Par Enzo
Plutôt que de laisser un long commentaire, je rebondis sur le récent article de Nina "Si t'embrasses bien,
tu baises bien" en écrivant un moi aussi sur une variante du même thème (c'est tout bénéfice : nouveau contenu, lien interne vers un autre article pour favoriser la lecture et
accessoirement le référencement).
La question "Avec ou sans la langue ?" peut paraître infantile et ramener aux questionnements du collège mais elle me semble pourtant pertinente. Quel est ce dogme
qui impose l'échange de langues comme pierre angulaire du baiser réussi ?
Pour bien embrasser il faut obligatoirement pénétrer au plus profond la bouche de l'autre, échanger une quantité importante de salive ? Cette évidence qui ne me
parait pas évidente (par réflexion biologique et par expérience) me trouble. C'est un peu comme si on était le seul non-fan d'une série que tout le monde adore. On se demande si on est un peu con
ou si tous les autres le sont un peu ou si on est juste différent.
Pourtant, quel délice peut concurrencer un baiser "à l'autrichienne" (cf Indiana Jones 3), lorsque l'on croque tendrement la lèvre de l'autre tel un quartier de
mandarine (mangez cinq fruits et légumes par jour), quel romantisme peut concurrencer un baiser chaste qui ne veut pas mimer la pénétration...
Mais peut-être le débat dont je veux poser les bases est biaisé (et non pas "baisé") : serais-je un des rares êtres humains à avoir les lèvres plus sensibles, plus
érogènes que la langue ? Ou alors je ne suis qu'un aigri frustré qui a une petite-b.. euh petite-langue !
Publié dans : Enzo
Vendredi 6 mars 2009
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