Vingtenaires, nos liaisons foireuses

 

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La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Dimanche 25 février 2007
En tant que journaliste, je suis la campagne de près. J’avoue que la couverture médiatique de cet événement politique est fascinante (à défaut d’être gonflante). Ce qui est fantastique, c’est que quel que soit le résultat, c’est notre faute, à nous, les journalistes. Ca vous dérange pas de nous refiler toute la responsabilité ? Non parce que jusqu’à preuve du contraire, les journalistes ne sont pas les seuls à avoir le droit de vote. Mais c’est notre faute parce qu’on vous influence ? Ah oui, voyons ça.
 

Janvier 2004, cours de sociologie politique avec un prof tout gris. Je vous jure, la première fois que je l’ai vu, j’ai cru avoir un problème de vue… Donc, dans son cours, le monsieur nous dresse la liste des facteurs influant sur le vote des gens : région de naissance, éducation, milieux fréquentés, affection ou inimitié envers le candidat… Bref, des facteurs, y en a tout plein et il nous le prouve, tableau de corrélations à l’appui. Or ce qui n’influence pas, par contre, c’est la télé. Et bien oui. Pour l’élection de De Gaulle en 58, ils ont étudié les foyers télévisés et les autres et à l’arrivée, ça n’a rien changé. Les médias non influents ? Selon un chercheur américain* dont j’ai oublié le nom et vu que mes cours de socio sont décédés en même temps que mon disque dur et que j’ai la flemme de chercher, vous saurez pas qui. Donc ce monsieur a étudié l’influence des médias sur le vote et voici sa conclusion : ça n’a pas d’influence sur ceux qui ont déjà une opinion. Et je plussoie, comme on dit maintenant. Prenons le cas d’une citoyenne lambda, moi. Imaginons que je regarde l’émission « j’ai une question à vous poser » avec M. Sarkozy comme invité. Et bien, même si j’avoue que ce mec est fort à l’oral, quoi qu’il fasse ou quoi qu’il dise, j’ai allumé la télé SACHANT que je ne voterai pas pour lui. Et ce n’est pas deux heures de show télévisé qui vont me faire changer d’avis. Qu’il soit bon ou pas. D’ailleurs, je me demande dans quelle mesure un audimat ne vaut pas autant qu’un sondage puisqu’on a plus de facilité à regarder une personnalité politique qui a les mêmes idées que nous que leurs contradicteurs. Par exemple, mes parents ne regardent jamais les gens du PS ou presque. Et je pense que ce ne sont pas les seuls. Bref, je pense que les gens ayant un avis arrêté ne pourront en aucun cas être influencés par les médias, quels qu’ils soient. Par ailleurs, si on y regarde de plus près : en 2002, Le Pen n’a eu droit à quasi aucune tribune dans la presse : il arrive au deuxième tour. En 2005, les médias sont à fond pour le oui au référendum, c’est le non qui passe. En 2002, le 3e homme, c’était Chevènement. Qui ça ? Actuellement, c’est Bayrou, on verra fin avril ce qu’il en est.

 

Je vous entends déjà des voix s’élever : « non mais attends, en 2002, l’insécurité, tout ça, machin ». Je ne le nie pas. Il est vrai que les journaux télés ont donné une image peu plaisante de la France, où les vieux se font piller et rosser par des jeunes, voire même violer comme super Mamie. Les sauvageons ont pris possession de la banlieue et lorgnent désormais sur nos jolis quartiers résidentiels, il faut les bouter hors de nos quartiers et les laisser dans leurs ghettos, que diable ! Mais là, encore, je me pose la question d’un terrain favorable ou non pour accueillir ce genre de théories. Dans mon cas, je regarde les infos comme les autres et l’insécurité ne m’a pas fait changer mon vote en 2002. Là, je suis totalement catastrophée par la campagne de Ségolène Royal, censée être « ma » candidate et je commence très sérieusement à lorgner les autres candidatures pour trouver une échappatoire parce que là, c’est plus possible. Et me sortez pas le couplet du « han, 2002 t’a pas suffi ?? ». Ben merde alors, c’est ma faute aussi si elle se chie dans les grandes largeurs ? Et je ne suis pas victime de l’hypermédiatisation de ses bourdes, elle ne m’a JAMAIS convaincue, ni aujourd'hui, ni quand elle s’est prononcée contre le mariage homo car « de façon toute personnelle, je suis contre le mariage ». Super mais c’était pas la question. Bref, je m’éloigne de mon propos. Ce que je veux dire c’est que ceux qui ont voté en 2002 l’auraient-ils fait sans l’hypermédiatisation de l’insécurité ? Je pense que si certains hésitaient à le faire et ont finalement été poussés par certains faits d’actualité, effectivement, faut arrêter de se voiler la face. Oui, ce visage de la France fait peur, il est dérangeant et laid. Mais ouvrons un peu les yeux, c’est pas trois journaux et deux reportages qui ont crée ce rejet de la France Black Blanc Beur, comme on dit. Oui, la télé (surtout elle) véhicule des clichés sur les djeunz de banlieue parce que ce sont pas tous des trafiquants qui font des tournantes dans les caves. Mais les médias ne sont pas le seuls responsables non plus. C’est tellement facile de se racheter une virginité en trouvant un coupable idéal mais à la libération, beaucoup se sont cachés derrière les pendus pour plus qu’on les voit. Désolée, chuis à fond dans la seconde guerre mondiale, en ce moment, même dans Hannibal Lecter qui est un film qui puire.

 

Bref, je n’ai pas voté Le Pen en 2002 et je le ferai pas en 2007. J’ai pas voté Jospin non plus à l’époque mais je vois pas en quoi je serais responsable de son échec. C’est pas moi qui me suis abstenue ou qui ai chié ma campagne dans les grandes largeurs. Parce qu’il faudrait un peu arrêté de croire que c’est toujours la faute de l’autre. La France n’est pas une terre de tolérance et c’est pas la faute des médias. C’est plus profond que ça.

 
* C’est Lazarsfeld, en fait
par Nina publié dans : Un petit peu d'actu
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Commentaires

Le but de tous les discours des hommes et des femmes politiques, ce n'est pas tant de convaincre les convaincus que de convaincre... les indécis !

Je t'invite à jouer au jeu vidéo TROPICO et d'organiser des élections libres pour voir comment on influence le public. Il y a des idées intéressantes.
commentaire n° : 1 posté par : ralphy (site web) le: 25/02/2007 06:47:06
C'est quoi ce jeu? On y joue où? C'est pas trop prenant quand même (c'est pas que je sois overbookée en ce moment mais un peu quand même).

Sinon, effectivement, le but est de séduire les indécis mais j'ai l'impression qu'il y en a de moins en moins ou alors je fréquente des gens hyper politisés. Perso, je me dirais indécise puisque je suis pas encore convaincue de mon choix mais d'un autre côté, je crois que j'ai beau dire, je finirai par voter PS.
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:00:29
Ouah, cet article méritera un commentaire plus en détail après quelques heures de sommeil, mais le petit suisse que je suis qui regarde tout cela depuis son ptit pays ne peut que plussoyer...
commentaire n° : 2 posté par : Garyas (site web) le: 25/02/2007 07:18:20
Plussoie, plussoie! :)
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:00:56
Je pense que tu te voiles quand même un peu la face.
Bien sûr que les médias (tous confondus) ont une influence sur le vote des gens et bien sûr que ce n'est pas non plus la seule influence.

Pour prendre un cas récent, est-ce qu'il n"était pas évident pour tout le monde que Ségolène Royal serait la candidate du PS bien avant les primaires ? Elle a quand même été l'objet d'une surmédiatisation, elle a été vue bien plus que DSK ou Fabius et les gens du PS ont été limite "obligés" de la désigner candidate au vu de cet engouement médiatique.

Pour le "non" à la Constitution, effectivement les médias traditionnels faisaient tous la publicité du "oui" mais le "non" s'est constitué ailleurs : sur Internet (qui se pose de plus en plus en contre-pouvoir des médias).

Evidemment, ce n'est pas une influence simple genre "Sarkozy vient te parler, tu vites Sarkozy" mais la vision du monde, ou du pays, que tu te fais, elle passe par le filtre des médias, et des journaux télé pour la plupart des gens.
L'opinion se construit donc selon les choix éditoriaux des journaux télé, selon l'ordre dans lequel sont traités les sujets, selon l'importance qui est donnée à chacun.

Et ça, c'est pas dur à voir non plus. Pendant un moment, on a parlé de l'Ethiopie et montré la misère là-bas. Ben direct il y a eu des grands mouvements, collecte de riz et tout ça. Un mois après on en parlait plus et c'est sorti de la tête des gens.
(et donc si, un grand mouvement médiatique sur l'insécurité, ça favorise Lepen, il y avait des gens qui n'avaient jamais eu de problème dans leur village et qui voyaient la France comme une jungle, cette vision ils l'avaient bien prise quelque part..)

Prendre les journalistes comme seuls responsables des élections, c'est naïf, évidemment. Mais nier l'influence des médias sur les gens, c'est quand même vachement déresponsabilisant pour les journalistes.
commentaire n° : 3 posté par : astheny (site web) le: 25/02/2007 10:01:06
Les militants obligés?? Bien sûr que non! Les militants sont des gens très politisés. Ségolène, c'était la nouveauté et aucune casserole au cul contrairement à DSK (MNEF) ou Fabius (le non à l'Europe). Faudrait arrêter aussi de prendre tout le monde pour des moutons de paniurges...Surtout des militants.

Après, ton exemple sur l'Ethiopie est intéressant mais hors sujet. Donner une image de la France n'a rien à voir avec un sujet qui se retrouve propulsé en une. Tu parles toi-mêmes des contre-pouvoirs médiatiques comme Internet mais ce n'est vraiment pas le seul. Tu as une telle diversité dans le paysage médiatique français qu'ils ne peuvent pas tous aller dans le même sens. Et tu choisis ton média de prédilection en fonction de tes opinions de base.

Après, me fais pas dire ce que j'ai pas dit non plus, j'ai pas dit que les journalistes n'avaient eu aucune influence. Juste que chacun devrait regarder la poutre qu'il a dans son oeil avant de chasser la paille dans celle du voisin.
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:13:16
La désignation de Ségolène Royal comme candidate a fait l'objet d'un vote. Elle l'a emporté à la majorité absolue, mais aucun militant socialiste n'a été obligé de voter pour elle...
commentaire n° : 4 posté par : Lola (site web) le: 25/02/2007 10:48:38
Oui, merci de préciser, ça m'a turlupiné ça, aussi (j'ai acheté plein de laine hier!! :D)
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:13:57
Je suis du même avis que asthemy, il ne faut pas nier que les journalistes de la télévision influencent considérablement la campagne ou les gens en général. Ils critiquent tres peu les gouvernements en place (de droite ou de gauche). Ils suivent leurs positions (oui, a la contitution européenne, lutte contre l'insécurité...). Je pense qu'a force de marteler les meme informations dans la tete des gens, ca finit par les influencer. Certes, pour la constitution européenne, le non l'a emporté, mais il y avait d'importantes critiques contre le gouvernement, l'internet...
Et puis la télévision de 1968 n'est pas celle de 2007 !!!
Le journalistes ne sont pas responsable de tout mais certains (a tf1 notamment), doivent prendre un peu plus leur responsabilité en se positionnant et s'affirmant clairement pour tel ou tel candidat (il faut de la... transparence ... :) )
commentaire n° : 5 posté par : hurgh le: 25/02/2007 11:02:11
Mais je l'ai pas nié non plus. Relisez mon dernier paragraphe. Mais je vois pas pourquoi le non a pu passer malgré le soutien de la presse au oui et en 2002, Le Pen est passé grâce à la surmédiatisation de l'insécurité. Etonnant ce 2 poids, 2 mesures. Moi, j'ai regardé les mêmes infos que tout le monde, j'ai voté oui au référendum, + par nécessité pour l'Europe et j'ai pas voté Le Pen en 2002, je vois pas pourquoi je l'aurais fait.

Sinon, selon les mesures médiamétries de février, si on mesure le temps de parole, le candidat de TF1 n'est pas Sarko mais... Bayrou! Comme quoi, quand on a décidé qu'une chaîne était partisane...
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:16:57
En premier lieu, je partage ton insatisfaction sur la campagne de Ségolène Royal, bien que je pense que tout n'est pas joué au PS, vue l'entrée en piste des éléphant(e)s. Les forums "participatifs" conduits de manière dirigiste étaient à mon avis un leurre pour faire croire aux citoyens qu'ils avaient rédigé eux-mêmes un programme qui avait déjà été écrit et voté par les militants socialistes. Lisez les deux documents, cherchez l'erreur... C'est ce qu'on appelle du "social marketting", depuis longtemps les ONGs ont appris à pratiquer ce genre de manipulation dans leurs projets "participatifs". Politiquement, c'est une négation de la démocratie, mais psychologiquement ça a quand même contribué à créer une ambiance de débat. Donc ce n'est pas tout négatif, sauf pour le programme que cette opération était censée promouvoir.

En te lisant je constate que nous faisons partie des quelque 50% de Français qui, selon un sondage récent, disent qu'ils ne savent pas encore pour qui ils vont voter au 1er tour. Sondage à prendre avec des pincettes car un grand nombre de ces 50% savent très bien pour qui ils ne vont PAS voter. Perso je voudrais bien que Bové obtienne ses 500 signatures, mais j'ai des doutes que ce soit possible sauf miracle : son staff a bien précisé que c'était aux militants de base, aux enthousiastes qui ont signé la pétition de soutien d'aller rencontrer les élus pour obtenir des signatures, car eux n'ont ni le temps ni l'argent de sillonner la France pour le faire à leur place. Mais, hélas, il est plus facile de signer une pétition que de décrocher son téléphone. (Petite parenthèse attristée)

Sur l'influence des médias je suis partagé, car les travaux que tu cites datent d'avant Internet. Certes, "tout le monde n'a pas Internet", comme on l'entend tous les jours, mais il se trouve que la population internaute aujourd'hui est de celles qui ont le plus d'influence sur les hésitants : les 25-35 ans, les jeunes retraités des classes moyennes... En fait je pense qu'il y a une articulation entre les médias traditionnels et Internet qui est difficile à quantifier mais qui mériterait une analyse socio-anthropologique. Pour quelqu'un qui a construit sa conviction en surfant sur Internet, le média papier, l'émission qu'on recommande aux amis, peuvent servir de "supports de propagande". Exemple : j'ai regardé le "J'ai 1 question à vous poser" de Ségolène Royal, avec beaucoup d'anxiété au départ car j'étais convaincu qu'elle allait se planter... Or elle a fait un "sans faute", je ne suis pas le seul à le reconnaître, et je me suis rendu compte que sa candidature pouvait tenir la route. Qui vivra verra... Mais ce que je veux dire, c'est que j'ai parlé de mon enthousiasme au bureau, à des amis sur Internet, à des gens qui ont dit "tu crois?" et qui sont allés regarder l'émission en différé. C'est une utilisation du média qui n'a jamais été étudiée quantitativement.
commentaire n° : 6 posté par : Julien Lem (site web) le: 25/02/2007 11:06:16
Ben, à l'arrivée, faut pas oublier que ce seront les urnes qui décideront et il reste encore 2 mois avant le scrutin, c'est beaucoup. Ségo a tenté une nouvelle tactique mais ces forums participatifs... De un, ça s"organise pas en trois jours, de deux, je pense que les politiques sont un peu les parents et le peuple les enfants : on peut écouter les désidératas des enfants mais à un moment, faut prendre des décisions, pas toujours populaires. On ne peut pas faire que des lois qui font plaisir... (ok, je le concède, elle est pourrie ma métaphore).

Pour le reste, je dis que je sais pas encore pour qui je vais voter mais j'ai quand même une grosse idée, vu pour qui je voterai pas, en effet. Après, Bové, il aura ses voix, c'est démago de filer ses voix à ce mec. Moi, je trouve scandaleux qu'il se présente, il est pas censé être en prison?? Désolée mais pour moi, c'est un bouffon.

Après, je pense que de toute façon, quand tu es contre un candidat, tu le flingueras quoi qu'il arrive. Ségo, ses détracteurs lui ont reproché d'être allée voir l'homme handicapé, genre "c'est démago, c'est calculé. Elle s'attendait à ce qu'il se lève et marche? Mouahahah!".

Après, je pense qu'Internet, encore plus que les médias, tu cherches ce qui va dans ton sens. Tu lis les blogs qui te ressembles, les webzines qui pensent comme toi... Non, je pense sincèrement qu'on surestime le net, surtout qu"on trouve de telles conneries dessus qu'il faut prendre pas mal de choses avec des pincettes.
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:24:25
je rejoins à fond asthény, et je pense que ralphy a raison en rappelant que les indécis sont ceux pour qui il y a vraiment quelque chose qui joue. et mine de rien, ils sont bien plus nombreux que ceux qui savent à l'avance pour qui ils vont voter. combien d'indécis sur ségo, mais anti-sarko vont avoir hésité sur bayrou depuis qu'il est remédiatisé et crédité gagnant si il passe le premier tour? les sondages c'est une chose un peu spéciale, certes. mais choisir de les mettre en évidence est un acte journalistique. et la publicité (au sens littéral du terme, aps pub), c'est également un acte journalistique qui a une influence. très très importante, on va pas se mentir.
commentaire n° : 7 posté par : LilVirgo (site web) le: 25/02/2007 11:12:10
J'en ai pas parlé des sondages, c'est un outil intéressant car tous les sondages commandés ne sont pas publiés. En gros, ils ne sont publiés que si le journal qui l'a commandé veut le publier, intéressant.

Après, les indécis, je fais officiellement partie des indécis mais parce que je préfère attendre avant de me prononcer, des fois que (des fois que quoi, je sais pas). Mais bon, j'ai jamais caché mes opinions politique et y a 90% chance que je vote Ségo.

Après, je crois qu'il ne faut pas non plus exagérer l'influence des médias. Je trouve que c'est toujours l'argument trop facile "c'est la faute aux médias" qui évite à tout le monde, et aux politiques en premier, de se poser des questions sur ce qu'il s'est passé. Les Français se sont détournés de Jospin car on parlait trop insécurité? Et si, tout simplement, il avait fait une très mauvaise campagne??
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:29:17
appartenant résolument et fierement à la génération du zapping j'ai eu la flemme de lire les posts des autres donc je vais peut être répéter alors :

1/ hihi t'es trop mignonne en train de défendre ton milieu alors que personne t'a accusé ;) on dirait moi en train de défendre les profs dans un PMU dela "france qui travaille avec ses mains pour le smic".

il est évident que les médias ne font pas le vote. la meilleure preuve c'estle référendum sur le traité européen : le france dit non alors que 80% des médias ont fait le forcing pour le oui au mépris de toute déonthologie.

et pourtant on ne peut pas nier que le pouvoir des médias est réel EN THEORIE. quand on voit les audiences des grandes chaines nationale, le taux d'éoute des grandes radios. quant on sait que l'essentiel de ces médias se concentre dans 3-4 grands groupes de médias (et quand on sait que les lagardère and co.sont des potes des chirac et sarko)....

mais bon je pense que fondamentalement on vit dans une démocratie mature où les pressions sont moinsfortes que l'intime conviction. et surtout les médias ont moins d'emprise au quotidien que les discussions dans les familles ou dans les cercles d'amis...
commentaire n° : 8 posté par : pouv le: 25/02/2007 11:20:27
Ah, je défends rien du tout, surtout que je suis pas journaliste politique, c'est juste une réflexion que j'ai eue.

Pour le reste, je suis 100% d'accord avec toi. Je ne nie pas un pouvoir des médias, je pense même qu'en tant que journaliste, ce serait grave de le faire mais gardons à l'esprit que les gens ne sont pas des idiots finis qui votent juste en fonction de ce que leur dit la télé. Et selon la sociologie du vote, l'entourage a effectivement beaucoup plus d'influence que les médias.
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:31:25
oui mais pouv, l'attitude du "non au bourrage de crâne je vote non y en a marre de la manipulation" c'est un discours qu'on entendait pendatn le référendum sur la constitution européenne. donc ça a pu avoir une influence dans l'autre sens, jouer comme un catalyseur (le thème média/méchant, j'entends), comme repoussoir.
la médiatisation est un phénomène indéniable qui donne un pouvoir aux médias également, dont ils prennent de plus en plus conscience. je suis pas d'accord avec ton article nina, parce que je pense effectivement que tu tords le bâton dans l'autre sens pour contourner une diabolisation à l'extrême. mais sans déconner : l'exemple de 1958, je le trouve pas à propos : les conditions d'accès aux médias, de massification etc. n'ont rien à voir en 2007 avec ce qu'elles étaient en 58, du coup, l'analyse ne peut pas être la même (à mon avis).
après, je pense que j'ai pas le temps de trop développer, je suis à la bourre pour rejoindre mon père, mais l'idée globale de ce que je veux dire, c'est que là où à mon avis ton analyse pèche, c'est que 1/ralphy : c'est ua niveau des indécis que ça joue, 2/c'est pas minéaire tout ça, c'est pas je te dis x pas bien/je vote y, y a des jeux d'influences compliqués, mais dans lesquels la presse joue un rôle central (pas que la presse télévisée d'ailleurs). toutes ses formes, d'ailleurs. et c'est clairement déterminant en période électorale où la persuasion se fait sur une image publique relayée par...
voilà. pas clair. sorry. c'est que mon avis, à prendre ou à laisser.
commentaire n° : 9 posté par : LilVirgo (site web) le: 25/02/2007 11:29:14
Heu... Je pense surtout que les gens ont voté non car ils y voyaient une façon de sanctionner le gouvernement. Non mais là, dire que les gens ont voté non pour faire chier les médias, je trouve que ça va vraiment trop loin.

Pour le reste, je suis désolée mais je vois pas en quoi Internet peut changer la donne ou autre. Franchement, les gens que je connais ne sont pas influencés par les médias outre mesure. Je trouve que tu diabolises vraiment trop la presse et que tu lui donnes un rôle incroyable, là. Non parce qu'en gros, moi, si je bosse dans un journal, je vous fais voter pour qui je veux, c'est intéressant.

Et après, on dit que je suis méga élitiste et que je prends les gens pour des cons mais finalement... Oui, pour les indécis mais là où Lazarsfeld a tjrs raison, c'est que l'entourage (cercle familial ou professionnel) a beaucoup plus d'influence que les médias, ne serait ce que parce qu'il y a une interactivité entre les deux partis et je ne peux être que d'accord. Après, je vois pas où j'ai dit qu'on votait X parce qu'Y pas bien...
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:37:35
Je ne sais pas s'il existe quelque part sur terre une terre de tolérance. Je ne crois pas que la France soit uen terre plus intolérante qu'une autre.
commentaire n° : 10 posté par : Coco le: 25/02/2007 11:44:18
Non, elle  n'est pas plus intolérante... Mais elle n'est pas plus tolérante, quoi qu'on en dise! ;)
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:38:06
Je suis assez d'accord avec toi sur l'ensemble de cet article, à savoir que les médias ne font pas une élection. En gens cultivés et critiques que nous sommes, on peut s'intéresser à un débat sans se laisser berner par les belles tournures du type "effort national" à la place de "nouveaux impots rigolos".
Nous avons une conscience politique, et le plus souvent un avis arrêté mais argumenté sur la question. Et que même quand on vote blanc ou qu'on s'abstient c'est pas forcément parce qu'on a pas réfléchi ou qu'on a fait une grosse chouille la veille et qu'on s'est levé à 20h01. Ca, c'est pour les gens dont je pense tu parles dans ton article.

Mais il reste la foule, celle dont comme le dit si bien Terry Pratchett "le QI moyen est égal à celui de la personne dont le QI est le plus bas, divisé par le nombre d'individus constituant la foule".

Ceux-là quand on leur parle d'insécurité ils imaginent des immigrés, et croyez-moi pour eux un immigré c'est pas un Suédois ou un Danois, qui font des tournantes, braquent des commerces et brûlent des MacDo (un intrus s'est glissé dans les trois éléments suivantes, sauras-tu le retrouver ami lecteur ?). Et ces gens-là quand ils ont voté à droite ou à l'extreme droite, bah ils étaient tout fiers de leur vote qui a fait disparaitre l'insécurité la semaine suivante.

C'est marrant moi j'étais certain que les chiffres de l'insécurité et la hausse de la délinquance étaient dus à la hausse des vols de portable, et que si l'insécurité a disparu la semaine suivante c'est juste parce que des personnes peu scrupuleuses ont demandé à PPD et David d'arrêter d'en parler sauf pour dire que a y'est y'en a plus...

Au royaume des aveugles, le borgne est roi.
commentaire n° : 11 posté par : Cédric le: 25/02/2007 12:21:57
Ben, franchement, les gens qui se sont abstenus en 2002 et que je connaissais, c'est en gros "non mais il faisait beau, on est allés se balader, tu comprends"...C'est sûr, ça prend tellement 3h d'aller voter!! :(

Après, je vois pas de quoi tu parles rapport à l'insécurité qui a disparu. Il me semble que depuis 5 ans, le sujet revient régulièrement sur le devant de la scène, y compris hors élections présidentielles...
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:43:26
Accroche-toi, tu va avoir pas mal de commentaires !
La télévision n'aurais pas d'influence sur ceux qui ont déjà un avis, mais la plupart des gens sont hésitants, une majorité même. Ce théorème n'est sûrement valable que dans le cas où les médias ne diffusent pas le même message systématiquement (ce qui est le cas d'une propagande).
Je pense que le référendum serait passé s'il le gouvernement n'était pas si peu populaire à cette époque. Ce qui me fait poser cette question ; sommes-nous bien placé pour voter au mieux ?
commentaire n° : 12 posté par : Grr (site web) le: 25/02/2007 12:58:41
Oui, ça, je m'en doute! ;)

Ben, il faut voir clairement que malgré le soin que les médias ont pris de dire que ce vote n'avait rien à voir avec le gouvernement, les gens ont voté non pour le sanctionner. Comme quoi, même devant la télé, on n'entend que ce qu'on veut...
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:44:59
aaah très bonne question G... (désolé j'arrivepas à lire ton pseudo, comment vous faites vous?). En gros tu te demandes si la démocratie est le meilleur des systèmes? Est-ce que les choses n'iraient pas mieux si on abandonnait le pouvoir de décisions à un collège d'experts en tous genres légitimés par leurs études, leur culture et la pratique du métier de politicien ou de hautfonctionnaire?

c'est la définition de l'aristocratie ça...

si on commence à penser ça on est pas sortis de l'aubergine...
commentaire n° : 13 posté par : pouv le: 25/02/2007 13:18:35
C grr, son pseudo.

Ben, le problème d'un vote non universel qui ne donnerait le droit de vote qu'à ceux qui sont éclairés, c'est que ces derniers n'ont pas toujours prise avec la réalité des "petites gens", si j'ose dire. Et plutôt qu'aristocratie, je parlerais d'oligarchie...
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:48:50
Bah c'est surtout que si on est pas bien placés pour voter des décisions aussi subtiles, en quoi le serions-nous mieux pour choisir ceux qui voteraient à notre place ?
commentaire n° : 14 posté par : Cédric le: 25/02/2007 14:14:09
Ben, on aurait pas le choix, on donnerait le droit de vote qu'à ceux qui le "méritent" ou qui remplissent certains critères. Et les autres, ils l'auront dans le c**
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:49:31
oui dsl Nina, ms comme bcp de commentateurs, je ne suis pas d'accord avec le fond de ton article.
On est tous d'accord, ce ne sont pas les media qui votent, ce sont les électeurs. Après, les fameux électeurs, il faut bien qu'ils se fassent une opinion, basée sur bcp trop de critères, comme l'opinion des parents, l'histoire, leur situation familiale/professionnelle, leurs amis, les infos qui les touchent, etc. Donc les informations qu'ils recoivent, elles viennent bien de qq part...

Pour exemple, le référendum je l'ai suivi aussi via les media. Et perso, j'étais bien paumé ds cette constit' de chais-plu-combien de pages, et malheureusemt, les media (dont Chirac himself) ne m'ont pas du tout éclairci les idées, loin de là ! Au final, j'ai voté oui, sur les explications de mon père ! Donc pr les autres indécis comme moi, ils ont sans doute choisi le "ds le doute, ne change rien", CQFD (selon moi).

Ensuite, pr 2002, il faut évidemmt reconnaitre que toutes les infos du moment tournaient effectivement autour de l'insécurité, et du bordel ambiant (enfin com dab) que le(s) gouvernement(s) ne savai(en)t pas gérer. Moralité : soit tu votais pour tes idées (auxquelles tu crois dur comme fer), soit tu votais "pour changer" (perso Besancenot), soit tu votais extreme, ou pire : tu votais pas ! Résultat: votes dispersés à gauche (mea culpa), à droite quasi-com dab, et extreme droite, stable comme dab.

Tout ça pour dire, qu'évidemment quand tu crois à qqch, tu poursuis tes idées (les fameux militants). Mais quand tu crois à qqch sans te reconnaitre ds les personnes qu'on te présente, ben tu te sens paumé ! Ex: toi (& moi aussi) avec Ségolène. Donc tu te retrouves pas loin des indécis, à lorgner Bayrou pcq "pourquoi pas ? pas pire". Et là les media, ben ils t'apportent l'information. Donc ils ont bien une certaine influence...
Attention, j'ai pas dit qu'on était des moutons à écouter religieusement PPD ou Claire pdt le dîner familial (encore que y'en a), juste qu'une opinion, ça se forge, et que toutes tes sources d'information (ou le manque justement) peuvent jouer...

Bon en tout cas, ça sera un article à réaction à classer dans les annales :)
commentaire n° : 15 posté par : tiwan le: 25/02/2007 16:45:42
Donc tu as voté oui parce que TON PERE t'a expliqué. C'est pas PPD ton père, si? Donc tu as été plus influencé par ton cercle familial que par les médias. CQFD.

Sinon, moi aussi, j'ai voté Besancenot mais pas mea culpa, je suis désolée. J'ai pas voté Jospin parce qu'il a fait une mauvaise campagne et faudrait que le PS arrête de chercher des coupables ailleurs. Ca les arrange bien de dire que c la faute des médias, ça leur évite de se remettre en cause.

Sinon, pour Bayrou, je trouve qu'il mène une bonne campagne mais, finalement, ce qui m'a presque convaincu de voter pour lui, ce ne sont pas les médias mais une conversation que j'ai eu avec une copine vendredi soir qui a eu des arguments qui m'ont fait réfléchir. Donc encore le cercle des relations.

Mais après, je crois que je vais mettre en majuscule la phrase où je dis que oui, les médias jouent mais pas que parce qu'apparemment, personne ne la lit celle là.
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 16:59:12
A la base les médias constituent le moyen principal de communication des candidats donc dire qu'ils n'ont pas d'influence, ça impliquerait qu'ils soient neutres. Je suppose que les temps d'exposition des candidats avant la période de comptabilisation par le CSA ne doivent pas aller dans le sens de cette neutralité (qui n'aurait par ailleurs aucun sens si la quarantaine de candidats déclarés devaient être traités à égalité, j'imagine pas le bordel!) car du Ségo et du Sarko précandidats on en a eu. Et même durant la période contrôlée il y a le contexte d'intervention des candidats. Pour le second tour, le traitement réservé à Le Pen n'était pas ce qu'il y a de plus neutre.
Mais les interactions sont compliquées, en 2002 peut-être que si les médias avaient montré plus que Le Pen pouvait être au second tour, les gens n'auraient pas pensé à un éternel second tour gauche-droite et aurait pensé "vote utile" ou "aller voter tout court" dans une sorte d'échange d'opinion entre la masse et chaque individu. Car au fond au moins une personne sur deux ne voulait pas d'un tel second tour. Et dans ces conditions montrer aux gens qu'il y a un risque peut influencer leur décision tout en n'allant pas à leur encontre (au passage rien qu'en employant le mot "risque" ça implique que je ne voulait pas ça -> partialité). D'un autre côté, cette influence laisserait moins de place aux partis secondaires, ce qui n'est pas très juste. Si la diffusion de sondages étaient interdite (elle l'est encore?) c'était justement pour que les gens décident dans leur coin ou en cercle restreint mais pas en ayant une connaissance ne serait-ce qu'approximative de ce que pensent tout le monde afin que chacun donne son avis et pas celui des autres.
La manière de présenter l'info peut aussi poser un problème de neutralité. A propos de l'insécurité, il y avait eu en 2002 l'histoire marquante du père tué par des jeunes alors qu'il venait défendre son fils rackété. On parlait donc de l'insécurité, du manque de policiers, etc. A "Arrêt sur Images" on apprenait que le lendemain du meurtre il était connu que la victime était armée d'un cutter, élément tû par la presse afin de ne pas sous-entendre que la victime nationale aurait pu avoir un rôle actif dans son drame. Par contre comme pour ton interview dont on a retenu qu'une phrase qui allait dans le sens de l'article à écrire, on égrainait les meurtres. Les médias n'ont pas tout dit, il y a eu mensonge par omission.
C'est comme les abus d'enfants et les prêtres ou maîtres d'école. Ce n'est pas vraiment le plombier ou l'analyste-programmeur qui pourra abuser dans son coin des enfants des autres. C'est le contexte de la fonction qui permet à la déviance de s'exprimer, non la fonction elle-même qui par contre marque les gens quand ces actes sont commis. Des éléments touchant la compagne présidentielle présentés de la manière précédente sont intrinsèquement partiellement biaisés.
L'absence de neutralité des médias n'est pas une question simple, elle peut être "justfiée" d'une certaine manière (Jospin risque de ne pas être au second tour! et un traitement égalitaire pour 40 candidats déclarés en précampagne ne simplifierait rien pour les électeurs -> plus de précampagne dans les médias? alors Sarko parle comme Ministre ou futur candidat?) comme elle peut être utilisée à des fins néfastes (régimes autoritaires), comme elle peut être nulle (Balladur au second tour en 95, oui pour la constitution européenne, parce qu'elle reflétait ce que les gens de la télé pensait?), comme elle peut attirer l'attention sur un point précis et prévilégier des candidats par rapport à d'autres. En plus un journaliste/présentateur qui ne dit pas son opinion mais qui risque de la trahir involontairement dans ses propos est-il par conséquent plus neutre que quelqu'un qui ne cache pas son engagement et dont on sait que ses propos sont orientés?
L'influence dépend des situations quoi se présentent aux gens.

Je rejoins aussi des commentaires sur deux points : l'étude avec l'élection en 58, c'est gentil mais les débuts de l'usage de la télé pour une élection présidentielle qui devaient être récents et la manière de faire campagne qui a certainement changé, ce n'est plus pertinent comme analyse (ton prof me rappelle un vieux chercheur qui trouve que les chercheurs de maintenant sont nuls car les "vrais" chercheurs font leurs calculs à la main, pas avec des ordinateurs). NB : de Gaulle a été élu en 58 par 80000 grands électeurs. Il n'y a avait pas encore de suffrage universel direct.
Par ailleurs, les élections se jouent principalement sur les indécis.
commentaire n° : 16 posté par : nol le: 25/02/2007 17:02:37
Selon le CSA, Sego, Sarko et Bayrou sont en tête, Bayrou est même 1er sur TF1. Après, c'est vrai que pour l'heure, la campagne n'ayant pas commencé, les gros candidats ont plus de temps de parole. Sarko parce qu'il est toujours Ministre, Ségo en tant que leader de l'opposition, y a un peu un flou artistique entre le personnel politique actuel et les candidats. D'un autre côté, peut-on reprocher aux médias de ne pas donner la parole aux candidats farfelus qui ne dépasseront même pas la centaine de signature?

Après, je pense que quand tu votes, faut quand mêm prendre la responsabilité de ton choix. Tu donnes ta voix à quelqu'un, ça veut dire que tu envisages qu'il soit au second tour. Le Pen n'a pas vraiment perdu de voix entre les deux tours, ce qui montre que pas mal de gens ont confirmé leur vote, ce qui tend à prouver que ça n'a pas tellement été un vote spontané de colère mais une réelle volonté. Après, on verra ce qu'il se passera en 2007 mais si on se retrouve avec Le Pen au 2nd tour, on pourra pas dire qu'ils ne connaissaient pas les risques. D'autant qu'en 2002, on était plusieurs à craindre ce second tour là donc bon...C'était pas si irréaliste que ça. Sinon, les sondages sont interdits les 15 derniers jours de la campagne. Mais franchement, ça change toutes les semaines, dur de s'y retrouver.

Sinon, les médias mentent par omission? Parce qu'Arrêt sur Image, c'est quoi? Pour la pédophilie, sinon, ton exemple est plus que curieux, n'importe quel personne pédophile peut trouver ce qu'il veut, qu'il soit plombier ou prof. Juste qu'il ne prospectera pas au même endroit...

Aujourd'hui, il  y a une telle pluralité dans les médias que je ne vois pas comment on peut dire qu'ils poussent dans un sens ou dans un autre. Si tu lis Libé ou le Figaro, tu seras poussé dans deux sens différents. Après, on nous dit "oui mais TF1, ils sont à droite et ils sont les plus regardés!". Mais peut-être aussi que la France est un pays de droite et que les gens regardent TF1 tout simplement parce qu'ils s'y reconnaissent.

Sinon, je vois pas pourquoi un journaliste devrait afficher ses opinions politiques s'il ne le souhaite pas. Je me demande bien pourquoi on persiste à mettre des isoloirs vu que cacher ses opinions politiques est limite un crime. Surtout qu'un journaliste, quel qu'il soit, travaille toujours dans une rédaction. Si je bosse au Figaro (j'y ai postulé, comme les autres titres), j'écrirai des journaux dans la lignée éditoriale, donc plutôt de droite, alors que je suis de gauche.

Sinon, 58, la télé est justement une nouveauté. Tout le monde me ressert l'argument d'Internet auj mais la télé de 58 est l'Internet d'auj.Et c'est pas ma faute si y a pas eu de vraies études sur le sujet depuis mais je vous en prie, lancez-vous. Parce que vous me reprochez tjrs de pas me baser sur des faits et quand je le fais... Ah ben, tiens, aussi!
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 17:19:29
Pour les référundums, les votants se sont trompés de question, ils ont répondu "Etes vous pour ou contre le gouvernement actuel" au lieu de "etes vous pour ou contre une constitution européenne"... :(

Et oui, la campagne de Jospin n'était pas super bien réussie, mais je ne crois aps que voter besançenot permettait d'aller vers une résolution concrête des problèmes.
Et je pense qu'à l'élection, faut arrêter de regarder à quoi ressemble le brushing, mais plutôt, à quoi ressemble le programme.
Ceux qui partagent le programme du PS doivent voter PS, que ce soit Ségo, DSK, LF, Hollande ou même la brebis de ma voisine. De même pour les militants de l'UMP...

Quand on sait pour qui on va voter, on va regarder son candidat pour le soutenir, préparer des arguments à ses opposants, on va lire des blogs de sympathisant pour mettre d'autres mots sur ce qu'on ressent, et si on écoute un tant soit peu le discours de l'adversaire, ça sera pour en chercher les failles. Soit.
L'indécis, il fait quoi dans tout ça ? Soti tout le monde a raison, soit tout le monde a tort. La famille est de droite, y'a cette copine qui a d'excellents arguments de Gauche...

La façon de choisir les infos des médias jettent le trouble... TF1, par exemple, chaque petit fait fera la couverture et plongera les auditeurs dans un sentiment d'insécurité, alors que si on regarde à grand échelle, ses évênements peuvent très bien se réveler des évênements minimes, non représentatifs.

Comme les sondages, les médias ne sont pas toujours représentatifs de la réalité, mais le fait qu'ils influent sur leurs auditeurs est indubitable. En les convainquant, en les révoltant, en se décrédibilisant auprès d'eux. Alors oui, il y a une influence, mais comment, c'est très aléatoire...
commentaire n° : 17 posté par : Camille (site web) le: 25/02/2007 18:04:16
Pour le référendum, je suis d'accord.

Pour le reste, je pense auj qu'en 2002, j'ai "mal" voté. Non pas à cause du second tour mais parce qu'aujourd'hui, je trouve Besancenot et consort beaucoup trop extrémistes et je ne leur donnerai plus ma voix. Mais en 2002, c'est justement en lisant les programmes que j'ai voté car je n'ai pas d'affection particulière pour Besancenot. Maintenant, on vote certes pour un programme mais la personne élue sera Président(e), elle aura quand même des responsabilités et on ne peut pas y mettre n'importe qui non plus. Bon, après, faut pas tout exagérer non plus : Ségo, elle fait gaffe sur gaffe mais c'est pas non plus une nazie ou une folle dangereuse. Je pense juste qu'elle n'a pas les épaules.

Ensuite, je suis un exemple type d'une schyzophrénie électorale : famille de droite, milieu universitaire de gauche. Finalement, je suis plus à gauche, je ne sais pas pourquoi. Enfin, je sais que j'ai plus d'affinités avec les idées et partis de gauche mais pourquoi je me suis retrouvée à gauche de l'échiquier politique après une éducation politique de droite ? Surtout que je suis pas vraiment en conflit avec mes parents, c'est pas un acte de rébellion.

Après, comme j'ai dit 18 fois, j'ai pas dit que je niais totalement l'influence des médias (j'ai voulu mettre cette phrase en gros mais ça marche pas, les mystères de l'informatique...) mais je crois qu'on a tous notre responsabilité dans ce qu'il se passe et qu'au lieu de dire que c la faute de l'autre, prendre aussi ses responsabilités.
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 18:16:14
Pffff désolée pour les fautes, c'est ça de vouloir aller vite...
commentaire n° : 18 posté par : Camille le: 25/02/2007 18:05:29
No soucy, du moment que je te comprends et que tu me parles pas en SMS... Parce que là, tu me ponds un comm du genre en SMS, même pas je te lis! ;)
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 18:16:52
Nina , mademoiselle , je sais que c'est le sujet sur lequel on s'enerve a chaque fois , mais ...

N'es tu justement pas influancée lorsque tu dis "la catastrophique campagne de Segolene Royal" ? Qu'est ce qui fais que aujourd'hui tu as ce point de vue , sinon les médias , puisque je ne pense pas que tu la suives tous les jours ?

Aie , pas taper .

Le Petit Nicolas (mais en Plus Grand)
commentaire n° : 19 posté par : Le Petit Nico (site web) le: 25/02/2007 18:19:20
Cher Nico, aujourd'hui, je me souviens que tu me soutenais mordicus qu'on aurait un second tour Ségo-Le Pen et aujourd'hui, je t'avoue que ça me fait beaucoup rire. Mais ta mauvaise foi m'étonne. C'est pas être influencée par les médias que de voir que Ségo se plante dans les grandes largeurs, que partout où elle va, elle crée des incidents diplomatiques.

Je pense que fermer les yeux à ce point sur ses bourdes est assez malhonnête. Même le PS est allé rechercher Jospin pour la sauver.
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 18:25:27
ARTICLE PARU DANS LE MONDE DU 18 FEVRIER


Les journalistes politiques s'interrogent sur leur discrédit
Comment faire son métier si les internautes éditorialisent et quand les téléspectateurs posent eux-mêmes les questions ?

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C'est une expérience que les journalistes politiques font presque tous les jours, en reportage, au café, dans les dîners privés où l'on parle de l'élection présidentielle. La question vient en général très vite : " Alors, qui va gagner ? " Quelques minutes plus tard, arrive la critique : " Vous, les médias parisiens, vous vous trompez toujours ! " Entre ce statut de supposé devin et la réputation de mauvais expert, le piège est toujours inextricable.

" Nous avons un véritable problème de crédibilité depuis le 21 avril 2002, évidemment accentué depuis la campagne référendaire de 2005, reconnaît Renaud Dély, directeur adjoint de la rédaction de Libération. On nous reproche notre arrogance, on nous soupçonne de vouloir orienter les votes et parfois, dans le même temps, de ne pas assez le faire. " Il se souvient ainsi qu'au lendemain de l'élimination de Lionel Jospin par Jean-Marie Le Pen, au premier tour de la présidentielle de 2002, les lecteurs de Libération faisaient ce type de reproche à leur journal : " Vous ne nous aviez pas dit que Le Pen pouvait l'emporter. Si vous l'aviez fait, nous n'aurions pas voté pour Besancenot, Laguiller, Chevènement, Taubira, etc. "

Lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen, ce fut pire encore. Les journalistes politiques, et les médias plus globalement, furent accusés d'arrogance, de méconnaissance des réalités quotidiennes, de militantisme en faveur du traité. De connivence, en somme, avec ce que Jean-François Kahn a appelé " la bullocratie ", version moderne de l'establishment.

Le discrédit qui touchait les responsables politiques a donc atteint les médias eux-mêmes et l'irruption d'Internet a fait le reste. Les journalistes ne sont pas insensibles à cette critique qui les touche désormais de plein fouet. " Il faut bien reconnaître que nous nous trompons régulièrement, souligne Laurent Bazin, ancien de LCI et d'Europe 1, aujourd'hui journaliste à i-Télé. Mais la critique qui nous est portée est plus profonde encore : les citoyens ont le sentiment que les journalistes et les politiques se sont mis en boucle pour ne parler que de choses qui les intéressent, eux. "

Le phénomène était déjà perceptible depuis une bonne dizaine d'années. En 1995, la critique sur la " balladurisation des esprits " fut d'abord adressée aux médias et aux sondeurs, coupables d'avoir prédit la victoire du premier ministre sur Jacques Chirac. Elle s'est depuis largement amplifiée. Désormais, une part des électeurs votent aussi contre le candidat qu'ils perçoivent comme étant celui des médias. La création de ce forum constant qu'est Internet a rendu cette contestation bien plus percutante et directe en offrant à tous la possibilité d'être un éditorialiste en puissance. " Du coup, constate Laurent Bazin, les citoyens voudraient pouvoir nous juger comme ils jugent les politiques. "

Chacun constate ainsi l'agressivité des courriels et des discussions d'internautes sur la politique. " La suspicion est aujourd'hui devenue très violente, souligne Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L'Express et éditorialiste à LCI. " Ce qui me frappe souvent, c'est que les gens ne se contentent pas de critiquer, de vous soupçonner d'être pour Sarkozy ou pour Royal. Ils veulent aussi affaiblir les journalistes, réclament des sanctions, votre démission ou votre licenciement. " Quitte à s'adoucir ensuite lorsque le journaliste débat personnellement avec eux ou... est effectivement sanctionné.

Alain Duhamel, le plus célèbre des journalistes politiques de par sa longévité sur les écrans, les ondes et dans les journaux, était ainsi régulièrement vilipendé sur le Web. On lui reprochait son conformisme, ses réseaux, son rejet de Ségolène Royal. On le soupçonnait de sarkozysme, aussi. Jusqu'à ce qu'une vidéo circule sur le Web le montrant, en novembre 2006, devant des étudiants de Sciences Po à qui il glissait qu'il voterait pour François Bayrou, candidat UDF à la présidentielle. Mis à l'écart de France 2 et RTL pour cette raison, jeudi 15 février, le même Duhamel voit aujourd'hui une partie de ses anciens contempteurs prendre sa défense...

Une nouveauté, cependant : la classe politique elle-même a intégré cette critique générale des médias. " Après avoir asservi la télévision, note Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne et éditorialiste à la télévision, les politiques ont été asservis par elle. Ils ont accepté n'importe quoi pour passer deux minutes sur les écrans et se sont retrouvés les victimes de journalistes de l'audiovisuel parfois sans culture politique. " Il assure ainsi : " Ma plus grande honte reste d'avoir vu Michel Rocard accepter de répondre à la question de l'animateur Thierry Ardisson : "Est-ce que sucer, c'est tromper ?" " Mais la société du spectacle ayant achevé de discréditer la politique, elle s'est retrouvée elle-même soumise à l'exaspération des citoyens.

Les conseillers en marketing politique et les élus ayant pris conscience de ce grand mouvement antimédias, arrive maintenant une nouvelle phase. Désormais, les candidats peuvent se tailler un succès facile dans les meetings en moquant les journalistes. M. Bayrou en a fait l'un de ses arguments les plus constants. Le 8 février, Ségolène Royal a évoqué violemment ses adversaires " et leurs relais dans les médias ". Le 15 février, interrogée par la presse sur la démission de son conseiller économique Eric Besson, elle a pris à témoin les salariés d'une usine près d'Amiens qu'elle visitait : " Vous connaissez M. Besson ? Personne ne connaît M. Besson ! Moi, je m'occupe des vrais problèmes... " Et l'on a même vu Nicolas Sarkozy, pourtant omniprésent dans la presse, se plaindre d'y être maltraité...

Dans ce contexte de défiance généralisée, l'initiative de TF1 de remplacer les journalistes politiques par un panel d'électeurs pour ses grandes émissions de campagne n'est donc apparue que comme un signal supplémentaire du discrédit qui touche la profession. Rares pourtant sont les journalistes qui contestent l'intérêt de faire intervenir auditeurs ou téléspectateurs. " Les critiques qui nous sont faites ne sont pas toujours injustifiées, reconnaît Catherine Nay, éditorialiste à Europe 1, et la certitude que le peuple ne ment pas est bien ancrée. " Tous citent aussi l'émission de Jacques Chirac devant un panel de jeunes, sur TF1, lors du débat référendaire de 2005, comme un exemple révélateur du désarroi présidentiel - " Je ne vous comprends pas ", avait avoué le président à ses jeunes interlocuteurs - qu'aucun journaliste n'aurait sans doute pu révéler.

Mais beaucoup craignent que la méthode ne soit qu'une façon d'éviter le questionnement. En somme, assure Christophe Barbier, que " la démocratie participative appliquée aux médias ne soit qu'une manière efficace d'échapper à la confrontation. " Les responsables politiques, aguerris aux mécanismes de la télévision, faisant face à des citoyens qui restent des novices devant l'instrument. " Partout en Europe, souligne ainsi Michaël Darmon, journaliste à France 2, les responsables politiques se soumettent aux interrogations précises des journalistes. En France, les politiques n'ont que le débat à la bouche. Mais ils délégitiment ce questionnement dès qu'il devient gênant. "

Les journalistes ont enfin noté que la critique à laquelle ils sont désormais soumis les a rendus plus frileux. " Nous avons intégré le fait que nous pouvions nous tromper, constate Renaud Dély, et nous envisageons désormais avec application toutes les hypothèses. On voit ainsi des journaux titrer - je caricature à peine - "Ségolène décolle" et trois jours après "Ségolène s'écroule". Est-ce un progrès ou une confusion supplémentaire ? "

Raphaëlle Bacqué
commentaire n° : 20 posté par : Nina (site web) le: 25/02/2007 19:17:04
Je doute que les gens votent au premier tour en pensant que leur poulain sera au second, voter vert ou communiste par exemple me semble maintenant "dérisoire" (d'ailleurs j'avais été surpris d'apprendre à l'école que les communistes avaient eu du pouvoir à une époque en France!), c'est plus un moyen d'envoyer un signal au candidat le plus proche politiquement au second tour pour qu'il prenne en compte certaines idées s'il veut le report des voix. Maintenant le 21 avril ayant marqué les esprits, ça pourrait changer.
A propos du mensonge par omission, c'est sûr que "Arrêt sur Image" n'est pas non plus un royaume de transparence vis à vis de la transmission totale de l'information, il suffit de voir les disparitions inexpliquées de chroniqueurs. Mais il reste que la petite info sur le cutter avait été cachée de peur que public pense qu'on essaie de minimiser l'affaire.
Pour l'histoire de 58, tu aurais fait l'analogie entre internet fait nouveau comme la télévision à l'époque, ça serait peut-être mieux passé mais là ça faisait vraiment recherche d'une preuve à tout prix. S'il n'y a pas d'études sur le sujet, sincèrement il vaut mieux éviter d'en sortir une. Avec l'étude qui montre que les médias n'influencent pas ce qui ont déjà choisi alors que ce sont les indécis qui font penchés la balance, ce sont les deux seuls vrais reproches que je fais à ton article Nina. Pour le reste la relation médias/influence est complexe et on a des exemples d'influence et d'absence d'influence.
Sur le sujet d'internet durant la campagne tu m'as fait penser à deux trucs intéressants :
1) je ne lis pas ce qui la concerne sur internet, au fond à travers la presse écrite et télévisée on peut espérer avoir un intermédiaire critique entre le candidat et nous et si c'est bien fait des intermédiaires de gauche et de droite, alors que sur internet on aura de tout, dont de l'info partisane plus facilement.
2) l'usage d'internet est-il le même dans toutes les classes sociales? S'agit-il donc vraiment d'une autre opinion à disposition de tout le monde et utilisée de la même manière, on peut en douter. De même la majorité des gens lit-elle plusieurs journaux pouvant présenter des opinions différentes ou pour toute une partie de la population les sources d'information se limitent à un JT + éventuellement un journal qu'ils considèrent comme neutre + de temps en temps un débat politique?

Je pensais à l'étiquette politique du journaliste car à la télé ça me semble moins tranché que dans la presse écrite. Donc dès lors qu'on apprend l'info, il est normal de se demander si ça n'apparaissait pas dans les propos du journaliste. Cependant c'était nul que je dise ça parce que Drucker avec Baroin et Ockrent avec Kouchner, ça ne déteint pas et elles font bien leur boulot.
J'espère que ce sera moins long cette fois mon com!
commentaire n° : 21 posté par : nol le: 25/02/2007 20:13:34
Ah oui, je suis vraiment DESOLEE que la dernière étude sur le sujet date de 58. Sauf que j'en aurais pas parlé, vous me seriez tous tombés sur le poil en disant que je n'avais aucune preuve, comme d'habitude. Cette étude existe, c'est la seule référence en la matière, je vois pas pourquoi elle serait auj périmée. De Gaulle est mort mais la télé, à l'époque, c'était le média de la nouveauté et si vous êtes pas foutus de penser tout seul que l'influence de la télé à l'époque était globalement la même qu'Internet auj, c'est pas ma faute. Je peux aussi vous faire des articles de 10 pages où je mettrai tout et absolument tout, pour pas que vous ayiez à réfléchir.

Après, je sais pas où tu as vu que l'étude de 58 ne portait que sur les gens déjà convaincus car ce n'est pas le cas. C vraiment fascinant comme les gens ne lisent vraiment que ce qu'ils veulent.

Sinon, Duhamel a déclaré dans un cadre privé être pro Bayrou et il a sauté... Décidément, c'est fou comme en tant que journaliste, on n'a le droit n'avoir ni des opinions ni des croyances.
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 20:30:25
Pour 58 et les indécis il me semblaient avoir fait la distinction, t'en fais pas je j'ai bien compris que c'était deux choses différentes.
En 58 il y avait une chaîne de télévision et quelques décrochages régionaux apparemment, mais tout était sous contrôle de l'État, internet de ce point de vue là est assez différent. Perso si t'avais dit que les médias n'influençaient pas les gens qui ont déjà leur avis, je ne t'aurais pas sauté dessus. S'il fallait donner des références partout, les articles deviendraient illisibles, c'est sûr, mais là je persiste et signe, on peut douter de la pertinence de l'étude.
J'ai lu après pour l'article du monde et c'est dommage pour Duhamel, dans le journal régional que prenait mon père, on trouvait des articles nationaux, ce sont ceux que je lisaient et il faisait partie de ces auteurs. Mais malheureusement principe de précaution. A Toulon, à des législatives un vote a été annulé car Karl Zéro avait appelé à voter contre le FN à Toulon et celui-ci, battu de peu, avait obtenu une nouvelle élection. Il a été rebattu. Ce qu'a fait Duhamel en novembre est loin d'être aussi important et il est regrettable qu'il y ait un manque de confiance en lui mais un candidat ou un membre d'un autre parti que celui de Bayrou ne pourrait-il pas se montrer mauvais-joueur et faire référence à la vidéo en mettant en cause son honnêteté intellectuelle? Ça peut être perçu comme un risque aux yeux de certains employeurs.
commentaire n° : 22 posté par : nol le: 25/02/2007 21:27:24
Ca me fait plaisir de voir que je fais tout un paragraphe pour expliquer que les médias n'ont aucune influence sur les gens ayant déjà choisi leur candidat avec études sociologiques à l'appui pour ensuite entendre un : " Perso si t'avais dit que les médias n'influençaient pas les gens qui ont déjà leur avis, je ne t'aurais pas sauté dessus". Vous commentez juste le titre ou quoi. Après, si l'étude de 58 LA SEULE EXISTANTE en France sur le sujet ne te plaît pas, je t'en prie, fais en une mais arrête de me reprocher de m'être référée à la seule étude existante!


Ensuite, tu dis dans un précédent comm que les journalistes devraient annoncer leur couleur politique et là, maintenant, tu dis précisément l'inverse parce que bon, "les gens pourraient porter plainte". Mais ya personne qui peut comprendre que les journalistes sont des hommes et des femmes comme les autres? Parce que figure-toi qu'obtenir la carte de presse ne nous enlève pas le droit de vote. L'histoire de Duhamel me scandalise car il a dit ça dans un cadre privé, il n'a fait aucun prosélytisme pour l'UDF. Faut arrêter 30 seconde l'hypocrisie. Oui, il a le droit d'avoir ses opinions et de les exprimer dans un cadre privé.
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 22:14:24
Articles et coms passionnants! Ma petite contribution :
- Pour 2002 : insécurité surmédiatisée+mauvaise campagne de Jospin+prolifération des candidats=Le pen.
- Je suis conseiller municipal, j'étais aux bureaux de vote en 2002. Un électeur sur 10 environ ne prenait que les 5 premiers bulletins "parce qu'il y en avait trop"! Jospin n'était pas dans les 5 premiers. Le Pen non plus, mais les gens qui votent Le pen savent pour qui voter.
- Les médias ont surmédiatisés l'insécurité, évidemment pour aller dans le sens de la droite. Mais souvenez-vous de leur mea culpa entre les 2 tours : la plupart reconnaissait être allé trop loin. Du coup, TOUS sont tombés sur le Pen, c'en était même honteux dans une démocratie. Et je dis ça en haïssant Le Pen et ses idées.
- Segolène aurait bien besoin d'être un peu brouettée non?!...
Bises Nina.
commentaire n° : 23 posté par : L.Myster (site web) le: 25/02/2007 21:46:03
Je pense qu'il faudrait un peu arrêter de prendre les gens pour des débiles : ils ont pas boycotté Jospin parce que le bulletin était trop loin. Perso, je prends pas tous les bulletins mais je m'arrange quand même pour prendre celui du candidat qui m'intéresse, je laisse pas faire le hasard.... Après, 16 candidats (8 droite, 8 gauche, intéressant, non?), c'est trop et c'est à la limite du ridicule mais que faire? Ils ont obtenu leurs signatures comme les autres.

Sinon, les médias de gauche ont bien chargé la mule sur les médias dit de droite mais franchement, je regardait la télé comme les autres en 2002, je lisais la presse et je n'ai jamais eu ce sentiment d'insécurité... Après, par contre, là où je suis d'accord, c que les médias ont un vrai souci avec Le Pen et qu'il sait très bien en faire un atout: "on me musèle, on s'acharne sur moi". Alors qu'il suffirait de lui accorder la parole pour que les gens se rendent compte pour quoi ils votent (le quoi désignant le programme et non la personne)
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 22:19:14
Ouhlala, tu es remontée!!
Tu sais, je prends pas les gens pour des débiles, juste je faisais part d'une expérience qui m'avait d'ailleurs atterré. Je crois vraiment que 2002 c'était le grand n'importe quoi.
Maintenant comment faire pour que 2007 ne le soit pas?..
commentaire n° : 24 posté par : L.Myster (site web) le: 25/02/2007 22:35:45
Merde, fausse manip, j'ai effacé ma réponse

Donc je disais que sous-entendre que  le placement des bulletins a joué, ça veut dire que les gens sont arrivés au bureau de vote sans savoir pour qui voter et s'en sont remis au hasard. Je ne trouve pas ça très flatteur, même au contraire. Je crois qu'on est tous soumis à des influences mais faut pas en chercher n'importe où non plus... Et s'il pleut, ça rapporte des voix à la droite ou à la gauche?

Après, je sais pas si on aura autant de candidats ou pas en 2007. Y en a 40 pour le moment mais combien passeront l'épreuve des signatures?
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 23:03:16
Bon allez chuis vénère... je t'avais fait une réponse argumentée, elle es tpas passée, chuis saoulée.
en gros, je vais pas continuer, trop de gens ont parlé, mais je tenais à dire : je comprends que les propos mielleux fielleux en nombre ici puissent t'agacer, mais tu me fais dire ce que je n'ai pas dit. du coup, ça flingue le débat et c'est dommage. pour l'étude de 58 pourquoi elle est périmée? ben simplement parce qu'elle a 50 ans, pardi. après, c'est vrai que c'est con qu'il y en ait pas d'autre.
chuis saoulée, là, je recommencerai plus tard. ou plutôt on papotera autour d'un chocolat, ce sera plus constructif que ce foin, à mon avis.
commentaire n° : 25 posté par : LilVirgo (site web) le: 25/02/2007 22:45:35
Ben, tu m'as aussi fait dire que je disais qu'on votait X car Y n'était pas bien alors que je n'ai jamais parlé de ça.

Après, l'étude de 58, je pense pas qu'elle soit si périmée que ça. Celle de Lazarsfeld date des années 40 et personne n'est venue s'y opposer, comme quoi... Je pense que l'étude de 58, à l'époque où on a moins le choix des médias, est justement intéressante car, à l'époque, y avait pas de corrélation entre vote et possession de la télé. Aujourd'hui, on a tous ou presque la télé donc impossible de tenter une quelconque corrélation mais si on faisait une corrélation Internet-vote, on constaterait à nouveau qu'il n'y a aucune corrélation.

J'avais oublié de parler de Balladur, aussi, candidat des médias en 95. Ca fait au moins trois scrutins où l'option choisie par les médias ne passe pas... Etonnant, non?
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 23:12:35
Nina, je n'ai pas dit que tous les gens arrivaient sans savoir pour qui voter, mais il y en a, oui, et bien plus que tu le crois, qui se décident au dernier moment dans l'isoloir.
Et tu sais, une étude il y a deux ans à peu près est sortie, je me souviens plus du tout des références, désolé. Elle montrait que la droite récoltait plus de voix les jours de pluie, et la gauche les jours de beau temps. Véridique.
Tout ça pour dire qu'un frange non négligeable des gens se décide sur des critères complètement subjectifs. Et bien sûr, ça, les sondages ne peuvent pas le deviner, pas plus que les médias. C'est incroyable, mais c'est la réalité.
commentaire n° : 26 posté par : L.Myster (site web) le: 25/02/2007 23:24:48
Oui et une étude a démontré que le type de sol avait une corrélation avec le vote, aussi. Sauf que si on s'arrête au premier niveau d'analyse, on fait du déterminisme à deux balles, faut aller plus loin. Je pense que si la gauche a tout raflé lors des régionales, ce n'était pas parce qu'il faisait beau ou que les bulletins étaient mieux placés, juste que les Français ont appliqué un vote sanction. En Midi-Pyrénées, la droite a posé un recours contre la gauche car ils les accusaient d'avoir triché en proposant un petit bulletin plutôt que ceux en format poster des autres candidats, donc plus faciles à glisser dans l'enveloppe. La droite aurait gagné, la gauche aurait dit que c'était la faute à son gros bulletin qui a attiré l'attention de l'électeur.

Sinon, ce qui me fascine dans vos réponses, à tous, c'est que vous parlez toujours de "gens". Finalement, on est tous exceptionnels, ici, alors...
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 23:31:52
Dans ma seconde réponse, à propos de la couleur politique des journalistes j'ai mis "Cependant c'était nul que je dise ça parce que Drucker avec Baroin et Ockrent avec Kouchner, ça ne déteint pas et elles font bien leur boulot."
Ce sont effectivement des hommes et des femmes qui ont le droit d'avoir une opinion et qui font leur boulot correctement donc je répète C'ÉTAIT NUL QUE JE DISE ÇA. Maintenant il y en a que ça peut déranger, alors principe de précaution...
commentaire n° : 27 posté par : nol le: 25/02/2007 23:31:55
Principe de précaution? Mais tu crois qu'il existe ne serait-ce qu'un journaliste (qui plus est journaliste politique) sans opinion? Principe de précaution, on les suspend tous.
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 23:37:36
Bonsoir ok pour les sondages, mais pas de panique chacun à sa petite idée personnelle et on verra bien à part aller voter c'est tout ce que l'on peut faire. Bonne soirée
commentaire n° : 28 posté par : corinne (site web) le: 25/02/2007 23:37:42
Merci, enfin quelqu'un qui pense que les gens sont aussi capable d'avoir leurs propre idée!!:)

Bonne soirée
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 23:38:35
je plaisantais même pas pour la pluie et le beau temps hé!
Désolé que tu refuses que des "gens" puissent ne pas être si sûrs d'eux avant de glisser leur bulletin.
Mais d'accord que pourque chacun fasse ce qui lui plait! ;-)
commentaire n° : 29 posté par : L.Myster (site web) le: 25/02/2007 23:42:46
merde, j'ai re-effacé ma réponse.

Je disais : je constate juste qu'en une 30aine de comms, tout le monde dit, en gros : "moi, je suis pas influençable mais les autres...". Bah, oui, ils sont chiants ces autres à pas faire comme nous, à trop regarder TF1 et tout ça. Bizarre que personne n'en connaisse par ailleurs. Les gens que je connais qui ont voté Le Pen (jusque dans ma propre famille), ça n'a pas été une réaction à ce qu'ils voyaient à la télé, c'est une conviction personnelle.

Sinon, pour les corélations, cf ma réponse au dessus. Il y a des corélations qui ne veulent rien dire si on ne les analyse pas plus en profondeur. Par exemple : il existe une corélation entre type de sol du lieu où tu vis et ta façon de voter. Ce qui ne veut pas dire que c'est le fait que le sol soit plus calcaire ou marécageux qui va influencer ton vote mais le fait que ce type de sol impose un type d'habitat particulier (isolé ou regroupé) et là, ça joue sur l'élection.
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 23:47:12
Juste une dernière chose (je sais pas ce qui me prend, je saoule pas les gens comme ça d'habitude, enfin j'espère!), mais ce que tu dis pour les bulletins en Midi-Pyrénées est impossible : tous les bulletiins doivent avoir exactement le même format, c'est dans la loi. Peut-être parlais-tu de la profession de foi?
Je m'arrête et je file profiter de mon dimanche sans election! Bises et sourire.
commentaire n° : 30 posté par : L.Myster (site web) le: 25/02/2007 23:47:20
Non, je parlais des bulletins et là, je peux te le garantir vu que c'est là où j'ai voté. Et que j'étais limite contente de voter à gauche parce que c'était plus pratique.
réponse de : Nina (site web) le: 25/02/2007 23:59:56
Pour l'étude de 58, elle n'est peut être pas perimé (surtout qu'elle a des conclusions pertinantes me semble t-il), mais les habitudes avec la télé n'était peut être pas les mêmes qu'aujourd'hui. Je ne sais pas quelles étaient les habitudes des gens et le credit qu'ils accordait aux images. Les differents contextes historiques n'étaient peut être pas les mêmes. Ils avaient peut être plus confiances dans les hommes politiques, donc un choix peut être déjà fait. Enfin, je ne m'étenderais pas plus sur ce sujet, car n'y connaissant pas grand chose, je risque de dire n'importe quoi.
Enfin, toujours est-il qu'il serait assez interessant de refaire le même genre d'étude maintenant. Pour voir justement comment cela a evolué.

Au final, il y a peut être aussi un certain role inverse qui se joue. Les gens se mefie, lorsqu'ils pensent (a tord ou a raison, ce n'est pas forcement a moi d'en decider) que les "médias" ont choisis leur(s) candidat(s). Ils pensent peut être que l'on veut les "arnaquer", donc se tourne souvent vers une troisieme voie, des que quelqu'un leur tire une (vraie ou fausse) sonnette d'alarme.
Comme Chirac en 95 ou Bayrou maintenant.
Apres, ce genre de sonnette d'alarme est peut être d'autant plus efficace, vu un certain climat de mefiance qu'il semble y avoir chez nous.

Apres, pour eviter de dire les gens, j'avoue que pour l'instant, je m'interesse, mais je n'ai pas encore choisis. Je sais que je choisirais réelement dans les dernieres semaines des élections, car nous auront eu leur tract avec leur profession de foi et tout. Oui, je suis un peu un mauvais client pour les statisticiens des institus de sondage.

Par contre pour les indecis de la derniere heures, je peux comprendre. Pour les européenes, je n'ai choisis que dans l'isoloire le bulletin que j'ai mis, alors je crois que l'on ne peut pas faire mieux :)

P.S: C'est mon premier message ici, j'espere ne pas avoir été trop un boulet dans ce que j'ai dit.

UMP: Au fait, je ne pense pas être personelement influencé par les médias dans mes choix électoraux. Mais au fait, combien de gens répondraient qu'ils se sentent influencé si on faisait ce genre de sondage? A mon avis, 0...
commentaire n° : 31 posté par : Tomy le: 25/02/2007 23:53:22
A l'époque, ils ont mesuré la corélation entre la possession d'une télé et le vote et il n'y en avait pas. Je pense qu'auj, on peut essayer de faire des corrélations entre la possession d'Internet et le vote car tout le monde a la télé ou presque. L'étude de 58 vise juste à prouver que l'utilisation de De Gaulle de la télé pour promouvoir sa personne n'a servi à rien.

Maintenant, je sais pas si les gens iront jusqu'à voter "contre" les médias juste pour les faire chier, je trouve ça extrême. Perso, l'avenir du pays m'importe plus que de donner raison ou tort à des journalistes.

Sinon, officiellement, je fais partie des indécises mais honnêtement, y a 9 chances sur 10 que je vote PS. Et je sais pour qui je voterai pas.

Sinon, pour les présidentielles de 2002, j'ai hésité jusqu'au jour du scrutin mais j'ai pris tous les bulletins qui m'intéressaient, pas juste les premiers...

réponse de : Nina (site web) le: 26/02/2007 00:11:02
Cher pouv, je parle ici de l'élection présidentielle. Notre système est un système comme un autre, inutile de caricaturer en parlant d'aristocratie. Aux Etats-Unis, il existe le système des grand électeurs et ce pays reste une démocratie, non ?
De même, aucune "petite gens" ne va au parlement faire adopter des lois. Il ya des relais, des gens en qui tu accorde ta confiance (par le vote), des gens "mieux placés" que toi sans pour autant être déconnectés de la réalité. Le système de vote entre également en jeu (je pense à un article là dessus, désolé pour la pub).
PS: tu ne sais pas lire mon pseudo mais j'espère que tu connais cet ingénieux système appelé "copier/coller" qui peut d'aider dans de nombreuses situations.
commentaire n° : 32 posté par : Grr (site web) le: 26/02/2007 00:09:16
Ben, si tu parles du principe de grands électeurs, c'était le cas y a pas si longtemps en France pour les Présidentielles.  De toute façon, à l'arrivée, c pareil, tu votes pour un grand électeur qui votera pour tel ou tel candidat. Du coup, un candidat peut avoir + 50 % des voix en tout, s'il n'a pas la majorité des grands électeurs, il l'a dans le c** . C'est d'ailleurs ce qu'il s'est passé lors de la première élection de Bush.
réponse de : Nina (site web) le: 26/02/2007 13:59:37
Si on prend Duhamel, quand sa véritable position a circulé, il a été suspendu. Apparemment tant qu'on ne dit pas pour qui on roule ou avec qui on vit, ça va sinon il faut avoir un patron qui a confiance en toi et prêt à assumer les critiques éventuelles. Pas vu, pas pris.
commentaire n° : 33 posté par : nol le: 26/02/2007 00:22:34
Ouais, enfin, Duhamel, on se doutait qu'il était pas vraiment de gauche. Non, là, je trouve que c vraiment abusé...
réponse de : Nina (site web) le: 26/02/2007 14:02:11
Mea culpa pour les bulletins, je confonds sûrement. Et sinon, d'accord avec toi pour les journalistes politiques. A condition bien sur que leurs convictions ne dépassent pas leur professionnalisme, ce qui arrive parfois, même dans des médias qui se prétendent neutres. Peut-on l'être totalement d'ailleurs?...
Allez, cette fois plouf!

commentaire n° : 34 posté par : L.Myster (site web) le: 26/02/2007 00:29:32
Ben, la droite avait engagé une procédure mais elle a été déboutée donc... Ca me paraît logique que tous les bulletins soient de la même taille mais pour les régionales, c'étaient des tracts en fait.

Sinon, l'objectivité en matière de journalisme est bien plus un voeu pieux qu'une réalité... :/ C'est pas pour rien qu'on classe les journaux politiques à droite et à gauche, comme ça, pas de surprise! ;)
réponse de : Nina (site web) le: 26/02/2007 14:03:52
Je ne voulais pas dire contre les médiats directement.
Mon propos tenait plus en :
Prenons l'exemple d'aujourd'hui. Quand deux candidats s'installent, avec des sondages assez importants, de l'ordre de 30 %, que les journaux s'interessent à eux justement à cause des sondages.
Si a ce moment là un autre pretendant arrive et dit regarder, on vous arnaque, les médias cherche a verrouiller la presidentielle avec deux candidats, ben consciement on peut se dire "c'est vrai qu'il n'a pas tord, je me suis un peu laisser endormir". Et hop, ce troisieme candidat gagne une certaine confiance, comme étant un autre recours qu'un choix qui peut paraitre imposer par d'autre (ce que l'on aime pas trop généralement). Et celui ci grimpe dans les sondages. Mais cela ne veux pas dire que le candidat va toujours au bout. Ca possede un certain merite de recuperer des indecis.

Personellement, je prends aussi toujours tous les bulletins, même si il y en a des tas, comme pour les dernieres elections européenes.
Quand je disais que je n'avais pas choisis, je me laisse le choix, mais oui, en effet, je sais aussi pour quels candidats je ne voterais pas. Mais dans les restant mon choix n'est absolument pas fait.

Erratum: Dans mon message precedent lorsque j'ai dit que j'avais choisis au dernier moment pour les européenes, c'était pour le referendum.
commentaire n° : 35 posté par : Tomy le: 26/02/2007 00:30:00
Oui mais de toute façon, quoi qu'on fasse, les gens seront jamais contents. On parle trop de Ségo et Nico qui sont quand même les candidats d'une majorité des Français (à eux deux)? Et si on en parle plus, on va se prendre un procès genre "non mais les journalistes, ils suivent pas les désidératas des Français, ils parlent même pas des deux candidats qui obtiennent le plus d'intention de vote!".

Perso, je me méfie de ces candidats "surprises". En 2002, je l'ai déjà dit, c'était Chevènement. Finalement, il s'est retrouvé être un pétard mouillé. N'accordons pas aux médias le pouvoir de faire la pluie et le beau temps en politique.
réponse de : Nina (site web) le: 26/02/2007 14:06:42
Zut, on a pas l'air de pouvoir editer ses messages, dommage.

Concernant Mr Duhamel, je trouve aussi un peu fort qu'il ait été mis de coté. La seul chose que j'aurais trouvé logique c'est qu'il soit mis de coté uniquement pour l'emission de France 2 ou Mr Bayrou était l'invité. Ca evite les confusions possible et les doutes. Pour le reste, c'est un peu fort.
commentaire n° : 36 posté par : Tomy le: 26/02/2007 00:33:53
Ben, je trouve ça hypocrite. Outre le fait qu'il n'a pas dit ça en public et que c'est sorti malgré lui, faut arrêter de croire que les journalistes n'ont pas d'opinion politique. Il votera Bayrou et alors? Ca l'empêche de faire bien son boulot?
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