Elles m’épuisent. C’est le cas de le dire. Tous les dimanches ou presque, c’est le même cirque : la nuit venue, je ne dors pas. Oh, les explications en sont
bien simples : levée trop tard, bu un café trop tard, journée passée devant l’ordi à jouer à yahoo ! jeux alors que j’ai des milliards de choses plus intéressantes à faire. Résultat, 3h
du mat, je coupe la lumière après mon rituel du soir (lavage, lecture) mais rien à faire : je ne dors pas.
Alors commence le pire moment de l’insomnie : l’énervement. Au début, j’attends juste le sommeil en laissant mes pensées divaguer. J’ai lu un peu, me suis
tripotée un peu, normalement, je suis parée pour dormir. D’ailleurs, je commence à sentir certaines incohérences dans mes pensées, c’est bien, ça veut dire que mon cerveau est en train de
décrocher et je vais m’endormir. Mais non. Alors je me retourne. Et encore. Et encore. En travers du lit, sur le ventre, sur le dos et le côté, je soupire et commets l’erreur classique : je
regarde l’heure. Il ne faut jamais regarder l’heure quand on n’arrive pas à dormir : on se rend compte que nos heures de sommeil diminuent de minute en minute et ça énerve.
Ca y est, je suis énervée mais pire : en état de semi sommeil, je suis irrationnelle. Et voilà que débarquent les idées noires et angoisses de la nuit. C’est
effarant comme ne pas dormir rend nerveux. Quand j’étais au chômage, je me couchais à 6h du matin, quand j’étais sûre d’être bien épuisée pour pouvoir m’endormir assez rapidement sans penser,
sans ressasser. Et là, on se rend compte que quitte à ne pas avoir de gros problèmes existentiels, les petits tracas prennent de l’ampleur. Hier soir, j’étais énervée car mon appart n’était pas
rangé (je plaide coupable, j’ai eu la flemme de faire le ménage hier par 35°), que je dois acheter un ou deux meubles pour finir définitivement l’emménagement et que si j’avais moins fait
l’idiote sur yahoo ! jeux (non mais quelle perte de temps, franchement !), j’aurais pu écrire des articles pour les 3 prochaines semaines. A la place, j’ai écrit celui d’hier et
vaguement un nouvel épisode d’où trouver l’homme que je n’ai même pas fini. Je suis nulle.
En soi, vous remarquerez qu’il n’y a rien de dramatique en soi. J’ai certes perdu des heures à jouer à des jeux débiles mais écrire des articles de blog n’est pas
mon métier (enfin, un peu en partie mais pas les articles pour les vingtenaires). Il faut juste désormais que je me calme sur ce genre de jeux qui ne me rapporte rien à part un repos apprécié du
cerveau (encore mieux que Secret Story, c’est dire). Pour le rangement, ma foi, rien d’insurmontable non plus, en deux heures, je rends mon appart rayonnant. Pour les meubles, un petit raid chez
Ikéa ou même sur une boutique de vente en ligne et c’est réglé. Bref, mes problèmes existentiels du moment n’ont pas de quoi m’empêcher de dormir. Mais irrationalité de la nuit et impuissance (on
ne passe pas l’aspirateur à 4h du matin), sans parler de l’angoisse des minutes qui défilent, ça fait un sale cocktail.
A l’arrivée, cette fois-ci, j’ai dû m’endormir vers 4h, ce qui me laisse une nuit de quasi 4h, pas trop mal. Une fois, j’ai dormi 1h à 1h30. Mais ça m’agace quand
même de perdre en une nuit tout le repos accumulé pendant le week-end.
Le week-end prochain, je me lève tôt ! (dit-elle tous les lundis matins)
Publié dans : Nina
Lundi 17 août 2009
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10:34
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