J’avais déjà expliqué il y a quelques années que je
n’aimais pas le dimanche, un non jour. Petite, c’était le jour des devoirs (oui, je suis de celles qui bossent toujours dans l’urgence). Adulte, c’est le jour du ménage vu qu’en temps normal,
je ne suis jamais chez moi avant 20h ou plus tard et j’ose plus passer l’aspi après. Bref, dimanche, ça a toujours été corvée et déprime à l’idée que le week-end est fini. Le pire étant quand je
suis en week-end chez mes parents (ce qui n’arrive plus beaucoup, merci la SNCF qui me coûte un bras), rentrer me déchire toujours un peu le cœur.
Aujourd’hui, nous sommes en plein dimanche qui s’annonce mal. Avant même de me lever, j’ai déjà crié trois fois sur Kenya qui a décidé que mon sommeil n’était plus
sacré. Oui, il suffit que j’écrive dans un article que mon chat est devenue sage pour qu’elle recommence à faire la con à 6h du matin. Youpi. Et là, alors que j’essaie de dormir une heure de plus
(quoi que vu mes rêves cette nuit, j’aurais pu m’abstenir, rien de sympa), j’entends des ploc ploc sur les volets. Sous entendu, il pleut. Suis-je donc obligée de me lever alors que je sais déjà
ce que je vais découvrir derrière mes volets fermés ? Bon, allez, je tente. Volets ouverts, je découvre un paysage de désolation avec un ciel gris-noir, des feuilles mortes plaquées au sol
par la pluie et l’humidité. La fin de l’automne est toujours une période sale, avez-vous remarqué ? Les feuilles qui pourrissent au sol, transformées en espèce de gadoue qui salissent les
trottoirs, sans parler de l’odeur. Octobre-Novembre puent la moisissure. Alors que septembre sent bon la terre mouillée et les champignons, par exemple. Bref, tout est mort, gris, marron, pourri
et Noël est encore un peu trop loin pour nous consoler.
Donc voilà, je me lève et j’ai déjà envie de me recoucher, sans pour autant avoir sommeil. Mais bon, on ne peut pas zapper une journée en entier comme ça. Sachant
que ma productivité hebdomadaire flirte avec le néant pour cause, le soir, je suis claquée, je n’ai envie de rien faire. Alors si j’en fais autant le week-end, ma vie va se résumer à ma vie
professionnelle… Pardon mais bonjour l’angoisse. Je ne veux pas juste être une salariée, je veux vivre ! Alors bon, déjà, faudrait que je fasse le ménage mais sans lumière, ça ne donne pas
envie, pas du tout, du tout. On a juste envie de se rouler dans une couverture moelleuse, avec un bon bouquin et une tasse de chocolat chaud (ou de cappuccino). Mais je n’ai pas de quoi faire de
chocolat ou de cappuccino et le bouquin que je lis est pénible. Mais vraiment pénible, ça fait deux mois que je suis dessus et le jour où je l’aurai fini, je vous écrirai un article en forme de
victoire. Non, je ne le lâcherai pas, j’en suis à 500 pages sur 700, ce serait ridicule d’abandonner maintenant. Par contre, le Ulysse de Joyce attendra 2010. Bref, tout ça pour dire que rien ne
pouvait réellement m’inciter à la paresse et vu les rêves peu intéressants de cette nuit (à la limite du désagréable mais je ne peux pas parler de cauchemar, plus de navrantes histoires qui me
rendent de mauvaise humeur. Alors que normalement, les week-ends, je fais des rêves érotiques. Mais il est vrai que ma libido a profité de ma baisse de forme récente pour se faire la malle (la
garce) et elle n’a pas l’air de vouloir revenir.
Alors puisque rien ne m’appelle à la paresse mais sans pour autant me motiver pour une activité, j’écris. Un mug de café, des clémentines (le point positif majeur
de ces foutus mois de fin d’année), j’écris. Je bidouille des trucs pour le blog (il va se passer bientôt un truc, vous allez voir). Je langue de pute avec Vicky via MSN et c’est
délicieux.
En fin de compte, ce dimanche merdeux ne s’est pas si mal passé. Repos, écriture, papotage et clémentines… Simple mais efficace. Mais je vous laisse, j’ai encore un
peu de pain sur la planche !
Publié dans : Nina
Dimanche 1 novembre 2009
7
01
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/2009
19:43
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