C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Comme vous l’avez sans doute remarqué, en ce moment, je suis pas trop à la fête au boulot. Faut dire que ma loose habituelle semble pleinement s’épanouir depuis que j’ai ce poste, on a les pire problèmes techniques. Genre une fois on a eu un méga bug, l’hébergeur technique nous a expliqué qu’il y avait une chance sur un million que ça arrive. N’empêche qu’on aurait pu finir par mettre la clé sous la porte avec ces conneries, c’était quand même bien la merde.



Bref, je vis avec la loi de Murphy comme compagne. Curieusement, je finis par m’y habituer. En fait, avec ce nouveau boulot, je me découvre des trésors de patience totalement insoupçonnés. Bon je ne dis pas que, des fois, j’engueule pas copieusement mon pc, seul truc sur lequel je peux verbalement me défouler. Mais d’autres fois, je me contente de pincer le haut de mon nez, de souffler très fort et de me lever avec grâce en proposant à Isadora « On va fumer une clope, là ? ». Ou je vais faire pipi. Bref, je sors trente seconde de mon environnement, ça va de suite mieux. De toute façon, que ce soit un client ou un truc informatique qui me cherche (je rappelle que j’ai quand même cassé mon disque dur fin juillet), à part crier dans le vide, y a pas grand-chose à dire. Oui, la vie n’est pas la même quand on est du côté prestataire, aussi.



Vendredi, j’étais donc au bord de je ne sais trop quoi, mélange d’épuisement, vague envie de pleurer, marre d’entendre mon nom prononcé toutes les 30 secondes car y a un problème sur ça, puis ça, puis ça et tiens, là aussi… Je fais face, je reste forte même si mon collègue commence à me dire de faire attention à moi, de me protéger. Pas de souci, je m’accroche à l’idée que ce week-end, je vais dormir, glander, avoir la paix. Et tant que j’y suis, je vais faire dans le régressif. J’aime le régressif, ça me rappelle une époque pas si lointaine où j’avais ma maman pour me bichonner le week-end ou quand j’ étais malade. Alors, direction Monoprix et on y va : un paquet de coquillettes et du Kiri. Oui, le truc qu’on mangeait petits. Enfin, moi, j’ai découvert les kiri, j’avais 16 ans car ma maman trouvait ça dégueulasse. Je suis plus de  la secte Babybel, moi à la base (je les aime toujours mais juste très frais. Tièdes et mous, je les déteste). Mais là, j’avais une irrépressible envie de coquillettes au kiri parce que j’ai l’impression d’avoir 8 ans quand j’en mange et y a des jours, je me dis qu’avoir 8 ans, c’est quand même super bien. Parce qu’une fois les devoirs faits (je les faisais toujours le dimanche), quel pied ! Je pouvais aller jouer au tennis contre le mur de l’immeuble ou au volley, aller jouer avec les voisines et faire des potions magiques ou jouer avec mes playmobils dans ma chambre. Oui, tu vois, quand on était petites, avec les voisines, on aimait bien faire des potions, ça consistait à prendre de l’eau et à y faire infuser de l’herbe, des feuilles, plein de trucs qui traînaient par terre ou dans les arbres. On trouvait ça trop bien. Je te dis pas toutes les saloperies qu’on a dû avaler…



Bref, ce week-end, j’ai régressé. J’ai dû dormir 24h tout cumulé, j’ai mangé des coquillettes au kiri, j’ai délicieusement glandé, regardé la télé (et dormi devant). J’ai lu que des magazines, Nabokov attendra la semaine. D’ailleurs, à propos de Nabokov, je suis en train de lire Ada et je me pose une question. Le style Nabokovien est-il bien plus lourd dans ce roman ou est-ce le traducteur qui n’est pas bon ? Parce qu’il me tombe un peu des mains, Ada. Mais je viens de commencer, voyons un peu ce que donnera la suite. Enfin, si j'en crois Wikipedia, c'est bien Nabokov qui s'est un peu trop stylistiquement éclaté pour le coup. Mais Wikipédia n'est pas forcément source de vérité absolue.



Tout ça pour dire que j’aime mes petites régressions du week-end, je me suis même fait un grog samedi soir pour faire comme si j’étais à la maison et que ma maman me bichonnait. Et du coup, je repars reposée (tu m’étonnes, avec tout ce que j’ai dormi) et plus battante que jamais… Et ce au moins jusqu’à mercredi !


Publié dans : Nina
Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 11:12

Voir les 9 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Bla bla



 

W3C

  • Flux RSS des articles

Liens

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés