C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.
L’autre jour, comme tu le sais, lecteur, j’ai réalisé une interview d’Emilie Maume. Elle a dit une chose très intéressante qui m’a inspiré un article, je cite : « Quand on voit que la fille de Villepin est mannequin, lui, il nous dit d’aller bosser dans le bâtiment. Mais n’avons-nous pas le droit de rêver, nous aussi ? ». En effet, aujourd’hui, quand on est au chômage, c’est que c’est de notre faute ! « Du boulot, y en a ! », me dit-on. Ouais mais durant mes longues études, j’ai jamais appris à faire du béton, monter un mur ou faire de la plomberie. Le bâtiment embauche mais bon, foutez-moi sur un chantier et ça risque d’être folklorique. Moi, dans le domaine du bâtiment, je me suis arrêtée au châteaux de sable. Et puis en plus, je les construisais toujours en zone inondable !
Bref, quand Emilie s’est rendue à l’ANPE, M. le conseiller lui a dit très sérieusement : « vous savez, mademoiselle, ce qui embauche en ce moment, ce sont les Pompes Funèbres ! ». Alors, là, j’avoue que j’y avais jamais pensé ! Allons, que j’abandonne mes rêves de devenir la nouvelle Françoise Giroud, je deviendrai la nouvelle Claire Fisher (Six feet under, pour ceux qui connaissent pas). Alors voilà, que je mette mes rêves à la poubelle au nom du pragmatisme. Après tout je me plains de pas avoir du boulot mais du travail y en a. Faut juste que j’abandonne la voie que j’ai choisi lors de mon adolescence, que je nie mon parcours scolaire et étudiant, que j’oublie toutes mes expériences professionnelles dans ce domaine et c’est bon, du boulot, j’en aurai. La pente est trop raide, je n’ai qu’à choisir un autre chemin. Ca plairait pas à Raffarin, ça !
Alors j’ai qu’à faire serveuse ou secrétaire. Et au passage piquer un job fait par quelqu’un qui a fait des études dans ce domaine. Tant pis pour la petite qui a un BEP secrétariat, moi, j’ai un bac +5, cocotte ! Et ça, ça me déprime quelque part. Certains boulots sont à tel point déconsidérés qu’on y fout n’importe qui qui a de jolis diplômes, tant pis pour ceux qui ont un diplôme peu considéré dans le secteur. En juin, Gauthier cherchait un petit job d’été dans la téléprospection. Maintenant, pour ce genre d’emploi, faut un bac+3 ou +4. Or, très franchement, faut être motivé pour faire une licence ou un master pour faire téléprospecteur. Je ne méprise pas la téléprospection, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais je ne connais pas une personne qui fait ça par vocation. Et ceux et celles qui ont un BEP, CAP ou BTS, ils n’ont qu’à aller se faire f*****.
Des petits boulots, j’en ai déjà fait lors de mes études, comme pas mal d’étudiants. J’ai été guichetière à la Poste, vacataire dans un organisme de crédit, employée à l’observatoire de la vie étudiante, sans parler des babysitting. Mais ces petits boulots n’avaient pour but que de gagner quelques sous durant l’été. Mais aujourd’hui, je ne suis plus étudiante, je suis journaliste et je ne vois pas l’intérêt de remplir mon CV avec des métiers n’ayant rien à voir, ni de près ni de loin, avec ma vocation première. Et voilà qu’on en vient à me reprocher de ne pas prendre le premier boulot venu. Mais bon sang, peut-on me reprocher de ne pas vouloir m’éloigner de mon métier de prédilection ? Je ne suis pas rêveuse, j’ai déjà travaillé dans le journalisme et je sais que je suis faite pour ça, je ne demande pas à être Présidente de la République ou chanteuse ultra-célèbre. Mais c’est un métier difficile, les premiers pas sont durs. Dieu merci, mes parents le savent et ne me foutent pas la pression inutilement. Je multiplie les piges bénévoles à droite à gauche car je ne veux surtout pas perdre le rythme. Mais aujourd’hui, on culpabilise les chômeurs, on nous regarde tous avec circonspection, genre « on s’inscrit au chômage pour profiter du système et se la couler douce aux frais de l’Etat ». Non mais laissez-moi rire ! J’écris pour divers webzines de façon bénévole, j’ai travaillé à plein temps pour une asso pendant 5 mois pour 300 euros par mois (enfin, quand je suis payée, ça traîne toujours, cette histoire !). Osera-t-on encore me dire que je me la coule douce ? Alors que je travaille comme n’importe qui pour un salaire de misère ? Non ! Si j’étais feignante, je me ferais pas chier à continuer à écrire bénévolement, faut pas déconner.
Moi, j’ai de la chance, mes parents peuvent m’entretenir en attendant que je trouve un boulot. Ceci étant, c’est pas pour autant que c’est la dolce vita. Moi, je veux juste avoir le droit de faire le métier pour lequel je me suis destinée et dans lequel je m’épanouis. Est-ce un mal ? Peut-on légitimement me reprocher de vouloir réaliser mon rêve, somme toute assez accessible ? Parce que prendre le premier boulot qui passe, c’est risquer de m’enfermer dans une routine et de ne plus chercher ailleurs. Et mine de rien, à l’idée de ne pas être journaliste, ça me donne envie de pleurer.
Alors laissez-nous rêver, laissez-nous choisir notre voie sans nous culpabiliser parce qu’on choisit des voies difficiles. Et puis si ces voies sont trop difficiles, que les facs arrêtent de sortir des diplômes dans ces domaines-là… Mais ça, c’est un autre sujet.
Commentaires
Sinon, pour la luge, ouééééééééé! J'en ai pas fait depuis 20 ans!! ;)
Effectivement, quelqu'un comme toi qui sait qu'il choisit une voie difficile mais qui donnera tout pour y arriver parce que c'est une vocation, ok, là j'adhère complètement à ton raisonnement.
Mais quand tu vois qu'à côté ya des mecs qui partent dans des diplômes complètement fous, des trucs hypers ciblés qui ne déboucheront sur rien, et quand en plus tu sais qu'ils sont pertinemment conscients d'où ils mettent les pieds mais que "tant pis on va faire des années de facs, un gros paquet si possible, après on verra avec papa maman et quand il pourront plus ça sera les autres -la société quoi, oui nous oui- qui financeront ma vie et mes sorties" et ben ya de quoi se révolter...
C'est toujours pareil en fait, il y a ceux qui en ont réellement besoin et pour qui c'est légitime, et puis les profiteurs...
le problème c'est qu'il faudrait pas que cette dernière catégorie devienne légion...et là, ça serait peut être aussi à "ceux d'en haut" de faire qqchose!
Concernant les profiteurs, il y en a toujours eu et il y en aura toujours, chaque système ayant sa faille. Mais sont-ils une majorité ? J'en doute.
Comme tu le dis: c'est un DROIT pas un DU....
Penses tu que ton cas de bénévoles multipliant ses expériances à ses frais est représentatives des chomeurs? et surtout des jeunes chomeurs? j'en doute beaucoup...a
Là, j'vais jouer mon con mais: y'a t il beaucoup de postes de disponible dans ton domaine? (parceque j'y connais rien au monde journalistique) Mais s'il y en a peu, faut pas s'étonner que certains restent sur le carreau et soit obligé de faire autre chose plus ou moins éloigné de leur situation de départ...(et meme tres éloigné, cas d'un pote :/)...
Et pour la conclusion sur les facs: c'est pas un peu facile de renvoyer ça sur les facs? c'est comme dire qu'on ne bosse pas parceque les profs sont pas motivants, sont nuls etc...(puis ceci dit en passant, v'là le niveau des étudiants en fac...j'parle pour moi au passege lol)
je me suis levé du mauvais pied, désolé ^^
Après le journalisme : des postes, il y en a mais ça marche par réseau et copinage. En gros : un poste se libère, on passe pas une annonce, on va voir dans notre agenda qui il y a. C'est là mon gros problème et c'est aussi pour ça que je fais tous ces trucs à côté, pour me faire un réseau. Après, quand je parle de journalisme, c'est au sens large du terme. Si je bosse dans un truc relation presse, par exemple, ça me va aussi... Je ne suis pas bloquée sur "rédactrice dans une grande rédaction"! ;)
Après, pour les facs, je pense que chacun a sa part de responsabilité. Il y a des diplômes qui ont un taux d'insertion dans la vie professionnelle proprement catastrophique, c'est que quelque chose ne va pas. Or pour avoir ses données, accroche-toi. Le portail gouvernemental d'orientation ESSAIE d'exiger des facs une plus grande lisibilité à ce niveau-là mais c pas gagné. Mais ce n'est pas forcément la faute des facs non plus : j'ai bossé à l'OVE qui enquête justement sur le devenir des étudiants et les retours de questionnaire sont faibles.
Sinon, je confirme, récemment on a embauché une secrétaire, et on a éliminé d'office toutes les candidatures au dessus du bac pro (on a pas passé une annonce pour un ingénieur, hein). He bien on a viré la moitié des demandes. Hallucinant. On avait un bon dixième de bac +4, avec des diplômes dingues qui postulaient pour notre pauvre poste de saisie.
Le monde se barre en vrille, moi je vous l'dit [voix chevrotante...ha zut, je l'avais déjà enlevée]
J'ai tendance à dire que le choix que vous avez opéré est bien car si les bac+4 commencent à piquer des postes qui sont plutôt réservés à des bacs pro ou au max BTS, ce genre de diplôme ne servira plus à rien.
Après, moi, j'ai postulé y a deux mois pour un poste de rédactrice chez Ubiqus : en gros, c'était de la sténo bête et méchante, j'ai même pas eu d'entretien.
Je crois sincèrement que tu travailleras dans le domaine qui te passionne, c'est une question de temps^^ (car la vocation est en toi) Et tu as raison de ne pas t'égarer dans un job qui ne t'épanouirait pas. Bien sûr c'est facile à dire, mais ça fait partie de ta chance d'avoir des parents comme les tiens^^
courage!! :)
Il ne faut pas que le reve naif de l'etudiant devienne l'ambition unique et ultime parce que la realite du marche permet de vite remettre les pieds sur terre. On est dans le pragmatique, pas dans le reve.
S'il y a une place pour un diplome sur dix dans tel domaine, il va de soit que 9 diplomes sur 10 devront changer de voie ou vivre d'aides sociales .... A moins que ceux-ci creent eux-memes leur entreprise et donc genere eux-meme du travail. A bac+5, on devrait avoir les facultes et l'envie de monter sa boite, sinon qui ?
La fac fournit des diplomes, certes, mais il faut oter ses oeilleres le jour ou on penetre l'universite : on le sait si la branche qu'on a choisi est porteuse ou pas, et pas mal se disent "on verra bien plus tard", ils reculent l'echeance de la reflexion sur l'orientation.
Tout le monde ne vit pas de ses reves, et parfois il faut faire un choix entre reve et realite, tout du moins temporairement.
Enfin, ça montre que quoi que je dise, tu dis tjrs le contraire. Perso, j'ai choisi de faire journalisme depuis mes 15 ans et j'ai toujours avancé dans ce sens. Parce que c le seul métier que j'ai envie de faire et pour lequel j'ai de réelles facultés.
Tu le dis toi-même, faut se battre pour ses rêves, c'est normal et il me semble que c'est pour cela que tu te démènes. Toutefois, je ne dirai pas "tous maçonnes, c'est génial !", mais à priori, le rêve d'être mécanicienne vaut bien celui d'être manequin. Faut savoir adapter ses rêves et ne pas être préssée je pense.
Quand à toi, je suis persuadée que tu finiras par te trouver ta place. Et je ne te dis pas de ne pas abandonner, tu ne pourrais pas j'ai bien l'impression ^^ ...
Après, je ne dis pas qu'il ne faut pas de mécaniciennes, juste que je n'ai aucune formation là dedans donc je suis ravie pour les gens du BTP de savoir qu'il y a du boulot pour eux mais moi, je peux pas travailler là dedans, je suis juste pas à la hauteur... Après, honnêtement, ma gamine me dirait "j'arrête les études pour faire mannequin/chanteuse", je lui dirais de trouver autre chose comme plan de vie.
Après, selon tes études, ça peut être un tremplin. En gros, ma soeur avec son diplôme ESC pourrait trouver un poste de journaliste plus facilement que moi dans les trucs genre journalisme marketing et tout ça.
J'adore votre blog... BRAVO
100000 Bises
Julie :-))
Qui est linnocent qui ta dit que tu profitais du système Chomage ? Un tempête a du sabattre sur son pauvre petit couvre-chef ;-)
Meuh !!
PS : auras-t-on le plaisir de re-lire Gauthier sur les Vingtnaires ? Son blog étant fermé, je reste dans lexpectative (Et un peut dans le deuil aussi, javoue)
Sinon, relis les comms sur mon article sur mon chômage actif, tu comprendras! ;)
Je suis assez surprise par ce que tu mets dans ton article te concernant (pour le reste, je suis juste d'accord).
Je n'ai pas fait d'école de journalisme et je n'avais pas de réseau mais j'ai trouvé une place en stage dans une rédac, puis on m'a embauchée comme assistante puis j'ai pigé, puis reembauchée. Evidemment, j'ai eu beaucoup de chances et j'ai fait de belles rencontres mais je ne connaissais absolument personne à la base.
Bref, tu cherches dans quoi? Parce que dans la presse féminine, les pigistes qui ont des idées et deux trois trucs à dire sont souvent les bienvenues.
Enfin pour ce que j'en ai vu...
dis moi?
Tu veux un CV?? (roooooooooh, comme j'abuse!!)
Non ce nest pas un autre sujet, cest le coeur du problème. Doit on réguler les formations, cursus scolaire et les études en général en fonction du marché et des besoins de lemplois ou laisser chacun libre de ses choix sachant quau final le diplômé risque dêtre inadapté aux réalités économiques ?
Si encore lassurance dun emploi venait avec le diplôme adapté, ce qui nest hélas pas le cas, et donc le parti prit de maints étudiants, actuellement, est celui de suivre ses envies et ses rêves, du moins tant que les parents et les études le permettent.
Pour en revenir aux études, Emilie m'a expliqué qu'une fois diplômée, elle galère. Elle va voir la conseillère d'orientation de Science Po et se prend dans la gueule un sublime : "non mais c'est bouché comme voie, fallait pas prendre ça comme diplôme!". Perso, j'ai un diplôme de journaliste même pas spécialisée, sous entendu, je peux bosser dans pas mal de rédactions, j'ai les bases et j'ai de l'expérience, maintenant. Je crois que ce diplôme ne me sert pas tant que ça, il m'aide surtout à avoir un diplôme de journaliste, légitimer mon cursus en gros...
Le Journalisme à lair dun milieu hyper complexe
Ca me fait penser, quand javais fait des recherches sur des études dinfographies, on mavait expliqué que tout le système se basait sur la renommée. Que tu soit doué ou pas, si tu as fait un truc qui a marqué les mémoires, tu trouveras du boulot ! Mais linverse sapplique aussi.
Par contre, je me souviens que linfographie était un secteur hyper-vérouillé où les postes dispos étaient quasi-inexistants de part la spécificité du boulot Le journalisme ma lair davoir plus de possibilités A moins que je ne me trompe !
Tout le monde peut être écrivain dans son coin Mais un journaliste sans support, cest comme une jeune fille dans bras : « Pas de bras, pas de chocolat ! » (Oui, cette blague aussi vieille que le temps est horrible, je sais Mais jadore !)
Meuh à toi !
Donc tu es en train de me traiter de manchotte?? ;)
Donc bats toi, toi aussi, contre les gens qui te poussent contre ton gres vers une voie que tu ne veux pas!
Formons un club!! ;)
En tout cas, moi, je baisse pas les bras!!
Je peux pas faire (en vrac) : ingénieur informatique, informaticienne, serveuse (bim, bam les assiettes), plombière, peintre,maçonne, analyste économique, prof, prostituée ou call girl, musicienne, graphiste, jongleuse, funambule, avocate, médecin, esthéticienne, parfumeuse, coiffeuse...
Nan mais ! :p :p :p
(ceci dit pour ce qui est du sujet des facs, je crois qu'il y'a effectivement bcp à dire... Et bcp à faire surtout !!)
- 1er, un seul journaliste dans la structure, aucun moyen pour embaucher une autre personne, c'est mort. Mais institution connue, ça me sert
- 2ème, je bosse dans un sous-sol, je suis corvéable à souhait
- 3ème, ça s'est pas super bien terminé, j'attends encore mes salaires d'août et sept, je dois l'avoir dimanche, je croise les doigts.
Mes projets actuels et futurs sont plus intéressants niveau contact mais y a des trucs, je peux pas en parler ici, je t'explique en pv si tu veux...
J'ai la flemme de tout réécrire et j'en avais dit des trucs.
Bon, Nina, tu connais mon opinion sur la question et tu connais mes propositions pour trouver des solutions : pour le boulot, pour ton dernier stage et même pour ton pb de chauffe-eau ;o)
Mais bon, cela n'a pas l'air de t'intéresser alors je ne dirai qu'une chose : bon courage.
Et je ne traiterai jamais de feignasse puisque je fais un peu comme toi, j'écris à droite, à gauche. Déjà, ça engraisse le press book, c ça de pris! :)
A l'âge adulte, c'est tout l'inverse. Tout le monde te soule pour que tu ne t'enfermes pas dans ta "voie" si bouchée.
Bref, ça ne va jamais. Perso, je les ai écoutés une fois, pas deux. Pour une fois que quelqu'un sait ce qu'il veut faire, ça serait dommage de l'arrêter.
;-) okay dailleurs il y a une anecdote fameuse concernant lANPE. Suite à son licenciement de France Inter, le directeur de la station Jean-Luc Hess ( grand journaliste de cinquante-cinq piges au bas mot qui a écumé toutes les rédactions de Paris, et si je ne me trompe a même couvert le conflit vietnamien ), afin de toucher ses indemnités Assedic sest rendu à un RDV avec une conseillère de lANPE. La nana la reçu très gentiment, lui a demandé de se présenter, de parler de ses compétences avant de lui proposer candidement un petit stage de remise à niveau en journalisme à J-L Hess, un stage de formation au journalisme mort de rire nan, Nina, lANPE, cest pour rire cest pas pour trouver du boulot ;-)
PS : jaime bien la citation de Mlle. Emilie Stagiaire sur Marie de Villepin. Je souhaiterais la réutiliser sur mon blog : quelle en est la source ?
Putain, c'est vrai l'histoire de Hess??? Non mais c ridicule! Bon, que moi, je connaisse son nom en tant que journaliste et qu'une nana de l'ANPE ne le connaisse pas, je conçois tout à fait. Mais dire ça à un mec qui a écumé les plus grandes rédaction de France, faut oser quand même!!
C'est lui-même qui le racontait dans une ITW sur I Télé il y a quelques mois, je crois. Histoire navrante... ;-)
argument éculé: "si tout le monde voulait être journaliste (*or-put-the-job-of-your-dreams-here*)), il n'y aurait pas de boulot pour tout le monde".
c'est vrai, inutile de le nier - si tout le monde voulait être journaliste à plein temps, on ne pourrait pas tous les occuper. les architectes aussi par exemple: on aurait du mal à caser 1 million d'architectes en CDI en France... et ainsi de suite. en y repensant, il doit sûrement y avoir un nombre maximal d'emplois dans un domaine... donc, on est complet, on n'a plus besoin de toi: vas voir ailleurs, CQFD.
oder?
en fait, non: comme ailleurs, on peut préférer vouloir partager un certain type d'emplois entre ceux qui le désirent, plutôt que de le concentrer dans les mains de quelques élus "les-plus-méritants" (sous-entendu, qui méritent d'avoir ce job-là) et les "pouvoir-travailler-plus-pour-gagner-plus" (sans voir qu'en travaillant plus on prend la part de travail d'un autre, qui ne travaille plus du tout du coup).
métaphore bêta: il y a un nombre maximum de pêcheurs autour d'un étang, disons 10, alors qu'on a 20 pêcheurs potentiels, motivés, qui rêvent de pêche quoi.
pourtant, on peut nourrir les 20 pêcheurs avec le produit du travail de 10 pêcheurs à plein temps.
que fait-on? on occupe les 10 *meilleurs* pêcheurs à plein temps, et on les ponctionne pour nourrir les 10 autres? (d'une, les pêcheurs occupés sont mécontents d'assister les autres, "c'est notre travail, hors de question de payer pour des assistés niania", de deux, les inoccupés sont tristes d'être oisifs et sûrement même de devoir être assistés, ils voudraient bien avoir le droit de pêcher eux aussi). voire, les meilleurs pêcheurs se cannibalisent entre eux: le meilleur de ces dix-là décrète qu'il a bien le droit de pêcher davantage, et on peut peut-être même se débarrasser du 10è pêcheur, le moins bon (il y en a toujours un à la traîne des 9 autres, ben oui, c'est the weakest link). productivité, compétition, que diable!
ou bien, on occupe les 20 pêcheurs à mi-temps, tout le monde mange bien et est content? ("horreur! arrière! utopie socialiste! tout le monde au même niveau, quelle horreur!"...euh, non, pas tout à fait - mais ça demande un partage des corvées, claro)
...
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Moi mes parents perdent paticence alors je vais finr par être obligée de devenir bouchère en grande surface pcq besoin de sous...ms je garde mon grand rève en tête et je finirai par y arriver...Un jour je serai Organisatrice d'évènements....je ne veux pas m'être accrochée à la communication pour rien....