C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.
Il y a des moments dans la vie où on est dans une période calme qui nous laisse du temps pour réfléchir et observer les choses sans passion et emportement. Mon petit cœur n’a pas battu pour un homme depuis quelques temps (sinon, il continue de battre normalement, rassurez-vous, je suis pas un esprit), je suis débarrassée de toutes les rancoeurs ou souffrances passées donc j’écoute le discours des autres. Non parce que moi, en ce moment, à part dire des platitudes à base de « ça viendra quand ça viendra », « c’est quand on s’y attend pas que ça tombe »… Je suis sûre que tous mes lecteurs envient ma vie amoureuse, là !
Bref, du coup, comme je parle pas, j’écoute. Comme il se passe rien, je repasse le fil de mes aventures passées (sans rancœur ni colère, je le répète). Parfois, j’ai l’impression que ma vie amoureuse se répète, ce sont souvent les mêmes histoires ou à peu près, les mêmes conneries que je répète. Et c’est pas mieux chez mes amis. On se sort d’une histoire pour replonger dans une histoire similaire. Et beaucoup parle de karma ou de destinée. Moi aussi, je l’eus fait dans le temps. « J’ai la loose en amour, pourquoiiiiiiiiiiiiiiii ? J’ai dû faire un truc horrible dans ma vie antérieure et je paie les pots cassés ». Sauf qu’aujourd’hui, je pense que c’est trop simple comme explication, trop fataliste et totalement déresponsabilisant. Si j’ai la loose, c’est pas ma faute, c’est mon karma (ou mon destin ou ce que vous voulez). Et bien non, je ne suis plus d’accord ! De toute façon, y a que les imbéciles qui changent pas d’avis, na !
Notre vie amoureuse, on la choisit. Ok, c’est moins facile que le boulot, carrément moins objectif. Quand je craque sur un mec, je ne le fais pas exprès. Les bruns aux yeux clairs, ça me fait fondre, surtout s’ils ont un sourire que même Sean Connery, il a pas. Que quand ils me parlent, je suis tellement enchantée que j’oublie tout le reste. Bon, bref, on part du principe qu’on ne choisit pas de qui on tombe amoureux. Donc on peut penser que mon karma/destin me fout dans les pattes toujours des mecs à problème, qu’ils règlent avec moi et c’est une autre qui en profite. Non parce que quand je regarde ce que sont devenus mes exs amoureux ou plans cul, ils se trouvent toujours quelqu’un juste après moi et c’est le bonheur. Enfin, non, pas tous. D’ailleurs, c’est curieux, c’est ceux dont je souhaite le plus le bonheur qui ne le trouvent pas… Sans doute n’ont-ils pas la même conscience que moi de leur valeur. Il y en a un en particulier (je dirais pas lequel pour protéger sa vie), il s’est auto-convaincu qu’il ne mérite pas d’être heureux, que c’est un sale type en gros et qu’il ne mérite que le pire. J’ai essayé de le persuader du contraire mais en vain. Bref, je m’égare. Je disais donc qu’on pouvait choisir sa vie amoureuse. Mais souvent, on fait le mauvais choix. Peut-être est-ce parce qu’on sacralise un peu l’amour, aussi, qu’on voit ça comme un espèce de tsunami qui nous emporte au-delà de toute raison. L’amour, ça doit être violent (je parle pas de violence physique, hein !), ça doit être un coup de foudre, de la passion limite destructrice, du « on s’est battue et on l’a eu ». L’amour, c’est censé mettre du sel dans notre vie donc on cherche la complexité. A partir de là, faut pas s’étonner qu’on soit malheureux au bout du chemin.
Evidemment, parfois, on tombe mal, ça arrive même à des gens bien. Le prince charmant des premiers jours se transforme en ignoble goujat ensuite. Ca arrive et là, on tombe de haut. Parce que monsieur, ou madame, d’ailleurs, les hommes n’ont pas le monopole de la goujaterie, se relâche dès qu’il croit la partie gagnée. Or il y a relâchement et relâchement. Que mon mec arrête de m’amener mon petit déj au lit au bout d’un moment, qu’il ne m’envoie plus de textos enflammés ou ce genre de truc, j’ai tendance à penser que c’est normal. Qu’il me traite comme la dernière des merdes, qu’il trouve à redire à tout ce que je fais, là, non. Il est pas bon mon café ? Ben t’as qu’à le faire, au lieu de râler ! Je suis ta copine, pas ta bonne. Mais bon, parfois, aussi, on sent clairement le connard, il l’aurait tatoué sur sa tronche que ce serait pas plus flagrant et pourtant, on fonce tête baissée, yeux fermés et on n’a même pas pensé à mettre un casque. Comme dirait Mister Big : « nous, quand on voit un mur, on s’y précipite la tête la première ». Oui, oh oui ! Mais peut-on se plaindre après d’avoir vécu nos liaisons foireuses (hop, réintègre le sous-titre du blog dans un article) alors qu’on savait dès le départ qu’elle le serait et qu’on a foncé sciemment ? Si on voulait une vie épurée de toute relation difficile, ne suffit-il pas de dire non dès le départ ?
En gros, je pense qu’on se crée son propre bonheur ou malheur, sauf grands drames de la vie comme les décès, les maladies ou des licenciements…Je pense que plutôt que de croire que c’est son karma, il faut plutôt considérer que c’est une accumulation de choix de vie. En somme, si notre vie est merdique, il ne tient qu’à nous d’en changer.






