La semaine dernière, j’ai pris quelques jours de vacances dans mon sud chéri. Au programme ? Rien. Lecture, soleil et baignade. En deux jours, j’avais rechargé
les batteries et mes fréquents bains de soleil m’ont permis de me faire une petite réserve. Mais surtout j’ai constaté qu’une fois de plus, en période euphorique, j’ai du courage pour des
milliards de choses.
Les vacances, c’est comme descendre du train en marche pour regarder le paysage, on ne voit plus les choses de la même façon. L’an dernier, mes vacances avaient été
marquées par la carotte du poste de responsable éditorial blog que je n’ai finalement jamais eu (qui n’a d’ailleurs jamais été créé, en fin de compte) ainsi que l’envie de trouver un nouvel
appart. Cette année, côté ambition, on ne peut pas dire que j’ai de quoi rêver : je ne vais pas (encore) changer de boulot et je ne veux plus déménager puisque c’est déjà fait. Mais même si
je me sais à un palier en ce moment (non que ça me dérange, au contraire), ça n’est pas pour autant que je ne vais faire aucun projet. Même je fourmille d’idées et de bonnes résolutions.
Mais c’est là aussi le vice des vacances. Au soleil, la vie est plus belle. Je me lève le matin à 9h30 plein de force et d’énergie, je passe la journée à me gorger
de soleil et de citronnade, forcément, j’ai de l’énergie à revendre. J’ai envie de créer des blogs pour gagner quelques sous avec, j’ai envie de proposer une chronique à quelques magazines, j’ai
envie de faire du sport (j’ai même l’incroyable audace d’envisager d’aller à la piscine avant le boulot), je réorganise mes comptes en banque avec l’aide EXTRÊMEMENT précieuse de Vicky (ou
comment régler l’incroyable équation : j’ai 9500 euros sur des comptes épargne bloqués et un découvert de 1000 euros). Je prends tout un tas de résolutions, je pense que je peux tout à fait
tenir une demi-douzaine de blogs, faire 2h de sport, travailler, manger et dormir en 24h. Si, si. D’ailleurs, à propos de dormir, va falloir arrêter les petites nuits, je suis toute chiffonnée
après alors que là, en vacances, sans cernes, je resplendis que j’en peux plus. Tout n’est question que d’organisation. Si je me lève mettons à 7h30, je peux être à la piscine que je convoite à
8h, nager une heure, me doucher, me sécher et être au boulot à 9h30. Si je travaille bien, je peux écrire un article de blog en 15 à 30 mn selon la longueur, tenir une demi douzaine de blog me
prend pas plus de 3h par jour. Je peux le faire en pause ou pendant le déjeuner. Et si je me couche mettons à minuit, j’ai 4h entre mon arrivée à la maison et le coucher, c’est laaaaarge. Je peux
même m’avancer pour les jours où je sors…
Tout ça, c’est bien beau mais redescendons sur terre. En 1, aucune piscine parisienne n’est ouverte de 8h à 9h. En 2, nous savons tous que le matin, je n’arrive
jamais à me lever donc c’est bien joli de rêver mais soyons un peu réalistes. Et en 3, même les soirs où je ne sors pas, je dépense bêtement mon temps à jouer à yahoo ! jeux (je sais, quelle
pitié), à dormir ou à glander devant la télé. Mais après 9h de taf, je pense que je l’ai bien mérité.
Enfin, c’est toujours beau de rêver. Et puis peut-être qu’en réorganisant deux ou trois petites choses, je pourrais peut-être arriver à faire quelques trucs en
plus.
Publié dans : Nina
Jeudi 13 août 2009
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