Double jeu de mot foireux en titre mais rendons la responsabilité à chacun d'entre eux : l'en-rhum-ée, c'est ma sœur et pleine de punch, c'est mon papa. On est
les rois du calembour chez les Bartoldi.
Qui dit Martinique dit rhum. Ca tombe bien, je suis une vraie rhumomane, je l'aime autant que la vodka et que le champagne. Alors forcément, en Martinique, ça y
va : au déjeuner, au repas et en after, vive le rhum, qu'il soit planteur, petit vieux, en punch ou même en daiquiri (bien que la Piña Colada de l'hôtel soit très bonne, je n'en ai pas
pris). Sauf que voilà : depuis deux ans que je ne bois quasi plus, mon corps n'a pas été content du tout.
Ca a commencé par mon ventre. Bizarre, ai-je remarqué dans la glace, il a gonflé. Alors au début, j'ai mis ça sur le compte de la chaleur mais aujourd'hui, il n'a
pas trop trop diminué et là, je comprends bien qu'il manifeste contre la prise excessive d'alcool, produit extrêmement sucré, rappelons le. Avoir nagé avec application dans la mer, à contre
courant, n'a pas permis de compenser. Pour le moment, mes pantalons ne disent trop rien mais je le sens bien qu'il va falloir reprendre intensément le sport pour éliminer tout ça. C'est ça
l'alcool : 5 minutes de plaisir, 2h de sport pour éliminer. Alors imaginez à deux ou trois verres par jour pendant une semaine ce qui m'attend.
Et mon corps ne s'est pas contenté de gonfler du bidou, il s'est vengé de façon violente le jeudi soir : il m'a rendue malade. Dîner tranquille (et
relativement pas bon, l'hôtel n'était pas doué en cuisine), petit digestif rhumé dans la chambre parentale, tout va bien. Je me couche, écris trois lignes ou à peu près, lis un peu puis j'éteins.
Je somnole un peu mais soudain, je suis prise de mal de ventre. Pensant à une indigestion ou une turista, je vais aux toilettes mais rien de probant. Mon ventre est littéralement dur comme du
bois. Et là, je sens ma trachée qui se consume sous l'effet de l'alcool. Je vous jure, j'ai la tuyauterie en feu. Bon, mon corps déborde de rhum, je ne vois qu'une solution pour le purger.
Alors j'aimerais quand même savoir comment font les demoiselles (et messieurs ?) qui ont des soucis alimentaires et se font vomir, je n'y suis pas arrivée.
Alors je suis allée me coucher avec ma tranchée cramée en buvant de l'eau pour éliminer. Le lendemain, je n'ai bu que deux rhums, je suis raisonnable.
Et encore, j'ai été dans les raisonnables de la famille avec Alice. Nous avons fait une excursion en catamaran où l'équipage mettait à disposition du planteur dès
le départ (9h du mat) et je n'ai bu le premier qu'au déjeuner. J'en ai pris un autre dans l'après-midi que je n'ai pas fini (qui me l'a piqué ?) et un autre vers 17h que je n'ai pas fini non
plus (mais qui me vole mes cocktails ?). Par contre, mes parents ont bien tapé dedans ce qui m'a permis de voir mon papa en état d'ébriété (un inédit) et ma maman aussi (un peu moins
inédit). Je fus certes grise mais je suis toujours restée digne, je crois.
En attendant, je crois que ma bouteille de rhum vieux ramenée dans mes bagages va rester au frais quelques temps. Et celle de rhum blanc que j'ai ramenée, c'est le
prix pour le 45 000e comm. Je vous gâte, y a pas à dire !
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