C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.
Qu’est-ce que c’est que cette affirmation, encore ? Décidément, lecteur, je ne t’épargne aucun cliché. Et pourtant, c’est un fait : les femmes préfèrent les bad boys.
Trop bon, trop con ?
Lors de mon ancien stage, j’ai côtoyé un garçon charmant, Ludovic, qui figurait dans mes « targets ». Brun, mignon, un sourire à tomber, des fesses à croquer… A la fin de mon stage, il y a eu la
finale de rugby et nous avons tous fait la fête jusqu’au bout de la nuit. Nuit blanche avec Ludovic, le lendemain, nous avons dormi ensemble durant un quart d’heure dans un bureau, c’est
hautement romantique. Et alors que j’étais à côté de lui, que nous discutions, je me suis dit : il lui manque un truc. Je le trouve super mignon mais, au fond, je ne suis pas attirée par
lui.
Un mois plus tard, je déjeune avec une ancienne collègue de mon âge et nous voilà en train de discuter de Ludovic : il est mignon, attirant, sexy, mais… En fait, ce « mais », c’est qu’il est trop gentil, un comble ! Ma collègue sort d’une histoire compliquée avec un homme marié qui l’a quittée pour fréquenter une autre jeune femme. Mais elle ne vit et ne respire que pour lui, elle attend (à raison, apparemment) son retour. Ludovic est sur le carreau, il ne la fait pas vibrer. D’après ce que nous savons de la vie amoureuse du jeune homme, elle n’est pas brillante : il ne sortait qu’avec des filles qui ne lui plaisent pas plus que ça car celles qu’il convoite n’ont pas envie de lui. Il est trop gentil, trop lisse. Fin de la démonstration.
Si tu ne m’aimes pas, je t’aime
Les femmes préfèrent les connards, c’est un fait. Le font-elles exprès ? J’en doute. Si je regarde dans la liste de mes vingtenaires et que je vois les relations de Anne et son Tobias ou Victoire
et son Fulbert, Linga et son ex, je me dis que nous avons un gène masochiste très prononcé. Je suis désolée, les filles, mais quand je vois comment ces hommes vous ont traitées, ça me gonfle.
D’une part, nous sommes des princesses donc nous devons être considérées comme telles. D’autre part, pour ces sales types, votre ego est passé à la trappe et à l’arrivée, vous avez souffert plus
qu’autre chose. Bien évidemment, je n’échappe pas à la règle. Jeune, je suis sortie avec un sale type trentenaire alors que je n’étais pas vingtenaire, une relation dominant/dominée très forte.
Plus il me foutait plus bas que terre, plus je rampais à ses pieds. Gauthier m’a avoué récemment qu’il m’aurait volontiers giflée, à l’époque, pour que je me sorte de cette relation. Six ans plus
tard, je me rends compte qu’il avait raison, je ne comprends pas comment j’ai pu me faire marcher sur les pieds comme ça.
Mais pourquoi préférer les bad boys aux gentils garçons ? Dans la série Lost, je bave devant le vilain Sawyer qui est terriblement sexy, Jack est trop lisse, toujours pareil…Et
apparemment, je ne suis pas la seule. Pendant son séjour, Clara et moi discutions sur un banc de ma ville à 22 heures en attendant que nos pizzas soient prêtes (elles m’ont rendue malade,
d’ailleurs). Et voilà qu’elle considère sa propre vie amoureuse et soupire : pourquoi a-t-elle couru longtemps après son ex qui ne l’a jamais considérée avec les égards qu’elle mérite. Je me
souviens en décembre, juste avant les vacances, nous avions passé un après-midi avec une camarade de promo et elle nous avait exposé ses problèmes de couple. Pour moi, il était clair qu’ils ne
passeraient pas les vacances et j’ai eu raison. Je ne parlerai pas de leur couple en détail mais le coup de grâce fut un voyage professionnel de monsieur au Sénégal (je crois, je ne suis pas sûre
du pays). Il part avec une collègue plutôt charmante et des amis et n’appelle quasiment pas Clara. Et, à son retour, il lui sort : « Je veux retourner au Sénégal avec X et Y pour les vacances ! »
Et elle, elle pue le pâté ? Et pourtant, elle a cherché à le récupérer en avril et a lâché l’affaire il y a peu, définitivement dégoûtée de son attitude.
Pareillement, nous avons discuté d’une de ses amies dont le cœur balance : d’un côté, son nouveau petit ami officiel qui la bombarde de textos d’amour, de coups de fil, qui veut la voir tout le
temps. De l’autre un playboy dédaigneux qui aime s’entourer de jolies filles mais qu’elle avait repéré avant. Normalement, la raison devrait la conduire à choisir le premier…mais non !
Un de mes charmants lecteurs (il se reconnaîtra) m’a raconté par mail quelques anecdotes amoureuses dont une qui illustre ce que je raconte : il sort en boîte avec, entre autres, un de ses amis et une nana. A l’entrée de la boîte, la joyeuse troupe croise deux demoiselles qui s’apprêtent à partir car il n’y a personne mais nos gentils garçons les convainquent de rester : pourquoi partir puisqu’ils sont là ? Bref, durant la soirée, un des garçons mélange copieusement sa langue avec la fille avec qui il est arrivé (mais qui n’était pas sa copine), celle-ci étant morte saoule puis il est allé rejoindre les deux filles croisées à l’entrée et il a soutiré le numéro de la plus jolie avec qui il est sorti deux jours plus tard.
Le connard a tout compris
Mais pourquoi on préfère les connards ? J’ai une théorie à ce sujet. C’est parce que sortir avec un connard, c’est un sacré défi. Partons du constat, indéniable, qu’on veut toujours ce qu’on ne
peut avoir. Sortir avec un garçon sympa, c’est être sûre d’avoir de suite un prince charmant serviable et dévoué à notre personne. C’est bien mais pas drôle, il est où, le défi ? Je pense
qu’inconsciemment, on recherche le bad boy qu’on va tenter de transformer en parfait lover. Comme ça, on pourra se vanter : « tu vois, lui, avant de sortir avec moi, c’était un parfait connard.
Maintenant, il file droit ». Quelque part, il y a la satisfaction du travail bien fait, le plaisir d’avoir fait du lion sauvage un chaton câlin… Déjà, le connard ne se traîne pas à nos
pieds, à nous de le conquérir. Voici un premier défi de taille. Le connard aime les femmes et laisse son regard glisser sur les fessiers et seins à portée de vue. Ça nous exaspère mais, en même
temps, si on parvient à devenir l’unique objet de son attention, quelle gloire ! Le connard n’a pas besoin de nous susurrer de beaux mots d’amour, il a d’autres moyens pour nous rendre folle de
lui. Le connard a compris quelque chose, le fameux adage : « je te fuis, tu me suis ». Le connard a compris qu’une femme est jalouse et les mettre en concurrence.
Une fois à la colle avec le connard, on fait tout pour rester avec lui et, s’il file, pour le récupérer. Pourquoi ? Je me base sur ma propre expérience avec mon connard cité précédemment. Je me considère comme quelqu’un ayant un sacré caractère et une assez haute opinion d’elle-même et, pourtant, je me suis laissée rabaisser sans rien dire et j’ai tout fait pour le garder. Mais là, je sais pourquoi. Une nuit, après de multiples brouettes, nous discutions tranquillement et il m’expliquait qu’il ne se souvenait pas de toutes ses partenaires sexuelles, il en avait trop eu… Et là, je me suis dit que je ne voulais pas être oubliée par lui, d’autant qu’il était le premier à visiter mon intimité. Donc pendant deux mois, malgré la distance, je me suis escrimée pour pas le perdre. Tout ça pour rien, à l’arrivée.
Ça ne m’a pas trop servi de leçon, finalement. Sans aller jusqu’à dire que je ne sors qu’avec des connards (ce qui serait logique, vu qu’ils m’attirent), j’ai besoin d’un mec qui a du caractère pour m’attirer, quelqu’un capable de dire merde… Mais pas à tort et à travers non plus. Quelqu’un capable de parler sexe crûment et de jouer les misogynes gentiment, tant qu’il ne l’est pas vraiment (à choisir, je préfère un gars qui fait des blagues machos qu’un gars qui regarde le foot avec sa bière pendant que je me tape la vaisselle parce que ma place est à la cuisine…).
Les garces ont tout compris aussi ?
A l’inverse, les hommes préfèrent-ils les garces ? Au vu de mon expérience, malgré mon jeune âge, j’ai tendance à penser
que oui. En effet, quand j’étais une gentille jeune fille, peu de garçons s’intéressaient à moi (enfin, si, les gentils). Depuis que j’ai une réputation plus sulfureuse, le nombre de mes
prétendants s’est multiplié de façon exponentielle. Après, je reste une gentille fille, je ne suis pas désagréable gratuitement ni dédaigneuse mais mon côté brouette girl les attire… Sans doute
plus grâce à la perspective d’une folle nuit en ma compagnie que grâce à ma merveilleuse conversation… Ceci étant, je sais que mon côté peste plaît beaucoup, plus que mon romantisme (s’il m’en
reste encore). Après, je me demande si un homme épousera plus facilement la parfaite ménagère ou une maîtresse limite SM…
Alors, les gentils garçons n’ont donc aucune chance ? N’exagérons rien ! Les gentils garçons ont tous une mauvaise conscience, un côté un peu insupportable ! Et parfois, ils font
les connards sans le faire exprès, comme quand ils ne se rendent pas compte que nous sommes folles d’eux et qu’il ne nous rendent pas les regards langoureux que nous leur lançons. Messieurs,
montrez-vous un peu peste (sans abuser, nous ne sommes pas de vulgaires paillassons) : on a beau dire, on adore ça.






