Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Jeudi 5 avril 2007
Par Jane

J'ai toujours pensé que les exs des copains-copines étaient un sujet tabou, des cibles interdites, du pas-touche intégral. Jusqu'à hier. Mais reprenons depuis le début.

Il y a des nouvelles qui se répandent comme une trainée de poudre. Ou des gens qui ont vraiment des antennes. Le célibat, par exemple.

Il y a quelques temps, je reçois un texto d'une connaissance. Cette connaissance est en fait l'ami de l'un de mes exs, qui prend des nouvelles une fois par an, pour le 1er janvier, ça donne bonne conscience. Cette connaissance est également celui qui avait balancé quelques gentillesses très peu flatteuses sur mon compte lors de la rupture. Nous soulignerons ici la délicatesse de l'ex qui m'avait gentiment rapporté que "de toute façon, mes potes m'ont dit que..." Messieurs, vous détestez qu'on vous dise "ma mère me l'avait dit" ou encore "j'aurais du écouter ma meilleure amie", alors ne nous faites pas vivre la même chose.

Recevoir un message en mars me semble donc un peu suspect. Le nouvel an est passé. Ce n'est pas encore mon anniversaire. J'ai eu des nouvelles de mon ex dernièrement donc je pense que ce n'est pas ça non plus. Bon, qu'est-ce qu'il me veut lui? Par curiosité, j'accepte de le voir. Ses textos sont parfois ambigüs, mais je me dis que je dois mal interpréter.

On réussit finalement à se trouver un créneau qui nous convient, le rendez-vous est fixé à samedi. "Je n'ai jamais vu ton appart'" Oui, mais moi non plus je n'ai jamais vu le tien, et je survis plutôt bien, donc on reste sur l'option rendez-vous en ville, ça m'évitera de devoir faire du ménage.

30 minutes avant l'heure de rendez-vous théorique, je suis affalée sur mon canapé à siroter de l'aspirine pour tenter de déloger le gros mal de tête qui menace de me flinguer mon samedi soir, en vieux t-shirt et jean informe. Mon téléphone sonne, et il m'annonce qu'il va être en retard. ca commence bien. J'en profite pour me maquiller (en vue de la soirée) et me coucher (en rattrapage d'un manque de sommeil chronique) Je suis réveillée toutes les 20 minutes par le téléphone, et finis par lui dire de passer chez moi, ça sera plus simple. J'émerge quand quelqu'un frappe à la porte.

L'entrevue est très civilisée, le café coule à flot, on échange les dernières nouvelles et celles plus anciennes, on parle boulot, quotidien parisien, célibat, banalités, sans aucun sous entendu glauque. Lui assis sur le canapé, moi sagement posée sur une chaise et agrippée à mon thé et mon aspirine.

A peine est-il parti que je retourne me coucher (toujours pour rattraper mon retard de sommeil) quand mon téléphone vibre. Pensant que ça concerne la soirée, je jette un oeil à l'écran.

"Ca m'a fait plaisir de te revoir, tu es de plus en plus belle. J'aurais aimé en revoir un peu plus de toi"

Petit conseil au passage: Quand on vous dit que vous allez servir de cadeau d'anniversaire, même en tout bien tout honneur, n'acceptez jamais, il semblerait que ça puisse traumatiser certaines âmes sensibles. Ou que certains aient une bonne mémoire.

Ouai, mais bien sûr; voilà que ça redevient ambigü, maintenant qu'il n'est plus là! Je réponds poliment mais sans encouragements. Dernier message reçu (et auquel je ne répondrai pas) "Sois sage ce soir" Non mais là, ya comme un bug, il se prend pour qui?

Hier soir, le téléphone sonne, je décroche machinalement.

"Alors, comment ça va? Tu as passé un bon week-end?"

"Euh... Oui..."

"Et tu as été sage?"

"Je ne pense pas que ça te regarde..."

"Ouille, ça doit vouloir dire non ça... Merde..."

"Je pense que tu t'en remettras!"

"Tu ne veux pas venir me voir [à Pétaouchnoc] jeudi?"

"Non, je bosse le lendemain, et c'est un peu loin. Et puis le recyclage, c'est pas mon truc."

"Le recyclage?"

"Essayer de te taper une ex de l'un de tes potes, avec qui il est resté plus de deux ans, t'appelles ça comment?"

"Mais non, c'est de l'histoire ancienne! En tout cas, n'hésite pas à me rappeler!"

Après une telle déclaration, je m'interroge: pensait-il vraiment que le statut de pote de mon premier amour allait faire que j'allais tomber dans ses bras? La fin de mon histoire avec cet ex lui faisait-il penser que je n'avais absolument aucune moralité et que je sautais sur tout ce qui bouge? Etait-il si sûr de lui qu'il pensait que le fait de le revoir me ferait immédiatement tomber dans ses bras?
 

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