C'est quoi ce blog?
La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...
Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.
Cet été, j’ai lu un petit roman délicieux écrit par l’hilarant François Reynaerts que je porte aux nues. Ce livre, « Nos amis les hétéros », met en scène un journaliste,
Basile, pédé de son état, qui rencontre l’Amour avec un grand A. Bon, je vais pas vous raconter le roman, zavez qu’à le lire, il est très drôle en plus et pas mal subtil. Dans ce roman,
cependant, Basilou (oui, j’aime les surnoms en ou) observe les couples hétéros qui évoluent autour de lui et se désespère de cet antagonisme perpétuel qu’on essaie de créer et de recréer entre
les hommes et les femmes. Et en lisant, je me désespère avec lui.
Prenons le cas d’un couple hétéro. Physiologiquement, les deux individus sont différents : elle a des seins et un vagin, il a un pénis et des testicules… Bon, bref, hommes et
femmes, c’est pas pareil, ça se voit au premier coup d’œil. Mais bon, je vais pas te faire un dessin, je sais que tu es intelligent, lecteur, tu aurais pu trouver ça tout seul. Mais
caractériellement parlant, c’est pas forcément non plus la même chose. On nous dresse une liste des caractéristiques typiquement masculines et féminines, la science nous explique même qu’on
n’utilise pas le cerveau de la même façon. J’en ai déjà parlé, je vais pas reprendre la théorie. Seulement, aujourd’hui, je n’ai plus la sensation que les rôles soient bien arrêtés dans les
couples : les hommes cuisinent, les femmes bricolent et vice et versa. Bref, aujourd’hui, l’attribution des tâches dans le couple ne se fait plus forcément par rapport au sexe mais par
rapport aux appétences de chacun. Après tout, si la femme adore passer la tondeuse et trafiquer le moteur de la voiture alors que monsieur est un dieu de la blanquette de veau, autant que chacun
s’exprime là où il est doué. Y a bien qu’Eric Zemmour pour s’en alarmer. D’ailleurs, faudra un jour que je lise son bouquin, histoire de m’énerver un peu !
En plus, aujourd’hui, un couple ce n’est plus forcément un homme et une femme et je parle pas de triolisme ! Et quand je parle à Gauthier de ses hommes, il a les mêmes
problèmes que moi avec les miens (enfin, à peu près), il ne les comprend pas mieux que moi. Et si on comprenait enfin que les problèmes de couple ne viennent pas d’une question de genre mais une
question de deux caractères qui cohabitent avec les soucis que ça peut parfois engendrer ? Des fois, après une déception amoureuse, je dis « bouhouhou, je vais me faire lesbienne !
Quoi que non, je tomberais sur une garce ». Parce que le problème, ce n’est pas l’Homme mais l’individu qui partage ma vie. On peut pas s’accorder avec tous les caractères, c’est comme ça
mais si je sortais avec une fille qui a un caractère totalement contraire au mien, ça ne marcherait pas mieux.
Et pourtant, et pourtant… L’autre soir, je me baladais sur le net et je suis tombée sur les blogs des nanas de Ladys’ night, l’émission pseudo Sex and the city de Paris-Première.
L’une d’elle a d’ailleurs avoué que tout était bidonné et qu’elles jouaient des rôles et franchement, ça m’étonne pas, ça sonnait super faux. Bon, c’est pas le sujet. L’une d’elle,
Marie-Laurence, celle qui avait une voix super pénible, va sortir un livre sur les hommes. Bon, déjà, une nana qui explique par A+B sur son blog que la sodomie, une fille ne l’accepte que pour
faire plaisir à son homme car elle n’en retire aucun plaisir et que ça lui fait mal, j’ai un peu peur… Bon, donc, cette demoiselle a rédigé un ouvrage « tout savoir sur le femmes » et
prépare la version masculine avec des questions aussi existentielles que, je cite (oui, je caricature même pas !) : « Pourquoi sifflent-ils? » ou encore « Pourquoi
ne déboutonnent-ils par leur chemise avant de l'enlever? ». Oh putain, des questions vraiment essentielles ! Je suis sûre que si je sais pourquoi un mec déboutonne pas sa chemise, je
pourrai vivre avec un individu de sexe masculin sans problème.
Et notre amie Marie-Laurence n’est pas la seule. Déjà, ado, dans les ok podium et autre Jeunes et jolies, on nous expliquait les garçons. Pourquoi il font ça et pas ça et pourquoi
ils disent ça et pas ça. Des fois, je lisais et je me disais « merde, je suis un vrai mec ! ». Parce que moi aussi, des fois, je m’endors après une brouette, parce que moi aussi,
des fois, j’ai des « je t’aime » qui ne veulent rien dire qui peuvent m’échapper pendant l’acte, parce que moi aussi, des fois, je siffle (mal), que je marche les mains dans les poches
et que même, il m’arrive de pas déboutonner ma chemise et que je l’enlève par la tête.
Alors pourquoi on veut toujours dresser les hommes comme les femmes, nous expliquer qu’on est pas faits pour s’entendre mais qu’il faut faire des concessions pour mieux nous
entendre. Parce que comme dirait Sophie Marceau dans L’Etudiante « tous les hommes sont menteurs, toutes les femmes jalouses… » et je sais plus quoi. Oui, j’ai des références
culturelles qui tuent. Mais à force de toujours dresser les hommes contre les femmes, ne risque-t-on pas d’inventer des incompréhensions et conflits qui n’existent pas. Ne pourrait-on pas
admettre que les hommes et les femmes ne sont pas radicalement différents ? Et qu’on arrête un peu de lister nos différences pour essayer de nous aider à vivre ensemble. Des hommes et des
femmes vivent ensemble depuis des siècles et des siècles, pourquoi les pseudos-psys de librairie viennent tout compliquer avec leurs théories fumeuses ? Je vous le demande !
par Nina
publié dans :
Sexe et séduction






