Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Jeudi 29 mars 2007
Par Marine

En ce moment, nous autres vingtenaires, nous sommes pas mal confrontés à l'adversité. Ruptures sanglantes (ou pas), recherche anxiogène de boulot, ennuis de santé en tous genre, directeur dramatiquement silencieux... Pas marrant, quoi. Et comme si ça n'allait pas déjà assez mal, faut-il encore se faire beau/belle pour les beaux jours? La vie est mal foutue.

Heureusement que je suis là, telle l'hirondelle qui accompagne le printemps (et mon ego se porte bien, merci pour lui). Car oui, le printemps est souvent montré comme un renouveau, le retour de la joie de vivre dans les chaumières, apportant enfants rieurs, hommes hableurs, joueurs et dragueurs, et femmes toujours pas à l'heure. Et certes, le retour des beaux jours implique des atours plus légers, qui mettent en valeur les formes onctueuses de la personne, son sourire jovial et sa bonne mine naturelle.
Mais a-t-on signalé sur ce blog qu'au sortir de l'hiver, il y a un sacré boulot à abbattre? Teint blafard, musculature approximative, mollesse généralisée de la physionomie. Alors on nous assomme à coups de régime dans toute la presse féminine. Seulement voilà : c'est nul, un régime. Je ne suis pas d'accord. Mieux vaut continuer à manger de bonnes choses, ne pas se priver sans faire d'excès, tout en retrouvant une tonicité incroyable.

La tonicité, justement.
Premier élément : se faire un fessier d'exception pour l'été.
Il faut que je vous parle de Juliette. Juliette, j'étais étudiante avec elle. Bretonne d'origine, bonne vivante, hyperactive. Le genre de personne à aller de République à la place de l'Etoile en roller parce que le métro va pas assez vite (en roller, elle boucle ça en 20 minutes, forcément sans les correspondances, elle triche). Le genre à vous faire un tour de rein en voulant danser avec vous en soirée. Le genre à démonter un punching-ball en voulant se défouler après une journée de cours stressante. Juliette, c'est quelqu'un qui venait mettre des morceaux de la tarte aux fraises/ brioche à la praline dans mon frigo quand j'étais pas là (elle rentrait par effraction, oui oui, elle mettait sa part de gâteau dans le frigo, et elle repartait aussitôt). Surtout, surtout, Juliette est une des personnes au plus beau cul que j'ai jamais vu. Car Jane faisait remarquer à juste titre qu'on mate les garçons nous aussi (sans tomber dans le cliché meeticien), il faut également rappeler que personne ne mate plus une fille qu'une autre fille (même, surtout hétéro). Juliette, elle avait un cul, je me serais damnée pour avoir le même. Un truc d'une fermeté, j'ai jamais vu ça chez une fille (mmmmm non parce que sinon, Tristan c'était.... mmmmm.... je m'égare).
Un jour, Juliette m'a expliqué son secret. Comme ça n'a pas de prix, c'est un peu comme la recette originale de Coca Cola, je vais pas tout vous dire dans le détail. Mais pourtant c'est assez désarmant de simplicité, puisqu'il faut... marcher avec vigueur. A chaque mouvement de jambe, en profiter pour contracter la fesse adéquate. Inconvénient : ça fait énormément rouler du cul. A ne pratiquer que si on sort avec son trench favori. Et contre toute attente, on n'a pas l'air coincé. Au contraire, ça donne fière allure (ceci dit, c'est assez crevant, on le fait rarement plus de 20 minutes par jour... et encore, 20 minutes, c'est pour celles qui en veulent vraiment).
Ca aura en plus le bonheur de muscler les cuisses par la même occasion.

Deuxième élément: le mollet. C'est ingrat un mollet, il n'y a presque aucun moyen de le muscler (sans faire de sport j'entends). Et pourtant, si. Vous travaillez au 5e étage d'une boîte de comm'? Vous suivez vos cours au 4e étage? Vous habitez Montmartre/Belleville? Cessez de prendre ascenseurs et autres escalators (si en plus vous habitez au 6e sans ascenseur, considérez pour une fois que c'est une véritable chance). Munissez-vous de vos jolis talons, bottes ou, c'est le printemps après tout, stilettos pimpantes. Montez les escaliers, et là, je vous garantis qu'en 2-3 semaines de montée d'escaliers avec talons tous les jours, vos mollets se gorgeront de bonheur (sans pour autant devenir amélimauresmesques). Et ça c'est bien. J'y tenais, on parle beaucoup trop peu de l'effet des talons sur escaliers dans l'harmonisation d'une silhouette en ce bas-monde et c'est bien dommage.
Voilà. La prochaine fois, je vous expliquerai comment sortir pas maquillée pas coiffée et avoir l'air sexy quand-même.

N.B. : Le summum du summum, c'est de faire jouer la contracture des fesses en montant lesdits escaliers. Bien entendu, vous aurez compris que l'efficacité de la méthode reste modeste (mais non négligeable) et que ça joue surtout sur le psychologique. Ce genre de tonicité, ça donne envie d'attaquer la journée en conquérant. Et rien ne donne plus l'allure altière et plus onctueuse que la confiance, c'est bien connu.

Je sais de quoi je parle. Hier, aux Galeries, un vigile m'a interpellée quand je sortais pour savoir quel sport je faisais. Etonné devant la réponse que je lui ai faite ("Ah? Euh... benn.... aucun, en fait... j'ai honte, hein.... vachement, même..."), il m'a dit qu'il pensait que j'étais une danseuse ou une nageuse. Outre que le fait que j'en ris encore, hier, Boulevard Haussmann, j'étais la plus belle du quartier.
 

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