Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Dimanche 15 avril 2007
Ceux qui vivent en France l’auront remarqué : il fait beau, à nouveau. Si, je vous le prouve : mercredi dernier, je suis arrivée dans mon pays avec ma grosse veste matelassée genre taspé du 9-3. J’en suis repartie mercredi matin bien emmerdée par ma fameuse veste, un peu trop chaude pour la saison (mais bien pour dormir dans le train où ça caille).
 

Le printemps est enfin là et avec lui ses petites joies. En allant voir ma grand-mère, la semaine dernière, ma mère a décapoté sa voiture et nous voilà sur les bords du Tarn à parader. Rebelote mardi, après avoir pulvérisé les 358 bouteilles en verre qui traînaient chez mes parents dans le récup’ verre. J’adore ça, moi, jeter les bouteilles dans le récup verre, je les lance très fort pour qu’elles se cassent. Ca fait du bruit, ça défoule, c’est top. Nous voici reparties sur les petites routes de campagne, mes cheveux oranges voletant au vent, c’est le top quand même… Y a aussi les chats qui se roulent sur la terrasses et reviennent tout chauds, la bonne humeur dès le matin, quand le ciel est bleu. On a aussi promené ma mamie dans le parc de sa clinique avec le fauteuil roulant (c’est très drôle en montée ou en descente parce que ma mamie est un peu obèse), elle était toute contente. On a même fait coucou à un âne tout cracra.

 

Mercredi, retour à Paris, donc, je prends un taxi pour rentrer chez moi. Oui, moi, le métro avec la valise trop large pour passer les portiques d’un côté et mon chat de l’autre, ça fait chier donc taxi. On longe la Seine, les terrasses de café. Je n’ai qu’une envie : jeter mes affaires et poser délicatement mon chat à la maison et repartir squatter une terrasse de café. J’aurais pris un magazine, peut-être un news mag pour me donner bonne conscience et j’aurais profité du beau temps. Seule dans ma bulle. Ou alors, je peux pousser le vice à aller dans un parc m’étaler sur la pelouse tendre, couchée face au ciel bleue. Je me sens toujours pleine de plénitude quand je suis allongée à même le sol en regardant le ciel bleu, comme sur cette plage l’an dernier. Si y a quelques gros nuages blancs et voluptueux, c’est encore mieux, je les regarde bouger et j’essaie de trouver des formes à l’intérieur, comme quand j’étais petite.

 

Bon, évidemment, tout n’est pas rose au printemps. D’abord, il y a des allergies. Elles sont beaucoup moins violentes chez moi par rapport à y a quelques années mais j’ai de jolis accès. Par exemple, dimanche, j’étais donc chez mes parents, repas d’anniversaire avec ma mamie (celle qui n’est pas à l’hôpital, l’autre). Ma grand-mère me regarde : « toi, tu as des allergies ! » Elle dit ça parce que je pleure des yeux et du nez ? Ca me frotte les yeux, ça me gratte les oreilles et la gorge, c’est pas très agréable. Non parce que le nez rouge, c’est pas méga sex quoi (ni la voix nasillarde due à un nez bouché en permanence, malgré les nombreuses séances de mouchage). Ah oui parce que le corollaire du beau temps, du ciel bleu, des fleurs qui fleurissent et qui sentent bons, des oiseaux qui piou pioutent et le soleil qui brille, ben, les hormones, elles se joignent à la fête. Ca fait pshiiiiiiiiiiiiiit dans le string. Et je sais pas si vous avez remarqué mais le beau temps ça rend les gens (enfin, les mecs entre 20 et 40 ans parce que je regarde pas les autres) beaux. Je tombe amoureuse toutes les 3 secondes et demi. Mais après, je concrétise pas parce que j’ai pas méga envie de me compliquer la vie avec un mec en ce moment. Ca me tombera dessus au moment où je m’y attendrai pas ou quand je dirais « moi, les mecs, je laisse tomber, j’en ai marre ». L’an dernier, ça a carrément fait ça ! Je décide d’oublier un peu les mecs après une déconvenue (genre j’ai tellement couru que j’aurais pu être championne du monde de marathon sauf qu’à l’arrivée, ben, j’ai rien eu du tout) et là, zbam ! Coup de foudre à la con ou presque. Je me demande dans quelle mesure le printemps ne favorise pas le « coup de foudre » ou du moins le coup de cœur. En effet, tout est tellement beau au printemps, même l’amour.

 

D’ailleurs au printemps, c’est la saison des pâquerettes que l’on peut effeuiller « il m’aime un peu, beaucoup… ». Ouais, y a pas à dire, le printemps, c’est vraiment la saison de l’insouciance.

 

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