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La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

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 Il y a des jours où on sent quelque chose dans l’air, quelque chose d’un peu étrange qu’on ne situe pas forcément. Mardi 24 novembre, quelque peu avant 9h, je chemine dans la rue prendre le train. Jusque là, rien de bien anormal. Mais les gens sont énervés. Faut dire que ça ne circule pas très bien mais tous ces coups de klaxon, je sais pas, je trouve ça étrange…



Depuis, je suis au boulot et les choses n’ont pas l’air de s’arranger. Oh, pas tellement ici, nous sommes plutôt détendus (je vous ferais bien jouer à « devinez qui est absent ce matin ? »…) mais ce que je lis sur le web, les sms que je reçois de Vicky. 11h37, le 24 novembre semble être une journée « de merde » pour nombre de personnes de mon entourage. Et moi, je persiste à dire qu’il y a quelque chose dans l’air, une tension, de l’électricité mais dans le sens négatif. Des mauvaises ondes, voilà. On pourra peut-être expliquer ça par l’imminence de la pleine lune et le vent qui a tendance à énerver les gens (mais ça marche surtout dans le sud, ça).



Je ne sais pas si ça vous arrive parfois, cette sensation. Cette impression qu’il va se passer quelque chose mais qu’on ne sait pas bien quoi et on se sent un peu tendu. J’avoue que ça faisait un moment que ça ne m’était pas arrivé. L’an dernier, j’avais eu un moment de tension peu avant la mort de ma grand-mère , un mauvais feeling mais était-ce simplement dû à une fatigue traditionnelle du mois de novembre, d’autant que je venais d’aménager et que je squattais le clic-clac, But étant infoutu de faire son boulot. Etait-ce la vision de la fin de Six feet under, cette scène finale hallucinante qui, un an après, me donne encore des frissons ? C’est facile de reconstruire l’histoire un an après, de se dire qu’on avait pressenti. Si on considère que le sentiment de déjà-vu est un bug du cerveau qui assimile en retard ce qui est en train de se passer, donnant la sensation de déjà l’avoir vécu (ce qui donc est vrai puisque quand on assimile l’info, la scène a déjà été vécue).



Quoi qu’il en soit, je crois que je ne vais pas trop faire d’audace ou d’esclandre aujourd’hui, ce ne serait pas le jour. Quoi que l’audace à bon escient paye toujours mais je ne me sens pas très à l’aise dans cette journée, cette sensation qu’il va se passer un truc, un éclat, est tenace. Je ne suis pas sûre que ça me concerne, j’ai même l’impression que non mais tous ces gens énervés, ça va finir par faire des étincelles… Ou alors il ne se passera rien, ce sera juste une journée d’automne pluvieuse ou les feuilles pourrissent sur le trottoir et rendent le port du talon périlleux (j’ai testé hier mais en réalité, c’est dans le métro que j’ai failli trépasser : la station était tellement détrempée qu’ils ont mis du sable. En effet, j’ai failli tomber). Après tout, octobre-novembre sont des mois qui m’ennuient en général, à l’exception des fêtes anniversaires de mon père et de ma sœur quand on les fête. Voire d’Anne si je suis dans le sud. Genre comme cette année. Mais le reste ne me fait pas super rêver et je n’attends plus que Noël. Ah ouais, après, y a janvier et février où il fait moche et froid mais au moins, les feuilles sont déjà décomposées, on risque juste de mourir sur le verglas, c’est déjà… plus… moins… non toujours aussi nase.



Bref, je le dis, le 24 novembre 2009 est un peu bizarre. Et non, je n’ai pas bu d’alcool depuis samedi ni pris de lexo depuis vendredi donc je ne suis pas sous influence, non, non…

Publié dans : Nina
Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 12:33

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