Pour ceux qui me lisent depuis tant d'années, vous le savez sans doute, j'ai une peau du genre laiteuse. Laiteuse, c'est le mot joli pour dire que je suis blanche
comme un bidet ou un cul, selon les terminologies. Ce n'est pas une volonté de ma part, je ne rêve pas de me la jouer Nicole Kidman, Anne Hathaway ou Dita Von Teese. Non, juste que ma mélanine est un peu feignante.
Alors forcément, quand je pars sous les tropiques, il me faut de la crème solaire de compétition. Direction la parapharmacie et je trouve mon bonheur : une
crème solaire indice 50. Ca ne rigole plus. Enfin, si, ça rigole chez la famille Bartoldi qui se moque de ma super protection, Anthony (celui qui a des origines italiennes de service) n'arrête
pas de dire : « Indice 50, boaaaaaaah ! ». Oui mais je suis sensible de l'épiderme, moi, c'est ça ou brûlures au 3e degré. Ceci étant dit, la crème indice 50, ça se
manipule avec précaution, comme je l'ai appris à mes dépens.
Au deuxième jour, nous nous sommes rendus sur la belle plage des Salines, LA plage de sable blanc de la Martinique, celle qui est sur toutes les cartes et c'est
normal, elle est sublime. J'avoue que s'étaler sous un ciel bleu avec un cocotier comme parasol, ça rend heureux. La vie est plus belle sous le soleil, il avait raison Pascal Obispo (c'est lui
qui a écrit le générique de Sous le Soleil, pour ceux qui n'auraient
pas compris la subtile référence). Et malgré l'application effrénée de ma crème, je rougis. Le problème de la crème indice 50, c'est qu'elle ne pardonne pas les erreurs d'étalage. En gros, le
soir, je rentre, j'ai la figure rouge (avec la délimitation des cheveux sur le front) et le dos... Une véritable œuvre pointilliste. Il faut savoir que dans la vie, je suis du genre « je
peux me débrouiller toute seule », ce qui est faux la plupart du temps. Et quand je crois que je peux me mettre de la crème toute seule dans le dos, je me trompe. Ainsi, j'ai une barre rouge
au milieu du dos, pile à l'endroit que les mains n'atteignent pas. Enfin si, j'arrive en temps normal à m'attraper les mains dans le dos mais pour l'application de la crème, j'ai échoué. ET je ne
vous parle pas des points blancs au milieu du rouge. Pas les boutons, non, des traces de doigt. On peut limite voir mes empreintes digitales.
Et ça continue comme ça toute la semaine. Lors de la virée en catamaran, j'ai mal étalé la crème sur mes jambes. A la fin de la journée, je suis rouge et blanche,
on dirait que j'ai de l'eczéma ou un truc du genre. Et je ne vous parle même pas des coups de soleil pris sur le bras qui traînait côté fenêtre dans la voiture, immortalisant les différentes
manches de T-shirt. Si bien qu'à la fin des vacances, alors qu'on se baignait une ultime fois aux Salines, ma sœur dit : « Ouais ben on n'est quand même pas très bronzés !
- Bah, moi, j'avais prévenu mes collègues que je bronzais pas de toute façon, réponds-je.
- Non mais toi, tu bronzes pas, tu barrioles ! »
Heu... Ouais. Carrément.
Bref, protéger sa peau, c'est bien mais la crème indice 50 est à utiliser avec précaution. Genre penser à BIEN l'étaler, ça évitera les coups de soleil en étoile
sur le genou ou dans le dos et donc de se promener avec un look assez alternatif. De toute façon, au vu de l'immense bleu que j'ai sur la cuisse suite à une chute de bateau post plongée (oui, je
suis tombée de l'échelle d'un bateau), je ne pouvais pas me mettre en short. Les températures hivernales de la semaine dernière ne me donnaient pas envie de me dénuder de toute façon.
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