C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.
Par Jane
Non, je ne vais pas vous faire l'apologie de Meetic et de sa nouvelle campagne de pub que je trouve assez affligeante. Oui, je regarde parfois un postérieur masculin dans la rue, mais jamais en meute organisée. Non, je ne me suis jamais plantée de nom au moment de dire au revoir à un partenaire de jambes en l'air (en cas de doute, mieux vaut se taire !) Non, je ne demande pas des capotes à mes collègues de boulot, ma vie sexuelle ne les regarde absolument pas, tout comme je ne veux rien savoir de la leur. Ce qui me fait rire, c'est que cette pub reprend tous les clichés machistes de base et est très fière de nous prouver que nous les femmes, nous pouvons nous conduire comme des hommes. En fait, notre lutte pour l'égalité des sexes, vous ne le saviez peut-être pas, mais ce n'était pas pour avoir des chances ou un salaire égal, non non, c'était juste pour pouvoir nous comporter comme... des connards. En jupe et avec des talons. Remarquez, le côté cyber-marché de la baise est enfin assumé!
Par contre, le slogan, je l'aime bien.
Depuis toujours, on nous place dans le rôle des petites choses fragiles auxquelles on fait la cour. Enfin ça, c'est pour la bourgeoisie. Dans les campagnes, la cour se faisait jusqu'à la meule de foin la plus proche (et le mariage aux premiers signes visibles du rapprochement champêtre) Nous, petits êtres patients, attendions donc que l'élu de notre cœur nous remarque, tombe sous notre charme, nous tourne autour durant un temps défini par le protocole (et notre degré de sadisme) fasse sa demande en bonne et due forme, et nous rende heureuse pour le reste de nos jours (dans ce scénario, avoir un compte d'épargne bien rempli peut largement aider) Sauf que bon, certaines - genre moi - avec la chance qu'elles traînent, le méga canon qu'elles reluquent, il ne va jamais tourner ne serait-ce qu'un cil vers elles. Sommes-nous alors condamnées à attendre
1/ Qu'il nous remarque
2/ Qu'il soit intéressé
3/ Qu'il se dise qu'il y a possibilité
4/ Qu'il passe à l'offensive
5/ Qu'il ne se lasse pas trop vite parce qu'on ne s'est pas assez fait désirer
Tout ça pour respecter le protocole? Les règles du jeu sont-elles immuables?
Prenons un cas concret. Blondinet. Blondinet est canon. Blondinet est charmant. Blondinet est... Oui, bon, vous avez compris, j'aime bien Blondinet. Sauf que malgré le moment très agréable passé en sa compagnie, je ne sais pas ce qu'il cherche, ni ce qu'il pense de moi. J'ai donc deux solutions:
- Attendre de voir si éventuellement ya possibilité de... En gros, ne rien faire et attendre qu'il vienne en rampant à mes pieds. Bizarrement, je ne fais pas partie de ces filles qui ont une foule de prétendants qui se languissent en espérant secrètement mériter ne serait-ce qu'un regard. Je suis plutôt classée dans la catégorie "filles insignifiantes" dont le seul espoir de se faire remarquer réside dans un humour alternatif.
- Changer les règles du jeu, et tenter de prendre un peu les devants. Oui mais non, et si je ne lui plaisais pas? Non mais parce qu'après des millénaires à faire baver le mâle afin de lui faire mériter sa descendance, il y a un certain conditionnement. Et surtout un certain confort. Les mâles courent, les femelles sélectionnent. Nous n'avons donc pas le blindage nécessaire aux râteaux en série. Nous sommes donc subtiles quand il s'agit de tenter une approche. Mais la subtilité, des fois, c'est un peu trop... subtil pour qu'un homme comprenne!
Concrètement, c'est donc le point mort. Il est trop occupé pour donner des nouvelles dignes de ce nom. Ou alors en plus d'être occupé, il ne veut plus me donner de nouvelles (mode paranoïaque dépressive, mais bon, il y a bien un moment où il a du temps libre, par exemple au boulot!) Je ne veux pas passer pour la harceleuse de service, donc j'espace les mails et je ne vais pas lui parler quand je le vois en ligne (vive la messagerie magique qui indique le statut des gens à qui on a envoyé un mail! Ca torture encore plus) Bon, ok, de temps en temps, je craque (avec la bonne excuse du "tiens, ça fait comme un vide quand je ne reçois pas ma tartine de 2 pages de la journée!") mais rien d'indécent, ni de particulièrement explicite (sauf quand on me connaît et qu'on sait que ma paresse naturelle est rarement troublée par un représentant du sexe masculin à conquérir, je suis plutôt résignée à les laisser passer, et tant pis s'ils ne me remarquent pas)
Et puis pour me torturer un peu plus, je tente de pénétrer son esprit. Parce qu'on ne s'est pas rencontré virtuellement via Meetic (logique vu mon point de vue sur la chose) donc que ce n'était pas forcément un rapport de séduction dès le début. Voire même pas du tout. Donc quelles sont les chances qu'il voit en moi la future femme de sa vie qui ne lui donnera pas les enfants qu'il n'est pas sûr de vouloir? (Oui, là je me projette un peu beaucoup, mais bon, il faut voir grand!) Et quels sont les risques que je sois juste... euh... une connaissance?
Les règles du jeu ont changé, mais ça serait vraiment sympathique de nous les expliquer! (j'accepte tous les conseils et je vouerais un culte éternel à toute personne qui contribuera à un rapprochement moi-même/Blondinet)






