’idée de me mettre en couple qui m’angoisserait donc ça m’est égal de ne pas savoir si
je vais rencontrer quelqu’un avec qui ça le fait demain ou dans trois mois. Ou plus loin encore. Mais au fond, ça montre surtout que je suis sereine sur mes demains parce que je suis bien dans ma
vie actuelle. Alors qu’il y a 4 ans, même si j’avais un peu l’excitation de l’arrivée à Paris, nouvelle vie, etc. , les sources d’angoisse étaient plus nombreuses et j’ai forcément super bien
géré. D’ailleurs, je pense que si Victoire et moi étions en contact en 2006, année d’une ridicule déchéance, elle m’aurait zappé. Elle est exigeante, la demoiselle, une épave comme moi n’aurait
pas eu sa place dans son univers. A raison, pour le coup, je pense.
C’est assez étrange de revoir quelqu’un qui a marqué notre début de vie parisienne, ma vie quotidienne maintenant. J’ai l’impression que c’était hier et en même
temps, c’est si loin. Je sais que je suis désormais une parisienne, avec l’accent, la cadence speed, la Tour Eiffel que je vois quotidiennement, les lieux touristiques que j’aimais avant et que
je fuis à toute vitesse maintenant. Non parce que Victoire, je suis allée la voir au Trocadéro samedi (elle habite dans le coin) et j’avais oublié ce que c’était la station Trocadéro le samedi
après-midi. Plein de gens partout qui n’avancent pas, tout ce que j’adore, en somme. Oui, je suis parisienne, j’ai mes habitudes, mes quartiers de prédilection, ceux que je fuis comme la peste,
mes trajets que je fais tellement les yeux fermés qu’un jour, je me suis retrouvée au bureau, je ne me souvenais pas du tout du trajet (mais je me souvenais quand même m’être levée, faut pas
exagérer non plus). Dans un peu plus d’un an, j’aurai vécu autant à Paris qu’à Toulouse. Toulouse, d’ailleurs, quand j’y retourne, je me sens de moins en moins chez moi. Je l’aime toujours
ma ville rose mais je la redécouvre à chaque fois, avec des yeux neufs, j’y reconnais mes quartiers, les lieux où j’ai vécu, les souvenirs que j’y ai mais ce n’est plus aussi vif que les
souvenirs parisiens. Et je ne parle même pas de ma ville natale, quand je retourne en centre-ville, je ne reconnais carrément plus rien.
Ouais, j’en ai vécu des choses durant ces 4 ans, cette parenthèse qui me paraît à la fois si courte et si longue. J’ai grandi, oui, je ne suis plus la jeune
étudiante naïve qui pensait que la vie était facile, je suis désormais une jeune travailleuse qui s’étonne parfois de son parcours mais qui a bien compris que la vie n’était pas que du foie gras,
comme dirait Anaïs. Ceci étant, malgré tout ce chemin parcouru (et qui reste à parcourir), reste que le fond est le même et que finalement, au bout de 4 ans, Victoire et moi nous sommes
retrouvées comme si nous nous étions quittées hier, avec juste plein de trucs à se raconter. Et il nous en reste encore pour la prochaine fois !
Publié dans : Nina
Lundi 12 octobre 2009
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02:49
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Pour ma part j'ai changé aussi en 3 ans,même nombre d'années depuis l'emménagement en région parisienne!
Des fois je me demande comment je ferai le jour où je quitterai Boulogne-Billancourt...J'adore ma ville de banlieue^^
Quand je reviens chez mes parents, c'est plus la famille,les amis, leur maison et leur jardin et les souvenirs qui y sont liés qui me font parfois regretter Nantes où j'y ai vécu 20 ans.
Parce que c'est depuis 2006 que j'ai le plus changé aussi(mes amis nantais me le disent), j'ai pris mon indépendance, j'ai rencontré l'amour et me retrouve à nouveau célibataire (et je ne le vis plus mal comme quelques mois auparavant),j'ai repris une activité sportive,j'ai fait mes premiers pas dans la vie professionnelle à paris,certains de mes collègues sont devenus des amis...
DEs fois pour certaines choses je regrette "la province" mais Paris restera toujours dans mon coeur